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 brown sugar how come you taste so good • mcclair.

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It's a kind of magic.
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MessageSujet: brown sugar how come you taste so good • mcclair.   Sam 11 Jan - 17:04

pourquoi ce titre, ça m'est venu comme ça, la faute aux rolling stones
je te demande pardon pour ça ;;


brown sugar, just like a young girl should

Dans la lueur du petit jour, une paupière s'ouvre puis l'autre, avant de se refermer. Adriel passe une main sur son visage fatigué. Dans un grognement, il se retourne sur son matelas et tente en vain de se remémorer les dernières heures. Ce serait tellement plus simple s'il n'avait pas aussi mal à la tête. Une sale migraine lui pourfend le crâne. Tout se mélange et se perd : les jolies filles, les éclats de rire, l'alcool et la musique. Il adore ces moments : quand les sens sont enivrés, il n'y a plus d'heure, plus de temps. On s'oublie dans le plaisir et la débauche. Les souvenirs s'enlisent dans les vapeurs de rhum, de parfums et de baisers. Adriel s'étire longuement avant de lâcher un soupir satisfait, la tête dans l'oreiller. Tout à coup, dans un recoin de sa cervelle, un visage se détache du reste. Des traits fins, mats, esquissés au fusain, qui sortent du brouillard. De longs cheveux bruns et un sourire en coin. Ça lui dit vaguement quelque chose ... Ça devait être le 31. Mais oui, c'est avec elle qu'il a passé les douze coups de minuit, celle qui lui a claqué la bise au réveillon. La fille au whisky ! Adriel éclate d'un petit rire bref. C'est drôle que ce soit elle dont il se rappelle. Alors l'héritier se lève, titube et sans un regard au corps tiède et féminin qui sommeille dans son lit, disparaît.

Quand Adriel atterrit aux côtés de Amarillys, la caresse de l'eau chaude et du savon lui chatouille encore la peau. Il jette un regard surpris autour de lui, ses yeux sillonnant la masse végétale environnante avant de s'arrêter sur la jolie brune. Il fronce les sourcils. Que pouvait-elle faire là un 2 janvier au matin. L'héritier réalise qu'il s'en moque.

En prenant soin de s'éloigner d'un énorme ibiscus écarlate à l'air farouche, il s'approche et la regarde. Un regard où le désir de nuire s'écrit en majuscule. Ou peut être est-ce seulement le désir de plaire. Le désir tout court. Très souvent chez Adriel cela revient du pareil au même.

Un petit rictus joue sur ses lèvres. Ils s'étaient rencontrés seulement une trentaine d'heures auparavant. Ils avaient passé une dizaine de minutes ensemble, tout au plus. Elle n'est pas aussi inconnue que les autres filles qu'il s'envoie au final. Au moins, elle, il connaît son prénom. A... Adelaide ? Amandine ? Merde. Du moins, il l'a su. C'est un nom de fleur, il en est presque certain. Elle le lui a dit l'autre soir.

Salut.

Sa voix grave, un peu enrouée et ses cernes violacées trahissent les excès de son existence mondaine. Il a les lèvres un peu enflées encore, meurtries par un trop plein d'amour. Pour un peu on devinerait quelques marques éparses qui rougissent sur la galbe de son cou. Il a l'oeil hilare de ceux chez qui la satisfaction sexuelle fait des miracles. Adriel a on ne peut mieux commencé la nouvelle année.

Il s'humecte les lèvres du bout de la langue. Il ne lui demande pas comment elle va, ce qu'elle veut, ce qu'elle fait là. Il s'appelle Adriel, il s'en moque de ces choses-là. Il ne lui dit pas non plus les raisons de sa venue. Lui-même ne le sait sans doute pas. De la poche de sa veste, il extirpe un paquet cartonné. Presqu'aussitôt, un petit cylindre mentholé roule entre ses doigts. Il aurait peut être du oublier son tabagisme à l'entrée. Cette seule idée lui vole un sourire et il glisse le filtre ocre entre ses lèvres amusées.  

Arsenic contemple Amaryllis un court moment, sans un mot. Il se dit qu'elle est plutôt mignonne avec ses cheveux sombres et son regard émeraude. Non vraiment, elle est charmante. Une lueur fébrile, un brin taquine pétille dans l'ambre de ses yeux fatigués. Quelques pensées impies dansent derrière le blond de son front. Il s'esclaffe alors doucement et baisse enfin la tête. La cigarette éteinte pend à sa bouche. Il s'immobilise un instant, hésite. Soudain, il glisse furtivement la main dans une poche avant de son jean. Le blond tend le bras, sa main frôle celle de la brune. Ses doigts s'écartent pour découvrir, au creux de sa paume, l'éclat d'un petit objet chromé. Il lui tend alors le briquet. 

Tu m'allumes ?

demande-t-il dans un demi-sourire. Ses grands yeux la sondent. L'air est électrique.  
Il a senti bien des peaux et des bouches sur sa joue. Des dizaines. Mais il aimerait bien connaître celles de Mary, aussi.
Drums beating, cold english blood runs hot, Lady of the house wondrin where it's gonna stop. House boy knows that he's doin alright. You should a heard him just around midnight. Ah brown sugar how come you taste so good, a-ha, brown sugar, just like a black girl should.



Dernière édition par Adriel Stratford le Sam 11 Jan - 22:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: brown sugar how come you taste so good • mcclair.   Sam 11 Jan - 18:26

just a casual, casual easy thing
Les plantes de la serre faisait écho aux volutes de ses iris. Parfois, elle se disait que c'était pour ça qu'elle aimait le lieu, pour la volonté bête et méchante qu'il satisfaisait son ego. D'autre fois, c'était l'inverse : elle fuyait ici dans l'espoir de ne pas s'en sortir. Avec le temps, elle avait appris à sillonner entre les plants dangereux et à esquiver croc en jambes et coups de dents. Elle slalomait dans l'air sous forme immatérielle et réapparaissait plus loin, sans jamais trop s'enfoncer. La plupart du temps, de toute manière, même Zillah ne se risquait pas à venir la chercher là. En quelques sortes, ça l'arrangeait. Adossée contre le pot d'une plante inoffensive, elle griffonnait dans son calepin avec la rage de l'écrivain. La gueule de bois la tiraillait toujours mais sa plume allait sur le papier comme on mène une guerre : pouce par pouce, l'encre noircissait la page, le sang imbibait la terre. Elle se sentait paisible.

Le trente-et-un au soir, elle avait eu un programme chargé. La première partie avait consisté, globalement, à chopper Adriel Stratford pour lui faire boire une lampée de whisky et l'embrasser sur la joue. Ça avait été un franc succès même si elle n'était pas certaine que le garçon ait même compris ce qui s'était passé – c'était sans importance, elle avait trouvé cela amusant et lui aussi, certainement. La seconde partie de sa soirée avait été chargée. Elle avait rejoint son cousin et ils avaient dansé toute la nuit en vidant whisky, champagne et bourbon. Elle avait fini avec le tournis et les pieds en charpie puisque la soirée s'était prolongée jusqu'à l'aube. Elle avait dormi comme une masse la journée d'après puis elle était rentrée. En comparaison, Aisling lui avait semblé fade et terne et elle s'était sentie un peu ennuyée, lasse, fatiguée. Elle avait fui les gens et était allée se réfugier là.

Depuis, elle écrivait dans son carnet défoncé. C'était toujours celui dans lequel elle écrivait les choses importantes. Les choses futiles, les choses sur lesquelles n'importe qui pouvait tomber, étaient inscrits sur de clinquants calepins, plein de fermoirs travaillés et aux couvertures soignées. Tout ce qui brille n'est pas de l'or, lui disait souvent d'une voix douce sa mère. Cela n'avait jamais été plus vrai.

La solitude avait un potentiel romantique qui lui plaisait bien. Forcément, il fallait toujours qu'elle soit troublée par une quelconque andouille. Évidemment.

« Salut, Stratford » avait-elle répliqué d'une voix moqueuse en levant le nez vers l'homme qui venait d’apparaître à ses côtés.

Oh bien sûr, elle l'avait reconnu. Rien que le bas de son pantalon était reconnaissable – elle ne connaissait personne d'autre qui pourrait se permettre de posséder des pantalons aussi outrancièrement chers. Si elle avait sursauté, cependant, il n'en transparaissait rien et elle s'était redressée d'un geste félin tout en refermant son cahier. Elle ne savait pas ce qu'il venait faire là et dans le fond, elle s'en moquait bien. Elle avait toujours aimé les surprises et les tours de magie mais avait toujours haï qu'on lui en dévoile les procédés.

La question qu'il lui avait posé lui avait arraché un rire indulgent alors qu'elle saisissait d'un geste ferme le briquet entre ses doigts :

« Ça arrive même aux meilleurs. » La roulette du briquet avait ripé sous son pouce, faisant flamboyer une flammèche entre eux. Elle avait regardé avec fascination le feu brûler le papier à rouler. Elle avait battu des cils, s'était écartée.

« Depuis quand joues-tu aux assistés, dis-moi, Adriel ? Il n'y avait personne d'autre dans tout Aisling pour te dépanner pour que tu viennes me chercher au fin fond de l'endroit le plus inhospitalier de la planète ? »

Elle lui souriait d'un air moqueur tout en lissant d'un geste mécanique les plis de son short. Son sourire tanguait comme un bateau pirate à l'abordage, conquérant et féroce. Elle était bandit, gangster, et elle se payait sa tête avec une délectation sincère. Elle avait toujours bien trop aimé se moquer des gens.

Un pas en arrière, deux pas en avant, et la voilà qui s'avançait à nouveau vers lui pour passer un bras autour de son cou, effleurant du bout des doigts, un instant, la fine de peau de sa nuque :

« Et en plus, tu sais pas t'habiller. Ton étiquette dépassait. C'est bien joli de les garder pour montrer à tout le monde où on les achète encore faut-il se rendre compte que c'est pas très esthétique de les exhiber, hm ? »

Elle avait le regard pétillant, le regard amusé. Elle avait agité d'un geste négligent sa main avant d'ajouter :

« Blague mise à part, bonne année, hein, encore une fois. »
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