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 L’irréel est sublime, mais effrayant

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It's a kind of magic.
Age du personnage : 23 ans
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MessageSujet: L’irréel est sublime, mais effrayant   Mer 27 Fév - 19:47


- L’irréel est sublime, mais effrayant-


Avec Charlie G. Rogea

« Mademoiselle, quelle heure est-il ? » demanda une petite voix.
« L'heure de manger sans doute, car, c'est toujours l'heure de manger, ou l'heure de piquer un somme » répondis-je avec enthousiasme et politesse à l'inconnue.
Tout en poussant un soupir, je m’essayai sur l'herbe verte de la forêt et cherchai l'individu des yeux dont la voix provenait de quelque part. « Seriez-vous un arbre ? Ou bien ais-je mes fesses posées sur vous, seriez-vous donc la pelouse ? » continuais-je amusée.
Je sursautai ensuite en voyant une boule blanche sortir du tronc fendu d'un arbre. Un lapin à l'épaisse fourrure blanche portant un veston chic et une grosse montre à gousset me regardait de ses petits yeux bleus, il tapota la montre et me répondit d'un air affolé « Il se fait tard ! Il se fait vraiment tard, que faire, mais que faire ? ».
Je le regardais, surprise et hébétée, ne sachant pas comment prendre ce comique de situation étrange et similaire au compte de Alice au pays des merveilles. Je me mis à le toiser curieusement, un petit sourire en coin « Excusez-moi, mais qui êtes-vous mon très cher lapin ? »
« Et vous, savez-vous qui vous êtes mon enfant ? » me dit-il en penchant la tête sur le côté, ses longues et charmantes oreilles suivant le mouvement.
« Moi, je suis Gabrielle, et j'aimerai beaucoup vous voir dans mon assiette » fis-je en rigolant, ayant l'air de désirer ma bêtise.
Il me regarda étonné et soupira de désespoir « Mais que me dites-vous là ma pauvre Alice, quel est donc ce jeu où vous incarnez cette Gabrielle... et cette blague était de très mauvais goût, revenez à la raison ma chère... Je crains que vous ne soyez folle. »
Je ne comprenais plus, je ne comprenais pas. Je haussai un sourcil et pris un air étrange, relevant la commissure droite de ma lèvre plus en haut. Je baissai ensuite la tête et fut de nouveau surprise, remarquant l'étrange vêtement que je portais ; Une grande robe bleue à volant et un petit tablier blanc, ainsi que des bas de cette même couleur claire et des petites bottines de couleur crème à mes pieds. Je portai ensuite mes mains vers ma chevelure. Mes longs cheveux étaient coiffés en de belles bouclettes anglaises et rehaussés d'un serre tête noir.
« Mais qu'est-ce que c'est que ce délire ! Moi, folle ? Oh... Vous avez sans doute raison mon bon lapin... C'est une maladie grave et contagieuse » dis-je presque dépitée.
« Oh, mais savez-vous, que la plupart des gens bien, sont fous ? » répondit-il en penchant la tête de l'autre côté. Il regarda de nouveau la montre, ouvrit grand ses petits yeux et commença à reculer, et à déguerpir sans rien dire.
« Mais, attends ! Mais où vas-tu ? Ne me laisses pas seule ici, je suis perdue... »
Je me levais rapidement et me mit à le courser, prise de panique. Les battements de mon cœurs s'affolaient et j’essayais tant bien que de mal à éviter les racines qui sortaient du sol. Je le gardais dans ma ligne de mire, à quelques mètres de moi quand soudainement il se mit à bondir dans un grand trou. Doucement je m'approchai, m'agenouillai et regardai à l'intérieur avec précaution « Wohoo... Monsieur le lapin ? » … j'essayai de regarder au fond, plaçant mes mains sur les rebords du terrier quand soudain, les rebords s'effondrèrent et m'embarquèrent dans une grande chute.

Je revenais au monde réel, de retour dans le monde des conscients, là où l'irréel faisait peur et émerveillait, uniquement écrit et figeait dans l'univers littéraire.
Je me réveillai en sursaut, le cœur battant à tout rompre, ayant eu vraiment l'impression de tomber dans le vide, dans cet univers étrange où évoluait le personne d'Alice. Mes yeux se tournèrent sur le petit livre d'Alice au Pays des merveilles posé sur ma table de nuit, la réécriture de Lewis Carrol, ouvrage que j'étudiais avec mes premiers années.
Je me redressai encore endormie, et perdue dans mon inconscience. Je regardai l'heure qui me disait que j'avais fait une bonne petite sieste de 3 heures. Il était 17h24.
Il fallait que je me bouge un peu et que j'essaye de sortir mon cerveau de cette brume dans laquelle il s'était perdu.
Sans aucune idée en tête, sans aucun bon vouloir je me levai sur mes deux jambes engourdies, titubant légèrement jusqu'à la fenêtre d'où je regardais le paysage. Il faisait beau et le soleil commençait déjà à se cacher derrière les épaisses feuilles de la forêt qui entourait le campus. Le ciel avait une belle teinte orange et rose.
Et merde. J'avais passé un samedi après-midi à ne rien faire, à pioncer telle une marmotte ou un ours en hibernation... Je ne pouvais que me rabaisser à ça.
L'image d'un ours polaire ne vint soudainement. J'imaginais étrangement un paysage enneigé entouré de sapins et autres grands arbres recouverts d'une épaisse neige semblable au monde de Narnia... Un petit frisson me parcouru et je pris froid et sentis naître en moi le désir de gambader dans la poudreuse et satisfaire mes yeux d'un si beau paysage... J'avais envie de trouver la tranquillité et la fraîcheur dans un lieu reculé et pur.
Ma tête se redressa rapidement sur mes deux épaules, mes yeux s'ouvrirent ronds et grands.
En voilà une idée qu'elle est bonne.
Souriante, je prenais ma grande doudoune noir à capuche dont le rebord était en fourrure synthétique, et chaussai mes bottes plates. Dans un sac je rassemblais plusieurs objets, un kit de survie avec un thermos de chocolat bouillant, des mouchoirs et des compresses. Il fallait toujours prévoir ce genre de chose quand on s'aventurait dans la neige.
Où allais-je donc comme ça, pressée et à l'air impatiente ? Là où je n'étais jamais venue depuis mon arrivée il y a 7 mois. Dans la salle des saisons.

Après avoir gravi les cinq étages de l’établissement, j'arrivai devant une grande porte où derrière se trouvait ce que je voulais. Je jetais un coup d’œil, ne trouvant personne dans le couloir, puis l’ouvris. Aussitôt un petit vent froid frôlant le glacial vint caresser mes joues. Des flocons de neige s'aventuraient dans le couloir. J’avançai dans la neige qui engloutissait mes pieds, refermai doucement la porte derrière moi et m'aventurai dans ce bel endroit blanc et silencieux. Je n'entendais que le bruit des branches craqueler doucement avec le vent et le bruit de mes pas dans cette épaisse poudreuse.
J’avançai, regardant rapidement derrière moi. J'avais l'impression d'être la petite Lucy, ayant découvert le magnifique monde de Narnia.

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