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 april • you're the girl i've been dreaming of ever since i was a little girl

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It's a kind of magic.
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MessageSujet: april • you're the girl i've been dreaming of ever since i was a little girl   Mer 5 Fév - 22:53

( coucou c'est moi surpraïse surpraïse ) ( désolée je sais pas dire joliment que mohsen veut bouillave April tellement je te ème )


It's just like, I can't get her out of my mind and everytime I look at her, I have these pains in my chest and I just know it's her fault...



Maudit avril.
Maudit Avril qui pue la pisse, maudit avril qui ose nous faire croire que les fleurs fleurissent, maudit avril qui déshabille les jambes des filles, maudit avril qui oublie ses parapluies, maudit avril qui laisse les amoureux de Mars le cœur pantois aux prémices du printemps. De cœur, en voilà qu'elle en manquait cruellement ! On aurait du expliquer à Mohsen qu’à vingt-cinq ans, rien ne l’affligerait autant que le temps qui s’écoule, joyeux luron qui ne se soucie guère des humeurs de ses larbins. Quelle débandade ! Elle se souvient pourtant avoir détesté le monde entier, un  été, sous le bel azur du ciel et les doigts de pieds enfoncés dans le sable.
Parfois, ses dix-sept ans lui manquent. Ca, et le délicieux sourire d’un joli blond qui trouvait au fond d’une culotte tous les trésors du monde…

Mais qu’est-ce qu’il lui arrive ! Mais qu’est-ce qu’il se passe ! La voilà qui pense comme un vieux crouton débonnaire. Pire, comme son père ! Son père le poète. Elle l’imagine écrire un livre sur elle ; il l’appellerait «  Ma fille, mon saucisson à l’ail » parce que monsieur est un fin blagueur, et il le commencerait par cette même phrase là « Ma fille a un jour perdu un match car deux billes bleues perdues dans la foule lui avaient fait plus d’effet qu’un high kick dans la tronche. Que Allah la pardonne. ». Ah ! Ce serait bien son genre ! Le vieux singe ! Qui trouve de la poésie là où il n’y en a pas ! Du divin dans la rondeur de ses croissants ! Un air de Mahomet dans sa barbe ! Ah ! et plus tard ses lecteurs se demanderont « Deux billes bleues ? Mais le cher et tendre de votre fille n’a-t-il pas plutôt les yeux marrons ? ». Monsieur Kewkeb en rirait dans sa barbe, tout fier de son accroche et continuerait son bouquin, « plus ambrés que marrons, les yeux du cher et tendre, mais ça n’a pas d’importance. Ma fille rangea ses gants dans son casier, et s’assit sur un banc miteux, rageant contre l’ombre du paternel planant au-dessus de sa tête, quand soudain ! une jolie blonde l’interrompu net dans ses élucubrations… ».

Quand soudain une jolie blonde interrompt net Mohsen dans ses élucubrations...
Et ce n’est ni Londres et encore moins tout Paris qui s’enflamme, mais bien les joues d’une canaille qui se liquéfie sur place, comme un crapaud en plein jour.

Elle se lève et sa silhouette frappe sa pupille d’un éclair ; elle a ces airs de chiennes et cette robe de petite lolita défraîchie qu’elle aimerait salir. Savoureux mélange, pire qu’un cocktail Molotov dans la gueule de deux-cent dix insurgés. Shéhérazade a oublié ses contes.
April est là.
April est là.
April est là.
April est là et Mohsen se demande quels trésors elle trouverait si elle glissait son pouce noir dans cette superbe gorge blanche.

Eh bien ! je ne pensais pas que tu viendrais. Les Stratford sont toujours plein de surprises, hein ?

April est là, Shéhérazade a oublié ses contes mais pas une nuit. Elle sent de nouveau le vin couler dans sa gorge, et le parfum d’April l’enivrer,  elle sent qu’elle est seule, et la peau douce d’April sous ses doigts, elle sent le miel sur ses lèvres, et le souffle chaud d’April sur ses paupières closes, elle sent la fleur lui percer le cœur, et April n’a jamais été aussi belle que cette nuit-là, sous le trouble sirupeux de l’alcool. La tête lui tourne, quelque chose se fracasse sur le sol et elle ne sait pas si c’est elle ou ses intestins gerbés dans une mare rouge. Il faut qu’elle parle, se dit-elle, qu’elle enchaîne et qu’elle range Shéhérazade et ses maudites histoires dans un coin de sa mémoire, mais on ne lui a pas appris comment faire.

Et elle n’a pas envie.

Alors elle enjambe l’amas de chair qu’elle a craché au sol et vient chercher April dans un soupir, en espérant qu’elle la suive.

Il faudrait qu’on parle, April.

Sa voix est basse, un peu grave. Mohsen se mord la lèvre inférieure, et April ne peut pas savoir ô combien ce geste est licencieux quand elle laisse glisser ses yeux le long des méandres de sa silhouette.

De… de tout ça. Elle joint à sa parole un vague mouvement de la main.

Ca n’avait été qu’un baiser, et c’était d’une bêtise innommable.

Si tu tombes enceinte, je prendrai mes responsabilités.

Une vulgaire caresse du bout des lèvres, et personne ne précisera lesquelles. Peut-être que Mohsen vomit ce cœur qui lui manque tant par tous les trous quand elle voit April sourire doucement. Quand je te vois j’accouche du diable, lui écrira-t-elle dans une lettre. Un jour. Si l’occasion s’y prête. En attendant, elle serre contre son corps le petit prince qui pleurera à chaudes larmes dans ses bras s’il apprend que sa rose a troqué ses épines contre une peau de vache.

D'accord, c'était pas drôle.

Maudite April.
Maudite April qui ne sait pas que les filles aussi vacillent sous la dentelle noire de ses cils.



... That bitch !
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MessageSujet: Re: april • you're the girl i've been dreaming of ever since i was a little girl   Sam 10 Mai - 4:04


vazyyy je sais pas trop c'est chelou maisbonvoilà!!!
oui discord n'est plus là tout est permis PARTY HARD
(au pire - enfin, au mieux, considérant l'état des choses - je lui trouverai un nouveau secret) (moins dramatique) (comme je la refais en parallèle c'est tout bon)


credit

FEEL REAL, NOW

now you've got to breathe,  it's only where your feet fell, people so cool. somebody wants you, a lover come back, a lover come back;
i want to dance like her, like nobody's watching. but nobody's watching,
so i dance my heart out.


Le coup de l'opposant percuta Mohsen une poignée de secondes après que le regard d'April ait percuté le sien. Réalisant qu'elle était la raison pour laquelle Mohsen n'avait pas su réagir, elle sentit ses poumons se vider d'un coup-- à l'instar de ceux de cette ahurie exaspérante de berbère. Une impulsion étrange la frappa tandis que Mohsen s'abattait au le sol. Une envie de s'élancer vers le ring pour l'engueuler, la relever, l'embrasser à s'en faire saigner les lèvres. A la place, elle les mordit rageusement. Pitoyablement.
Mohsen est réelle, avec ses injures et ses poings serrés, son long corps délié et musclé dont sa tenue de boxeuse ne masque aucunement les courbes, et les éclairs qui éclatent dans ses yeux d'un bleu plus foncé et profond que ceux de celle qui y plongeait les siens.
Elle avait de ses airs, des défis incrédules et des violences timides dans l'oasis sous ses paupières, une éclaircie cobalt au creux des dunes brunes, la fille du désert.
Elle exaspère, la fille du désert, une joie simple et sauvage pour toute bannière, symbole lumineux d'une liberté crue. Vulgarité barrière, et puis irrésistible indécence; enjôleuse qui s'ignore, la fille du désert. Stupide Mohsen, qui ignorait son charme brut, pur et direct comme les coups qu'elle donne, comme les mots qu'elle crache. Idiote de Mohsen, qui ravivait ses blessures, réveillait ses vieilles peurs, imbécile de Mohsen qui la dépouillait de ses masques et mystères. April fait moins la fière, devant la fille du désert.
Mohsen est réelle.
Qui aurait cru que les roses des sables poussaient même au creux du goudron des trottoirs ?
Fine, adorable et tranchante, petit trésor d'ailleurs, incongru dans la ville qui était tout l'univers de l'héritière.

Réelle. Et April ? April, que l'image qu'autrui lui attribue poursuit, toujours et partout. Fantôme absurde, malédiction. C'est en tous cas de naissance, ce mauvais sort, cette mascarade qui n'a fait que se renforcer avec les années, à mesure que les attentes aussi claires qu'informulées devenaient sa réalité.
Car la petite April a grandi, et bien que les années soient loin de l'avoir rendue plus sage, Madame ne peut se permettre de n'en faire qu'à sa tête puisque Madame est à présent officiellement en charge de sa part de l'Empire Familial. Contrairement à ce qu'ils pensent, contrairement à l'idée que tout citoyen lambda se fait de la respectable April Stratford, celle-ci aurait bien envoyé le monde se faire foutre depuis une plage du Pacifique si s'évaporer de la sorte n'aurait pas fait jaser les médias à n'en plus finir, maintenant qu'elle était en plein sous les projecteurs.
Qu'est-ce qu'elle avait envie de leur rabattre le caquet, à tous, avec leur tons déférents et leurs regards incrédules, ah, Madame Stratford ! Si vous la croisez, cette femme si admirable, ce mythe, ce mirage, signalez le lui ! Oui, dites-lui donc, à April, parce qu'une telle femme vaut sûrement la peine d'être connue, si l'on en croit cette multitude d'yeux écarquillés et d'airs ébahis. Envoyez-la-lui, ce modèle de responsabilité, cette formidable femme aux talents à ne plus savoir qu'en faire; celle qui gère des sommes à vous faire siffler, jongle avec tant de demandes. Cette personnalité public parfaite s'occuperait avec brio d'affaires qui demandent d'urgence son attention, son temps, son énergie, parviendrait à essuyer débâcles variées et à ne pas s'écrouler sous le stress de la vie mondaine sans se départir de son sourire, pour en prime prétendre sans mentir qu'il n'y a aucune ombre dans le tableau de sa vie sans tache. Faux-semblants qu'elle maintenait, qu'elle encourageait même, parce qu'à la seconde où ils cesseront tous d'y croire, l'illusion se brisera avec son piédestal. Toutes les célébrités connaissent la règle : entretenez les apparences, sinon, garre à la dégringolade.
Voici Madame Stratford, ce robot qu'acclament les badauds, qu'elle redoute de rencontrer un jour en face dans son miroir. Cette figure de glace. Ce cauchemar.

─ Eh bien ! je ne pensais pas que tu viendrais. Les Stratford sont toujours plein de surprises, hein ?
─ A vrai dire, je trouve qu'Adriel devient assez ennuyeux, avec l'âge. Tu ne trouves pas ? Elle esquisse un petit sourire narquois. Bien sûr que je suis venue, j'honore mes engagements. Surtout ceux qui me sont agréables.

Elle qui pourrait n'entendre par là rien de plus que j'ai apprécié le match ou je suis contente de pouvoir te voir, ça fait un moment réalise qu'elle fixait en parlant le corps trempé de Mohsen auquel colle son justaucorps, et se mord la lèvre une seconde fois. Regarde ce que tu lui fais ! Elle qui soupèse le moindre de ses mots depuis des années. April sourit à nouveau, sans la moindre trace d'ironie cette fois.
Il faut croire que ta franchise finit par déteindre sur moi.

Mohsen est authentique, elle. Tellement que c'en est dégueulasse, que ça la révolte, que ça lui retourne l'estomac plus violemment que n'importe quel kick, nausée fatale. Tellement réelle, elle en attire comme un aimant une April déboussolée. T'es trop vraie pour moi, mais tu sais, tu sais je ne suis jamais autant moi qu'avec toi entre mes bras.
Il a suffi d'un baiser, de quelques soupirs confus entremêlés. Il a suffi d'une blonde surgie du passé, d'une nuit où ses lèvres s'étaient égarées sur les siennes, et le tour était joué.

─ Il faudrait qu’on parle, April. De… de tout ça.
─ Tout ça ?

Il a suffi de Mohsen. Il a fallu Mohsen. Et l'espace d'un instant, sans l'espace qui les sépare, April n'est plus qu'April. C'est délivrant, terrifiant et ennivrant comme la mort qui guette à chaque instant son corps lourd de chair et de sang sans jamais l'atteindre. Les secondes pèsent contre sa peau moite.
Mohsen est là. Et elle parvient à ne plus craindre d'être effacée par son reflet tant elle appréhende enfin sa propre existence.

Mohsen dégouline de sueur, elle est maculée de sang, si proche et si vivante qu'April songe à glisser les doigts le long de son sein puis les y presser pour entendre battre ce coeur dont elle devine le tambour frénétique, hypnotisée par cette mélodie de vie qu'elle pressent et les reflets des néons du vestiaire sur la peau luisante de son insupportable fille du désert.

─ J'aime bien tout ça, murmure-t-elle.
Elle comble, de quelques pas hésitants, la distance qui les sépare.

─ Si tu tombes enceinte, je prendrai mes responsabilités. ... D'accord, c'était pas drôle.

April frémit.
Ah, Mohsen. Il faut croire que tu ne ravage pas uniquement le creux de ses reins.
Son regard tombe et mord le carrelage froid.  Elle se sent comme un oiseau abattu en plein vol-- un crétin de piaf qui gazouille et s'élève, toute à sa joie d'être en vie et d'avoir des ailes et un ciel pour s'y ébattre. Prétentieuse Icare qui accuse la chute au moment où elle s'y attendait le moins, où elle ne voyait et ne pensait qu'à l'ensorcelant, l'innocent, le soleil brûlant.

─ Tu serais bien la première.
Un petit ricanement plat lui échappe des lèvres en un soupir.
even when you know, hits you hard, leaves slow, comes back fast.
when you can't take it, you don't swallow your pain.
been around once, it'll be around again.


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