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 this is a declaration of war • charlie

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MessageSujet: this is a declaration of war • charlie   Jeu 2 Aoû - 19:20

ROSES ARE RED. VIOLETS ARE BLUE.
the iris is the flower...



Elle traversait le hall d'un pas léger, avec son uniforme impeccable et ses chaussettes blanches. Son carré noir masquait légèrement ses yeux, elle avait un iris blanc dans sa main frêle et elle chantait, petite fille, une comptine.

    Ladybug ladybug fly away home.
    Your house is on fire, your children are gone.
    All except one, her name is Nan.
    She crept under a frying pan.

Elle était l'innocence incarnée, avec ses airs de petite fille sage, et sa jeune voix qui fredonnait « Ladybug, ladybug, fly away home ». Elle avait l'air gentille la petite Lisandra, que l'on remarquait à peine dans le grand hall. Mais il y avait quelque chose de dérangeant, dans son sourire, dans sa voix chantante, dans toute cette joie qui émanait d'elle. « Ta maison est en feu, tes enfants sont morts » entonnait-elle gaiement. Et le feu brillait dans ses yeux, sur ses dents découvertes par un fin sourire, et elle semblait regarder brûler la maison de la coccinelle. Tournent tournent les cendres qui retombent du ciel noir, ciel noirci au charbon, comme le bois calciné. Âcre l'odeur des cendres et de la chair brûlée, chair brûlée, bébé coccinelle ne s'envolera plus. « Sauf un, son nom est Nan. » Espoir dans le noir, espoir dans le soir ! Nan, il reste Nan.

Il reste Nan, sous la poêle.

Et le sourire carnassier de l'enfant qui fait tourner la tête. Envolées, innocence, douceur et chansonnettes ! Et Lisandra de sautiller gaiement en chantonnant, faisant rouler l'iris entre ses paumes. Pour qui sera-t-il ? Pour qui sera-t-il ? L'iris qui marque la fin, la fin de vous. Pour qui sera-t-il, pour qui sera-t-il ? Au pied des escaliers, elle promène ses yeux dans le grand hall ; ils furètent, se posent et puis repartent, passent d'un individu à l'autre.

    Eennie Meenie Miney Moe
    Catch a tiger by the toe
    If he hollers let him go
    Eennie Meenie Miney Moe

Son doigt s'arrête en pointant un première année, quelques marches plus haut. La chasse est ouverte. Lisandra se rapproche doucement du jeune garçon de douze ans à peine. Première vague d'images. Directement extraites du dernier film d'horreur à avoir rejoint son étagère. Suspiria, l'un des nombreux succès du maître de l'horreur italien, Dario Argento. Le pianiste aveugle, égorgé par son chien. La sorcière des soupirs et son visage squelettique. La jeune fille ensanglantée, pendue à une corde épaisse... Le garçon sursaute, crie, panique. Les images qui s'imposent à lui le terrorisent. Il jette des regards apeurés, au hasard, en vain. Tout ça, c'est dans ta tête, pense la psychique en réprimant un rictus satisfait. Que c'est amusant. Alors Lisandra parcourt la distance qui les sépare encore et lui tend sa jolie fleur avec un gentil sourire. La peur passe au second plan tandis que, berné, le jeune garçon est rassuré par l'arrivée de la gamine.

C'est pour toi, susurre-t-elle.

Elle prépare de nouvelles images, quand, soudain, on la pousse. La psychique trébuche, cherche à rétablir son équilibre, pose le pied sur la treizième marche, laquelle attrape la-dite jambe. Lisandra laisse échapper un violent « FAIT CHIER » qui surprend dans sa jolie bouche, et fusille du regard la jeune fille qui l'a poussée et qui se tient fièrement devant elle, telle une justicière, tandis que le pauvre petit première année traumatisé s'enfuit à toutes jambes. Charlie Gina Rogea.

Capturée par l'escalier féroce, Lisandra la maudit de toutes ses forces.



the iris is the flower... that will mean the end of YOU!


Dernière édition par Lisandra L. Haraldson le Sam 29 Déc - 15:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Jeu 16 Aoû - 15:26

« De l'air... Il me faut de l'air »

Et la rouquine se jeta corps et âme dans les escaliers. Une. Deux. Voir trois marches à la fois. Charlie les dévalait sans vraiment savoir où elle allait atterrir, mais peu importait. Elle avait une détermination habituellement propre aux gens trop pressés de la capitale qui la rendait presque inarrêtable.Tu les aimes ces escaliers. Mais seulement dans ce sens-là. C’est tellement plus amusant. Tu Continues. Toujours plus loin. Toujours plus vite. Qu’est-ce que tu ne donnerais pas pour décoller parfois. Mais un pas moins bien penser que les autres et tu ...Sa jambe gauche s’affaisse. Rattrape la rambarde de la main droite et Charlie se retrouve la tête au-dessus du vide.

« MERDE ! … putain… quelle conne »

... Dérapes. Ton sang n’a fait qu’un tour et tes mains tremblent.Ton cœur bat trop vite. Respire. Calme. Ça te rappelles que tu t’étais déjà demandé si un jour tu pourrais figer ton cœur. Qu’est-ce que cela te ferais ? Est-ce que tu serrais morte sur le coup ou ‘conservée’ un peu comme le serrait un de ces fou qui se congèle dans les films de SF que tu adores…
Charlie continue de penser en descendant. À moins qu’elle ne descende en pensant.

'Ladybug Ladybug fly away home.
Your house is on fire, your children are gone.
All except one, her name is Nan.
She crept under a frying pan.'

'Eennie Meenie Miney Moe
Catch a tiger by the toe
If he hollers let him go
Eennie Meenie Miney Moe'

Elle enjambe une marche tout en restant submergée par un flot de pensées de plus en plus improbable.

« Et si j’arrivais à me figer combien de temps est-ce que cela durera ? Figerais-je mon pouvoir ? Et si quelqu’un possède le même don peut-il ramener à la normal une personne que moi j’aurai pu figer ou bien est-ce que ça …»

Un cri de peur. D’effroi. Un cri qui vous glace le sang. Vous fige les entrailles. Un cri qui vous refilerait des frissons et vous dresserait jusqu’aux poils pubiens. Il aurait presque pus être la matérialisation de celui de Munch.Elle regarde autour d'elle. Cela venait il d’en haut ? D’en bas ? Et ces foutus escaliers qui résonnent. Mais là, quelques marches en contrebas Charlie comprend. Haraldson. Lisandra ? Figé. Mais Charlie sait qu’elle n’en a que pour quelques secondes à cause de la peur qui la prend. Elle dévale la petite dizaine de marches les séparant et pousse la prétentieuse peste.

« Fais chier »Lâche la pauvre petite prisonnière de la Treizième marche.

Charlie, en surplomb, la regarde. Le gamin disparait… Un cour silence. Et l’on aurai pu voir toute la haine qu’elles avaient l’une pour l’autre se matérialiser dans leur regard.

« Comment peux-tu faire ça… »Susurra Charlie sur un ton de dégout.

Le dégout. C’était tout ce qu’elle arrivait à ressentir pour Haraldson. Et de toute façon elle…
Puis d’un coup tu cris. Tu aurais dû t’y attendre pourtant.Des images d’horreur qui s’infiltre en toi. Qui t’embrassent. Qui t’entourent. Te caresse. Et tu cris. Du sang. Beaucoup. De. Mon.Tu. Peur. Charlie se baisse doucement. Se recroqueville sur elle-même en tremblant.

« Arrête... arrête ça…. Je... »

Et les visions s’amplifient. Tu es comme tétanisée. Non tu ES tétanisé. Ressaisie toi Charlie tu peux le faire allez. Tu dois le faire.

« STOOP !»

Finie t’elle par hurler en envoyant un violent coup droit dans le visage de la gamine qui, une seconde avant, affichait encore son sourire carnassier. Et les images disparaissent.
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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Jeu 30 Aoû - 1:08


Comment peux-tu faire ça...

Le dégoût. Ce dégoût qu'elle lui jetait à la figure, qui se glissait entre ses lèvres et s'accrochait aux mots qui tombaient. Ce dégoût n'inspira qu'un rictus à la brunette.

Quoi donc ?

Et cet air suffisant qui flottait sur son visage, qui noircissait le regard méprisant qu'elle levait vers son aînée.

Oh... ça ?

La rouquine eut à peine le temps de contempler ce mépris suintant que la psychique projetait une salve d'images gores dans son esprit. Elle s'appliquait pour y imprimer un spectacle bien sanglant. Charlie Gina Rogea n'aimait pas le sang. Lisandra Liv Haraldson trouvait cela plutôt beau. Mais surtout, elle aimait voir ses adversaires gémir d'horreur, et s'effondrer petit à petit, glacés d'effroi. Tu ne peux pas t'enfuir, songeait la gamine. Tu ne peux pas fuir ta propre tête. Tu peux fermer tes yeux ou les garder grands ouverts, les images seront toujours là. Toujours aussi nettes. Et tandis que la physique se recroquevillait en lâchant quelques mots désespérés, un rictus carnassier étirait les lèvres de l'Islandaise. Elle la regardait se tendre et se raidir, et elle imprimait les images dans son esprit comme on enfonce un clou dans un mur, coup par coup, impitoyablement.

Elle ne vit pas venir la riposte. Les images volèrent en éclat, de même que son sourire, tandis que le poing heurtait la joue pâle. La jeune fille bascula en arrière et, se libérant de l'emprise de l'escalier, dévala quelques marches. Elle aurait quelques bleus le lendemain. Qu'importe, ils rendront plus convaincante sa version de l'histoire, qui devait faire d'elle la victime. Elle se frotta la joue et se redressa, un peu sonnée. Elle réactiva son don, en changeant légèrement de registre : ce n'étaient plus des images de personnes anonymes, mais Lisandra s'imaginait désormais Charlie elle-même. Alors, ça fait quoi de se voir comme ça ? Elle ne supportait pas l'idée que cette idiote ait pu la frapper au visage. Elle sortit son scalpel de la poche intérieure de sa veste et le glissa discrètement dans sa manche, de sorte que les élèves qui se trouvaient dans le hall ne le remarquent pas. La rixe avait attiré l'attention des personnes présentes, et la psychique avait parfaitement consciente que plusieurs paires d'yeux étaient désormais posés sur elles. Heureusement, il ne s'agissait que de personne devant lesquelles elle n'avait pas à tenir son rôle de petite fille modèle. Elle était donc parfaitement libre de riposter.

Lisandra profita du choc que le mindfuck avait dû procurer à Charlie pour s'élancer vers elle. Elle s'apprêtait à lui faire une coupure sur la joue en guise de revanche pour le coup de poing qu'elle avait reçu, lorsqu'elle entendit la voix de Reynolds. Il venait par là. Il était hors de question qu'il la voie dans cette situation. La jeune fille réagit au quart de tour et, arrêtant son geste, tourna les talons et détala dans les escaliers, en direction du premier étage. Elle ne prêtait pas attention à la réaction de Charlie, se contentant de garder un objectif clair bien en vue : monter. Un étage, puis deux, puis trois. Elle trébucha une fois mais se rattrapa à temps, et se concentra pour éviter les pièges des escaliers féroces. Elle était frustrée. Frustrée d'avoir été dérangée. Frustrée d'avoir dû fuir. Mais elle comptait bien emmener Charlie jusqu'à un endroit où elles pourraient continuer tranquillement. Elle savait que la physique ne la laisserait pas filer sans la poursuivre, et qu'elle aurait tout le loisir alors de lui faire regretter le coup qu'elle lui avait porté.

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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Lun 24 Sep - 17:57

La physique, après son coup, pensait avoir droit à quelques secondes de répits, mais à peine l’insupportable gamine délivrée de la marche par le recul, qu'elle reçu une nouvelle vague d’horreur. Plus sanglante les unes que les autres. Charlie saignait. Charlie se saignait. Les images baignées de rouges lui tirait des cris noyés sous l’envie de vengeance. La rouquine meurtrie et affaiblie pensait avoir perdue la manche et s’attendait alors au coup final de son adversaire sous la dizaine de petits yeux mi- surpris, mi- absent, feintant de ne rien voir tout en ne lâchant pas une seule miette de la bataille. La Psychique s’élança vers Charlie.

Tu cris. À gorge déployée. Tu t’époumones. Tu ne peux plus rien y faire. Tu t’es vu saigner et maintenant tu t’attends à un cuisant échec. En voyant la gamine prendre son élan en se précipitant sur toi, la main droite en avant. Tu fermes les yeux. Tu attends le coup que tu sais d’avance violent. Ce n’est que partie remise. Tu l’auras la prochaine fois. Et elle en mordra la poussière. Tu serres les dents tout en relâchant tout tes muscles. Tu attends. Attends. Et ce foutu coup qui n’arrive pas. Quelqu’un se précipite dans les escaliers. Tu rouvres les yeux. Lisandra n’est plus là. Tes pensées défilent à toute vitesse. Tu te demandes ce qu’y l’a poussé à s’arrêter là.

Charlie est alors seule dans les escaliers. Seule face aux petits étudiants qui ont repris le cours de leur journée marchant, discutant, criant, trop bruyamment dans le grand hall. Charlie se retourne et aperçoit alors la psy en fuite. Pas une seconde plus tard elle s’était déjà lancée à sa poursuite, toujours plus avide d'amples explications musclées.

« Qu’est-ce que tu fous, ENFLURE»

En parlant à Lisandra la physique aimait ponctuer ses phrases d’insultes, bien qu’elle se retenait un peu en public. La rousse suivant la brune et l’envie de l'écraser montait en même temps que les étages. Elle la voulait tellement. écrasée dans un plateau d'argent. lui couper des bouts de sa, trop grande, langue de serpent. broyée entre deux murs. oubliée, ligotée, affamée au fond des oubliettes.

Où est-ce que tu m’amènes sale petite peste ? Pourquoi fuis-tu ? Qui fuis-tu ? Les questions défilent mais tu perds du terrain. Tu te concentres sur les escaliers. Et sur elle. Tu ne sais pas où elle t’amène mais tu te fais confiance.Et tu lui fais confiance aussi.

Oui, Charlie sait qu’Haraldson ne choisira pas un endroit trop fréquenté, Haraldson sait que Gina la suivra, la rousse sait que la brune en veux autant qu’elle. Malgré tout, elles se connaissent.

« Reviens ici Sale GARCE »


Les deux adolescentes rougies par l’effort sont maintenant au Quatrième étage. La physique, aussi essoufflée qu’assoiffée, jette un œil dans la direction de la psychiques, qui pénètre un couloir.



Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Sam 29 Déc - 16:54

Spoiler:
 


Elle entendait le bruit des pas derrière elle. Un sourire carnassier s’installa sur son visage. Bien sûr que Charlie s’était lancée à sa poursuite. Bien sûr qu’elle la suivrait au bout du monde. Elles jouaient au chat et à la souris, sans cesse, échangeant les rôles à leur guise, se courant l’une après l’autre dans une facétieuse partie de chasse. Son cœur battait à tout rompre. Eh Rogea, on pourrait presque dire qu’il battait pour toi. Vous vous haïssiez à vous en aimer, tu sais ? Tu n’étais pas la seule à être de ses ennemis, mais tu étais la plus acharnée. Lisandra t’offrait sa haine, comme d’autres offrent leur amour. Tu étais une privilégiée, Rogea, parce qu’elle était bien forcée de te regarder. Non, vraiment, Aisling serait vide sans toi. Peut-être même qu’elle s’y ennuierait.

Lorsque son pied atteignit le palier du quatrième étage, l’Islandaise bifurqua soudainement vers un couloir. Elle avait mis suffisamment de distance entre elle et Reynolds pour qu’il ne pose plus de problème, et le quatrième étage était déjà suffisamment agité pour qu’on ne fasse pas attention à elles. Elle finit par ouvrir la porte d’une salle et s’engouffra dedans. La caverne d’Ali Baba. Quel meilleur endroit pour leur petit face à face ? Choisis ton arme, Rogea, ta petite garce t'attend. Tu as l'embarras du choix, ici.

Lethal alla se cacher derrière un tas d’objets divers et variés, et prépara un coussin attrapé au passage, prête à le lancer sur la physique quand celle-ci entrerait dans la salle enchantée. Viens. Elle t’attend, le cœur battant.

Son pouls s’accélère quand elle entend les pas se précipiter. Elle guette le soubresaut de la poignée, le tremblement, l’ébranlement de la porte précipitamment refermée, le silhouette bien connue de son aînée, ses mèches rousses secouées par ses amples mouvements, le jour de ses joues après la course dans les escaliers, la fureur de son regard, son souffle entrecoupé. L’attente et l’anticipation étaient délicieuses. Insidieusement jouissives. Quand la porte s’ouvrit enfin, elle ne peut s’empêcher de fredonner.

Alouette, gentille alouette. Alouette, je te plumerai.

Alors elle s'élance avec son coussin et un éclat de rire malsain. Pas d'images, cette fois, juste le carré de tissu rembourré qui s'élance vers toi. Un petit cadeau pour toi, Charlie, juste un petit cadeau de moi à toi. On s'entend bien, pas vrai ? Ne sois pas timide, viens donc jouer avec moi. Encore un peu, un peu plus, un peu plus longtemps, un peu plus fort... Et le coussin s'abat violemment sur la rouquine.
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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Lun 28 Jan - 22:53


    .


    Les mains sur les genoux la rouquine, époumonée suivait des yeux le détestable carnassier qui s’enfonçait dans son trou. Et c’est, poussé par la haine, qu’elle se remet en marche, doucement, paradoxalement aux battements de son cœur qui auraient volontiers transpercés sa poitrine.

    La porte se claque

    Tu écoutes ses battements, écoute l’étrange monde auquel tu appartiens et, dans ta marche, tu reprends doucement ton souffle sans prêter attention bruits de fonds produits par les chahuteurs du quatrième étage, tous plus excité les uns que les autres. Quand tu étais avec elle c’était comme si plus rien autour n’existait. Quand tu étais avec elle c’était comme lorsque deux amants s’embrassent sur un banc de jardin public, Comme lorsque pour la première fois nos lèvres effleurent celle de l’être aimé, comme lorsque l’on frôle la chair tant désirée. C’était aussi puissant et jouissif. Quand tu étais avec elle tu sentais que rien ne pourrait t’arrêter, tu savais que tu la suivrais où qu’elle aille, tu ne pensais plus à rien, tu faisais abstraction du reste du monde.
    Quand tu étais avec elle, tu te sentais vivante.


    La main sur la poignée Charlie n’a même pas imaginé l’éventuelle possibilité d’un piège monté par la PSY, à quoi bon réfléchir se serait-elle sans doute dit. Autant y allez puisque des questions ne feraient que repousser le redouté moment, ça oui c’est le genre de réflexions que Charlie, pleine d’adrénaline, aurait pu avoir. Elle ouvre la porte. Entend la chansonnette qui annonçait, presque comme celle des pirates, sont arrêt de mort. Le coussin la frappe, en pleine figure.
    Droite, figée elle regarde l’innocence incarnée qui se tient une fois de plus, dressée en face d’elle.


    <<- t’as vraiment un grain sale trainée. Tout ça m’avait manqué. Grognasse.


    Et sur son dernier mot on aurait pu entendre ses muscles se crisper sur le coussin et se relâcher en direction de sa détestable amie. Malgré sa volonté et toute l’abjection qu’elle avait pour elle, le missile manqua sa cible qui était devenue mouvante.


    -Ce que je ne comprends pas c’est comment personne n’a pu comprendre ton ignoble manège. Comment les adultes ne peuvent pas comprendre. Tu as su te créer un personnage si diffèrent de toi. Malgré ton insupportable attitude tu es admirable Haraldson. Mais pour devenir ce que tu es tu as…


    Tu n’as pas le temps de finir ton haineux discours qu’une malsaine déferlante t’envahie. Tu devrais pourtant y être habituée à tout ça Charlie tu devrais pourtant être blindée depuis le temps. Pourtant non et tu sers les dents. Tu ne veux pas lui montrer ô combien elle sait te faire mal. Ô combien tu es faible. Tu ne veux pas une fois de plus d’effondrer devant elle. Elle baigne de rouge ton esprit. Et tu serres un peu plus les dents. Tu ne plieras pas. Tes genoux ne toucheront pas la terre. Tu DOIS résister.

    Mais malgré sa volonté, malgré toute sa volonté Charlie craque. Pas comme elle l’aurait pensée non, pas en s’écrasant au sol non. Mais son œil laissa échapper une larme. Une minuscule larme qui pourtant signifiait pour elle la victoire de Lisandra.
    Elle lâcha un soupir.


    Puis Figea la seule autre occupante de la pièce.
    Elle s’approcha de la PSY et lui susurra a l’oreille comme l’on susurre un mot d’amour .


    -Tu n’as pas le droit d’entrer en moi comme tu le fais. Ni en personne d’autre d’ailleurs. >>


    La rousse ne savait pas vraiment si les gens sur lesquelles elle usait de son pouvoir pouvaient l’entendre mais en l’instant, la question ne comptait pas. Elle essayait de rester concentrée sur son don pour disposer d’un instant de répit. Et elle s’assit en regardant la PSY, calmement elle l’observait. Cette guerre était aussi délicieuse que sans fin. Elles se couraient après l’une après l’autre mais pourtant Charlie se savait prête à lui pardonner dès qu’elle se repentirait. Mais, lucide, elle savait que jamais Lisandra n’avouerait ses péchés qui, pour elle, n’en était sans doute pas .
    Elle aurait pu partir et défiger Haraldson en sortant, mais une force qui la surpassait l’en empêchait. Elle voulait des réponses. Et la curiosité était le plus vilain des défauts. Comment Lisandra était-elle devenue comme ça. ? Qu’avait-elle endurée ? De ses jeux de rôle, qui avait-il de vrai ? Des Milliers de rumeurs circulaient sur elle mais pour La rousse aucune d’elles n’étaient fondées ou même plausible.
    Son don disparut contre sa volonté et, pour garder des forces, elle ne résistât pas. En même temps que la Psy revenait à la ‘vie’ Charlie se releva, sans agressivité, elle traitait Lisandra comme un animal sauvage, insaisissable.


    <<- Qui es-tu Haraldson ?>>



    .
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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Ven 19 Juil - 1:23



C'était beau, la violence dans ton regard.

Un bref instant, tout disparut, tout s'emmêla dans l'esprit de la psychique. L'adrénaline, sans doute, cet extase liquide qui se répandait dans son sang, et qui lui rappelait tant de choses. Elle en avait vu, de la fureur et de la haine, du dégoût, elle ne comptait plus les regards qu'elle avait ainsi envahis, comme un parasite. Il y en avait eu de toutes sortes, oh oui, et il y en aurait encore ! Elle ne s'en lassait pas ! Mais aucun n'avait la beauté de celui de Charlie Gina Rogea.

Accroche ton âme à la mienne, maudis-moi de tout ton être, damne-toi pour m'entraîner dans ta chute, coûte que coûte. Je veux t'entraîner bas, plus bas, au fond du gouffre, là où tout est noir. On tombera ensemble, comme des anges déchus, et l'on s'entrechoquera, brisera nos crocs et nos griffes, et nos ailes, tu sais. Tout ça pour un peu de liberté. Je veux le voir dans tes yeux, le sentir dans ton pouls quand je te broie la main. Si je souffre, tu souffres aussi.

Elle s'enfuit avant que tu ne puisses riposter, évitant le coussin que tu lui renvoyais. Elle ne t'écoute même pas. Elle refuse de voir ce que tu impliquais par cette dernière phrase, ça ne l'intéresse pas. Tu cherches encore à comprendre, mais il n'y a rien à comprendre ma pauvre Charlie. Tu en redemandes, songe-t-elle avec un de ses sourires carnassiers. Alors c'est ta chute qu'elle te montre. Cette descente aux enfers, vertigineuse, et les ténèbres qui t'encerclent. C'est un monde sombre qui soudain se déchire pour se teindre en rouge. Tu vois des plaies se trancher, et le sang coule sur ta jolie peau blanche. Elle prend même la peine de se dessiner elle-même face à toi. Elle saigne aussi, la petite Lisandra. Mais t'as l'impression que ça lui plaît, quand elle te regarde avec un grand sourire en plantant ce stylo dans son bras. C'est le sien qui se troue, c'est le tien qui saigne. Tu hurles tandis qu'elle rit. Elle est folle, tu le sais. Elle est dangereuse. Tu devrais fuir. Mais tu ne peux pas. Tu résistes, mais c'est déjà trop pour toi. Abandonne, Rogea, t'as perdu. Tu perdras toujours. Une âme aussi tordue, c'est au-delà de toute compréhension.

Tu as beau te tenir droite et serrer les dents, cette larme qui roule sur ta joue marque sa victoire. Elle jubile.

Et puis tu te relèves doucement face à elle, avec cette calme résignation de ceux qui ne jouent plus. Elle met un moment à comprendre, à mesurer l'intervalle de temps qui s'est écoulé sans elle. Que s'est-il passé, qu'as-tu fait de ce temps volé ? Une vague inquiétude passe dans son regard, farouche. Le silence s'installe, et la question tombe comme une requête. Une sorte d'espoir fugace auquel tu t'accroches avec entêtement.

Ça la déstabilise. Ça la perturbe. Tu vois la surprise vaciller sur ses prunelles, comme une petite flamme dansante. La bouche entre-ouverte en pourquoi muets, elle te fixe sans comprendre. Que cherches-tu, enfin ? Ton obstination la dépasse. Pourquoi tu t'acharnes, pourquoi tu ne comprends pas, mais en fait c'est elle qui ne te comprend pas. Ça lui ferait presque peur, cette confiance inespérée. Elle a pas besoin de ta sollicitude, Rogea. Elle n'a besoin de la sollicitude de personne, et tu n'y changeras rien. Tu es bien trop naïve, tu sais, ça te perdra.

C'est une bête traquée. Hérissée face à toi, prête à mordre la main qui s'approche trop. Et plus que tout, c'est cette faiblesse qu'elle te montre qui la fiche en rogne. Alors elle range ses crocs et esquisse un sourire qui se veut assuré. Elle s'approche de toi lentement. Elle ramasse une brosse métallique qui traînait là, se griffe la joue en silence, et la jette à tes pieds.

▬ Je suis une plaie, tu le sais bien, répond-elle simplement, goguenarde.

Puis elle crie. Aussi fort qu'elle peut, avec toute la détresse dont elle est capable ; elle en a même la voix qui tremble. Ce n'est plus qu'une question de minutes d'ici à ce qu'un adulte vous trouve, et elle compte bien te faire porter le chapeau, une fois de plus. Tu n'en tireras rien d'autre, Charlie, c'est pas la peine de chercher. Il n'y a rien à trouver. Lisandra n'est vraie que quand elle joue la comédie. On n'explique pas la naissance d'un fléau : il s'abat sur le monde, et c'est tout.
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MessageSujet: Re: this is a declaration of war • charlie   Ven 13 Sep - 20:42


0n à tous une lame de rasoir
qui vient pour nous tailler le coeur.


    Dans les villes, dans les campagnes
    moi je vais comme un assassin en campagne,

    .



    :
     

    Elle se saigne sous tes yeux, le sourire éclatant, le sourire déchirant sa belle gueule. La brosse, gisante à tes pieds comme un trophé, le rouge dégoulinant comme preuve de sa folie.

    Elle était folle, elle était tarée, et Charlie n'y comprennais plus rien. Mais quelque chose en Lisandra devait pourtant être bon, mais elle aimait trop la haïr pour le voir. Pour voir comme elle aimait Marc, à sa manière, à sa façon. C'était hilarant, l'une forçais l'autre, et vice versa, à atteindre la folie. La folie des grandeurs.

    Elle se disait plaie. C'était exactement ça. Si jamais Charlie, avait dû vous décrire Lisandra, c'est surement comme cela qu'elle l'aurait fait; un petit corps fendu d'un sourire et les boyaux apparents, elle vous montrerait ses tripes s'échappant de la lésion, elle vous montrerais tout ce qu'elle avait, avec arrogance, avec dédain, avec des yeux luisants, comme ceux d'une assoiffée de sang, comme ceux d'un fou, d'un fou à lier, admirant ses entrailles, jouant avec son propre intestin grêle comme d'autres le font avec le fil du téléphone.


    Elle crit et tu comprends, puisque non, ce n'est pas la première fois, qu'elle tente ce coup là. Mais tu n'm'auras plus comme ça, Lisandra. Et pendant qu'elle hurle, tandis qu'elle s'époumone, calmement tu te penches. Tu prends la brosse et lui souris. Te fendant la gueule à sa manière, croyant pouvoir la battre à son propre jeu. Pourtant jusqu'au dernier instant tu hésites, pourtant, jusqu'au dernier moment, tu aurais cru que tu partirais en courant.
    Puis finalement, sans réfléchir...Tu t'enfonces la métallique brosse dans l'avant bas, tu appuies, aussi fort que tu la hais, aussi fort que tu veux qu'elle crève. Tout en serrant les dents, tu te meurtris, décalant d'un coup sec l'étrille avant de la jeter, dans un même  geste, loin derrière la Psy. Elle tapa dans un mur et le tachant du même coup avant de toucher le sol, mais cela ne préoccupa personne.

    La rouquine était là, ayant calmé ses ardeurs, son envie de combat, et personne ne l'aurait crus capable de cela à son arrivée à l'école, mais Aisling l'avait changée, Lisandra l'avait changée.

    Et maintenant Haraldson, tu vas faire quoi? Maintenant qui va-t-on croire?  Et ton sourire angélique comment vas-tu le retrouver après ça? Tu te tiens droite, face à elle, les bras ballants, le sang coulant, les pensées fusantes. Tandis que résonnait dans la pièce le bruit des marches, montées quatres à quatres et le fourmillement d'une foule de curieux, dont Aisling ne manquait pas, tu restais figée.
    Sans rien dire tu la regardais, avec ton petit air de défit pitoyable, tu étais fière de toi einh?
    Mais pourtant, y'avais pas de quoi, crois moi, Y'avait pas de quoi effrayer Lisandra.


    .

    et je taille au couteau des sourires
    sur les joues des princesses.


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this is a declaration of war • charlie

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