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 Life is like a boat { Libre

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Date d'inscription : 08/03/2012
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It's a kind of magic.
Age du personnage : 18 ans
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MessageSujet: Life is like a boat { Libre   Mer 28 Nov - 20:20


Il faut savoir s'instruire dans la gaieté. Le savoir triste est un savoir mort. L'intelligence est joie.


Le vendredi après midi est très attendu par tous les élèves de Aisling et surtout par Artémis. La dernière sonnerie annonce le début du week-end. Dès qu'elle retentit dans les salles de classe, tout le monde se précipite vers les portes qui donnent dans le couloir. Certains n'écoutent même plus les dernières indications du prof pour les devoirs. Leur seul objectif est de retrouver leurs potes pour débuter la soirée de folie qu'ils avaient prévu, depuis le week-end dernier. Pourtant, dans une salle de classe, une élève mettait plus de temps pour ranger ses affaires. Le prof ne daigne même plus lever les yeux pour voir qui est l'élève. Il sait parfaitement que ce n'est autre qu'Artémis Satyne Crowley, une élève généralement apprécier par le corps enseignant pour son sérieux et sa discrétion. Si elle met autant de temps à finir d'écrire ses devoirs et ranger toutes ses affaires dans son sac, c'est pour s'éviter les bousculades des couloirs. Il faut dire que la jeune irlandaise n'a jamais aimé se faire bousculer, ni se retrouver trop près avec des inconnus, car son espace vital, comme le nom l'indique est vital. Elle a l'impression d'étouffer parfois quand il y a trop de monde autour d'elle. Tout le brouhaha que font les élèves avec leurs voix et les chaises lui cause parfois d'atroce migraine. Toutefois, l'élémentaire n'est pas aussi asociale qu'on peut le penser. Tous les êtres vivants ont besoin de compagnie de temps en temps, même le loup le plus solitaire du monde a besoin d'une compagne pour s'accoupler (base de l'instinct animal). Non qu'Arté aille voir des gens pour s'accoupler, mais disons que de temps en temps, elle cherche la compagnie de ses congénères. Il parait que les changements brutaux de son humeur y sont pour quelque chose. Elle peut être douce durant quelques minutes et l'instant d'après devenir agressive. Un psychiatre a dit un jour à sa mère qu'elle était atteinte d'un trouble. Vous imaginez l'état de la pauvre femme qui venait de récupérer le fruit de ses entrailles après un long moment en désintoxication ? Elle avait fait des nuits blanches en attendant le retour de sa fille à la maison. Ajouter à cela de la peur que son enfant tente un truc dément, comme tuer sa mère, et à la crainte qu'elle cherche à mettre fin à ses jours. L'amour d'une mère n'a pas de prix, mais il y a des limites surtout après avoir vu sa progéniture toucher le fond. Bref, la mère était angoissée, effrayante aussi avec ses cheveux en bataille et ses immenses cernes sous les yeux. Finalement, l'homme dit simplement qu'elle était bipolaire et que ça pouvait être temporaire. C'est proche de la schizophrénie mais c'est loin d'être une maladie.

En tout cas, cette après-midi là, Miss Teigne était dans sa phase : « Je ne veux pas travailler. Je ne veux pas... » Enfin vous connaissez la chanson. C'est pourquoi, elle décida de partir en même temps que le prof. D'un côté elle était obligée puisqu'il devait fermer la porte à clef. A ce moment-là, il n'y avait donc plus personne dans les couloirs. Heureusement, car ça lui évitera de faire des zigs et des zags pour éviter de se prendre un coup dans les côtes ou se faire marcher sur les pieds. De plus, le chemin jusqu'à sa chambre était d'autant plus agréable et assez rapide, puisqu'elle n'avait pas besoin de s'arrêter en court de route pour se taper la causette avec quelqu'un. Une fois dans sa chambre, elle remit un peu de mascara et de eyes-liner et récupéra son magazine en vol avant de rejoindre la bibliothèque. Elle a gardé son uniforme, jugeant inutile de se changer puisqu'elle restait dans l'enceinte de l'école. Elle avait la jupe courte, le collant noir et son pull épais et veillot. Son noeud, qui permet de savoir dans quel groupe elle est, a fini dans sa poche pour plus de confort.

Mais passons, la jeune fille venait enfin d'entrer dans la bibliothèque d'Aisling. Comme elle s'en doutait, il n'y avait personne en vue. La grande brune se rendit dans un des étages « des plus calmes ». Et oui, il faut savoir que la bibliothèque n'est pas normale. Il y avait des livres aux caractères bien trempés qui pouvaient mordre ou crier, des paysages parfois effrayant comme cette falaise sans fond. Si quelqu'un allait là, il est clair qu'il ne devait pas avoir le vertige. Artémis Crowley préféra se rendre dans l'étage dont le décor représenter une grotte, lugubre certes mais ça donnait un sentiment d'intimité à la jeune demoiselle. Pendant quelques minutes, elle se laissa glisser dans ses pensées, marchant entre les étagères pleines à craquer. De temps en temps, un livre passa entre ses mains. Elle les ouvrait, mais ne les lisait pas, elle écouta les cris des chauves-souris dans l'un, pouffa de rire quand un autre grogna et s'effraya quand un autre chercha à la mordre dans le cou.

Au final, elle décida de se trouver une petite table pour regarder son magazine. C'était un truc de sa mère, c'est elle qui était fan de mode japonaise, mais Miss Teigne devait bien l'avouer qu'elle aimait beaucoup leur mode aussi. Parfois, elle achetait un petit bustier japonais qu'elle mélangeait avec son style plus simple, ce qui donnait un beau mélange sur elle.
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MessageSujet: Re: Life is like a boat { Libre   Sam 2 Fév - 1:42

[En espérant que ça te va ^^ Les mots en vert sont prononcés en japonais.]

Parfois, Molly avait l'impression de passer sa vie à la bibliothèque, et ce n'était pas tout à fait faux. Depuis tout le temps qu'elle était à Aisling, elle avait parcouru encore et encore tous les moindres recoins du gigantesque édifice, des caves les plus sombres aux forets denses qui portaient des livres dans leurs troncs. Le système de classement était complètement chaotique mais elle avait même réussi à y trouver une certaine logique, et à savoir se repérer dans ses méandres. Elle se disait justement ça alors qu'elle se dirigeait une fois de plus vers son repère habituel à travers les couloirs sinueux d'Aisling, une fois les cours finis. Elle était un exemple de discipline, les spartiates auraient été fiers d'elle. Pas de loisirs décérébrés, de télé ou de sorties pour Miss Fitz, elle ne se souvenait même plus de la dernière fois qu'elle avait adressé la parole à quelqu'un de son âge. En fait, plutôt que les spartiates, c'est son père qui serait fier. Son père qui voulait affuter son esprit comme une épée, qui avait fait d'elle sa disciple. Qui l'éloignait des basses considérations adolescentes sur son physique ou comment être populaire et les redirigeait vers la grandeur de la littérature, des philosophes et de la science. Molly ne sentait pas le manque de relations sociales... Enfin, la plupart du temps. Il lui prenait par moments, par hasard, à envier ces élèves qu'elle voyait comme de l'autre côté d'un miroir, se chamailler et s'aimer, vivre. Quelques uns attiraient son regard plus que d'autres et elle se prenait, presque malgré elle, à suivre de jour en jour, à distance, sans en avoir l'air, leurs états d'âme et leurs aventures.

Et ce jour-là, retirée dans une aile particulièrement obscure de la bibliothèque, Molly se surprit à ce genre de pensées. Elle cherchait un de ces livres propres à Aisling qui traitaient des dons et de leurs porteurs, espérant trouver quelque chose qui l'aide dans la maîtrise de son don, des conseils peut-être, et désespérait de trouver quelque chose (qui, de préférence, ne mordait pas) sur le multilinguisme, lorsqu'elle aperçut une autre élève. Elle ne semblait pas vraiment savoir ce qu'elle cherchait, elle allait rarement plus loin que le résumé quand elle avait un livre entre les mains et le reposait presque immédiatement. Attitude de flaneuse que Molly avait souvent rencontré, mais pour une raison ou pour une autre, elle se prit à observer celle-là à travers les rayons, continuant, l'air un peu absent, ses recherches. Elle avait l'air d'avoir son âge, peut-être un peu plus, et malgré son uniforme et son pull large elle avait un air soigné. Sophistiqué. Elle était maquillée, comme toutes les « amies » superficielles de son père et pourtant, il y avait quelque chose de digne dans son attitude. Malgré son dédain pour les livres. Malgré le fait qu'après avoir abandonné tout vecteur de savoir réel elle se soit assise à une table pour ouvrir... un magazine de mode. Oui. Peut-être Molly se trompait-elle, peut-être n'y avait-il chez elle rien de plus attrayant que chez toutes ces dindes qui se précipitaient pour obtenir un sourire de son père. Elle soupira et repris ses recherches. Sans pouvoir s'empêcher un coup d'oeil vers la jeune fille de temps à autre. Son identité restait un mystère. Elle n'était pas dans son année, ni chez les Psy, elle en était à peu près sûre, mais à part ça elle ne savait rien d'elle.

Elle finit par trouver un livre qui s'avérait prometteur – Le Langage et les porteurs de dons – et le sortit de son étagère. Il faisait près de cinquante centimètres de longs, quarante de large et une bonne trentaine d'épaisseur, aussi la frêle Molly ne put aller beaucoup plus loin avec le volume sous le bras que la table la plus proche... Qui s'avéra être celle choisie par son autre et plus confidentiel objet d'étude. Le livre atterrit sur la table avec fracas, envoyant le magazine de la jeune inconnue voler à deux mètres de là. Molly, confuse et se sentant légèrement coupable, comme si c'était de fait son intérêt pour la jeune fille qui avait fait s'envoler le magazine, s'excusa dans un marmonnement incompréhensible et alla le chercher sans laisser à l'autre le temps de se lever. Il se trouva par la suite que c'était une idée particulièrement mauvaise.

Elle ramassa le magazine, et son regard en parcouru malgré elle la couverture. Mode japonaise. Langue japonaise. Il suffisait d'un mot, écrit ou prononcé, et il était là, sur cette page. Les caractères auparavant inconnus devinrent tout à coup familier pour Molly. Des centaines, des milliers de mots nippons surgirent tout à coup en trombe dans son esprit, chacun voulant sa place, chacun exigeant d'être prononcé. Sans s'en rendre compte, elle lâcha le magazine et se saisit la tête, son esprit tourbillonnant dans un océan tapageur de nouveaux mots, d'une nouvelle écriture, d'un nouveau monde. Il fallut bien cinq minutes pour que la tempête se calme, mais même là, ce n'était pas finit. Elle en avait pour une bonne quinzaine de jours de migraine.

« Tu aurais pas... » Les mots avaient un son étrange dans sa bouche. Elle ne pouvait être sûre qu'elle parlait bien anglais, et en effet, elle parlait japonais. « Tu aurais pas un aspirine... ou quatre ? »
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