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 Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été

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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Mar 23 Juil - 13:01

Tirage terminé, mps envoyés. Pour vous gens qui avez 45 comptes, sachez que les mps ont été envoyés à :
Marc,
Lisandra,
Kyle,
Amande,
Sally,
Phoenix,  
Erick,
Camélia,
Luca,
Sine,
Queen,
Vivienne,
Luce,
Charles
Weather,
Katharina.

Oui, je suis bizarre je m'envoie un mp (en fait c'est parce que y'avait pas de spé lol)

Vous avez jusqu'au 23 août pour m'envoyer votre travail en mp à Jeadly.
Vous pouvez aussi poser des questions diverses et variées ici ou en privée avec moi-même. Amour sur vous tous et bon courage ♥
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 16 Aoû - 10:51

Allez les enfants, il reste qu'une petite semaine (même si je sais que vous allez tous me l'envoyer au dernier moment c'est-à-dire le 22 au soir à 23h59). Me faites pas peur en m'envoyant vos 23 SS le 22 entre 22h et 23h59 ;;
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 23 Aoû - 23:48



fais ce qui te plaît


(la qualité de la photo ci-dessus est crade hahahaha tant pis pour vous.)
Et voici ce que vous attendiez tous : vos secret santa summer ! Mais d'abord, vu que cette édition spéciale, faisons place à des remerciements spéciaux de ma part. Un grand merci à Alcyone et Satan qui ont fait un truc très spécial et très généreux (ce qui reflète parfaitement l'esprit dans lequel cet événement se devait d'être fait). Mais qu'ont-elles fait ? Eh bien, elles ont écrit chacune deux textes pour éviter que quelqu'un se retrouve sans cadeau cette année. Vous verrez cela dans les messages ci-dessous. Un grand merci à notre Bhou nationale pour nous avoir permis de faire ce secret santa qui, je l'espère, va en réjouir plus d'un. Et je remercie mon masochisme qui, malgré ma nature de grande stressée, m'a permis d'organiser un truc aussi terriblement stressant (particulièrement quand on est le 22 et qu'on a reçu que 3 SS, ayez honte parce que c'est ce qui m'est arrivé dessus pendant une bonne moitié de journée et je vous assure que j'ai largement flippé).
BON ANNIVERSAIRE À BHOU ET REYNA.
Bonne lecture les enfants ♥
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 23 Aoû - 23:48

de craze à


Dhdhgdhhd Vicky. ;w; Je suis tellement désolée, je suis toute nulle, pardonpardonpardon. (don't mind just quietly burning myself to ashes) non heu bref. Sans m'étaler, ce mois d'août a été étonnamment rempli, d'habitude mes vacances c'est la glande, mais j'emménage bientôt pour mes études et somehow ça rend mon entourage complètement dingue et. DU COUP JE SUIS LOIN DE MON PC D'AMOUR. (Genre je pourrais pas lire mon SSS ;;; donc heu désolée aussi à la personne qui l'a écrite qui n'aura pas de retour tout de suite) et heu bref. J'ai dévoré tes fiches et, juste pour dire C'EST INTERDIT D'ÊTRE AUSSI AWESOME. *w* (je ne sais pas comment je vais pouvoir humainement choisir un de tes personnages) Je me débrouillerai pour écrire soon enough j'espère et heu voilà j'espère que tu profites de ton été et well enjoy every little thing ET PLEIN DE BISOUS. J'envoie plein de bonnes ondes de mon désert de désolation 8D
(AMOUR AUSSI SUR JEED-CHOUTTE ET EVERYBODY OUT THERE)


de vicky venin à


Ca s'est passé l'été dernier, la dernière semaine d'août. Je m'en souviens bien parce que c'était le jour du maillot mauve à petits nœuds. Enfin vous savez, la semaine de la classe de mer exceptionnelle. Ca, on en avait pas tous les ans, c'est sûr... Faut dire que les élèves ont tendance à déraper un peu. Les dons, tout ça... Donc on passait pas mal de temps à la plage, ce qui signifie au minimum un maillot par jour. Moins, ça fait clodo. Et le jour du maillot mauve à petits nœuds, il s'est produit un truc dont je me serais passée... Vous me connaissez, la prudence avant tout : Victoria Donovan ne va nulle part sans bouclier attitré. Pourtant, ce jour là, la curiosité l'a emporté... et je n'ai eu personne sous la main au moment critique. Enfin, on est tous humain, je suppose qu'on peut faire des erreurs... Mais peu importe, rentrons dans le vif du sujet ! Cette journée dangereuse, dont je ne manqua pas de me tirer avec brio, commençait de façon tout à fait ordinaire...

Les vagues étaient belles... enfin, de loin. Je ne suis pas sortie de dessous mon parasol. Mais j'avais une jolie vue : droit devant, la mer et ses hautes vagues. Les plus hardis tentaient un peu de surf. La plage était beaucoup plus animée, entre bronzette et beach-volley, les élèves s'en donnaient à cœur joie. D'autres, plus réservés, comme moi, s'abritaient sous leurs parasols et lisaient, bavardaient ou encore siestaient un peu. Béa était à côté de moi, étalée sur sa serviette, tournant fébrilement les pages de son bouquin fantastique. C'était l'époque où elle était encore à Aisling, la meilleure, somme toute...

▬ Dis, tu connais la légende du loup à deux têtes ?
▬ Hm, mais encore... ?
▬ Il paraît qu'il squatte cette forêt, là-bas,
elle m'a lancé avec un hochement de tête en direction des arbres qu'on voyait poindre au loin. C'est quelqu'un du coin qui m'en parlé.
▬ Tu connais mon intérêt pour ces choses-là...
▬ Médiocre, sauf quand il s'agit d'un vrai mystère.
▬ Mouais. De toute façon, tu n'iras pas te promener en forêt la nuit.
▬ … certainement pas. Cela dit, actuellement, deux têtes ou pas, un loup fait des ravages non loin d'ici. Sauf que personne ne l'a encore aperçu, et tout renseignement est récompensé.
▬ Du genre... ?
▬ Argent, sûrement. Notoriété, jamais mauvais à prendre. Enfin, comme d'habitude...
▬ Hm...


J'y réfléchissais sérieusement. Ces vacances étaient un peu plates, ma réputation au plus bas -ce qui restait un excellent niveau, je précise- et de toute évidence, à ce moment-là, je n'avais pas réellement conscience du danger.

▬ De toute façon, les loups fuient la présence humaine, quelque chose comme ça ? Je veux dire, la plupart des animaux sauvages ne se laissent pas trop montrer... Puis ça reste jamais qu'un gros chien. Il suffirait d'emmener quelques provisions, des lampes torches... encore faut il savoir par où il se promène, je suppose que cette forêt n'est pas petite.
▬ … sérieusement ?
▬ Oh ça va, t'es pas obligée de venir. Je me trouverais un guide.
▬ Vous parlez du loup à deux têtes ? Ca peut s'arranger...


Je tournais brusquement la tête. Sous son propre parasol, avec l'air d'avoir été trainée là de force, se trouvait notre chère Luce.

Luce grogna. Elle se rappelait bien de ce moment, elle aussi. Celui qu'elle avait saisit, une chance de modifier son paiement habituel... En effet, elle n'avait plus en stock suffisamment de marchandise volée pour obtenir de Noctis son paquet ordinaire. Cependant, nullement à cours d'idée, et consciente que Victoria Donovan acceptait tout transfert équivalent selon son humeur, elle avait choisit de ruser. Elle pensait à ce moment-là que rien de bien fâcheux n'arriverait... Pendant qu'elle ruminait ce manque de discernement, Victoria, extatique, continuait son récit...

▬ Oh, vraiment ?
▬ Et oui. Moyennant compensation, bien sûr...


Non, vous ne rêvez pas, elle avait osé me piquer ma réplique ! Cela dit, elle s'exprimait dans un langage qui me parlait, je l'ai donc laissé continuer...

▬ … il s'agirait d'un nouvel échange de bons procédés.
▬ Je vois. Quelque chose comme : me guider sur la piste du loup contre...
▬ … mon paquet habituel.
▬ Oh. Nouveau mode de paiement, donc.
▬ C'est cela. Avec une garantie tout de même, et ce sera sans condition : le loup va être difficile à dénicher. Si, après plusieurs heures de recherches, on ne le trouve pas, tu ne pourras pas te rétracter. Je serais dédommagée du temps perdu.
▬ Et MON temps perdu ?
▬ C'est à prendre où à laisser, je ferais de mon mieux. Si tu crois que ça m'amuse de crapahuter dans la forêt des heures durant sans but précis...


Là, j'avoue que j'ai hésité. Ca me semblait bien peu équitable. Néanmoins, Luce étant une de mes meilleures clientes, j'avais tout intérêt à rester en bons termes, tout comme elle avait tout intérêt à satisfaire sa fournisseuse. Ca, au moins, ça me semblait honnête.

Sauf que Luce n'avait aucune idée de ce dans quoi elle s'embarquait. Elle avait simplement prévu de tourner sagement en rond dans une petite parcelle de forêt et de capituler. Elle ne pensait pas sérieusement tomber sur quoi que soit, elle ne savait en rien où ce « quoi que ce soit » pourrait bien se trouver. C'était à 100% un coup de bluff...

▬ Bon. Marché conclu. Et une parole est une parole, je compte sur toi pour faire tout ce qu'il faudra pour trouver ce loup.
▬ Un loup ? Où ça ?


Décidément, je me suis dit, pas moyen d'avoir une conversation privée sur cette foutue plage. Avec son maillot noir à imprimés tête de mort, une rouquine... vous savez, là, les deux grosses couettes bouclées... euh... Weather Time ! Oui, c'est ça. Je sais pas où elle est encore passée, elle, d'ailleurs. Bref, peu importe. En tout cas, notre conversation l'avait interpellée.

▬ C'est rien.
▬ On va faire le mur cette nuit et sortir en forêt.


J'aurais préféré que personne ne sache, j'aime bien mener mes petites entreprises tranquillement, mais enfin...

Rose savait pertinemment que Noctis agissait en toute discrétion. C'était donc avant tout pour la contrarier qu'elle avait lâché le morceau. Faire un peu chier juste en passant, ça ne coûte pas plus cher... Mais, à dire vrai, elle n'était pas contre l'idée d'être plusieurs en forêt. Non pas qu'elle ait peur, sûrement pas, néanmoins, si les choses devaient mal tourner, se retrouver seule avec cette fille-là ne lui disait rien qui vaille.

▬ Ca à l'air sympa. J'en suis.
▬ Okay.


Et c'est comme ça que l'autre s'est incrustée. Enfin, la bourde suivante, je dois avouer qu'on peut me l'attribuer...

▬ Bon, d'accord. Cette nuit, nous allons chasser le loup !
▬ Chasser le... hé, vous parlez de quoi là. Qu'est-ce que vous comptez faire à ce pauvre loup ?


Et c'est ainsi que notre amie Robin nous a rejoint.

▬ Non on ne va pas... « chasser » n'est pas le bon mot. Traquer...
▬ Le TRAQUER ?
▬ Bon... non plus. On veut le trouver, c'est tout. Voilà. Le dénicher. Dénicher, ça te va ? On va pas le... on va pas le déranger. On veut le voir, c'est tout.
▬ Encore faut-il que lui ait envie de vous voir...
▬ De toute façon, on ira.
▬ Alors je viens. Je tiens à m'assurer qu'aucun mal ne soit commis.
▬ Okay, bienvenue.


Bon, après tout, on ne serait peut-être pas trop de quatre, je me suis dit...

A quatre, c'était déjà plus prudent. Rose était satisfaite. Pas Noctis. Ce qui rendait Rose doublement satisfaite.

Robin tenait à être là. Elle savait bien que ce genre d'entreprise tournait mal aussi souvent pour l'homme que pour l'animal... Ce qui ne l'empêcha pas de sourire largement à ses trois nouveaux compagnons. Elle se souvenait bien que cette petite escapade lui avait semblé sympathique, après tout. La nuit, les bois, un beau loup à observer au clair de lune... plutôt magique, non ? Elle non plus, ne s'était pas inquiétée outre mesure...

▬ Bah bonne chance, hein, lâcha Béa distraitement, replongeant dans son bouquin. Ca me tente pas trop votre histoire...

C'est donc comme ça que tout à commencé. Je vous épargne les préparatifs, et on saute directement au moment où on s'est retrouvé en forêt. Bon, sortir du camp n'a pas été simple, mais on avait notre machine à brouillard, cette Weather. Je dois avouer que ce n'est pas un don complètement inutile dans ce genre de cas de figure, je saurais m'en souvenir...

On a pas mal tourné, et j'ai d'abord cru que Luce ne savait vraiment pas où elle allait. C'était étrange, comme si elle choisissait le chemin au hasard... bref, je sais maintenant que ce n'était pas le cas, car elle nous a conduit exactement où il le fallait. Peut-être même un peu trop...

A ce moment-là, elles s'étaient arrêtées quelques instants. Luce songeait qu'il serait bientôt temps de faire passer cette entourloupe pour une entreprise infructueuse et de rebrousser chemin.

Robin n'était pas très rassurée, même si elle aimait beaucoup cet endroit, l'angoisse de Victoria la gagnait. Cette fille avait manifestement les nerfs en pelote. Elle aurait mieux fait d'aller se promener seule...

▬ Les filles... ?
▬ Quoi ?
▬ Ce loup, il est censé avoir combien d'yeux par tête ?
▬ Deux, j'imagine. Pourquoi ?
▬ Disons que je vois quatre yeux jaunes. Et je pense qu'on sait tous combien font deux fois deux...
▬ Donc ça serait lui...
▬ Probablement.


On s'est tue. On essayait d'entendre s'il y avait un bruit -et accessoirement, de ne pas en faire nous-mêmes.

Nerveusement, Luce avait tenté de regarder dans la direction qu'indiquait Victoria, sans rien voir pourtant.

Robin retenait son souffle, impatiente de voir le loup entier, mais contaminée par la frayeur des autres...

▬ Les filles...
▬ Quoi ?
▬ Les yeux grossissent...
▬ Tu veux dire qu'ils se rapprochent ?
▬ C'est plus que probable, en effet.
▬ Bah tiens. Peut-être qu'on va pas s'attarder...
▬ Les fiiiilles...
▬ Quoi ENCORE ?
▬ Etant donné l'influence que ça pourrait éventuellement avoir sur vos chances de survie, je tiens à vous prévenir que je vais très probablement bientôt... hurler.
▬ Retiens-toi !
▬ Non mais bien malgré moi, hein, mais je préfère être franche. Pour que vous puissiez partir devant et... PUTAIN NON. Hm. Changement de plan. Mon don vient de détecter qu'a priori, je serais la moins sujet à survivre.
▬ Quelle surprise...
▬ Oui donc je suggère la formation suivante : Luce devant, Weather derrière, et Robin me tient la main.
▬ Brillante idée, comme ça on aura deux trouillardes au lieu d'une.
▬ Hé, les yeux auraient pas encore grossis... ?
▬ Tu veux dire qu'ils se rapprochent ?
▬ Il semblerait... COURREEEEEEEEEEEEZ !!


Première à crier, dernière à courir. Qui mettra encore en doute mon esprit de sacrifice ? Alors que je m'époumonais à travers bois -sans doute mon instinct altruiste qui se manifestait à cette heure critique où chaque seconde que peut vous offrir cette distraction sonore vaut plus qu'une perle de Madagascar- Weather nous a aiguillé vers ce qui semblait être une caverne. Je vous avouerais que j'ai tout de suite eu un mauvais pressentiment. Mais enfin, quand votre vie est en jeu vous avez moins à cœur de faire entendre votre voix. Il semblerait qu'il faille que j'apprenne à m'imposer davantage, ma discrétion me perdra...

Luce choisit de suivre Weather et la traînée de brouillard qu'elle laissait dernière elle. Elle avait une petite idée de ce que mijotait la rouquine, et elle-même ne savait pas trop vers où se diriger. Il lui semblait néanmoins plus judicieux de rester ensemble.


Sans trop savoir pourquoi, Robin couru. Sans doute l'ordre de Victoria l'avait-elle gagné en même temps que sa panique. Elle ne savait même pas si le loup les suivait, pour ce qu'elle en savait, les jeunes filles courraient peut-être pour rien. Néanmoins, elle suivait le dos de Luce, qui elle-même semblait suivre Weather. Plus elles progressaient, plus le brouillard grimpait autour d'elle. Le hurlement continu dans son dos lui confirma que Victoria la suivait de près.

▬ C'est bon, on s'arrête là.

On était toutes essoufflées. Pour entrer dans cette grotte, on avait traversé à l'aveugle un épais nuage de brouillard. Ca puait le moisi là-dedans, et même les feuilles sur lesquelles on patinait semblaient trempées depuis des lustres...

▬ Qu'est-ce que... c'est trop bizarre.
▬ C'est parce que ce n'est pas un brouillard ordinaire,
me répondit cette Weather Time sans plus de précision, décollant une feuille humide de sous sa semelle.
▬ On est vraiment a l'abri juste avec ça ?
▬ Sais pas. J'ai pensé que ça pourrait troubler son odorat.
▬ Pas bête. Mais je suis pas sûre que ce soit très utile, ça reste un loup. Si encore on avait eu ça tout le long du chemin, ça aurait peut-être pu brouiller notre piste mais là...
▬ Peux pas faire un truc aussi dense en courant,
se justifia Weather en haussant des épaules, l'air assez peu concerné.

Bouais. Un peu moyen, je me suis dit. Mais bon, on pouvait pas nier qu'elle avait tenté quelque chose, et ce en pleine action. Encore un bon point pour son futur contrat...

Rose avait pensé que c'était plutôt bien joué, elle. Elle avait demandé aux autres de réunir les torches au centre de la petite grotte et elles s'étaient assises autour, le temps de reprendre leur souffle et de décider quoi faire.

Robin s'était assise, sagement. Se tenant un peu à distance de Victoria, elle trouvait tout cela bien sympathique. Elle ne voulait pas qu'on lui gâche cette petite veillée dans une jolie grotte. Elle en avait profité pour observer quelques insectes rampant qui fuyaient la lumière...

▬ Bon, on est tous d'accord : si on sort d'ici, on se fait bouffer.
▬ Pas sûr. Moi j'ai rien senti nous suivre.
▬ Dans ce cas précis le danger reste très virtuel. Tiens, tu pourrais pas nous dire combien on a de chances de s'en sortir, avec ton don ?
▬ Ca marche pas comme ça. Ca ne concerne que les capacités des gens. Comme... notre capacité de survie. Pour ce qui concerne le situation présente, Miss Poulpe est numéro un, et je pense que c'est relatif à ton don. Un bon jet d'encre dans la face de n'importe quel animal, ça calme. Vient ensuite Weather, ça doit venir du brouillard. Et ensuite Robin, car...
▬ … je pense qu'elle est numéro trois parce que tu es numéro quatre. Statistiquement, tu nous a prouvé que personne ne pouvait avoir moins de chance de survie face à un animal sauvage.
▬ Ah, ah. Très amusant. Il me semble tout à fait ordinaire de manquer un peu de sang froid dans une situation tout à fait extraordinaire.
▬ En attendant, c'est pas ton don qui t'aurait sauvé.
▬ Il est un peu inutile.


Bon, je dois avouer que j'ai pris la mouche. Mon don à tout un tas d'usages parfaitement utiles, il n'est simplement pas adapté aux moments d'actions... ce qui, je le confesse, à toujours été un regret personnel. Mais j'imagine qu'il convient totalement à ma personnalité, et au fond, c'est tout ce qui compte...

Elle avait pris du plaisir à la piquer au vif. Et pas qu'un peu. Mais après tout, elle le méritait bien. C'était sa lubie de courir après un loup qui les avait conduit là. Luce avait choisit de se montrer sans pitié, situation exceptionnelle ou pas.

Robin n'écoutait la conversation que d'une oreille. Les cloportes de cette caverne étaient absolument fascinant...

▬ Ah, d'accord. Bien. Mon don INUTILE et moi, on va aller faire un tour.
▬ Tu as l'intention de sortir, peut-être ?
▬ Cause toujours, je t'entends plus je suis trop loiiiin ~


Décidée à prendre l'air, j'ai récupéré ma lampe torche et me suis écartée de l'entrée de la grotte, me dirigeant d'un bon pas vers ses profondeurs J'avais sans doute momentanément oublié que je n'étais pas taillée pour l'exploration.

▬ Les fiiilles... ?
▬ …
▬ Je vous jure, ça ressemble fort à des ossements...
▬ Du genre ?
▬ Du genre je suis pas sûre, mais quand c'était vivant, ça devait être assez gros...
▬ Bah c'est juste un truc qui est venu crever là.
▬ Alors ils sont plusieurs à être venus crever là. Ca me semble un tout petit peu suspect quand même...
▬ Tu pourrais préciser ?
▬ Ah mais mince ! C'est des tas d'os quoi ! Si vous voulez confirmation sur l'aspect, vous levez vos fesses et vous venez inspecter le truc. Je vous préviens, moi je touche pas...
▬ C'aurait été étonnant...


On a bien regardé tout ça, et ça ressemblait fort à des restes de repas. Celui d'une assez grosse bête...

Après examen, le doute ne fût plus permis. Comme les autres, Rose avait su... Si loup il y avait bien, deux têtes ou non, c'est là qu'il terminait tranquillement ses proies.

Robin se souvint avoir pensé qu'il y avait peut-être une petite chance de rencontrer la créature en personne, après tout.

▬ Ce qui confirme que je vais finir en dessert...
▬ Pourquoi spécifiquement le dessert ?
▬ Toi entrée, Weather plat, Robin fromage... et moi dessert. J'en ai marre de dire « numéro machin » et compagnie, je dis ça à longueur de temps, je classe dans un ordre stricte... et voilà, de toute façon on va être mangé, autant annoncer clairement ce qu'il y a au menu.
▬ Je veux pas être le fromage...
▬ Bon, on peut dire dessert et café, si tu préfères. Donc je suis le café.
▬ Je peux pas être le fromage ?
▬ Non mais lâchez moi avec le fromage ! J'ai rien dit, okay ? Quoi qu'il arrive, il va falloir qu'on sorte de là, alors si l'une de vous à l'intention d'avoir une brillante idée, c'est le moment, exprimez-vous.
▬ Bah vas-y, on t'écoute.
▬ Eh oh, ça va hein. Moi j'ai dit qu'il fallait courir, Weather a tenté de nous dissimuler. On a fait notre part, c'est ton tour.
▬ La belle affaire. C'est bien parce qu'on a couru qu'on en est là.
▬ Ouais, mes idées sont pourries. Du coup je vous confie la suite.
▬ De toute façon, on ferait mieux de rentrer, on va peut-être nous chercher au camp...
▬ Est-ce qu'on peut être collé en classe de mer ?
▬ Pas sûr. Mais on peut être privé d'activité jusqu'à la fin de la semaine...
▬ HORS DE QUESTION. Demain y'a un bal ! Ce sera désorganisé et piteux, mais il y aura de l'alcool, je m'en suis assurée. Les gens vont boire ET parler. Je dois y être...


Du coup, j'ai un peu paniqué. Honnêtement, y'a pas de créature sur cette planète qui puisse me faire manquer une telle opportunité. Je rentrerais, à moitié mangé par un loup ou non, je rentrerais, et avant qu'on s'aperçoive de mon absence...

C'est avec inquiétude que Luce avait vit la flamme de la détermination s'allumer dans son regard. S'il n'y avait rien de dangereux dehors, cette fille était bien fichue de foncer tête baissée et de se perdre dans la forêt...

▬ Weather, tu saurais nous ramener en arrière. J'ai pas bien regardé le chemin en te suivant...
▬ Sûre. Quand vous voulez. Je peux suivre les traces que j'ai laissé en venant.
▬ Des traces ?
▬ Le brouillard. J'ai commencé à le générer dès le début de la course. Ce n'est pas visuel, je le sens. C'est mon brouillard, après tout...
▬ Okay. Si tu nous ramène là, on pourra rentrer grâce aux tâches d'encre.
▬ Tu as laissé des tâches sur le chemin ? Je t'ai pas vu faire.
▬ C'est juste un peu d'encre, pas un gogo gadgéto poing, ça reste discret. Il faut croire qu'on ne s'est pas tous autant soucier de rentrer en vie.
▬ Ca va hein, j'ai considéré que tu me guidais. Puis je fais pas ça tous les jours non plus, j'ai mieux à faire...


Je vous épargne la suite. On s'est un peu fâchée, on est rentrée saine et sauve, et personne ne l'a jamais su. FIN.

▬ Mouais... C'est un peu facile comme fin. Il s'est rien passé dans ton histoire, en fait.
▬ Attends mais on est frollé la mort !! On a rencontré un loup quoi !
▬ Qui me dit que c'est vrai ?
▬ Mais c'est pour ça que je t'ai amené deux témoins ! Voilà : Luce et Robin.
▬ Y'a pas Weather. Le truc du brouillard, c'est peut-être du pipeau.
▬ C'était vrai.
▬ Je suis pas obligée de te croire.
▬ … ça aussi c'est vrai.
▬ Bon allé, tu vas pas chipoter, tu l'as eu ton histoire, donne moi ta prédiction !
▬ Ce sera deux Chupa, comme tout le monde. Je suis Mara Zimmerman, le grand Marabout. Mes services sont pas gratos.
▬ T'avais dit qu'avec une histoire vraie, ça suffirait...
▬ Ouais, mais elle est pourrie ton histoire. Elle a même pas de fin. Ca compte pas. D'ailleurs, toutes mes peluches elles se sont endormis.
▬ Ce. Sont. Des. PELUCHES.
▬ Et alors ? Deux Chupa où rien.


Discrètement, Luce s'éclipsa. Elle n'avait strictement rien à faire de cette histoire. Elle avait déjà passé trop de temps avec Victoria Donovan... Elle en avait par dessus la tête de cette fille, et se souvenir de tout le temps et l'énergie qu'elle avait pu perdre en sa compagnie lui suffisait amplement. Elle se promis alors de chercher sous peu un nouveau fournisseur. Un qui ne parle pas, qui ne demande rien. Un qui n'accepte que des compensations ordinaires. Un qui ne demandera pas à aller se balader en forêt en pleine nuit pour courir après un loup à deux têtes...


PARDOOOOOOOOOOOON. J'ai traîné pour l'écrire, c'est trop long, puis c'est nul. Surtout la fin. J'ai tout écrit d'une traite et là j'avais plus d'idée donc j'ai coupé court SHAME ON ME. Y'a sûrement encore beaucoup de fautes vu que j'ai corrigé en speed... En plus j'avais très peur d'être OOC, et du coup y'a trop de Nox et pas assez de tes perso x_x (pour compenser j'ai laissé Luce tacler Nox à mort et la faire passer pour une grosse dégénérée... on va dire que c'est ça mon cadeau /o\)
Bref, j'espère quand même que ça t'as assez intéressée pour le lire jusqu'au bout *rire nerveux*
Je ferais mieux la prochaine fois, c'est promis Lulu

d'ireth à


Que fais-tu, idiote ?
Pas grand chose.
Qu'attends-tu, idiote ?
Pas grand chose.
Alors tu vas rester là, assise sur ce banc, à rien faire ?
Tu ne sais pas.

On finit par s'éloigner avec méprise. On se retourne une dernière fois pour te voir lever une main comme pour écrire dans l'air avant que tu ne sortes un crayon et une feuille de papier froissé. Tss. Toujours pareille. Toujours dans ton monde. Si ce n'est pour écrire des paroles de chansons ou des partitions, tu ne produis rien, rien du tout. Tu n'es pas du tout maligne de toute façon, qu'arriverais-tu à produire ? Un prototype dernier cri de robot à usinage ? Un élevage de scorpions aussi rares qu'exceptionnels ? Un exploit sportif durant une compétition ? Rien, rien.
Mais cela ne te dérange pas. Tu as réussi à avoir des résultats juste passables aux examens d'été pour que les enseignants aient une infime confiance dénuée d'assurance pour ton devenir scolaire. Et les vacances sont arrivées.
Tes premières vacances ici.
Tu voudrais rentrer au Japon revoir tes parents mais ceux-ci ne peuvent pas te payer l'avion, tout du moins pas maintenant. Tu voudrais recontacter ton producteur afin qu'il puisse s'arranger mais tu ne parviens pas à le joindre sur l'unique numéro de téléphone que tu as un jour réussi à rentrer dans ta mémoire, car ce numéro n'existe plus. Tu n'es même plus sûre que c'est le bon et, même si tu l'ignores, il t'a déjà oubliée et gère déjà une autre idole plus rapide d'esprit que toi et surtout plus normale. Toi, tu n'es plus rien. Tu es isolée en Irlande, à peine capable de communiquer grâce au philtre de traduction, et tu restes assise sur un banc à contempler le rare soleil irlandais.
Tu apprécies ce soleil.
Tu pourrais te baigner de sa lumière des heures durant, le visage paisible, le regard absent.
Ce soleil t'inspire.
Alors tu brouillonnes des paroles au crayon en répétant la mélodie dans ton esprit. Si tu éprouves des difficultés à résoudre une équation à deux inconnues, il t'arrive qu'une chanson émerge avec une aisance déconcertante. Quelques mots, le fredonnement d'un refrain, et le reste s'ensuit naturellement. Alors tu brouillonnes, remplissant ta feuille de mots puis de notes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place. Tu te lèves ensuite pour aller chercher de quoi écrire. Tu serais capable de tout oublier alors tu te dépêches.

Tu regardes ta partition. Elle est toujours plus longue que ce que tu pensais. Une fois tout écrit, tu traverses la cour dans l'autre sens sans remarquer que le soleil a commencé à décliner. Comme tu n'as rien à faire, que les camarades qui t'ont marquée semblent absents ou occupés, et que tu as sous le bras une nouvelle chanson, tu songes tout naturellement à l'essayer dans la salle de musique. Depuis que tu as découvert le piano il y a de cela de long mois, tu y joues régulièrement. Ton air passif devient rêveur, ton regard stupide s'emplit de touchantes émotions et tes mains malhabiles pressent les touches nacrées avec adresse et fluidité. C'est ainsi chaque fois et cela ne change pas aujourd'hui lorsque tu t'assois sur le tabouret. Ton début est bien sûr strié d'hésitations et de fausses notes mais vite, très vite, tu prends le fil de ta nouvelle création et la mélodie prend forme tandis que tu fredonnes les paroles que tu ne connais pas encore. Tu fais ainsi la chanson une première fois mais tu veux davantage, tu veux la chanter bien sûr. T'arrêtant, tu saisis la feuille froissée où tu as tassé tes mots dans le coin le plus étroit possible pour laisser place aux premières notes.
— C'est une chanson, c'est ça ?
Tu sursautes vaguement avant de te retourner assez lentement vers la source de la voix. Tu observes longuement la jeune fille qui te sourit doucement. La connais-tu? Tu as cru l'apercevoir plusieurs fois mais ne te souvient pas vraiment. Peut-être n'est-ce pas bien grave.
Cette soudaine intrusion dans ta bulle provoque en toi un légère tension. Sans pour autant te sentir agressée ou désirer ardemment te retrouver seule sur le champ, tu ressens un malaise vis-à-vis de cette présence. Pourtant, cela va en diminuant lorsque la fille de petite taille s'approche à petits pas vers toi dans une petite robe jolie à regarder. L'inconnue se penche suffisamment pour apercevoir les paroles griffonnés en japonais et t'interroger alors.
— C'est toi qui l'as écrite ?
Tu baisses les yeux vers les lignes comme pour t'en assurer.
— O-Oui...
— Dis... Est-ce que cela te dérangerais si je la chantais pendant que tu joues ?
Tu relèves tes pupilles qui expriment l'étonnement. Tu n'as jamais entendu pareille question auparavant et la trouves inhabituelle. C'est toi qui chantes, d'habitude. C'est toi l'idole, toi qui occupes le milieu de la scène, car c'est ainsi que ton rêve est composé. Cela ne t'empêche pas d'accepter, incapable de refuser de toute façon. Reprenant ton crayon, tu romanises rapidement les paroles afin qu'elle puisse les déchiffrer. Tu tends la feuille de papier. Elle la saisit d'un geste doux agrémenté d'un remerciement quelque peu gêné – elle sait que sa demande n'est pas commune – et plisse légèrement les yeux pour s'assurer qu'elle arrive à lire ton tracé. Ton écriture n'est pas bien belle mais cela suffira amplement. Tu te demandes brièvement comment elle peut être capable de chanter ce qui occupe ton esprit mais elle t'interrompt.
— Prête ?
Tu hoches la tête. Tu reportes ton attention sur le piano et commences à en jouer les premières notes. Alors que tu semblais sur le point de fredonner de nouveau les paroles, l'inconnue se met à les chanter.
Aussitôt, tu aimes sa voix. Son timbre est clair comme le cristal, habitué aux aigus, habitué au chant. Tu l'aimes comme celles qui chantent les opening de tes animes préférés. Et, surtout, tu l'aimes comme la toute première interprétation étrangère d'une de tes propres chansons. Elle a bien évidemment un fort accent anglais tinté d'un quelque chose que tu ne connais pas, mais cela n'est pas dérangeant.
C'est différent.
C'est nouveau.
C'est bizarre.
Mais c'est beau.
Lorsque vous terminez la chanson, tu la regardes longuement, intimidée, tandis qu'elle dépose la feuille près de tes mains. Elle a l'air contente... heureuse. Elle te sourit et te remercie gracieusement. Elle est mignonne. Elle a l'air gentil.
— C'est l'heure du souper. Tu viens ?
Tu acquiesces timidement et te lèves maladroitement du tabouret. Tu refermes le couvercle par-dessus le clavier tandis qu'elle t'aborde encore.
— Au fait, je te prie de m'excuser, je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Robin. Et toi ?
— K-Kanetsugu... On me connaît aussi sous Panda.
— Enchantée, Kanetsugu. Allons manger ?
— D'accord...
◄◄◄


d'adraeth à


Eustache Maurice Chatterton.
Beaucoup de gens le prennent pour un crétin. Bon, dans les fait, il est vrai qu'il ne donne pas l'impression de briller par son intelligence, et à Aisling, comme dans tout milieu plus ou moins scolaire, les réputations, il est nettement plus facile de se les faire que de s'en débarrasser, surtout quand celle-ci est mauvaise. La gente masculine avait donc, tout particulièrement, l'avis qu'Eustache était un crétin.
Pour la partie féminine de l'établissement, c'était autre chose. Bon, d'accord, la base était en fait la même, mais plus qu'un abruti, beaucoup de filles considéraient Eustache comme une mine d'or, pour peu qu'elles arrivent à éveiller son intérêt. Même si, pour ce faire, il fallait arriver à battre Sally, dans sa tête.
Non parce que, malgré tout, personne n'était stupide, hein.

Pas besoin d'être une lumière non plus pour se rendre compte du caractère du jeune homme, du fait qu'il n'avait jamais vraiment grandit, qu'il nourrissait toujours des rêves aussi simples que ceux d'un enfant, d'un adolescent. Comme avoir une jolie copine, par exemple. Raison pour laquelle, d'ailleurs, il finissait toujours par se faire avoir par les filles collectionnant des « cailloux », comme il disait. Haaa l'innocence. Comme c'est mignon.

Et dans les faits, on était maintenant dans la meilleure période de l'année pour réaliser ce genre de rêve. Sérieusement, l'été, la saison parfaite pour qu'il puisse montrer son corps de rêve et prouver à ces demoiselles – et à Sally – qu'il avait tout pour plaire. Non ? Bien sûr que si. Et cette fois, rien ne viendrait tout gâcher. Aucun événement fâcheux ne viendrait le ridiculiser et réduire ses efforts à néant.
Pas vrai ?

Alors vas-y, Eustache. Réveilles-toi, lèves-toi et fonces ! Ton heure de gloire est arrivée, ça va enfin être à ton tour de briller, de séduire ! Cette fois, ton plan est parfait !
Sans doute.


[Et c'est ici qu'il faut ouvrir le jeu-cadeau pour la suite]
https://www.dropbox.com/s/kk00vo87zktt194/Secret%20Santa%20Summer%20-%20Eustache%20Edition%20v1.3.rar

de runaway à




«On an island in the sun
We'll be playing and having fun
And it makes me feel so fine
I can't control my brain. »
Enfin ! Le moment tant attendu ! L'été ! Les vacances, la plage. Fini le travail, finis les examens, finies les mauvaises notes. Camélia était enfin libre et pouvait enfin aller à la plage avec son amour de toujours : Kyle. Du moins, c'était ce qu'elle s'était mis en tête le lendemain de la fin des cours. C'est d'ailleurs pour cela que Kyle ne put être à l'heure au rendez-vous qu'il s'était fixé avec ses amis : Il s'était fait enlever par Camélia, décidée à aller se baigner avec lui.

« Si tu ne viens pas je me déshabille et je crie partout dans la rue que t'as un petit zizi ! »

Autant vous dire que l'argument était de taille – ou plutôt, sa petitesse intimida le jeune roux qui accepta en un soupir d'aller se baigner avec la demoiselle.


« Tu viens dans l'eau avec moi ? » Yeux de chien battu. Camélia sourit un peu, essaye de me tirer avec elle. Je serre les dents.
« Déjà que je suis ici alors que je devrais jouer aux jeux vidéos avec mes potes... Laisse moi au moins sur la terre ferme. » Camélia fronce les sourcils, serre les poings, gonfle sa -ô grande- poitrine. « Pff. Bah si c'est comme ça reste ici moi j'vais m'amuser ! »

Et elle part.
Une heure.
Deux heures.
Trois heures.

Lorsque la quatrième heure d'attente pointe le bout de  son nez, je prend enfin conscience de quelque chose. (Bah oui hein ça me faisait des vacances de ne plus la voir, donc bon.) Camélia avait disparu. Non pas que je m'inquiétais, mais elle seule savait où étaient cachées les clefs de la voiture (qu'elle avait enterrées quelque part sur la plage au cas où j'aurais voulu fouiller dans ses affaires).


Bon. Faut que je fasse mon enquête.


« Vous n'avez pas vu une fille avec des cheveux v-....
-IIIIIIIIIIIIIH Y'AVAIT UNE GROSSE PIEUVRE OU UN TRUC AVEC DES TENTACULES AAAHHH ! »
Je tourne la tête vers le cri strident qui venait de me rendre à demi-sourd. Elle était accompagnée d'une autre fille qui gueulait tout autant. « - IIIIH ELLE EST OU ???
- Y'A LE PÊCHEUR DU COIN QUI L'A PRISE. MAIS J'AI EU TELLEMENT PEUR TU S-... »


Le pêcheur du coin. Mais où il était, ce con ?

Je décide d'aller voir une fille qui semblait tout aussi déboussolée que moi.
« - Excusez-moi... Vous savez où il y a un pêcheur ici ?
- Euh... Oui. Pas loin. Tu veux que je t'accompagne ?
- Vous ne pouvez pas simplement m'indiquer le chemin ? J'pense que j'peux y aller seul.
- Non non non ! Imagine si tu te perds hein ? En plus j'ai entendu une histoire comme quoi il y aurait des fantômes ici la nuit...
- Mais il n'est que 15h j'vais pas rester ici toute la nuit hein...
- Bon allons-y ! »

Après être vanné par la taille de mon entrejambe, voilà que je suis totalement ignoré par une inconnue à moitié folle qui voulait absolument me suivre. Quelle journée.

« Au fait, moi, c'est Zora ! »






«You can splash me if you want to
But not in the eye.»




« - Mais si moi... pourquoi tu cherches ce pêcheur ?
- Il a pêché une... Amie.
- Ton amie !? Comment ça se fait ? Il mange les enfants c'est ça ? Moi je te laisse à l'entrée de sa porte si c'est ça hein...
- Non. Non. Enfin... Bon. Laisse tomber. C'est ici ?
- Oui. Enfin non.
- … Hein ?
- … Je. Je. On est perdus. »

Je n'arrive plus à retenir un long soupir, puis décide d'aller demander de l'aide à un autre passant qui lui nous indiqua le chemin clairement sans pour autant proposer de nous accompagner.


« - Hé toi ! C'est toi le pêcheur du coin ?
-... Non. Enfin si. Je le remplace.
- Ouais bah t'as pêché une de mes potes mec. T'as pas les yeux en face des trous pour remarquer que y'avait pas que des tentacules que t'as pêché ?
- … Je fais juste mon travail. De toute façon c'est chiant ce boulot. »

Il lève les yeux au ciel. Il est chelou un peu.

« Bon. J'ai pas envie de finir en retard. Alors je vais libérer votre amie. J'pense qu'elle est restée sur mon bateau. »

On part, Zora, le pêcheur et moi, aller chercher Camélia.

« - AAAHHH ! » Elle crie, la tentaculaire, elle se débat dans les filets. Le pêcheur lui ne semble pas se poser trop de questions et se contente de sortir un couteau et de couper le filet. « Voilà, elle est libre. Maintenant je peux finir de bosser ? Je fais ça juste pour me payer de quoi manger cette année. Alors ça m'amuse pas vraiment vos histoires.
-Ouais ouais c'est bon cache ta bonne humeur mec hein. »

Camélia, elle, court se coller à moi me prendre dans ses bras en criant. « Kyyyle j'ai eu tellement peuuuuuuuuur ! » Elle pleure elle s'agite elle frotte sa poitrine contre mon torse. Je soupire. Encore. Toujours. « Bon... On va y aller. Désolé du dérangement. Et salut euh... Zora c'est ça ? »

On commence à partir, Zora est raccompagnée à la sortie avec nous. Mais juste avant de se faire claquer la porte au nez, elle dit promptement dans un élan de curiosité :

« Au fait ! C'est quoi ton prénom à toi ?
- James. James Walter. »





de bhou à



    Bon comme tout les ans je suis en retard, alors tu auras des avatars plus tard et en attendant je te couvre de love parce que JE TE LOOVE MEUF. J’étais tellement heureuse de tomber sur toi si tu savais. J’espère que j'aurais pas tout casser Wayne et je sais que c'est beaucoup tourner sur Camélia, mais c'est surtout que comme on voulait faire un liens entres les deux depuis un moment bah, je me suis dit que c’était le moment ~  ( et puis pardon pour les fautes et la présentation moisit ).


    Wayne, est-ce que tu aimes les fleurs ? Wayne dis, que penses-tu des Camélia ?

    Tu sais Wayne, elle t'avait vu, avec tes chansons mal écrites, avec tes rimes à la cons, avec ton cœur un peu trop tendre. Elle t'avait épinglé sur son tableau de chasse, toi le belle amoureux. Elle voulait te comprendre, t'apprendre, te dévorer, te détruire, pour savoir si bien aimer. Elle avait aperçu tes coursiers, avait senti le parfum de tes mots raturés et elle avait souhaité savoir aimer de la sorte. Avec l'innocence des refus que l'on sait entasser, avec l'audace de toujours se relever. Wayne, elle t'observe lorsque tu passes dans les couloirs, quand tes pas trainent un ailleurs qu'elle souhaite alors connaitre. Elle n'a pas envie de te comprendre, elle veut juste t'imposer sa personne, te paralyser à coup de faux pour t'apprendre sa vérité.  Mais Wayne, Wayne, si tu savais. Elle a tellement attendu du Shakespeare sous sa fenêtre, un Roméo pour  s'en aller. Elle ne demande que ça, partir. Pour toujours.  Elle a volé quelques lettres Wayne, et elle en est si désolée. Tu la crois, pas vrai ? Elle a dépouillé les avions volants qui partaient bien trop au large, qui partaient pour tant de cœurs volages. Elle a hésité, caché, retrouvé, relu. Répondu. Elle t'a laissé t'approcher, alors qu'elle n'était pas la bonne. Elle s'est accaparée les avances, les compliments de cette fille mystérieuse, belle et précieuse. Elle a rit devant les morceaux de chansons, a presque serrait son cœur quand tu parlais d'affection, elle a froissé les papiers pour se rappeler qu'elle n'était pas la jolie blonde bien roulée avec qui tu croyais correspondre. Elle ne pensait pas que cela durerait aussi longtemps, que tu serais aussi tendre. Presque patient. Que tu laisserais ton romantisme déteindre sur tout le reste. Messages d'été, grain de sable, stéréotype, sincérité. Elle était belle tes vacances Wayne, elle y a prêté de l'attention.  Peut être même était elle sincère, elle aussi. Quand elle réclamait encore, encore, sensuellement dissimulé entres les lignes. Mais l'été s'est fini Wayne et avec lui ton retour, et avec lui cette fausse proximité, ces mensonges calculés. Tu as voulu un peu plus, tu as voulu des gestes, des regards, du concret. Les lettres ne durent qu'un temps avec monsieur Parker. Tu as tracés une demande qui n'attendait pas d'accord. Et tu t'es lancé. Elle était là, Camélia, lorsque tu as accosté ta prétendu correspondante. Elle a vu l'incompréhension dans son regard. Dans le tiens. Elle a rit, victorieuse. Si heureuse de t'avoir abîmé. Wayne, tu sais, personne ne t'attendra sous son balcon, personne ne sera prés pour un jour faire le sacrifice ultime, personne n'est assez con.  Elle t'a laissé là, sans un mot. De toute façon, ce n'est pas vraiment Camélia que tu avais appris à connaitre, que tu avais lu jusqu'à présent. Il ne faut pas le croire, non , vraiment. Camélia n'est pas de ces gens là. Pas ce ceux qui aiment, qui se dévoilent, qui s'accrochent à des morceaux de papiers. Wayne, tu ne sauras jamais, ce regard qu'elle a lancé à la paperasse imbibé. Tu ne sauras pas qu'elle a eu cette impression de vide, ce sentiment de manque. Tu vas t'en remettre Wayne, tu es fort. Amoureux pour un temps. Tu n'es pas comme elle Wayne,  toi tu ne pleureras jamais pour toutes ces conneries la, pas vrai ?

    Wayne, est ce que tu aimes les fleurs ? Wayne dis, que penses-tu des Camélia ? Ont-elles pour toi cette douce chaleur d'été, cette impression de rêve, ce dangereux parfums de fausse éternité?


d'albator à


en retard ;;


d'alcyone à




▬ Grand frère, viens te baigner, elle est bonne !

Le garçon fixait l'horizon avec des yeux mi-clos. Un soleil éblouissant brûlait dans le ciel bleu qui s'étendait au-dessus du sable doré. Des mouettes ricanaient en écho au bruit des vagues. Le vent portait une brise humide et salée depuis la mer. Et la voix de sa sœur piaillait dans ses oreilles, lui faisant froncer les sourcils. Comment en était-il arrivé là ? Il faisait trop chaud, c'était insupportable. Tout ce monde autour de lui le mettait mal à l'aise, l'irritait au possible. Le roulement des vagues qui venaient mourir en soupirs sur la plage le crispait. Dire qu'en cet instant il aurait pu être tranquillement dans sa chambre, où il faisait frais et seul, en train d'admirer sa collection de consoles ou de jouer à un jeu vidéo. L'air marin lui picotait la jambe, le sable irritait sa peau blanche. Albert grommela. Il n'aimait pas la mer.

▬ Grand frèreuh !

Et ça, c'était probablement le plus agaçant de tout. Cette voix haut-perchée qu'il ne connaissait que trop bien, qui se collait à ce « grand frère » avec cet attachement suintant, qui le suivait et le rattrapait sans cesse. Albert avait cédé. Albert s'était laissé traîner par le bras jusqu'au bord de mer. Albert avait laissé couettes bleues le sortir de son antre, parce qu'il avait beau râler et la trouver collante, elle restait sa petite sœur adorée, comme elle aimait le lui rappeler. En grand frère responsable, il n'aimait pas céder à ses caprices comme le faisait le reste de son entourage. Mais ça ne faisait pas de mal de lui faire plaisir de temps en temps, si ? Albert se serait presque laissé aller à un sourire attendri, si la concernée n'était pas venue s'accroupir devant lui à cet instant précis, une moue boudeuse sur le visage.

▬ Grand fr—
▬ Quoi ?

Contente d'avoir obtenu une réponse, la jeune fille lui adressa un sourire enjoué en saisissant son bras.

▬ Viens te baigner avec moi !
▬ Nan. Lâche mon bras.
▬ Maiiiiis, je veux me baigner avec toi ! Main-te-nant !
▬ J'ai dit non, retourne avec tes amis.

Elle recommençait déjà à protester quand le spécial sortit un gameboy d'un petit sac noir. Comprenant que c'était peine perdue, la jeune fille retourna auprès du groupe d'adolescents avec lesquels ils étaient venus, laissant son frère reprendre sa partie en cours sur Link's Awakening. Lui, l'éclopé, aller faire trempette dans la mer ? Quelle idée. Les protections supportaient l'eau, mais quand même. Il explora la Cave aux Clés pendant quelques instants, récupéra les Bottes de Pégase, puis la clé du boss, qu'il rencontra un peu après l'un de ces surprenants passages en 2D qu'il appréciait tant. Puis, une fois le boss battu et la Cloche des Algues obtenue, Albert sauvegarda et releva la tête. La luminosité ambiante rendait l'écran peu lisible et le garçon sentait que ses yeux fatiguaient un peu. Il repéra Elizabeth qui s'amusait avec un groupe d'ELEM que le blond avait tout particulièrement en grippe, convaincu que ces fanatiques collaient des idées louches dans la tête de sa chère petite sœur. C'était un complot qui visait à faire de la jeune McQueen l'une des leurs en la manipulant de sorte à ce qu'elle adhère pleinement à leur délire au sujet de pouvoirs paranormaux. Albert les avait à l’œil. Les airs innocents et insouciants qu'ils se donnaient en présence de sa sœur l’écœuraient. Le prince était persuadé de leur hypocrisie. Il sentait également sourdre un peu de jalousie en les voyant tous s'amuser si joyeusement. Il ne sentait pas grand chose dans le bras, mais une douleur sourde le brûlait dans la jambe gauche. Albert laissa son regard glisser dessus, froidement. Il posa machinalement la main sur son bras droit, le tâtant distraitement au-travers de la protection, tandis que les souvenirs de l'incident revenaient au galop. Albert n'avait rien d'un héros, vous dira-t-on, et lui le premier. C'était un éclopé pâlichon, pas bien grand, légèrement misanthrope, avec de fortes tendances paranoïaques et hypocondriaques, qui passait sa vie enfermé dans sa chambre à jouer à de vieux jeux vidéos sur des consoles collector et à envoyer le monde se faire foutre avec une bonne dose de sarcasme. Et pourtant, Albert était un héros. Ne serait-ce qu'aux yeux de sa petite sœur.

Qu'est-ce qu'il ne ferait pas, pour sa chiante de sœur.



La frustration lui nouait l'estomac. L'adolescent fut soudain pris d'un intense besoin de bouger. De se battre contre cette rengaine d'amertume, contre cette douleur qui se réveillait, contre son corps qui le trahissait et le réduisait à cet état d'handicapé qu'il méprisait tant, contre le monde entier qui semblait en cet instant conspirer contre lui. Il éteignit la console et la laissa retomber sur la serviette de bain sur laquelle il était assis, retira la chemise ouverte qui le protégeait du soleil ardent, et se rua clopina en direction de l'eau. Il grimaça en sentant l'eau froide et le sel caresser sa jambe, imbiber la protection, mais poursuivit dans son élan. Un pas après l'autre, il s'éloignait du bord, progressait vers l'horizon, sentait le niveau de l'eau monter par rapport à son corps, jusqu'à ce que le sol lui échappe enfin. Albert nagea vers le large, avec l'énergie de ceux qui mènent un combat contre eux-mêmes. Il nageait. Ignorant la douleur et la faiblesse qui engourdissaient sa jambe gauche, il se retourna avec un air triomphant qu'on ne lui connaissait pas et leva le bras avec l'intention de faire signe à sa sœur, quand une crampe le saisit soudainement dans le mollet. Son expression se transforma aussitôt en un rictus douloureux, et la sensation familière de la panique qui montait en lui acheva de le paralyser. Une crampe à la jambe, c'était peut-être une anomalie électrolytique importante, comme une natrémie, qui entraîne une faiblesse musculaire allant jusqu’à la paralysie et des arythmies ventriculaires menaçant la vie du patient. Les convulsions n'étaient pas encore là, mais il ressentait déjà une baisse progressive de l'état de conscience, il allait finir par tomber dans le coma et se noyer sans que personne n'en ait rien à faire ! Ou peut-être que c'était une déshydratation sévère, il avait probablement pas bu assez et cet infernal soleil lui avait trop tapé sur la tête ! C'était quoi les symptômes déjà, fatigue, oui, il était épuisé depuis ce matin. Il était tout le temps fatigué et il n'avait pas beaucoup dormi, mais quand même, il s'était trouvé très fatigué aujourd'hui. La sècheresse de la peau, c'était difficile de juger sous l'eau, mais il aurait juré que oui ! Son rythme cardiaque s'était considérablement accéléré, et il jurerait souffrir d'une baisse de la tension artérielle, et... La douleur de la crampe, la panique, le risque de se noyer, Albert lançait des cris désordonnés en frappant l'eau pour se maintenir à flots, appelant à l'aide et maudissant tout le monde, médecins les premiers, dans un seul et même souffle. Il ne vit pas arriver le bateau à moteur, avec son hélice. Pendant quelques instants où il parvint à conserver la tête hors de l'eau, il vit Elizabeth et d'autres élèves s'agiter, s'élancer dans l'eau comme pour venir à sa rescousse. Puis il se senti happé par les flots, heurta la coque du bateau, passa en-dessous dans un chaos formidable. Sans bien saisir la situation, il comprit au dernier instant quelle serait l'issue de cette journée.

Merde, Lisa va encore pleurer.

Puis l'hélice entailla sa chair et le bateau poursuivit sa route, laissant un sinistre sillage rouge derrière lui.




▲ ▲ ▲



Albert ouvrit les yeux dans la pâleur de sa chambre d'étudiant. La lumière matinale, blafarde, filtrait à-travers les rideaux. Il posa sa main à-côté de lui, tâtant le drap familier de son lit, puis sur son corps, comme pour vérifier qu'il se trouvait bel et bien en un seul morceau. Pas de sparadrap, pas de coutures, il était comme neuf. Mises à part les fichues protections qui recouvrait son bras et sa jambe. En somme, tout était normal. Ce n'était rien d'autre qu'un mauvais rêve, comme toujours. Un de ces cauchemars au réalisme saisissant comme il en faisait régulièrement depuis plusieurs années. On avait essayé de lui faire croire qu'il s'agissait là d'un don, une sorte de pouvoir surnaturel — et particulièrement ironique — qu'il possèderait. Mais il ne marcherait pas. Il ne ferait pas les mêmes erreurs que sa sœur, il ne se laisserait pas entraîner dans leurs machinations. Il savait que c'était un abominable complot, qu'on l'avait attiré ici dans le seul but de le faire taire, et il soupçonnait même que des drogues soient à l'origine de ces cauchemars récurrents. Tous des pourris, ces fanatiques. Ça remontait haut, très haut, et ça ferait scandale si ça se savait ! Un jour, il laisserait une lettre pour tous les dénoncer et finirait par se jeter sous un train, comme ça tout le monde serait content, sa famille qui avait honte de lui, et tous ceux qui voulaient se débarrasser de lui !

C'est alors que la porte de la chambre s'ouvrit à la volée, et qu'une jeune fille aux longues couettes bleues pénétra sans cérémonies dans la pièce, avec un enthousiasme et une insouciance remarquables.

▬ ALBEEEERT ! ON RETOURNE A LA PLAAAGE AUJOURD'HUI ?

Bon, peut-être pas tout le monde.


coucou ♥ alors déjà, j'étais super super contente de tomber sur toi. j'adore tes persos, tout particulièrement henry et albert comme tu le sais déjà. j'ai failli faire un truc pour henry, peut-être même du henrylisandra, mais j'ai vraiment un gros faible pour albert donc j'ai profité de l'occasion. sauf que je ne savais pas trop quoi faire, et c'est un peu parti en live et j'espère que j'ai pas massacré le personnage ;; tu l'auras peut-être remarqué, j'ai subtilement transformé ça en remake du beach episode d'another (oui, cette mort m'avait marquée), ça manque cruellement d'originalité je sais. enfin, j'espère que ça t'aura fait plaisir quand même, moi j'ai absolument adoré écrire ça et rper albert !

edit ; alors en fait, j'ai passé la journée en voiture avec un ordinateur sans internet et beaucoup de temps devant moi, et du coup j'en ai profité pour te faire quelques avatars que je n'avais pas eu le temps de te faire avant de rendre mon ss (faute d'avoir le temps de te dessiner un truc ; mais ça viendra, t'en fais pas, tu auras un dessin un de ces jours). ça a commencé par un avatar par personnage, classique, et puis... albert un peu, et surtout henry, m'ont énormément inspirée (je savais juste pas choisir entre tous ces beaux artworks de killua en fait), du coup henry a récupéré plein d'avatars d'un coup, je passe pour une sale folle et voilà tant pis. je me dis que dans le lot il y en aura peut-être un qui te plaira, du coup 8D

Spoiler:
 


Dernière édition par Jeadly O'Jersley le Sam 24 Aoû - 0:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 23 Aoû - 23:49

de darth vader à


en retard ;;


de sheina à


Bon bichette je suis vraiment désolée, mais comme tu l’as compris ton SS sera un peu en retard (pour diverses raisons mais voilà, je préfère te faire attendre un ou deux jours de plus que de te pondre un truc bâcle vite fait, tu mérites mieux que ça). Enfin valà valà, je te fais beaucoup de bisous d’excuse et m’y mets dès que possible. éè


de reyna à


Edwin, Edwin, Edwin... Tu sais tu me fais rire, t'es drôle, presque trop, ça me tord le ventre quand je te vois te regarder dans le miroir, à singer, à imiter, à tenter de sourire un peu mieux chaque jour, à plaire à lui, à elle, à eux, être le gars qu'on aime, transparent, toujours là quand il faut à jouer le bon rôle. Pathétique.
Il repousse sa couette, roule, tourne, murmure des mots, un nom. Et puis plus rien, une rire et il se détend, petit à petit son souffle se fait plus léger, ses paupières se referment. Dors Edwin, dors encore, loin de tes souvenirs trop douloureux. Demain est un autre jour, un autre sur la scène de la manipulation et des faux semblants. Délicieux.
Oh oui Edwin, lève toi comme tous les matins, mets un peu d'ordre dans tes cheveux et lance toi. Je sais ce qui se passe dans ta tête, je l'imagine tellement et te voir faire rouler ce cube derrière la cage d'escalier me fait sourire. Prévisible. Alors Petit Poucet, on s’ennuie ? Disperse donc tes cubes partout, avec ce sourire figé gravé dessus, amuse toi à deviner qui mordra à l'hameçon, qui donc remonteras-tu dans tes filets.  Sache qu'au moins tu me remonteras pas moi. C'est bien trop tard pas vrai....

« Edwin ? Tu peux m'aider pour mon cours d'info ? J'arrive pas à comprendre cet algorithme ça me soule...
-Bien sur hm, tout à l'heure à la pause ? »


Fais donc ton sourire charmeur Edwin, tu sais ça t'aidera pas toujours ! Un jour quelqu'un soulèvera le masque et sera surpris de ce qu'il trouvera en dessous, hypocrite, menteur, manipulateur. Je te hais, je te hais, je te hais.
Il frissonne, un peu comme si quelqu'un en ce moment pensait trop fort à lui, comme si tout d'un coup on allait le surprendre par derrière pour lui planter un couteau dans la nuque. Hm. Sans doute rien d'autre qu'un courant d'air. Il presse le pas pour se rendre dans la classe où se déroule son prochain cours.
Tu sais Edwin, t'es fort, extrêmement fort. Ton don ? Magique ! C'est le cas de le dire pas vrai ? Je t'ai toujours envié pour ça, vraiment. A chaque fois que je te regardais je me disais : et si ? Et si moi j'avais ça ? Et si moi je pouvais... Hm... Faire voler les gens parce qu'ils ont du métal sur eux par exemple ? Ca te rappelle un truc pas vrai ? Hein... ?
Le sentiment qu'on l'observe devient de plus en plus fort, oppressant. Il enfonce son bonnet jusqu'aux yeux et avance rapidement jusqu'au parc, un peu d'air lui fera du bien pas vrai ? Et plus il avance, plus il repense à ce moment là, à son regard baignés de larmes, à ce sourire angélique même dans la mort.
Arrête de faire semblant Edwin, arrête. Au fond ça fait mal pas vrai ? T'es un peu comme amputé, handicapé, sans cette moitié qui a disparue trop tôt. Regarde toi Edwin ! Regarde toi en face, droit dans les yeux, dans ce miroir. Ne fuis pas ! Ne fuis pas. Pour une fois sors de l'ombre, coupe les fils de tes pantins, oublie ce monde dans lequel tu t'es enfermé. Souviens toi. Je t'en pris, je t'en supplie.
Il pose sa main sur la glace, un instant, tremblant. Son ventre le brûle et sa gorge se serre. Quelle étrange sensation...Il bouge un peu, ouvre la fenêtre et s'appuie sur le rebord. L'été est là, enfin, en Irlande c'est pas vraiment le top c'est vrai mais y a quand même ce petit air frais, humide, reposant. Il ferme les yeux et se souvient, de ces moments à jouer dans le jardin, prêt du pont, dans l'herbe.
C'est ça Edwin, c'est ça... Ferme les yeux et écoute un peu, souviens toi d'avant, de quand tu n'étais pas que demi mais entier. Tu sais j'ai beau essayer, mais c'est trop difficile. J'arrive pas à te hair, je le pourrais jamais. Quoi que je puisse dire haut et fort je ne le pense jamais. Même a ce moment là je croyais encore en toi, je crois toujours en toi. Bouge toi Edwin, bouge toi je t'en pris... Ca me rend tellement triste en fait. De te voir comme ça... BOUGE TOI !
Une larme coule. Unique. Bien vite essuyée du bout du pouce.

« Pardon Axel. »




COUCOU EDWIN, alors je te connais pas, pas du tout mais bon voila enchanté. Je. J'espère que ce que tu as lu t'as plus. Je me suis permis pas mal de libertés et je m'excuse de ça mais ton histoire m'a vraiment rendue triste et je voulais- egoistement- que Edwin pense encore à son frère et regrette ne serait-ce qu'un peu ce qui est arrivé. J'ai fais une narration un peu chelou je sais mais je voulais aussi faire intervenir Axel, un peu comme si il le hantait encore maintenant, toujours présent. On dit que les jumeaux ont un lien très fort alors bon ptêtre que jusque dans la mort ça a continué. OU TOUT SIMPLEMENT AXEL AVAIT FANTOME COMME POUVOIR HOHO. Bref voila. PLEINS DE BISOUS JTM MEME SI JE TE CONNAIS PAS JOYEUX ETE ET VOILA.
Oh et petit avatar en cadeau parce que je suis gentille /SBAF/ non bref parce que voila Noize il est cool

bisous <3 et paillettes

d'akira à


Akira n'ayant pas donné de nouvelles depuis un bon moment, j'ai demandé à Alcyone d'écrire un SS pour Wind pour éviter qu'elle n'ait rien. Et quelle bonne surprise quand j'ai vu qu'elle avait aussi demandé à Parker (un ancien membre) qui connaît bien Wind d'en faire un aussi en ayant peur de ne pas avoir le temps. Tu as donc deux SS, chère Wind.








tu entends à chaque fois que tu respires,
comme un bout de tissu qui se déchire.


Elle compte les respirations à côté d'elle, les soupirs dans la nuit, les minutes, les secondes, des taches qu'elle imagine en fixant le plafond, les idées qui lui traversent l'esprit, une à une, sans les nommer. Tout, pour se distraire. Tout, plutôt que de penser à son cœur qui se serre et qui s'affole. Ce cœur mal fichu duquel tout dépend toujours.

Elle imagine des choses, qui se font et se défont, essaie d'inventer ses expériences à venir, cherche à se faire peur. Mais les ombres dans sa tête ne l'effraient pas. Pas après toutes ces années de cohabitation. Elle soupire, décroche ses yeux du plafond blanc de la chambre double et se redresse. Quelques instants plus tard, elle referme la porte de sa chambre derrière elle, et s'éloigne dans le couloir en pantoufles et pyjama, après avoir revêtu un simple sweat à capuche. Elle ne sait pas très bien où elle va, probablement nulle part. Au moins, elle ne risque pas de se perdre. Elle imagine un instant ce que sa colocataire lui aurait dit, si elle l'avait vue errer dans les couloirs la nuit. « Einthoven, combien d'articles du règlement intérieur penses-tu être en train d'enfreindre ? » dirait la voix tranchante de Griggs. Cette pensée la fit sourire. Mais heureusement pour elle, Griggs dormait paisiblement dans son lit en étreignant son code pénal. Phoenix était donc libre de commettre les méfaits qu'il lui plairait.

Elle arrive au bas des escaliers des dortoirs sans vraiment s'en rendre compte, et pousse la porte coupe-feu qui donnait sur la cour. Un air doux et sucré de nuit d'été vient caresser son visage tandis qu'elle se glisse dehors. Elle fait quelques pas calfeutrés avant d'apercevoir une silhouette, assise sur un banc. Il ne lui faut que quelques instants pour l'identifier, et l'ombre d'un sourire doux passe furtivement sur ses lèvres. Mais c'est un visage neutre qu'elle présente à son cadet après l'avoir rejoint.

► C'est rare de te croiser de nuit.

L'enfant lève les yeux vers elle et esquisse un sourire. Le geste semble avoir quelque chose de pénible, et la jeune fille ne sait que trop bien ce que ce sourire dissimule. Elle s'assied à côté de lui et s'appuie contre le dossier du banc, les yeux levés vers le ciel. Elle commence à compter les étoiles, machinalement, distraitement, en proposant :

► Tu veux en parler ?

Le garçon, penché en avant et yeux rivés au sol, hoche la tête en silence. Non, il ne veut pas. Il n'a rien à dire qu'elle ne sache déjà, et pas le cœur à rentrer dans les détails. Mais il est content qu'elle ait demandé, elle le sait. Même sans mots, ils sont à cœur ouvert, et ça fait un moment que c'est comme ça. Elle connait le scénario. Les cauchemars, encore et toujours, et pas les siens. Elle imagine les pleurs, peut-être même des cris, et le voit serrer la silhouette frêle et tremblante dans ses bras d'enfant. Parce que ce n'est encore qu'un enfant, avec son cœur tendre et les larmes, pourtant faciles, qu'il ne montre à personne. Elle devine l'impuissance, le cœur qui se serre. Et puis la fuite, le banc, le refuge, sous la lune, sous les étoiles, dans sa solitude. Un air doux et sucré de nuit d'été dans le cœur, à force de le respirer à grandes bouffées, pour se calmer. Ils avaient ça en commun, après tout.

► Et toi, demande-t-il après quelques instants, insomnie ?

Il demande par politesse, parce qu'il sait déjà tout. Elle sait que la main sur le poignet cache un bracelet fissuré, au bord de l'éclatement. Ça sert à rien de faire semblant, Smile, on le sait depuis longtemps. Pas entre nous. Alors elle pose une main sur ses cheveux roux, tout en regardant ailleurs. Elle prend un air détaché qui ne trompe personne, mais qui rassure.

► Te prends pas la tête avec ça. La nuit est belle, ce soir.

Elle le sent frémir, surpris par ce geste qu'il avait pourtant vu venir. Puis il se détend, et sourit, sans relever la tête.

► Hm-hm, acquiesce-t-il sans un mot.

Ils restent ainsi quelques instants, le regard levé vers les étoiles pour elle, baissé vers la terre pour lui. Ça leur correspondait tellement bien. Puis le petit Sully se lève, revigoré. La main de la jeune fille retombe sur le vide. Elle se retient de le rattraper.

► Je vais y retourner, annonce-t-il gaiement.
► D'accord, répond-elle avec un sourire. Prends soin de toi.
► Toi aussi, Phen !

Elle le regarde s'éloigner dans la nuit et disparaître derrière la porte des dortoirs, avec un petit pincement au cœur. C'est l'ennui, lorsque l'on s'attache aux gens. On se réhabitue à la compagnie. Alors la psychique se met à rire. Qu'est-ce que t'as encore fichu, Phen ?

Elle se lève à son tour, et part dans la direction opposée. Elle veut marcher encore un peu, dans l'air doux et sucré de cette nuit d'été, avec cet imbécile de cœur qui bat encore un peu trop fort.


heeey ♥ alors en fait, je suis absolument désolée, on a pas eu de nouvelles de la personne qui devait faire ton ss à la base, du coup lisoun m'a demandé en panique si je pouvais faire le tien et bien sûr j'en étais ravie ! j'ai opté pour du phensully, parce qu'on a pas encore eu l'occasion de le rp et que cette relation est juste adorable, donc j'ai sauté sur l'occasion. j'ai fait ça assez vite pendant la nuit, donc j'espère que ça te plaira quand même, je t'aime fort fort fort. *câlinnn*


► Le texte suivant est de la part de Parker, une ancienne membre d'Aisling que vous ne devez pas connaître pour la plupart, mais qui connaît bien Wind et qui envisage de revenir sur Aisling sous peu.

Donc, en gros, on m'a proposé de t'écrire un truc pour le Secret Santa. Et, well, une telle occasion ne se présente pas souvent donc je me suis dit "ok on va essayer de donner des feels à Wind pour changer".

J'ai bricolé ce truc en un peu moins de cinq heures (ça me rappelle ma webcomic et ses rushes ça). J'espère que ça te plaira. C'est probablement un peu brut mais je crois que la narration tient debout donc voilà.

Also j'ai pris des libertés sur la relation entre les deux personnages principales. Je pense que la raison pour laquelle j'ai pris ces libertés sera évidente à la lecture de ce texte, donc, well, enjoy ^_^





▲ ▲ ▲



Charlotte

Elle s’accroupit pour ramasser ses livres, sans rien dire, tandis que le trio de physiques anonymes s’éloigne en riant. J’hésite à me lever pour aller la voir. Elle a pas vraiment l’air dans son assiette, mais je m’en fous c’est pas mon problème, mais elle est nouvelle ici, mais je m’en fous toujours moi aussi je suis passée par là.

Au final je me lève pas, et je me contente de l’observer. Quelque chose à propos de cette fille m’intrigue.

Je ne réalise que mon livre est tombé de mes genoux qu’au moment auquel elle se tourne vers moi pour me rendre mon regard, rougit un peu, me fait un sourire gêné et s’approche. La bouche sans doute grande ouverte, je la vois se pencher pour ramasser mon livre et me le tendre.

“Phoenix, c’est ça ?”

J’ai besoin de quelques secondes pour réaliser que mon système a planté et lancer un hard reboot. Entretemps, elle a déjà quitté la bibliothèque. J’imagine que mon absence de réaction l’a déçue.

“Qu’est-ce que t’as Phen ? On dirait que t’as vu un fantôme.”

Je me contente de hocher doucement la tête.



▲ ▲ ▲

“Phoenix ? Tout va bien ?”

Elle m’agace, des fois. Depuis qu’elle est au courant, elle est beaucoup plus attentive à mes passages à vide. C’est compréhensible, mais en fait c’est surtout chiant.

“Je vais bien,” finis-je par prononcer à mi-voix. Avec un peu de chance elle s’en satisfera.

“… Tu es sûre ?”

Bien sûr que non. C’est la fille la plus bienveillante du monde, un simple ‘je vais bien’ ne peut décemment espérer l’apaiser lorsqu’elle est inquiète. On sort l’artillerie lourde.

“Oui oui, ça va. T’en fais pas, si je me sens pas bien je te le dirai.”

“D’accord…”

Elle n’a pas vraiment l’air rassurée. Sa copine non plus, d’ailleurs. Elle respire doucement. Oh non, pas ça.

“Tu sais, Phoenix, je suis vraiment contente de t’avoir rencontrée. J’ai jamais eu beaucoup d’amies, alors être assise là, seule avec toi, c’est vraiment super pour moi.”




Lotte

Elle a pas vraiment l’air rassurée. Je sens sa main trembler entre mes doigts. Je lis la détresse dans son regard. Ok, y’a un truc qui cloche grave là.

“… Miss Einthoven, c’est ça ?”

Je sens mon sourire se fissurer. ‘Miss Einthoven’ ? Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver pour qu’elle m’appelle comme ça ?

Je cherche le regard de sa copine, j’essaie d’attirer son attention, de lui demander de m’aider à comprendre. Mais sa copine, aujourd’hui, elle me fait la gueule.

Je sens son autre main envelopper les miennes, doucement.

“Que vous arrive-t-il, Miss Einthoven ?”

Qui êtes vous et qu’avez vous fait de Charlotte.



▲ ▲ ▲

“Miss Einthoven, pourriez-vous m’attraper ce livre ? Je n’arrive pas à l’atteindre.”

Mine de rien, elle est douée. Si y’avait pas eu sa copine j’aurais jamais capté son petit jeu. Je m’approche doucement, en faisant attention à ne pas la toucher pour ne pas la gêner, et j’essaie de deviner quel livre son doigt est supposé me désigner.

Ma main se pose finalement sur un livre ; je l’interroge du regard pour lui demander si c’est bien celui qu’elle veut. Elle hoche la tête en souriant. Son sourire est vraiment différent lorsqu’elle a les cheveux roses. Et un peu perturbant, aussi.

Je lui tend l’objet de son désir, et je vois sa copine me faire un sourire elle aussi. Super.




Charlotte

Je réalise mine de rien qu’elle m’a manqué, cette tignasse châtaine. Je lui touche l’épaule et je suis soulagée que pour la première fois depuis des mois elle n’ait pas un réflexe de recul.

“T’étais où, pendant tout ce temps ?”

Au-delà de son sourire, elle a vraiment l’air embarrassée de m’avoir laissée ‘sans nouvelles’ pendant tous ces mois. Et un peu triste, aussi.

“Mes parents ont eu besoin de moi pour un enterrement,” finit-elle par me lâcher à mi-voix.

Et puis doucement, elle se rapproche de moi et se love entre mes bras. Et je réalise qu’elle ne m’a apparemment pas complètement menti à l’instant. Sa copine a une copine.




Rin

En fait, elle est plutôt jolie, en brune. Chiante à en regretter qu’elle soit pas muette, mais jolie. Et je dois bien reconnaître qu’elle est carrément adorable quand elle boude, comme maintenant. Elle avait qu’à pas agiter son chocolat devant moi comme ça, d’abord.

J’ai l’impression qu’elle est particulièrement attachée à moi, par rapport aux autres. On se voit presque tous les jours, après tout. J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi elle revient systématiquement vers moi, mais peu importe, ça me fait de la compagnie et c’est bien d’avoir de la compagnie. Il paraît.




Park

Ca fait bien trois ans que je la connais, mais je ne l’avais jamais vraiment rencontrée avant aujourd’hui. Elle est assise sur son lit et me regarde calmement, ignorant les fines larmes qui coulent le long de ses joues. Ses trois copines et ses deux copains sont étendus en éventail derrière elle. C’est devenu assez flippant ces derniers mois, je la vois venir de l’autre bout de la cantine maintenant.

“… Comment veux-tu que je t’appelle, là ?”

Elle a l’air vaguement surprise, et esquisse un demi-sourire.

“Là, je ne porte aucun masque donc tu peux simplement m’appeler Parker.”

Je me demande si je peux m’asseoir à côté d’elle pour la réconforter ou si ça va la gêner. C’est vraiment pas pratique, je dois tout réapprendre encore une fois alors que c’est franchement pas le moment. Je finis par me décider à me poser sur son fauteuil rotatif, histoire de pas prendre de risque. Pas besoin d’en rajouter.

“Je viens d’une très grosse famille,” entame-t-elle sans prévenir. “J’ai eu une douzaine de frères et soeurs, et pas mal de parents.”

Je hoche la tête sans rien dire. Je sais déjà où ça va, mais elle a besoin de le dire elle-même et le mieux que je puisse faire pour l’instant c’est l’écouter.

“Quand j’étais petite, on jouait toujours tous ensemble. Et des fois nos parents avaient du mal à nous distinguer les uns des autres. Et puis un jour je me suis déguisée en une de mes soeurs, pour voir ce qu’il se passerait. Et ma mère du moment a mis un bout de temps à comprendre.”

Elle a donc commencé très tôt. Ceci explique cela.

“Un an avant d’arriver à Aisling, j’ai commencé des études à Aurore. C’était la première fois que je côtoyais des étrangers et que j’étais séparée de ma famille. Et j’y ai rencontré une fille d’une gentillesse sans bornes du nom de Charlotte.”

Je vois un des fantômes lever la main derrière Parker, pour se désigner. La châtaine, évidemment.

“Vers la fin de l’année, Charlotte et moi avons été prises au piège par un gros incendie dans la bibliothèque principale de l’école. Une blague qui a super mal tourné.”

Le flux de larmes se fait plus intense. Je crois que c’est la première fois qu’elle parle de tout ça à quelqu’un.

“Elle n’a pas réussi à s’en sortir,” déclare-t-elle simplement après une pause.

“D’accord…”

Je me retiens de lui demander qui sont les quatre autres. Elle n’a pas l’air d’être consciente de leur présence, et ce serait pas très gentil de lui dire qu’elle a cinq fantômes qui la hantent. Je crois.


de wind à


Y'en avait qui passaient l'été à la mer, à se faire bronzer et allumer les jolies filles sur la plage. Y'en avait qui le passaient à la montagne, ou encore simplement à la maison.

Lajos, lui, passerait l'été en colle.

Il n'y était pour rien, pour une fois ; on l'accusait d'avoir mis sur le fauteuil d'Aliénor une substance explosive particulièrement gluante dont, lui avait-on dit, ses cheveux mettraient des semaines à se remettre. Mais il avait eu beau nier, argumenter, parlementer, rien n'y avait fait. Bah, comme d'habitude, finalement. C'était pas la première fois. Dès que quelque chose se passait, c'était pour sa gueule ! Même si, il devait l'avouer, il était bien souvent le coupable.

Il n'avait pas trop à se plaindre cette fois-ci, toutefois (du moins, c'est ce que d'autres en auraient dit). A ce qu'on racontait, une plante de la serre avait mangé la jambe d'un première année, la semaine précédente, et un excès de nourriture risquait de rendre malade le pauvre végétal. Alors, en attendant, plutôt que d'envoyer les élèves risquer leur vie, les retenues se résumaient simplement à moisir dans une salle habituellement vide du quatrième étage sans rien faire, à part peut être se regarder pousser les ongles de pieds.

Ca ne lui plaisait pas du tout.
Ce que c'était ennuyeux.

De toute évidence, il n'était pas le seul de cet avis. Y'en avait qui rêvassaient, bâillaient, regardaient par la fenêtre - et même, lui semblait-il, une élève plus jeune que lui qui dormait -, et le surveillant lui-même avait l'air de celui qui préfèrerait être n'importe où plutôt qu'ici. Oh, il avait essayé de négocier, bien sûr, mais rien n'y avait fait. Il était collé, et il resterait en retenue te temps qu'il faudrait. Alors, il ne fallut pas plus de dix minutes à Lajos de décider : à lui de mettre un peu d'ambiance, tout de même !

Il lui suffisait de quelques secondes de concentration. Sans prévenir, une vague illusoire surgit du fond de la salle, arrachant un cri de surprise à quelques-uns des adolescents ; d'autres lames suivirent, puis d'autres. La minute suivante, la pièce était une mer agitée, à laquelle il ajouta quelques poissons pour bien faire. Et puis, se disait il, pourquoi ne pas ajouter quelques requins ? C'était cool, un requin, parfait pour un mec cool comme lui. Et puis, ce serait encore plus drôle s'ils se mettaient à nager autour du bureau du pauvre gars chargé de les garder ici... Mais tout ça manquait d'originalité : alors, il y ajouta une girafe rose grandeur nature. Ouaiiiiiis, c'était déjà vachement mieux !

Le pauvre surveillant, à présent debout sur sa chaise, semblait au bord de la crise de nerfs. Ça alors ! C'était qu'une petite farce de rien du tout, pourtant, à peine de quoi s'amuser un peu...

WEISZ ! hurla-t-il.

Moqueur, le hongrois se leva et tira la révérence, sourire aux lèvres. Aah, toujours après lui qu'on en avait, toujours !

Ben alors, ça va pas, m'sieur ?
C-c'est quoi, tout ça ?! articula l'autre avec peine.

Lajos contempla autour de lui, feignant l'innocence, et faisant mine de découvrir tout ce bazar pour la première fois.

Oh, ça ? Ben, c'est une girafe, m'sieur.

Au fond de la salle, il n'aurait su dire qui, quelqu'un applaudissait.
La vie d'artiste, quoi !


Spoiler:
 

de satan à


Aujourd'hui est un grand jour. Et même un Grand Jour, avec des Majuscules Impériales pour ce Jour Capital. Aujourd'hui, c'est.. Le Disney Day ! Quoi, vous ne connaissez pas ? Ignares !

En fait c'est une idée de.. Euh, comment il s'appelle déjà ? Le grand, avec des lunettes, des taches de rousseurs et une touffe ébouriffée. Celui que personne en voit, que personne n'entend, mais qui rigole tout le temps. Non, voyez pas ? Pas grave. C'est le gars option PNJ, celui qu'on ne connait pas mais qui influe sur les choses. L'idée est de lui en tout cas, d'imposer joyeusement un jour dans l'année où chacun n'est plus lui mais un perso de Disney. Et bien sûr, lui seul a les compétences et l'autorité nécessaires pour définir qui est quoi, comment et jusqu'où.

Et en ce jour fatidique des préparatifs, il avait croisé Betty. Pauvre enfant. Son sort avait été bien vite scellé.

C'est pour ça qu'on la voit déguisée, déambuler dans les couloirs en observant le monde avec ce regard curieux qui lui n'a pas changé. Condamnée à jouer cet illustre personnage qui a fait tant frémir des milliers de gens, il lui a fallu enfiler un body couleur chair, des collants couleurs chair, marcher pieds nus (Uuugh ! Dégoutant !) et s'affubler d'un pagne en fausse peau de bête achetée aux puces et cousue par ses soins. Elle voulait apprendre la couture, c'était une bonne occasion. Même si le résultat est tout à fait.. Pittoresque, et passablement fait à la va-vite dès lors que ça a commencé à ressembler à quelque chose, ça ne gêne pas outre mesure la demoiselle qui se dit qu'au fond, elle aurait pu avoir pire. Comme Donald. Ou Ursula. Mon dieu. Tous ces tentacules à faire.. Bref, non. Son rôle à elle lui va bien, même si bien sûr elle n'a pas autant de testostérone que le personnage d'origine, ni de longs dreads sales et emmêlés, ou de copain noir poilu qui se tape sur le torse avec une virile assurance. Et puis il lui faudrait apprendre à "slider" sur les lianes, pousser des cris forts et aussi modulés que des yoddles suisses.. Ou à Renifler la culotte des filles, aussi. Encore que ça, ça ne doit pas être très compliqué, il suffit de se trouver une Jane.

Oui, Jane. Parce que Bethsabée, on lui a collé Tarzan au pattes. Le gars qui est tout en muscles toniques, exhibo toute l'année, brun, avec un nez droit comme la tour eiffel et un air de dire "I'm so badass, 'cause I'm a Jungle man." Mais Betty, ça lui va. Faut dire qu'elle s'est renseignée, la petite. Elle a lu tous les livres à ce sujet, regardé toutes les versions, perfectionné son cri qui dès lors qu'il a eu un air bordéliquement junglerien lui a semblé assez convaincant pour en rester là. En soi, c'était déjà comme de l'art. Et puis elle a bien aimé la version de Disney, justement. Tarzan, il est cool. Il veut apprendre lui aussi, un mec tout aussi curieusement curieux qu'elle. Le gars qui le lui avait collé avait raison. Celui qui a eu l'idée du Disney Day, là, avec les tâches de rousseurs.. (Son nom nous reviendra bien un jour.). Bref, il avait eu de l'instinct là-dessus. Jungle Betty se fait à cette peau provisoire, de ce petit rôle qui au fond lui semble assez familier, le taux de virilité en moins.

Et elle trottine, trottine jusqu'à la grande Salle Dalach, où chacun va pouvoir s'exhiber avec son costume et un petit bonus. En chemin, elle croise Sine en Miss Tic, de Merlin. Bel effort, surtout que la voir avec une perruque rose mal coiffée n'est pas courant. Jead en petit lionceau péteux -oui, un Simba enfant évidemment. Il se pavane partout comme s'il était déjà au sommet de la gloire. Et puis ce pauvre Kyle, qui bougonne dans son costume de Stich.. Non, vraiment Betty se trouve bien lotie.

Quand vient son tour de faire faire le numéro, la petit chérie monte sur l'estrade, royale. Ce moment, elle l'a anticipé, travaillé, calculé. Voici son heure de gloire, celle pour laquelle elle a longuement étudiés les différents cris de Tarzan dans plusieurs langues et même les contrefaçons, comme ce qu'on trouve dans Kuzco. (Pacha, y a un copyright t'avais pas le droit !). Son torse se bombe, elle va leur montrer le Cri de Tarzan, avec un grand C là aussi. Ses jolis yeux se ferment pour mieux se concentrer et..

- Ouuuuahouhaou.

Un petit cri minuscule et minimaliste, fait à la va-vite, et déjà Betty descend vite de l'estrade en courant pour se lancer dans les couloirs : son radar s'est mis en marche, et elle a senti un don totalement nouveau. Oh oh oh, affaire à creuser !

d'alice à



    C'était l'esprit d'un été perdu.
    Il regardait passer sous l'arche, les enfants de cette année là ; qui étaient pour lui infiniment jeunes et habités par la fraîcheur d'un printemps à peine reparti pour céder sa place à la saison du soleil, qui étaient pour lui, des grains de pollen dans le vent dissipé prêt à partir en vacances et abandonner la vieille école pour une mer plus bleue ou une côté désertée, il ne pouvait qu'inventer leurs vies, il était coincé pour toujours loin de l'arche dans son palais d'éternité, ce bâtiment qu'il aurait du commencer à appeler sa demeure puisqu'il y avait vécu sans rien dire depuis ce funeste deuxième jour de juillet mais, rien ne lui parlait à Aisling sinon l'étendue de sa solitude entre les fleurs nouvelles et celles qui déjà, lentement, fanaient.
    Et dans la foule colorée de ces tâches de visages, de cheveux, de nez levés et de longues mèches qui dansaient au rythme même des pieds légers de ces êtres adulescents rêvant de leurs grandes, immenses vacances, il aperçut l'ombre d'un astre, ou du moins, c'était l'impression que ses yeux lui avaient renvoyé, une image humaine sous un nuage de filaments de lumières prisonniers d'un terrible sourire, il lui avait semblé, étrangement, que quelqu'un l'avait fait prisonnier dans sa contemplation vague, qu'on avait voulu qu'il voit, un morceau de ciel tombé au sol, et qu'il s'interroge un peu sur cette présence singulière, comme si les circonstances désirait le provoquer et soulever ses pieds loin de coin de terre sèche qu'il avait fait son sanctuaire, le temple de ses habitudes et de son repos.
    Il se leva, apprivoisant une position qu'il avait oublié.
    Il avait oublié que l'on pouvait marcher, courir, il avait oublié jusqu'aux traînées de poussières et aux traces de pas anonymes, il avait oublié, à quelle point la vie est un assemblage de détails simples qui, superposés, empilés en des tours imprenables, faisaient la complexité du monde, et alors, il se retrouva dans la foule, et tendit ses doigts ankylosés par le temps – par le temps tout entier – pour attraper une main qui brillait et la serrer, instinctivement, dans un réflexe ému et maladroit, probablement trop dur, trop faible et trop imperceptible pour que l'autre le remarque, ce qui ne l'empêchait pas de sentir dans ce toucher, toute cette chaleur humaine qui remontaient pour lui a des temps immémoriaux.
    Et alors qu'il observait presque surpris cette poignée de main, dans une expression de surprise sincère, de celles qui perdent les regards et entrouvrent les lèvres, l'autre se retourna et arrêta sa marche.
    Mais il n'était pas censé le remarquer – c'était strictement impossible.
    - Je m'appelle Maddie, entama-t-il.
    Ses doigts se détachèrent brusquement, un retour soudain à sa propre réalité ; reculant, comme si sa voix avait été une détonation et lui, une pauvre bête craintive à la lisière du monde des hommes, arrêté dans un mauvais élan de curiosité, paralysée par la lumière merveilleuse de l'inconnu qui s’appelait Maddie.
    Il comprit avec un peu de retard qu'il aurait déjà du être en train de se présenter lui aussi.
    Il aurait du savoir qui il était.
    - Je suis... je suis …
    TU N'ES PERSONNE ou alors peut-être que c'était TU N'ES QU'UN IMBECILE DOUBLE D'UNE CHIFFE MOLLE quoi que TU N'ES PAS CELUI QUE TU PRETENDS ETRE sonnait familier aussi, presque autant que TU ES UN CONNARD FINI qui étaient revenu à plusieurs reprise dans sa tête alors qu'il s'interrogeait ; des prénoms défilaient, David, Arthur, Ernest, Melvin, des prénoms qu'il connaissait sans s'en sentir le propriétaire, c'étaient juste des prénoms de gens qu'il avait connu sans connaître, et, creusant plus profondément dans son âme, il trouva encore d'autres phrases, TU ES MON SEUL ET UNIQUE et TU ES A MOI qui sonnaient si joliment qu'il hésita à les dire, par plaisir, et enfin une dernière s'imposa à lui, la plus enfouie, la seule qui sonnait juste.
    Il inspira une grande bouffée d'air imaginaire.
    - Je suis, respira-t-il, amoureux.
    Ils se regardaient encore, suspendus, sourds à l'univers, dans cet événement si petit et si singulier, perdu dans un flot perpétuel des élèves qui sortaient encore, d'une main qui avait attrapé, retenu une autre main sans en connaître la raison, un geste grave et déraisonnable, d'un être à demi-existant qui s'était inventé à l'instant, un prénom.
    Et qui voulait faire de ces syllabes décousues le moyen de tisser peut-être un lien avec ces gens de chairs, de sang, ces témoins, acteurs, et figurants du présent – lui, il était Amoureux, prisonnier du passé et de sa tenue dont il commençait à prendre conscience. Il commençait à prendre conscience de son costume à fine rayures à côté des t-shirts blancs et autres jeans ordinaires.
    - Viens, on va aller quelque part.
    Alors il obtempéra, mutique, comme si le sourire de Maddie était venu apposer un doigt sur ses lèvres pour lui imposer le silence – le jeu du vide dans cet élan d'absurde qui les emportait déjà et alors qu'ils s'aventuraient dans les couloirs déserts, l'école abandonnée et pourtant si pleine d'odeurs d'été et d'encre sèche, des dessins sur les murs encore sales de l'année passée, les traces du printemps écrasée par la chaleur et les ombres morcelées des feuillages, ce puzzle enfantin d'une saison, l'été, le magnifique été, des fleurs, de ce bouquet d'images que Maddie, plus que tout, aimait, assez pour décider de se perdre volontairement dans les jardins.
    Ils arrivèrent dans un renfoncement de verdure, échevelés et étourdis, des silhouettes floues, des silhouettes d'inconnus côte à côte qui allaient, forcément, finir par se parler.
    Et effectivement, dans la trame surréelle des événements, Maddie posa la seule question qui pouvait être posée.
    - Maintenant tu peux me raconter ton histoire.
    - Quelle histoire ?
    Ses lèvres s'étirèrent encore un peu plus.
    - Celui de l'amoureux qui vient à l'école... en portant son costume du dimanche... un samedi matin, acheva-t-il.
    - Mais... j'ai l'impression que c'est une très longue histoire. Un très long conte de fée ou il était une fois un jour d'été. Il était une fois deux jeunes gens face à un coucher de soleil. Je crois que celui qui se tient à droite, c'est moi – j'ai d'autres histoires dans la tête et je sais qu'elles appartiennent à quelqu'un d'autre, même si toutes les histoires se ressemblent, qu'au final il y a toujours deux personnages principaux et un fond de toile sur lequel on peint une belle mer calme ou une forêt déserte, au final ce sont toujours les mêmes personnes dans le même drap de folie et de rêve, du moins je le pense, mais ce rêve là, avec sa musique grinçante au bord du gramophone, c'est le mien, et j'ai un autre prénom à cette époque mais je l'ai oublié, je suis juste amoureux, de l'autre personne qui se tient à côté de moi et qui capture toutes les couleurs du ciel et aussi un peu des reflets de ma propre joie, une personne qui avait aussi un prénom sans importance puisque nous nous appelions par nos battements de cœurs, et nos respirations, nos souffles mêlés, c'était notre langage, et les astres nous faisaient de la place pour que l'on trace du bout du doigt, des dessins imaginaires, avant d'explorer nos propres constellations, et les reliefs, les pentes, toute l'aventure contenue dans cette personne dont je connaissais le prénom avant d'oublier tant de choses et... et c'était un été, un seul été. Parce que j'étais, comme dans tous les contes de fées, un prince d'une contrée lointaine avec des responsabilités de prince et d'horribles repas le long d'horribles tables croulant sous la nourriture scintillante d'huile et enivrante d'épices qu'il fallait partager avec d'autres, qui n'étaient ni moi ni cette personne, et je détestais ces repas, je détestais me nourrir d'autre choses que ses tendres regards si doux et qui fendaient mieux que n'importe quelle lame légendaire toutes les barrières, tous les verrous de ma vie, si facilement, est-ce qu'on devrait seulement avoir le droit, d'entrer dans le gens sans frapper, par la force du cœur, étais-ce juste ?
    N'était-ce juste qu'un été ?
    Quand je ferme les yeux et que je me concentre sur le bruit j'entends un murmure plus beau que les autres – c'était peut-être sa voix. C'est peut-être celle d'une autre ; je ne peux distinguer dans le brouillard la couleur de ses mots, noyés dans la foule dissonante qui crie pour supplanter le murmure et effacer ses prunelles délavées et sa bouche à peine rose pigmentée par le goût des baisers et des fraises cueillies sur le bord d'un sentier – nous vivions dehors.
    Nous vivions en dehors de tout. Mais il s'est mis à pleuvoir et il fallait rentrer.
    J'ai refusé de rentrer ; j'ai trouvé un détenteur et j'ai utilisé mon propre don pour augmenter son pouvoir afin de lui demander que cet été dure toujours.
    C'était il y a plus de soixante-dix ans, je pense, et depuis, je me lève et me couche tandis que l'été s'élève et s'achève, et je revis cette passion en regardant les idylles d'autrui, à jamais séparé de l'être que j'aime et à jamais proche du sentiment d'amour folie qui s'empare des gens une fois le mois de juillet revenu pour...


    Il n'acheva pas sa phrase, surpris par le geste de Maddie, qui était venu l'embrasser, pleinement, une sensation qui avait d'abord effleuré ses lèvres pour devenir un véritable ouragan, la réplique d'une averse, d'émotion dispersées en petit points et qui tombaient sur ses souvenirs comme pour les réanimer brusquement.
    Il se souvenait de milliers d'autres embrassades ; mais celle-ci lui appartenait.
    - Je voulais juste savoir quel goût avait le passé.
    Il était venu chercher en lui, la saveur de ses futurs regrets.
    - Je suis l'esprit des amours d'été, Maddie.
    De tous ces sentiments qui ne restent pas, des flaques d'eau évaporées, du rien ;
    - J'ai la tristesse du monde entier au bord des lèvres.

    Non c'est faux - ou bien la tristesse du monde entier, a un goût délicieux.

    - J'espère que tu ne tomberas pas amoureux en été. Jamais.

    Compte là-dessus.



LA FIN


SALUT MADDIE ALORS POUR LE TRUC AU-DESSUS JE PEUX M'EXPLIQUER
j'avais pas beaucoup de base de départ enfin sincèrement j'ai adoré lire ta fiche mais beuuuuh c'est un pdv extérieur du coup tu imagines ma galère moi qui ne suis déjà pas très douée de base donc voici ce truc
je me doute que je dois etre très OOC mais j'ai essayé de penser à un truc qui pourrait te plaire meme si voilà y'a du surnaturel //pour cacher la misère// et de la tension romantique - lol -
joyeux été ! ; )

de pumpkin à


Pumpkin n'ayant pas donné de signe de vie depuis un petit moment, je crains que tu n'auras pas de SS de sa part, ma petite Charlie. Néanmoins, super Satan a œuvré et a donc fait un 2e SS pour toi en plus de celui pour Alice ♥


"Des automates étrangers flattent un ptérodactyle au-dessus d'une cave, dans une tempête électrique."

- Hein ? C'est quoi ça ?

Ça, c'est un livre pop-up que la rouquine attrape avec une drôle de tête. À la base, elle est à la recherche du flacon d’amanite liquide pour aider quelqu'un et.. Bwah. C'est pas ça, qu'elle cherchait. D'ailleurs, elle ne se souvenait pas que ce bouquin était là. De quoi ça parle ? Faussement motivée, plus par curiosité que réel intérêt, Charlie feuillette le livre et tombe sur des pages à effets pop-up. Mais, PWAH ! Dégueu' ! Le livre est plein de poussière, et ça la fait cracher ses poumons à la mignonne. À tel point qu'elle en lâche le livre et que tout la poussière s'éparpille partout. Et dans la fumée, les silhouettes qui émergent du livre grandissent, grandissent, grandissent..... Pour donner de véritables lieux, immenses et imposants.

- Azy mais. Euh. Je suis où ?

Et elle ouvre des grands yeux la pitchoune, en toussant encore un peu de cette foutue poussière qui s'infiltre dans ses poumons. Devant, des grands bâtiments d'un autre âge et d'un autre monde, comme sur les pop-up, avec des briques tellement pastellement propres qu'on dirait un décor en carton pâte. Avec un reniflement suspicieux, Charlie s'avance en regardant où elle est. À gauche, à droite, y a des immeubles pastellisés partout. C'est l'invasion de Disneyland, l'avènement de Barbie sur terre comme son château rose bonbon à Berlin qu'on peut visiter. La rousse n'en a pas assez de ses deux yeux pour tout observer sans vraiment regarder où elle va. Oh, d'ailleurs, c'est quoi ces robots partout ? Ceux du titres, c'ets ceux-là ? Drôle. Charlie plisse les yeux pour mieux voir, se penche en avaBAM !

- Oh ! J'vous avais pas vu. Euh. Vous êtes.. Qui ?

Il la regarde, avec son cigare bien câlé au coin de son.. Bec ? Sa gueule ? On dit comment, pour un ptérodactyle ? Parce que ouais, c'en est un. Un vrai, juste face à elle. Alors ça, pour un truc bizarre.. Réajustant son monocle d'un geste machinale, il se penche vers elle en inclinant la tête. Charlie a un mouvement de recul et le regarde avec un drôle d'air, se demandant ce qu'il lui veut. Lui c'est.. Surement le ptéro du titre. Wait, y a vraiment ça à Aisling ? Plus loin, les espèces de robocop arrivent en courant et en agitant des éventails vers le dinosaure qui se détourne de la jeune fille ahurie. C'est quoi tout çaaaa ?

Alors elle repart, et se met à courir pour éviter les robots, les dino, les maisons en carton pâte et tout ce monde bizarre. Au loin, des nuages s'amoncellent et le ciel tonne avec force. Avisant les baraques, la rousse tente sa chance et se dit qu'elle y trouvera peut être un abris. Chance : c'est ouvert. Mais derrière la porte, c'est comme un faux décor de théâtre, des coulisses où elle se serait aventurée sans y être autorisée. Et Charlie baisse les yeux, et Charlie sursaute, et Charlie devient nerveuse. Sous ses pieds, il n'y a rien que du vide, rien qu'une vitre qui laisse voir les mots du livres passer et repasser avec un air affairé. Avec un sursaut, la jeune fille bondit en arrière et tombe à la renverse, traverse la vitre et croise les mots, et tombe, tombe..

BAM.

Le plancher qui heurte sa tête douloureusement l'assomme à moitié, mais au moins elle est sur le plancher des vaches. Avec un juron, Charlie se masse le visage et regarde autour d'elle. Le décor en carton pâte a disparu, et la voilà de retour dans cette bonne vieille caverne d'Ali baba. Autour, la poussière est retombée. Deux mètres plus loin, le livre gît à terre, ouvert au milieu sur une pop-up d'une étonnante ville aux couleurs pastel. .. Wait. What ?

Elle reste là un moment, encore un peu sonnée et abasourdie, puis décide de se relever. C'est pour l'amanite liquide, qu'elle était venue, c'es vrai.. Tout cela était-il vrai, ou a-t-elle seulement rêvé ? Qui sait. Mais alors qu'elle range le livre, une étiquette s'en échappe qu'elle ne voit pas : amanitas muscarias.


Dernière édition par Jeadly O'Jersley le Sam 24 Aoû - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 23 Aoû - 23:50




de stoïck à


Tu sais Bull, ba , juste là, j'viens de réaliser que j'te connaissais pas,alors que t'es le chef de moi, alors que t'étais un trop gros b(h)out de Camélia.  Alors Peace, j'vais y arriver, que la force soit en moi, en espérant que tu es passée un joyeux été & je te souhaite une bonne rentrée.

Dafuck. il est tard et j'écris en rime.








    Et toi et moi, On était tellement sûr
    Et on se disait quelques fois...

    .


    Aisling était anormalement silencieux. Enfin, pas si anormalement que ça me diriez vous, puisque nous étions en plein milieu de l'été, que beaucoup avaient désertés, tandis que d'autres larvaient, ici et là, là et ici. Comme lui tiens...


    Kyle MacNeil. Mais qu'est ce que tu glandais encore là?  Qu'est ce que t'avais à maudir le monde, à maudir les gens, à maudir Aisling et ton année râtée, Camélia et ses grosses miches tentacules, toi, toi, toi et toute la merde que tu traînes, s'accrochant à ton cul comme une moule à son rocher. P'tain Kyle mais, c'est pas vrai.

    Tu t'imaginais déjà dans ta petite maison, avec ton chien à tes pieds, sur une terrasse de morado, dans ton rocking chair à regarder une immense mer verte parcourue d'un léger zéphyr, le journal à la main, et avec, peut être, un lac en arrière plan, oh ouai Kyle, ça serais plutôt cool, un lac.
    Tout ça tu l'avais presque. Mais il avait fallut que t'échoue à quitter cette foutue prison. A quitter ce monde de tarés. A t'infliger une année de plus, comme si sept ça t'avais pas suffit. Ceci rejoingnait ce qui occupais depuis pas mal de temps tes pensés. Puisque oui, après sept ans, il te restait pourtant une question existentielle.



    Le réprésentant maudit, déchue, des Phy était, comme à son habitude, avachi comme un mollusque, assis sur le rebord du balcon; les joues écrasées contre la rembarde, les pieds dans le vide, Kyle n'était plus là. Ses cheveux roux étaient assymétrique à cause d'une violente attaque du SHK2424 de la veille qui lui avait aussi valut deux points de suture au crâne. Il faut dire que Mohsen qui vous bondit dessus sans prévenir au détour d'un couloir avec une paire de ciseaux grande ouverte, ça n'avait pas été hyper bénéfique pour lui. Mis à par que cela lui avait valu un FHC comme il disait. Non, ça n'avait rien d'une MST, c'était un "Forcing Hug from Camélia", option Boobs, s'il vous plaît.


    Il te restait une question. Réellement, tu pouvais t'en passer de Camélia, toi?
    Tes joues te faisaient mal. T'aurais la marque des barreaux, à coups sûre, ça devait faire bien deux heures que t'étais là, mi-pensant, mi-somnolant. Le rebord du balcon te rentrait dans les cuisses. Mais c'était pas grave. Mais c'était pas grave, puisque tu pensais à Camélia. Parce que Oui, t'y mettrais bien une petite femme dans ta maison dans la campagne de Tyrone. Voir un ou deux minots qui ganbaderaient dans l'herbe, mais pas trop près quand même les gosses, einh.  Mais est-ce que ça serrait son genre à Elle? Certainement pas. Est-ce qu'elle voulait vraiment de toi? Oui, ça s'était sûre, mais... à quel point? Tu savais ne pas être la seule de ses 'cibles', mais, à quel point les autres l'interressaient-elle? Quelle place avais-tu dans son corps coeur? Certainement pas celle que t'aurais voulu MacNeil, mais on pouvait pas toujours tout avoir.

    Et si tu mettais le problème à l'envers, pour une fois?  Tu t'aperçevrais qu'au fond tu n'laissait rien au hasard. Que ton année repiquée te ferais une année de plus auprès d'elle. Que d'avoir laissé ton trône te rapprochait d'Elle. Que d'être aussi faible que soumis, battu et minable te permettait d'atterir quelque fois dans ses bras. Au fond, t'y pensais à tout ça, mais t'étais trop fier, et tu te bandais les yeux, préférant t'aveugler que de t'avouer la vérité. Ou peut être que tout c'était qu'une coïncidence, einh?
    Les coïncidences, elles t'avaient toujours bien arrangées, pourquoi est-ce que ça changerait?


    Il leva les yeux, décollant trop rapidement sa joue gauche du barreau glacé resté à l'ombre tout l'après-midi, et il crut l'apercevoir, malgré lui, son sang ne fit qu'un tour, lorsque, au loin, une tignasse verte courait dans les jardins. Mais c'était juste une ombre. Il fallait que t'arrêtes de te torturer, que t'arrêtes de penser.

    Et puis tu le savais bien que tout ça, c'était sans fin. Qu'Elle et toi, ça n'irait pas loin.

    .

...Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas


de bull à


MIIIILES j'ai été trop contente de voir que j'étais tombée sur toi, j'adore les persos tarés schizo perturbés. ♥ Cey un peu plus court que ce que j'avais prévu, mais j'ai dû tout recommencer au dernier moment pff ;; j'espère que tu aimeras quand même, et que j'ai pas trop dénaturés tes nombreuses personnalités :3




Aujourd’hui, il faisait beau. J’avais donc décidé d’aller à la plage. Tout seul, comme un grand. De toute manière il y a un bus qui fait la navette près de l’école, c’est pas bien compliqué, même le dernier des crétins ne pourrait pas se perdre. J’allais donc à la plage, seul, mais je ne m’attendais pas à le rester bien longtemps. Déjà, parce que j’avais entendu parler de cette plage depuis mon arrivée à Aisling, sûrement que d’autres élèves avaient eu la même idée que moi. Et puis, parce que je n’étais jamais vraiment seul.
Je ne sais pas si l’idée de retrouver des gens de l’école m’enchantait ou pas. Il y avait bien deux ou trois personnes que je n’avais pas vu depuis quelques jours, et que j’apprécierais de revoir avant la fin de l’année…

« Genre, Charlie ? »

Mais il m’était plus facile de ne croiser aucun visage connu. Je serais plus libre de mes actes.

Ça faisait deux jours que j’avais été très gentil, vous comprenez.

Il faut dire que le contexte actuel – à savoir, les examens de fin d’année – ne me laissait pas vraiment le choix. J’avais bien dénoncé deux tricheurs et volés puis cachés quelques notes de cours, mais… rien de bien folichon.

« On va s’ennuyer à en crever pendant les vacances. »
« Je sais ! Je vais trouver une solution, d'accord ? »

J’avais besoin de me défouler. Vraiment. Tant de karma positif, ça allait finir par m’étouffer. La remarque de l’autre me restait en travers de la gorge, je savais à quel point il avait raison. C’était toujours mort, pendant l'été. Tout le monde partait en vacances. Il fallait trouver de nouvelles victimes.

« Mais s’en prendre à des inconnus, c’est pas sympa. »
J'approuvais.
« Cherche d’abord le bon chemin », commenta l’autre.

Je relevai le nez et constatai que le bus m’avait laissé en pleine cambrousse. À moins que je sois descendu au mauvais stop. J’avais pourtant suivi les indications qu’on m’avait données…

« J’en connais un qui va morfler. Mais il ne le sait pas encore. »
« Tais-toi, j’essaye de me concentrer ! »

Bref, j’étais paumé.

« On est paumés. »

Ta gueule. Heureusement pour moi « enfin, nous » la route n'était pas complètement déserte. Après avoir regardé passer une dizaine de voitures qui refusaient de s'arrêter devant moi et mes copains (toi aussi, essayes de discuter à haute voix les bienfaits et les dangers du stop avec tes multiples personnalités tout en levant le pouce) (blaireau) (ta gueule j'ai dit) j'ai enfin trouvé mon « notre »  sauveur, en la personne d'une camionnette. Conduite par un vieil homme qui puait la chèvre. Ce devait être de la chèvre. Ou alors des excréments de chèvres.

« On devrait se venger », grommela l'autre en s'asseyant à l'arrière qui puait encore plus que l'avant.
« Il est déjà gentil de nous emmener ! » rappela l'autre.
« Qu'est-ce qu'il dit ? » demanda le pépé apparemment dur de la feuille.

Vous la fermez et vous vous tenez tranquille. C'est donc au milieu des menaces de mort silencieuses et des relents délicats de la nature que nous continuâmes notre chemin. « Tu te décides enfin à nous prendre en compte ! » Non mais le pronom personnel pluriel c'est plus classe au parfait. « Blaireau. » Bouffon « Nous disputer de servira à rien ! » TA GUEULE. Avoir plusieurs personnes dans sa tête n'avait jamais été facile. Être le seul à les voir, encore moins. Vis ma vie. Heureusement, le trajet ne dura pas bien longtemps. « On voit bien que c'est pas toi qui t'es assis en plein dans la me... » Personne ne t'as demandé d'apparaître, hein ! C'était toujours sur moi que ça retombait. Enfin, nous.

Bref, c'était pas facile.

Heureusement, nous arrivâmes bientôt en vue de la plage. Vu comment j'avais galéré pour y arriver, j'étais soulagé. À cran. Mais j'avais envie de rentrer.

Quand je vous disais que ce n'était pas simple.

Bref, on a dit au revoir au petit pépé et on a sauté au bas de la camionnette avec un soupir de soulagement partagé. Oui parce que des fois, on partage plus que des engueulades. Enfin bon, on était arrivés, c'était le plus important. Des tas de visages inconnus m'accueillirent alors que je débarquai au milieu des serviettes et des parasols, la bonne blague, si vous croyez qu'on a besoin de parasols en Irlande au mois de juin – 'fin bon y'avait du soleil et des gens, c'était toujours mieux que rien. Je débarque donc avec mon sac, ma serviette, mes lunettes de soleil et mes copains invisibles et on décide de s'installer pas trop loin de la mer, mais pas trop loin de la foule non plus. Je vous épargne l'argumentation de trois heures pour se décider. L'autre disait que les gamins faisaient toujours des châteaux de sable près de l'eau, tandis que l'autre encore me rappelait qu'il fallait se rapprocher des autres vacanciers si je voulais espérer sociabiliser un peu. Les deux options me tentaient bien, je ne savais pas par où commencer.

« Détruisons donc un château. »
« Hé, ce serait pas un groupe d'Aisling ça ? »

Ça devenait presque difficile de se concentrer. Si vous pensez que la plage avait l'air noire de monde, imaginez un peu à quoi je devais ressembler vu de l'intérieur ! Je décidai donc de marcher sur un pâté de sable pour me détendre, avant d'aller retrouver de potentiels amis. Le petit garçon à qui cette "oeuvre d'art" appartenait chiala, évidemment...

« De toute façon ça ne ressemblait déjà à rien, ton truc. »
Merde.
« Euh, je voulais dire, je suis désolé je ne l'avais pas vu. »

Parce que ça ne ressemblait à rien. Heureusement que la maman du petit arriva après, j'eus de la peine à m'excuser mais j'avais l'air tellement embarrassé que cela joua en ma faveur. Le reste de l'après-midi ne fut rempli que de sociabilisation, entrecoupé de jets de sable dans la tronche des gens assis trop près de moi, pas de bol, de châteaux malencontreusement noyés lorsque j'étais allé aider quelques gamins à remplir leurs seaux, et de dos rouges crevette parce que les gens avaient perdu leur crème solaire, franchement, y'a de ces inconscients à la plage.

L'heure de rentrer a fini par arriver, c'était con, je m'étais bien amusé au final. Tellement que j'en avais oublié la petite mésaventure de mon arrivée. Lorsque j'ai rejoint les élèves d'Aisling pour rentrer avec eux – juste des connaissances, sans plus, mais j'étais « nous étions » bien content de les laisser me montrer le chemin du retour – un sourire sincère étirait mes lèvres. Le sourire du grand gamin qui s'est bien amusé. De l'ado perturbé qui en a bien profité pour re-balancer son karma. De la conscience qui est bien fatiguée. Tout ça pour dire que j'étais content, dans l'ensemble.

« Comment ça, "on va devoir marcher un bout" ? »

Les autres élèves se retournèrent vers moi, surpris. Ils m'expliquèrent que le bus n'allait pas jusqu'à la plage. Ah. J'étais descendu au bon endroit, finalement.

« Mais comment t'es arrivé jusqu'ici, alors ? »
« Ça pose un problème ? »
« Non non, du tout. Ça fait du bien un peu de sport. »

Je souris. Putain je préfère encore les chèvres. Non mais c'est pas si horrible que ça... Tais-toi et marche.

Bref, on est allés à la plage.

de nexus à





C’est l’été, le soleil brille, on ne pense qu’à une chose, profiter du sable chaud et de la mer accueillante. Partir en vacances, changer d’air, de paysage. Et Effraie n’y fit pas exception. Ce beau soleil était une invitation ô combien puissante au voyage. Ce qu’elle entreprit rapidement : Rien de tel qu’un séjour à la plage en ces temps presque caniculaires. Effie trépignait d’impatience à l’idée de jouer sur ces déserts miniatures bordés par l’océan. Elle avait emporté tout ce qu’il fallait : des seaux, une pelle, un râteau, un maillot de bain, des menottes, une bouée, des lunettes de plongée, un tuba, de la crème solaire, un canard en plastique, une lampe de poche, une bouteille d’huile, du papier toilette, 2 éponges et des raviolis. Ah, pardon, la liste est erronée : il n’y a pas de lampe de poche. Bref, les valises sont faites, en route !

Plutôt qu’être accompagnée, elle choisit d’y aller par transport en commun, moins prise de tête. Petit tour en avion en France, puis un autocar les déposait juste à côté de la plage, donc elle prit ce trajet. Puis, comme ça elle pourrait bavarder avec les autres touristes éventuels ! Durant tout le trajet cependant, assise tout devant, Effraie discuta avec le chauffeur, ou plutôt, l’importuna avec des questions diverses et enfantines comme « est-ce qu’il y aura des requins dans l’eau ? »  ou « vous croyez que je pourrais m’acheter une glace dans le coin? », avec, de temps à autre, des petites surprises du genre « Et vous avez écrasé combien d’enfants jusqu’à aujourd’hui ?»  qui déstabilisaient fortement le chauffeur. Le supplice s’arrêta après quelques heures, une fois qu’ils arrivèrent à la plage. Descendant du car, s’étirant et adressant un bref « au revoir mon chou » provocateur au chauffeur, elle fila droit vers l’hôtel réservé pour y déposer ses valises. Puis elle fonça en direction de la plage, trop impatiente d’aller se baigner : il n’était encore que 17h passé. Elle arriva à destination et fut légèrement déçue : trop de monde.

- Buuuh, moi qui pensais avoir de la place à cette heure.

Alors qu’elle faisait la moue, elle se vit interrompre par une voix dans son dos.

- Hé, t’es pas d’Aisling toi par hasard ? Qu’est-ce que tu fais ici ?

Se retournant, surprise par cette question, elle fit face à un jeune garçon blond, probablement de son âge, à peu de choses près. Elle répondit alors, dans un ton joyeux et enfantin.

- Si ! Je suis venue profiter un peu de l’été, et aller me baigner et tout ! Pourquoi, y’a un problème ?
- C’est pas vraiment un problème, mais bon, je croyais te reconnaître de vue, et je me demande pourquoi tu es là alors que personne ne manquait à l’appel…
- La pelle ? Quelle pelle ?
- Bah… Aisling a organisé un voyage en partenariat avec Aurore, pour cet été, tu as oublié ? Pour ceux qui ne partaient pas en vacances en famille par exemple. Du coup ça aurait été plus simple que tu viennes avec nous, plutôt que te traîner ici toute seule.
- … Ah ?

Zut, elle avait dû zapper ça en classe. C’était peut-être le bout de papier qu’elle avait jeté sans lire le dernier jour. La mine sombre, elle ajouta d’une voix cinglante.

- Bah, pas comme si j’avais envie de traîner avec des tarés.
- Pardon ?
- Rien rien.
-
- Au fait, moi c’est Effie ! Et toi, c’est quoi ton nom ?

Elle venait de reprendre une voix plus joviale, et affichait un grand sourire. Le garçon en face semblait un peu perturbé par le changement, si bien qu’il répondit instinctivement.

- Nell. Elève en Phy.
- Enchantée !
- De même. Alors, qu’est-ce qui t’amène dans ce coin ?
- Tu radotes déjà ? Je l’ai dit y’a deux minutes. Je suis là pour profiter de l’été. Non mais franchement…
- Euh… Désolé ? Enfin bon, je…
- Hé, salut.

La discussion se vit interrompre par une voix qu’aucun des deux de connaissait. Un garçon visiblement plus jeune, mais pas trop, et qui semblait plutôt discret pour sa part.

- Désolé de vous interrompre… C’était simplement pour vous prévenir qu’on rentrerait à l’hôtel d’ici peu. Dans un quart d’heure, je crois. Vu que vous étiez un peu éloignés, on m’a chargé de vous prévenir. Ah, et faites gaffe. Y’a une pieuvre mutante qui court après un gars comme une dératée.
- …  Quoi ?
- Ouais. Une certaine Camélia, qui semble attaquer toutes tentacules dehors. M’étonnerait pas qu’Astrée la surveille aussi, du coup ça sent le code pénal volant au moindre retard.
- Ah, je vois.
- Bref, soyez pas en retard, histoire que vous ayez pas d’emmerdes… Sinon, je pense que vous comprendrez la version Facebook made in Astrée.
- Ok, merci mec.
- Pas de quoi. Au fait, j’m’appelle Miles. PSY en 5ème année.
- Salut ! Moi c’est Effraie !
- Salut ! … C’est chouette Effraie comme prénom.
-
- … Ok, alors toi t’as un grain.
- Non, juste un peu porté sur les calembours. Bref. Et toi, tu t’appelles ?
- … Nell. 7ème année de PHY.
- ……
- Oui, c’est un prénom peu commun pour un mec, et non, tu peux arrêter de chercher une blague avec, ça ira merci.
- Merde. Au fait…
- … Pourquoi t’es habillé comme ça ? Tu te sens pas ridicule par ce temps ? Et t’as pas chaud comme ça ?

Effie avait coupé Miles, mais avait exprimé l’idée : Nell n’était pas en maillot de bain, mais au contraire vêtu d’un sweat à capuches et d’un jean à poches multiples.

- Non. Mon pouvoir me permet de supporter les fortes chaleurs comme les grands froids. Et j’avais besoin de trimballer quelques bricoles sur moi. Du coup ça me pose pas de souci de rester dans cette tenue.
- Intéressant…
- Ok, on va chercher des coquillages maintenant ?
- Euh…
- … Pourquoi pas.

Les  deux garçons, un peu perdus face au changement subi de direction d’Effraie, la suivirent malgré tout. Curieux, sans doute. Et puis, ce n’était que pour peu de temps. La voix d’Effraie se fit de nouveau entendre, toujours avec ce ton sympathique.

- Au fait, j’oubliais, appelez-moi Effie ! Je préfère !
- D’accord… Effie, c’est ça ?
- Oui, mes amis m’appellent comme ça… Et vous savez, on peut devenir PLUS que des amis, si vous voyez ce que je veux dire…
- Euh…
- Allons, deux mecs, une nana, seuls dans un coin tranquille…
- Sans façon, merci.

La réponse de Miles fut prononcée sans la moindre hésitation. C’en fut presque blessant.

- Quoi, t’as eu des traumatismes amoureux, c’est ça ? C’est pour ça que t’es si coincé ?
-
- Relax, je déconnais. T’es vraiment trop sérieux comme gars.
- Hum hum… Effie donc ? Un diminutif plutôt simple d’Effraie, facile à retenir…
- Quoi, t’as un problème avec mon surnom ? Tu peux dégager en rampant si ça te chante, telle une larve.
- Euh… Non, je trouvais juste que c’était approprié. T’énerve pas comme ça pour ça. C’est mignon même comme surnom.
- Oooh, merci, c’est trop chouuu ! ♥
- Mais pas de quoi… C’est quoi cette fille…
- Aucune idée.

Nell avait parlé à voix basse, mais comme Miles marchait à côté, il avait plus ou moins entendu l’aparté. Ce qui surprit d’ailleurs son aîné. Ils ralentirent instinctivement le pas pour se répondre.

- Hé, ‘me fais pas de telles frayeurs.
- Désolé. Enfin, elle semble assez… bipolaire ?
- Ouais, un peu barrée. Comme tout le monde à Aisling, toi et moi compris.
- Les garçooons !

Effraie leur faisait de grands signes de main, pour qu’ils la rejoignent. Elle venait apparemment de ramasser un coquillage.

- Il est beau, vous trouvez pas ?
- Ouais, plutôt cool.
- En fait, non, il est moche. T’as vraiment aucun goût.
- Hein ?

Sur ces mots, elle le jeta par terre comme si c’était un vieux détritus.

- Vous n’avez pas honte de chercher encore des coquillages à votre âge? Vous êtes quoi, des gamins ?
- Quoi ? Mais c’est toi qui…
- Ta gueule.
- Pardon ? Mais pour qui tu te prends toi ?!
- Ah, merde, désolé je parlais pas à toi !
- Quoi ? Mais, t’es méchant avec moiii ! Pourquoii ?
- Mais non, c’est pas toi non plus… Je… Raaah !
- Bon, c’est quoi ces conneries sérieux, vous vous foutez de la gueule de qui là ?
- Mais je…
- Mais pourquoi vous me suivez depuis tout à l’heure hein ? Vous vous prenez pour des petits chiens ou quoi ?
- Mais c’est toi qui nous as proposé de venir!
- Raah, vous êtes adorables de m’aider! Venez dans mes braaas !
- Arrière, créature infâme  et diabolique!
- En fait, je préfèrerai que vous vous mettiez à mes pieds, là, tout de suite.
- Non mais ça va pas ?! Plutôt mourir que faire ça pour une greluche barjot.
- Dans ce cas, si nous couchions tous ensemble ce soir ? On passerait un super moment.
- T’as un boulon en moins, espèce de vieille chouette dégénérée !
- C’est cool les chouettes. Et c’est toi qui parle, alors que t’es à Aisling comme moi ? Tu n’es qu’un bouffon de bas étage.
- Hé, mais qu’est-ce qui vous prend à tous les deux ?
- Mais rien du tout, tu te fais des idées. Tout va bien ? Tu es malade ?
- Mais enfin, pourquoi vous vous chamaillez ainsi ?
- On ne se chamaille pas, c’est notre façon de partager des moments intimes et sauvages.
- Pardon ?!
- Maiiiis, vous voulez pas devenir mes amis ?! Je suis triiiste ! Je voulais juste être gentille avec vous !
- Raah, cette fille va me rendre fou !
- Mais c’est quoi ce bordel à la fin ?!
- Arrête de geindre, tu me donnes mal à la tête.
- Mais… !
- Selon mes estimations, votre frustration doit être à son comble, non ?
- Espèce de sale petite… !
- Héhé, merci pour ces moments super agréables !

Et sur ces mots, Effraie, en mode enfant joyeuse, déposa un bisou sur la joue sur chacun des garçons, qui, complètement déboussolés par le dialogue qui venait de suivre, n’eurent même pas le temps de réagir. Là, un adulte arriva et leur indiqua que c’était l’heure d’y aller. Effraie se dandina dans la direction opposée, affichant un grand sourire et agitant la main.

- A demain les garçons ! J’vous adore, vous êtes trop sympas !

Et elle fila en direction de son hôtel, pendant que les deux gars restaient là, bouche bée, sans rien comprendre de ce qui venait de se passer. Ils échangèrent un regard.

- Elle est folle.
- Oui, elle est folle, pas de toute.
- Au fait, t’as de la bave sur la joue.
- Ta gueule. Toi aussi t’en as, Nelly.
- … Tss. Bon, on ferait bien d’y aller.
- Ouais.

Tous deux rejoignirent le groupe d’élèves plus loin, marchant d’un pas lent, l’air pensif. C’est ainsi que s’acheva le premier jour de vacances à la mer pour trois petits élèves d’Aisling. Dont deux en garderaient un souvenir traumatisant.

- Au fait.
- Quoi ?
- Ce souvenir va éter-Nell-ement nous rester, tu crois ?
- … Oh la ferme.


d'artemis à


Pour Jinx > J'espère que ça te plaira, et que j'ai pas trop dénaturé ton perso, et que blblbl. Et sinon, j't'ai fait un avatar en complément. Donc voilà. Joyeux Secret Santa d'été Jinx ! :3 Et vive les licornes.







Unicorn on Holiday


C'était une journée d'été un peu comme les autres, trop chaude, trop lourde, trop humide. Une des ces journées où on devait choisir entre fondre dans un coin, à moitié nu et dégoulinant de transpiration; ou passer l'après-midi en tête à tête avec le ventilateur, seul réconfort dans ce triste monde. Alice, la nounou attitrée de Charles Walter Frederique Luton-Gray III, avait choisi la deuxième option, et était actuellement en train de traîner passivement sur son ordinateur, le visage fouetté par la brise réconfortante de l'appareil électrique. Elle était seule dans l'immense villa des Luton, chargée d'entretenir ses quatre murs, alors que père et fils étaient partis en vacances -les rares que William s'octroyait à l'occasion. Elle sourit à l'idée de Charles en vacances avec son père. Il -enfin, elle, Alice l'aurait presque oublié à force- ne voyait son père que rarement, surtout depuis qu'il était parti à Aisling; mais elle savait bien qu'il préférait largement son école d'excentriques à la compagnie de son trop sérieux géniteur. Aussi, lorsque sa boîte-mail émit un "pop" sonore, à l'arrivée d'un mail du garçon, elle fut légèrement surprise par son contenu.






_A___alicewhite03@gmail.com



_Objet___Unicorn on Holiday


Salut Alice ! J'espère que tu vas bien et que tu passes de bonnes vacances, toute seule à la maison, abandonnée comme de pauvres lâââches que nous sommes/ Oublie pas d'arroser les plantes (osef hein, mais mon père insiste) et OUBLIE bien relever le courrier (on sait jamais que tu intercepte quelque chose de compromettant m'étant destiné).

Sinon, de notre côté, comme tu t'en doutes, c'est l'éclate TO-TA-LE ! Il fait très beau, pas trop chaud, et les touristes sont très sympas. On a visité les pyramides hier, aujourd'hui on était dans la vieille ville du Caire, et demain on fera même une croisière sur le Nil ! Mon père parle même d'aller jusqu'à la mer Rouge, histoire de bien profiter. On a eu l'occasion de faire un peu de shopping (j'ai dévalisé toutes les échoppes), d'acheter plein de gadgets à des prix ridicules, et mon père me laisse faire tout ce dont j'ai envie -en ce compris embêter les locaux, voler les touristes et harceler les hôtesses de l'hôtel.

Ah, et forcément, la nourriture est délicieuse. Sans parler des paysages ! Et il n'y a même pas trop de touristes, c'est assez tranquille comme zone touristique, finalement (et je m'en plains pas, mes oreilles sont au calme). En réalité, l’Égypte, c'est carrément l'éclate, et passer ces deux semaines avec mon père est un pur bonheur ! Je ne l'ai jamais connu aussi détendu et disponible, il parle carrément d'inviter ma mère pour passer les derniers jours ensemble. C'est vraiment dommage que tu ne sois pas là.

J'espère que tu ne meurs pas trop de chaud derrière ton ventilateur, que les spaghettis au micro-onde ça t'éclate toujours autant, que les plantes vertes te font bonne compagnie, et puis que ce mail te fera bien rager =D


Grosse lèche des meilleures vacances du monde,
[size=18]Charles la Licorne


PS : En fait c'est une blague, c'est la mort ici. Mon père est accroché à son téléphone H24, impossible de sortir de l'hôtel à cause des pseudo-terroristes qui courent les rues, la bouffe est dégueu et mon père refuse qu'on rentre "faut qu'on profite un peu !". Ah, et il me laisse pas sortir de la chambre, et la ventilation fait un bruit assourdissant. Vivement la rentrée.






Alice esquissa un sourire discret puis, n'y tenant plus, éclata d'un rire cristallin, qui résonna en écho dans la villa vide. Elle pouffa de rire pendant bien cinq minutes, puis, s'essuyant une larme au coin de l'oeil, entreprit de répondre au jeune garçon pour lui redonner courage.

CODAGE (c) B-NET & SUANA



de jinx à


en retard ;;


de lisoun à


Eh oui, c'est un doublon puisque j'avais déjà travaillé pour toi au Noël dernier mais en fait, c'était Capt'ain Cola (Mérédith) qui devait écrire pour toi et, étant donné qu'il n'a même pas ouvert le mp lui annonçant qu'il devait écrire pour toi, j'ai pris l'initiative de ne pas faire pour lui (ce qui était prévu à la base) mais pour toi.De plus, Elsa a voulu joindre un petit texte aussi donc euh bon été ♥




Les dossiers sont lourds mais malgré cela, elle se tient droite et fière, comme la justice elle-même pourrait l'être. Oh, elle doit être fière et droite comme cette puissance qu'elle admire tant et qu'elle veut servir. Ce doit être pour cela qu'elle passe son été à traiter les malfaiteurs, à remplir des lignes pour préparer les jugements qui auront lieu bientôt, à se prononcer sur les crimes et délits qui peuvent se produire en sa présence. De plus, il faut quelqu'un pour maintenir l'ordre à Aisling quand les cours n'ont pas lieu, quand les délinquants sont lâchés dans la nature sans aucune limite.

La pile de papier vacille dangereusement mais elle ne semble pas décidée à tomber pour s'étaler sur le sol du couloir.

▬ Euh ... Excusez-moi ?

Un léger regard, elle aperçoit des cheveux bleus et des joues roses. L'enfant semble éviter ses yeux en baissant les siens pendant qu'il bafouille avant d'articuler lentement quelques mots maladroits.

▬ Euh vous avez besoin d'aide pour porter ces papiers ?

Elle le regarde de haut en bas, observant la couleur de son âme. Celle-ci lui inspire une certaine confiance et puis, même physiquement, il n'a pas l'air d'être indigne de toute confiance. Elle hoche lentement la tête, presque soulagée de ne pas avoir à retrier et reclasser tous les documents s'ils tombent.

Les petites mains de l'enfant partagent la pile en deux et il aide tant bien que mal Astrée à porter sa lourde charge. Pendant qu'ils marchent, il lance quelques regards furtifs vers elle, observant ses cheveux, ses yeux, son visage. Et puis leurs yeux se rencontrent et il baisse rapidement le regard pour observer fixement le sol en rougissant un peu.

▬ Qu'y a-t-il ?

▬ R-Rien je me disais que ... que vous êtes jolie ...

Il fixe le sol, encore hésitant par rapport à toutes ces questions qu'il voudrait lui poser. Elle l'observe, ne décelant aucune mauvaise intention ou flatterie grotesque et intentionnée. Il semble regarder attentivement où il met les pieds, être très attentif à ne rien faire tomber. Plusieurs fois encore, il relève les yeux en semblant vouloir prendre la parole mais ne le fait pas.

▬ Euh ... Je-je me demande ... Pourquoi restez-vous ici pendant les vacances d'été ?

▬ Eh bien, je fais régner la justice ! La justice ne prend pas de vacances !


Les yeux de l'enfant s'illuminent et un sourire éclaire son visage blanc.

▬ Oh vous êtes comme un super-héros !

Elle cligne des yeux quelques fois, un peu surprise par ce qu'elle entend. Mais en voyant le regard de l'enfant, en voyant ses yeux bleus qui brillent et son visage qui scintille d'admiration, elle ne peut que penser à ce qu'elle était avant. Elle se souvient de ses yeux plein d'admiration et enthousiastes à l'idée de faire régner la justice, que son monde parfait devienne réalité et que les faibles ne soient plus opprimés par les plus forts. Un sourire doux s'affiche sur ses lèvres.

▬ Vous pourriez me protéger, mademoiselle la super héroïne ?

▬ Te protéger ? Quelqu'un veut te faire du mal ?

Il la regarde, hésitant, sans être vraiment sûr de vouloir parler. Il baisse les yeux, observe le sol, cherche ses yeux, puis rougit un peu.

▬ Aleksander me frappe ... Mais mais c'est pas méchant ! Il il veut faire de moi un homme mais ... Mais ça fait mal ... Vous vous pourriez ne pas lui faire de mal ? Juste le gronder un peu, il est pas méchant ...

Il baisse encore les yeux, un peu honteux.

▬ QUOI ? Mais il va être jugé ! Abuser de ta faiblesse et de sa force physique pour s'en prendre à toi, c'est inadmissible !

Le rythme de la marche s'est accentué, l'enfant a du mal à suivre mais la flamme de la justice bouillonne et la justice n'attend rien. Le pas est si assuré, si frappant sur le sol injuste et impur, ils arrivent rapidement à destination. La jeune fille disparaît à travers la porte et revient, les mains vides.

▬ Je vais prendre ta déposition ... Comment t'appelles-tu ?

▬ M-Marc ... M-Mais vous savez c'est pas la peine de ...

▬ Silence. La justice n'attend pas.

Elle est comme ça Astrée. Fière, droite et impartiale comme la justice.


de la part d'elsa
Il ne se souvenait pas comment il était arrivé sur cette plage… il n’aimait pas trop la plage en plus. C’est vrai, on est exposé. Au moins à Aisling, on peut se mettre dans un coin et se plonger dans un livre. Ici, on est plus vulnérable. Enfin, bon, Luca ne pouvait pas refuser une demande… presque polie pour qu’il aide à porter les affaires et vienne avec tout le groupe à la plage. Au moins n’y avait-il pas de verre. Il valait mieux tant qu’Henry restait d’une humeur massacrante. C’est à n’y rien comprendre, il vient de lui-même sans y être invité et il arrive à ne pas être content.

Le groupe avait posé ses affaires à bonne distance de la mer. Après tout, elle allait encore monter un peu. Luca n’avait qu’une envie : se précipiter à l’eau. Il avait beau ne pas savoir nager correctement, marcher dans l’eau était toujours mieux que de rester là à côté d’un Henry bougon. Heureusement qu’il n’y avait pas que lui. Son regard passa de Sully à Zora en passant par Meeka, puis Elsa… Il rougit en voyant le très beau maillot d’Elsa qui mettait en valeur ses formes qui, bien qu’elles ne soient pas voluptueuses, étaient très harmonieuses. Son regard revint à Meeka qui était très jolie aussi, peut-être même plus qu’Elsa, et rougit encore plus. Aller dans l’eau devenait urgent pour cacher sa gêne.

Il n’osa pas courir mais pressa le pas malgré tout sans se retourner. Il fut le premier dans l’eau et goûta au plaisir de se sentir léger. L’eau était apaisante… tant qu’il avait pied. Il se laissa aller et se relaxa. Le temps passa, jusqu’au moment où Henry, dans un élan de… bonne humeur, disons, se décida à jouer avec Luca. Il le prit et le porta au-dessus de sa tête en riant :

« Qui veut voir le petit rouquin voler ?

▬ Henry, arrête, ce n’est pas drôle »

Meeka qui défendait Luca. Celui-ci n’osa plus bouger pendant une seconde. Il était content qu’on veuille l’aider, certes, mais il ne voulait pas non plus être responsable d’une dispute. Alors qu’Henry continuait à prétendre que c’était juste pour rire, il marchait et avait déjà atteint un endroit où Luca n’avait pas pied. C’est au moment où lui-même avait l’eau jusqu’aux épaules qu’il se décida à lancer le pauvre rouquin le plus loin possible. Dans une grande éclaboussure, Luca… coula comme une pierre.

Luca senti le sable contre son dos avant de réaliser qu’il risquait de se noyer. Il voulu remonter mais le léger courant suffisant à l’attirer plus loin de la rive et plus au fond. C’était un cauchemar. C’est ça, il allait se réveiller d’un instant à l’autre, ce n’est juste pas possible. Il n’allait pas mourir aussi bêtement, surtout à cause de Henry. Quel idiot ! Il pourrait faire plus attention quand il fait ses bêtises…

C’est alors que ces pensées traversaient l’esprit de Luca qu’une main gigantesque et métallique le pris et le posa dans une cavité qui se vida de l’eau qu’elle contenait. Respirant à nouveau, le garçon réalisa dans quoi il était : une machine gigantesque dont la forme rappelait un être humain. La main qui l’avait attrapé était dont celle de cet engin, mais comment a-t-elle pu bouger sans personne pour le décider ? Le mécha l’aurait donc sauvé de sa propre initiative ? C’est impossible ! Quoiqu’il en soit, il fallait essayer de faire bouger tout ça, sinon Luca resterait au fond de la mer pour longtemps… Il tenta des commandes et compris instinctivement comment faire bouger sa nouvelle machine qu’il nomma Oogami.

La masse énorme se souleva doucement, se dressa sur ses deux pieds et Luca put observer la plage de toute sa hauteur. Il vit ses camarades fuir, retourner sur la plage prendre leurs affaire, puis repartir encore plus loin. Il voulut s’avancer vers eux. Il fit un pas, tout en se disant que ce n’était pas si compliqué que cela, puis s’étala tout du long, la tête d’Oogami arrivant presque à la rive. Ce n’était pas si mal en soi, pour un premier essai. Lentement, en prenant soin de calculer chaque geste, il se releva avec sa machine, puis se retourna pour voir arriver un autre mécha.

Celui-là était porté par une dizaine d’hélicoptères qui le lâchèrent à une centaine de mètre d’Oogami. Un des hélicoptères s’approcha de l’engin et un jeune homme en descendit. Luca crut reconnaître Henry, mais comment Henry aurait-il pu avoir ce genre de matériel à disposition ? Il examina la machine de celui qui allait probablement être son adversaire. Elle était blanche, entièrement blanche et réfléchissait tellement le soleil qu’il brillait de mille feux. Si l’écran devant Luca ne filtrait pas la lumière, il aurait été éblouit. La voix d’Henry sortant de haut-parleurs interrompit les pensées du jeune roux.

« Yo, Luca. Tu crois pouvoir faire le fier ? Tu te demandes peut-être comment j’ai pu m’offrir une telle merveille. Disons juste que mon engin est aussi beau que les diamants dans mon compte en banque. PREPARE TO FIGHT !

▬ You cocky cock ! »


Ces mots anglais lui étaient venus instinctivement. Ce n’est pas son genre de dire quelque chose comme ça de quelqu’un, mais il gagnait en assurance. Le contact avec les boutons d’Oogami lui donnait de l’assurance. Il tenta de donner un coup de poing, mais son adversaire fut plus rapide. Le coup dans ce qui aurait été le sternum chez un être humain fit basculer Oogami en arrière et tomber, les fesses sur le rivage, les mains sur les côtés pour ne pas finir de s’écrouler. En regardant sa main gauche, il vit deux silhouettes entre ses doigts. Meeka et Sully se relevèrent doucement, apeurés. C’est à ce moment que Luca entendit la voix d’Elsa :

« Prends-les dans ton cockpit, c’est l’endroit le plus sûr ! »


Tournant la tête, il la vit plus loin, à l’abri, assise sur un fauteuil avec une tasse de thé à la main et un mégaphone posé à côté d’elle sur une table. Comment s’était-elle trouvé un fauteuil, du thé et un mégaphone ? Elle est là comme pour profiter du spectacle, avec sa prestance habituelle, toujours imperturbable. Cependant, elle avait raison. Il para le coup suivant d’Henry et bloqua les bras. Tout en faisant ça il appuya sur le bouton qui semblait commander l’ouverture du cockpit. Celui-ci s’ouvrit à l’arrière et les deux adolescents comprirent ce qu’il fallait faire. Ils montèrent dedans et le cockpit se referma derrière eux. Ils semblaient paniqués mais restèrent silencieux. Luca se retourna, leur fit un sourire et se concentra sur le combat.

Luca donna un coup de pied à son adversaire pour le pousser plus loin, se releva, puis dégaina un couteau à sa taille et fendit l’air avec pour faire reculer Henry. Une fois debout, il se retourna dans son cockpit pour vérifier que ses passagers allaient bien. Meeka dormait comme une souche contre un Sully qui prenait sur lui et le maintenait pour éviter qu’elle ne se blesse. Apparemment, Meeka rêvait de quelque chose de très agréable et Sully ne se sentait pas d’interrompre ça. Luca sourit à Sully pour le rassurer, avant de réaliser qu’il n’avait jamais tenté de rassurer quelqu’un de cette manière. Les sourires ne sont pas son genre. Henry chargea. Luca ne voulait pas se battre. Il voulait rester prostré, se cacher.

« What do I do ? What do I do ? »


La voix d’Elsa parvint depuis le megaphone :

« FIGHT ! »


Luca esquiva la charge d’Henry tout en lui plantant le couteau dans le torse. Le couteau transperça le cockpit dans une gerbe de sang. Il vit le liquide sortir du cockpit, et hurla d’horreur en se rendant compte qu’il avait tué un être humain. C’était un jeune comme lui, avec sa vie, ses amis et…

Luca se réveilla dans la bibliothèque quand un coup sur l’arrière du crâne lui arracha un petit cri de douleur. En levant les yeux, il reconnut Henry qui était passé uniquement pour s’amuser, se défouler, apparemment. Henry était fidèle à lui-même, mais cela ne gênait pas Luca autant qu’il ne l’aurait cru, cette fois. Après tout, il vaut mieux ça que de voir la situation dégénérer. Henry a peut-être bon fond et s’arrangera avec le temps. Luca était persuadé de cela sur l’instant et le resta pendant quelques instants… peut-être quelques secondes. Elsa, qui était non-loin de là à lire, se dit alors que Luca ne changerait probablement pas, mais c’est aussi ce qui fait qu’il reste à peu près supportable comparé aux autres.


de luca à



and so we soar
luminous and wired

Il n’y avait pas besoin de mots.

Les liens se formaient d’une manière bien différente. Parfois, il suffisait d’un simple regard, d’un simple geste. Une petite attention, un instinct, une impulsion, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Mais en aucun cas parler n’était un passage obligé. Ça n’était pas réellement quelque chose de naturel, un réflexe implanté dans ses gènes. On pouvait se comprendre de temps de manières différentes. Ça n’était pas bien compliqué. Les mots n’étaient qu’artifices, de simples agréments. Une sorte de décoration, de paquet-cadeau, en quelque sorte. Et ça, il le savait mieux que personne, lui seul sur ce bord de mer tanné par les rayons du soleil.

Il n’y avait pas besoin de mots, seulement des couleurs.

Rien que des couleurs à tracer sur un canevas. Des teintes à éprouver, à sentir, à voir naître devant ses yeux. Loin, bien loin des palabres superficielles, artificielles. C’était purement et simplement une question d’opinion, des silences peut-être un peu gênés, des moments étranges et éphémères. Mais c’était avant tout des esquisses faites à la hâte, quelques mots tracés sur une feuille de papier. C’est un pinceau qui effleure la toile, et ce sont des cœurs qui se mettent à vibrer. Un organe qui frémit à cause de ces yeux, à cause de ses yeux, ces deux lagons qui d’ici lui semblaient infinis. C’était avant tout ses sourires et ses rêves qui coloraient le ciel et le monde alentours d’un doux azur. Et bientôt ce sont les pages qui s’envolent, le pinceau qui décolle, et il n’y a plus rien à dire.

Nul besoin de mots quand on sait s’exprimer ainsi.

Lennie était arc-en-ciel.

Ce n’était pas très dur à prononcer, Lennie, même avec son accent tchèque qui faisait sonner un peu tout bizarrement.  Il le répétait tout doucement, ce nom.  Le monde lui offrait une palette aux teintes merveilleuses, une infinité de possibilités, des rôles à remplir et des histoires à raconter ; mais Lennie était un millier de couleurs qu’on ne pouvait expliquer. C’était une petite chose fragile et puissante à la fois, c’était quelque chose de sucré et de doux, c’était un petit paradoxe aphasique. Lennie n’avait pas de voix, mais Pavel était persuadé qu’au fond, elle devait être très douce.  Elle n’avait besoin de rien dire pour qu’on la comprenne. Sa présence suffisait. Il n’arrivait pas vraiment à l’expliquer, mais là encore, il n’y en avait pas besoin.
Elle était joie et joie elle resterait.

Elle l’avait regardé, Lennie, lorsqu’il s’était attelé devant sa toile. Il avait vu les bulles étinceler, il avait vu les étoiles éclater dans ses yeux, les nuances soudainement s’illuminer. Il avait vu ses prunelles suivre le moindre de ses gestes, tout détailler avec une douceur et une attention particulière. Il avait donné vie à ses rêves. C’était un peu bizarre. Ils étaient un peu bizarres tous les deux, à brandir ces morceaux d’innocence et à les serrer contre eux, parce que c’était tout ce qu’ils avaient, c’était leur monde à eux, c’était une porte vers un ailleurs. C’est une mer, c’est un océan d’images, une forêt d’imagination, un labyrinthe d’utopies, comme un monde sous verre à admirer. A rêver encore et encore.

Elle avait été là, et elle n’avait pas rechigné, quand Pavel lui avait demandé de refaire apparaître ces fragments de rêve qui virevoltaient en pleine lumière. Nul besoin de s’endormir, de se blottir dans les bras de Morphée ; Lennie suffisait à faire vivre des rêves en pleine réalité. C’était elle et ses nuages blancs, elle et ses chevaux d’argent. C’était elle et les vagues qui dansaient continuellement sous ses paupières, elle et ses lèvres fragrance pêche sur sa joue. Des couleurs pastel qui lentement, lentement, colorent l’atmosphère. Et c’était son visage qui, gravé dans ses pupilles, ne parvenait jamais à le quitter. Qui vrille et qui vrille, et les couleurs se renversent sur la toile, c’est du bleu du blanc et du bonheur qui s’entremêlent.

Parce que Pavel, il l’aimait beaucoup, Lennie.

Et c’est son sourire qui se dresse sur sa toile.
Et c’est un sourire qui s’esquisse sur les lèvres de Pavel.
.

outofbooks; craaaaze ! ♥ gnih je suis toute contente d’être tombée sur toi. comme je suis une grosse derp je voulais m’excuser parce que j’ai eu tout plein de problèmes d’internet et du coup c’est un peu pas très bien du tout j’ai pas vraiment réussi à coller au thème et c’est assez lennie-centered plus que sur pavel au final je suis désoléeeee (mais je ship le lennie/pavel très très fort en fait) (je me suis trahie) pardonne-moi orz. j’espère que ça te plaira quand même ;v; sinon je te ferai un truc mieux dès que je peux èvé
voilà quand même des n'icônes et un vava pour toi ! ♥

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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 23 Aoû - 23:51

Voilà voilà, vous pouvez commenter ♥
Les sacs pour vomir des arc-en-ciel et les pierres destinées aux retardataires sont fournis ♥
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Ven 23 Aoû - 23:57

Pfff vous êtes chous.
Je sais juste tellement pas quoi dire donc je vous envoie tout mon amour, tee hee.

viva j'aurais pas du te faire regarder eva tu penses à des choses bizarres maintenant.
mais ça confirme mon statut de shinji ikari officiel du forum donc c'est cool.
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 0:05

brfffffffffft JE VOUS AI DEJA MOURU DESSUS EN PRIVE ALORS JE. JE. VOU MAVER TUER VOILA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! oh mon DIEU voilà sucez la constructivité de ce message JE VOUS AIME

méchant Akira, tout de même. méchant :c
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 0:05

J'allais bouder Craze, puis j'ai lu ça "J'ai dévoré tes fiches et, juste pour dire C'EST INTERDIT D'ÊTRE AUSSI AWESOME. *w* (je ne sais pas comment je vais pouvoir humainement choisir un de tes personnages) ".

... pourquoi je suis aussi facilement manipulable xD Bon bah, prends ton temps et amuses-toi dear ♥


Du coup, je pense que je vais lire ce qu'à écrit Bull pour pas patienter je suis sûre que ça vend du rêve...


(et moins y'en a qui liront le mien, mieux je me porterais >.> Ca m'ennuie un peu d'avoir fait ça pour Lulu parce que y'a zéro soin c'est expédié sans mâcher et... enfin y'a des dialogues et pas de contenu et j'ai même pas eu le temps de présenter ça correctement donc y'a rien pour me sauver là...)
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 0:05

Je crois que si je parles, je pleures. Je. C'est. Kane quoi. Je. C'est. Enfin. Le. *long couinement inintelligible*

A côté de vos œuvres j'ai l'impression d'avoir fait tellement de la merde en misant plus sur le cadeau que le texte sur lequel je galérais... ;;
Désolé Kath, j'arrive pas à faire aussi awesome que toi ;;
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 0:37

je me suis tapé le fou rire de ma soirée. genre. pour de vrai.
c'est.
le meilleur de betty. LE COTE QUE JE N'OSE PAS JOUER DE LA NULLITE DE CETTE GAMINE.


ah goooosh merci ♥
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 0:49

Je salue l'effort collectif, vous êtes tous fluff et vous écrivez bien et vous envoyez du rêve voilà ! J'ai pas encore lu tous les textes mais ça viendra ♥

omg c'est albator qui fait mon ss hfhsjkdg *swoon*
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 0:58

J'ai groupité comme un arc-en-ciel en rut devant les avatars de mam'selle VDD je. Cherchez l'erreur. xD
De toute façon c'est tout mignon tout tout j'ai hâte de prendre le temps de lire tout ça. (ET DEMAIN J ECRIS LE MIEN PARDON TAE AAAARG)

Bref, ze retourne taffer.
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 1:31

Bon, bah déjà, j'savais pas trop si je devais joindre un message à la destinataire dans le SS, ou si on postait ça comme ça, vu que c'est mon premier SS et que certains l'incluent, d'autres pas... Donc Artemis, bah ce que j'avais écrit à ton intention avec le SS:

Citation :
Heeey Artemis! Désolé, j'ai eu un peu de mal à écrire ton SS(parce que, tête en l'air comme je suis, j'avais compris de travers et pensais devoir écrire un SS pour Artemis S. Crowley avec qui j'avais un RP, avant de réaliser que bah. Bah non Artemis c'était le pseudo du joueur. Outre cette péripétie anecdotique, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à assimiler tes personnages. Pas que je les aime pas, au contraire, mais... Je ne savais pas du tout comment les mettre en scène, qui plus est originalement. Et bon, vu le résultat de mon SS bancal, je crains que je n'ai pas vraiment réussi à capter l'essence de Nell et le faire jouer. Quant à Effraie, autour de qui c'est centré à l'origine, n'ayant pas de don et ayant des doutes sur son comportement, j'ai bricolé et...Et bon, le résultat final tient plus du dialogue enchaîné que d'un texte de SS. J'espère tout de même que j'ai pas été trop hors-caractère pour Effie et Nelly(même si Nell n'a pas vraiment fait grand chose au final), j'ai dû faire intervenir Miles à la rescousse pour pas faire trop de OOC et limiter les dégâts (bien que certains passages soient sans doute un peu vagues vu que ce n'est pas Miles qui parle, donc on ne se rend pas compte forcément que son introspection fait effet implicitement par moments).

Bref, j'espère que ce SS te plaira malgré les grosses lacunes qu'il présente en bien des points, et que ça n'a pas trop dénaturé tes persos! (si c'est le cas pardon, et tu peux m'exécuter sur la place publique en me brûlant et m'écrasant avec un camion de pompier ensuite, sous l'oeil d'un ours bicolore en guise de bourreau.
Sinon, j'ai lu tous les SS et woaw. Vous vendez du rêve les gens. Et j'me suis bien marré franchement en lisant certains XD
Et euh, voilà, je sais pas quoi ajouter, les mots me manquent. Après une telle lecture, j'peux retourner préparer ma soutenance de fin de diplôme l'esprit léger. Vous êtes trop cool sérieux. (buuh, j'ai honte à côté avec mon SS)


Ensuite, on m'avait prévenu que l'effet SS, c'était souvent "l'impression que les gens jouaient mieux ton perso que toi-même". Bah... Ok, je m'attendais pas à ce que ça colle tant. Pourtant j'ai été averti. (et un homme averti en vaut deux, malheureusement Miles ne le sait que trop bien hohoho)
BULL T'ES GENIALE OK? OK. (Pas d'objections acceptées)
J'ai adoré ton SS, merci, t'es trop choue ♥ C'est tellement Miles que voilà. Je. Truc. Machin. I HAVE NO WORDS. (mais j'ai Excel)
Ça a dû te demander pas mal de Bull-ot...

(oui bon j'ai pas eu mon quota de jeux de mots de la journée, pardon pour cette fin de message bidon)(ce fût inapproprié, quelle gourde je fais) (pardon j'arrête)

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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 2:13

Bon, on va tenter de répondre avec mon clavier dépliable tout nase - vive la sensibilité moisi te forçant à bourriner les touches. - car là,  j'ai vraiment pas le courage d'utiliser ma vita ou le clavier virtuel de la ps3.

Déjà, je tiens à m'excuser de ne pas avoir pu écrire mon secret santa, mon laptop déconnant bien comme il faut - Sheina peut confirmer. -, il fait actuellement un petit tour chez l'informaticien... Et comme mon frère a fait sa pute et ne m'a pas laissé écrire avec son pc... Voilà voilà.

Bien, maintenant, entrons dans le vif du sujet ! Sully, tu es une grande malade.
Me faire tant d'avatars awesome, es-tu folle ? En plus tu places du Edguy dedans, non mais non ! C'est vil de me prendre par les sentiments. Surtout que je ne peux pas en écouter étant donné que tout est sur mon dde. Je te hais - d'amour - ! D8

Après, concernant le fait de bien jouer ou non Albert... Tu l'as parfaitement cerné, c'est tout à fait le personnage et certains passages m'ont bien fait rire - Crystal confirmera, Skype a souffert. -, tu as roxxé bien comme il faut, c'est un bien bel hommage fait à cet éclopé ! Trop beau même, j'ai envie de dire, il ne le mérite pas. MAIS IL Y A UN MAIS. En effet, toi qui aime tant Albert, comment as-tu pu louper ce gros troll qu'était celui de placer VLADIMIR LE REQUIN dans ce rp se passant en MER. COMMENT ?! À MORT ! QU'ON LUI COUPE LA TÊTE alouette /Sbaff

Ce petit troll placé, je te dis juste merci, tu as largement rempli le contrat !
.......
Hum......
Même si quand même, Erick, il a les yeux beus. 8D

/Run
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 11:17

MILES JE T'AIME MERDE.
Nan parce que j'ai cru mourir de rire devant Effie là, c'est exactement ça xD "Oh mes petits chous" "Mais allez ramper ailleurs bande de larves !" Bon sang bon sang bon sang QQ
Ah et puis pour Nell, je l'aurais juste vu un peu plus touriste (en mode "Whaaat, ok lol.") mais c'est franchement pas grave, j'ai adoré je blblbl *o*

(Et puis moi j'ai fait du caca à côté de ça, désolé Jinx QQ Gros lèche d'amour j'espère que tu me pardonneras QQ)
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Sam 24 Aoû - 15:30

HAHAHAHRZOGETHOGTRGTR.

C'EST BONOJRGOTR.


[14:35:15] Lisoun: ah.
[14:35:45] Kaiesh: *oooo*
[14:35:49] Kaiesh: JE JOUE MON EUSTACHE
[14:35:53] Lisoun: OUI
[14:35:54] Kaiesh: /meurt/
[14:36:50] Kaiesh: Y'AS PASCAL
[14:36:52] Kaiesh: AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH
[14:37:59] Kaiesh: Ok j'savais pas mais Eustache fait pipi en sautant dans les chiottes
[14:38:00] Kaiesh: >D
[14:38:05] Lisoun: xD
[14:39:40] Kaiesh: OH
[14:39:41] Kaiesh: CAMELIA
[14:39:42] Kaiesh: MDR
[14:40:13] Kaiesh: SLENDERMANEZFIHRE
[14:40:19] Lisoun: 8'D*
[14:41:52] Kaiesh: Y'A SALLY
[14:41:53] Kaiesh: JE LA VOIS
[14:41:55] Kaiesh: DE LOIN
[14:42:02] Lisoun: Ouais
[14:42:06] Lisoun: C'est ce qui clot le jeu
[14:42:08] Lisoun: Balade toi 8D
[14:42:37] Kaiesh: Sheva XD
[14:43:16] Kaiesh: ...
[14:43:17] Kaiesh: Omg
[14:43:21] Kaiesh: Mn qui cherche Ry
[14:43:23] Kaiesh: Rey
[14:43:24] Kaiesh: mdrrrr
[14:45:44] Kaiesh: Nooooon
[14:45:47] Kaiesh: C'était qu'un rêve
[14:45:48] Kaiesh: ;(
[14:45:50] Lisoun: xD
[14:45:58] Kaiesh: :'''(
[14:45:59] Lisoun: T'es allée voir les cabines ?
[14:47:05] Kaiesh: OUI
[14:47:07] Kaiesh: Camélia
[14:47:07] Kaiesh: XD
[14:47:11] Lisoun: 8D
[14:47:16] Lisoun: Et y'a Attila dans les cabines aussi
[14:49:57] Kaiesh: Oui XD.


HAHAHAHA LUV LUV J'VAIS RE JOUER A CE JEU 23é&32432432 FOIS. Merciii krrr.
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 1:47

J'ai la haine, mon fajhdhjgd de mac ne veut pas ouvrir le fichier D8 /part pleurer dans un coin

CHARLIE CHARLIE CHARLIE. (t'as vu je t'ai citée dans mon SS ?) J'ai été à la fois surprise et ravie de lire ce que tu avais écrit. Pas parce que ce n'est pas comme ça que je jouerais Kyle, plutôt... c'est pas comme ça que j'ose le jouer. 8D Et j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé. En plus je peux tout à fait l'imaginer écrasé contre sa barrière, là. J'adore quand les gens rendent Kyle plus adorable qu'il ne l'est veut l'être en réalité -w- Merci beaucoup ♥♥♥ *hug*

MILES si tu savais comme je suis soulagée que ça te plaise. J'avais peur, surtout avec l'utilisation de la première personne, de ne pas rendre le personnage. Mais quand j'ai vu que j'étais tombée sur toi, j'ai su que j'allais faire un dialogue entre tous ses "lui", obligé ! ♥ Après c'est sûr que c'est un peu du n'importe quoi, mais en même temps... 8D Vraiment contente que ça t'ait plu en tout cas ♥

Et je suis hyper honorée d'apparaître dans le SS pour Camélia (ça fait V.I.P. !) surtout qu'il est hyper drôle et bien écrit. Et que c'est tout à fait le genre de Kyle de se laisser embarquer par tout le monde comme ça. EN PLUS IL RENCONTRE ZORA. Je suis même pas sûre qu'on avait évoqué cette possibilité avec Bhou, et c'est juste trop trop chou. Voilà, du coup merci aussi d'avoir utilisé Kyle, à croire que tout le monde sait le jouer mieux que moi hein ♥

Pis bravo à tous, j'ai pas fini de tout lire parce que ma connexion me hait, mais ça envoie déjà du rêve ♥ Un grand merci Lisoun pour avoir organisé tout ça ♥♥♥
EDIT: AH ET J'AI OUBLIÉ DE DIRE ta présentation, le titre et les petites images C'EST JUSTE TROP CHOU OK.
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 10:33

Mais voyons Bull, je suis contente d'avoir pu vous faire plaisir à tous ♥
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 13:21

Hihi on parle d'Eustache et Sally hihi I love you 

TKT CHOU PRENDS TON TEMPS JTM KAN MEM !!!!! <3
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 21:06

AZY COMMENT QUE CEST TROP BIEN QBFWV KJNDFKJBN

Kath merci beaucoup t'as cité tout mes bébés fuuuuu. Et serieux imaginer Camélia dans un filet de peche ça n'a pas de prit. Du coup dés que je te croiserais en direct ( sur lol AHAHHAHA ) je te ferrais la masse de bisous fiuuuu.

ET CHARLIE TON SS MAIS OMFG. Nan mais c'est bien Bull est moi on a toujours l'impression d'avoir deux fois plus de Cadeau, je trouve ça drole.


Bull, yaourt de ma vie, faut qu'on parleeeee. Deja que le mp que tu m'as envoyé m'a juste tué u.u

_________________

Parce que capturé une Camélia sauvage, c'est plus compliqué qu'on pense

Spoiler:
 

icone Phy style par Leif et pokemon par Beli Et vava qui poutre sa maman par CapriBNDAMOUR
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 21:13

Bon alors voilà c’est en retard et tout pourri et pas codé, et en plus je t’invente une relation sortie de nul part donc arg encore pardon. En tout sache que je suis tombée folle amoureuse de Layla et que c’est fait avec beaucoup d’amour et que j’espère ne pas avoir trop fait dans le OOC du coup. Enfin valà, amour sur toi.


    Ca l’ennuie. La caresse moite et lourde du soir qui s’infiltre par sa fenêtre et se glisse entre ses draps moelleux qui l’enferment comme un carcan. Ca l’ennuie. Le silence, plus avides que tous les barreaux, tous les bourreaux. Ca l’ennuie. Cette existence molletonnée, rangée, sans barrières où s’écorcher les paumes jusqu’à ce que vienne le nouveau jour. Elle qui avait toujours jeté ses combats dans le sang et la crasse, préférant se déchirer jusqu’au cœur que d’affronter ses fantômes, étouffait soudainement de rage sous le poids du néant.
    Alors ça l’ennuie.

    Ca l’ennuie, tandis qu’elle se lève et se glisse en catimini à l’extérieur, ça aussi elle savait faire Layla, devenir double face, soudainement tout poings tout flammes, puis ombre silencieuse, sans jamais se détourner de son but. Toujours foncer, foncer, vers la même destruction.

    Alors c’est le même refrain. La nuit, le silence écœurant de tout un dortoir paisiblement endormi, loin des ronflements lourds des prisons, du grincement des nuits trop courtes sur les barreaux, sans que jamais, jamais ne change ses rengaines. Et toi Gab’, qu’est-ce-que tu fous ? Est-ce que tu penses à moi parfois quand tu l’embrasses, quand tu l’enlaces, quand tu te consumes dans ta lâcheté, ton abandon facile, plus prisonnier que je ne le serais jamais ? Est-ce que tu es parti pour mieux m’oublier ou pour te raccrocher à celle que j’étais avant,  à celle que j’ai laissée en passant la froideur de leur porte ? Mais qu’importe. Elle n’avait plus que l’amertume à enlacer entre les chairs entrechoquées.

    Alors elle avance. Où, peu importe, elle ne l’a jamais su. Alors elle avance. Un peu libre dans la fraîcheur nocturne, loin de la chaleur, du soleil dont les rayons ardents n’était bon qu’à énerver les esprits et à remplir l’air d’une niaiserie dégoulinante, si propre aux beaux jours. Elle, elle avait oublié depuis longtemps la douceur de ses jours-là.
    Arrivée au parc elle avise un petit muret, s’asseoit, et sort une bouteille de vodka de son sac avant d’engloutir plusieurs gorgées directement au goulot. Il fallait bien faire passer le temps.

    -… Mais. Qu’esstufoulà Cupi-con ?

    Marmonne t’elle mi- surprise mi- agacée, sans prendre la peine d’articuler. Elle n’avait pas demandé à ce qu’on vienne la déranger, que diable !
    Elle marque cependant une pause, dévisage son interlocuteur de haut en bas, avant de soupirer et de lui tendre la bouteille.

    -Et puis zut hein … t’as pas bonne mine mon pote, faut croire que ton joli petit cul aime toujours se faire fouetter sauvagement.

    Elle rit doucement, en une petite mélodie aigre, tandis qu’ils se passent la bouteille. Et le temps d’une gorgée, c’est un bout d’éternité qui se fige, tandis qu’en silence ils déposent leurs aigreurs et leurs ardeurs en une compréhension muette. Peut-être était-ce pour cela qu’elle le supportait Ange, pour sa manière un peu bête de sourire lorsqu’ils comparaient leurs bleus et leurs écorchures et buvaient jusqu’à s’en arracher la gorge en parlant de tout et de rien, pour sa manière de l’écouter déblatérer des silences sans rien dire, lorsqu’ils n’étaient pas occupés à chasser l’euphorie de leurs vices enfantins. Parce qu’au fond, ils étaient peut-être un peu pareils, à foncer droit dans le mur sans trop savoir pourquoi, à ne jamais savoir aimer droit. Ce n’était pas de l’amitié, encore moins de l’amour, juste des silences lorsque l’autre déposait ses carcans d’excentrisme au pied de l’aube comme pour dire … Moi aussi, je Sais.
    Et regardant la bouteille, et le silence, elle propose :

    -Tain’ j’en ai marre de la vodka … et si on allait piquer autre chose à la réserve ?

    Sourires complices qui s’échangent tandis qu’un éclat rapide anime les regards.

    -On va encore s’attirer des emmerdes Cupi-con.

    Et c’était mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 21:25

....
putain.
Non mais. tu viens de m'achever complètement je suis en larme devant mon écran. C'est juste tellement parfait, tellement bien écris, tellement cool, tellement tout. Pf. franchement t'as fais aucun OOC et cette relation inventé est juste.... a sa place ? (moi qui ai toujours rêvé d'avoir un lien avec Ange voila je suis comblée. I love you )
Mais sérieux ça me fait tellement plaisir déjà que tu me dise que tu aime Layla, ensuite que tu ai choisit Layla pour écrire et puis t'as tellement juste tout trop complétement géré (BOUUH POURQUOI TU PARLE DE DE GABRIEL CE SALAUD JE PLEURE LA OKKKKK)
Je pourrais t'écrire un pavé pour te dire tout mon amour que j'ai pour toi, pour ton texte mais voila. Bref Je t'aime 8D sérieux quand on se revoit (parce qu'on se reverra) je t'étouffe de calins et de bisous parce que voila, ce SS était magique.
JE TAIME FORT DE TOUT MON PETIT COEUR DEGOULINANT DE PAILLETTE HIHI
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   Lun 26 Aoû - 21:32

..... AH MAIS BICHETTE JE JE.  (arg je suis contente alors merciiii, je me disais pareil au niveau du lien, je regrette de pas t'avoir poké avant pour développer ça bouh ;; M'étouffe pas de rougitude devant mon écran comme ça c'est violent - ET OUI JE VEUX DES CALINS NEED NEED GNIIIH)

Et vu que je suis en train de lire les autres awesome SS, ALCYONNE OMG VRNVKJRNVKJRNZKV !!!! Tu as tellement bien cerné la relation McQueenesque, c'était juste adorable je gniiih tellement - et pis j'ai adoré lire ton SS tout court, so awesome graouh. (groupie albert mode bonjour xD)
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MessageSujet: Re: Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été   

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Fais ce qui te plaît ! • Secret Santa V4 ▬ spécial été

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