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 Fuck me like you hate me ▬ Velmur

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Date d'inscription : 17/08/2012
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MessageSujet: Fuck me like you hate me ▬ Velmur   Mer 7 Nov - 21:50


You could've been the real one
You could've been the one enough for me
You could've been the free one
The broken down and sick one
Remnant of a vacant life


Ya des moments comme ça où ça lui prend.
Comme un dégoût du fond de ses entrailles, une colère muette, déchirante, du mal qu’elle lui a fait plus que lui-même. La rage des impuissants de l’existence avait toujours un goût amer. Alors, ça lui prend. La rancœur froide, mesurée en démesure, les claques coups de tête qu’elle aimerait coller sur son visage d’ange tonitruant. Il avait brisé les règles dont elle s’était foutue à chaque pas, s’était moqué du faux amour qu’elle lui avait offert dans toute sa sincérité de désespérée. Je t’ai brisé pour n’en que mieux tomber Lienart. Haït pour ne qu’en mieux t’aimer.
Sombre imbécile.

Et les mots se bousculent dans sa tête, c’était toujours plus simple la haine, c’était court, efficace, c’était le mépris des sentiments, de soi-même, du vécu qu’ils avaient construit, des promesses qu’ils ne s’étaient jamais faites en les tenant toujours. C’était la ligne droite vers l’oubli qui se souvient, dans son éternelle rancune. Car c’était seulement à présent qu’elle l’aimait Lienart, un peu comme une conne, prisonnière de sa rancœur amoureuse, de cette fascination crasse qu’elle avait brisée entre les bras d’autres impossibles. C’était à présent qu’elle le rejetait Erick, lorsqu’elle s’accrochait à lui, faisant crisser ses ongles dans le vide de leurs peaux qui ne s’entrechoqueraient plus. C’était à présent qu’elle brûlait, brûlait, prisonnière de ses refus, de ces bourgeons de sentiments, de ce jeu qui n’aurait dû cesser qu’à son bon vouloir.
Alors les yeux grands ouverts elle avait tout brisé.

Parce que tout n’était pas simple, propre, net, amour sincère à la décuplée, parce qu’elle ne l’avait aimé comme les autres, à la folie, à l’infamie, dans une idylle propre et nette qu’un jour elle brise en un coup de vent. Elle était de ces filles qui partaient toujours les premières, de ces baiseuses de vie qui se moquaient de tout, jusqu’à oublier leur dignité au bord des trottoirs. Et l’été se faisait tâche sanguinolente d’un automne jamais entamé.
Mais les choses avaient été différentes avec Erick.
De toute manière elle ne saurait pas l’expliquer.

De toute manière elle n’avait jamais cherché à comprendre, elle était ainsi Summer, à foncer à l’aveuglette pour n’en que mieux ressortir écorchée, déchirée, mais toujours en un seul morceau. Elle était ainsi Summer, un unique cœur palpitant d’ironie, un pied de nez de destin, une infamie à la vie, une tâche injurieuse sur les parterres des sentiments qu’elle saisissait à bras le corps dans l’hypocrisie la plus criante de vérité. Elle était ainsi Summer, à ne rien donner à force de tout lâcher.
C’est pourtant un morceau d’elle qu’il avait emporté Lienart.

Un bout de fille de l’air au bord de ses lèvres, de la violence de ses baisers, de cette force destructrice, inconsciente, qui le caractérisait. Un bout de vie dans cette existence qu’il lui avait insufflée et qu’elle avait dévorée jusqu’à la moelle. Liennart à peine effleuré dans son être entier, comme si la dernière pièce s’évertuait à manquer. Peut-être était-ce son cœur qui avait fait défaut aux puzzle de leurs deux corps encastrés. Alors elle est fatiguée. De cette lassitude des vaincus avant l’heure qui n’ont pas encore baissé les bras. A vivre de ces souffles essoufflés de ceux s’accrochant à leur mal, comme à une unique bouée de sauvetage, à afficher cette haine là comme un battement vital du fond de son être, à s’accrocher pour exister, parce que tout était plus simple ainsi, à brasser les histoires rayées, usées, épuisées jusqu’à perte de tout sens plutôt que … d’oublier.
Et vomir d’un seul geste toute l’absurdité de l’existence.

-Eris j’ai besoin de toi.

Il suffit parfois des plus petites choses. Un hasard, un couloir, et la jeune fille qu’elle tire par le bras, sans lui demander son opinion. Des marches, d’autres couloirs, une porte qui claque, et un ordre sec, monotone, presque une quémandation dans son indifférence.
A brasser ce mal qui nous dévore jusqu’à usure de nos amours morts.

Début du flash back.

I love the soud when you come undone.
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It's a kind of magic.
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MessageSujet: Re: Fuck me like you hate me ▬ Velmur   Lun 10 Fév - 13:55

( ERICK'S AWAKENING BIIIIIITCHES )

Il y a des jours comme ça, tu sais pas trop pourquoi, tu peux te sentir nostalgique, comme Summer en cet instant, qui s'en va revivre dans le passé. Un passé dont Erick se passerait volontiers s'il avait la possibilité de le modifier. C'est que sortir avec cette salope qu'est Glory tient sûrement la première place dans les plus grosses erreurs qu'il a pu commettre durant sa courte existence, la seconde étant d'avoir rencontré son père biologique et la troisième, dans son état d'esprit actuel, d'avoir révélé à Sixtine qu'il avait des sentiments pour elle. Ah ça, il aurait mieux fait de fermer sa gueule. Mais que voulez-vous, un soir de nouvel an, la fête, l'alcool, tout ça peut vous faire commettre des bourdes. Du genre embrasser la rouquine qui vous attire sans vraiment savoir si celle-ci va bien le prendre ou au contraire vous coller une gifle.

M'enfin, on est pas là pour parler de notre électrisant blondinet. Enfin si, mais pas celui du présent. Nope, on va un peu parler de l'ancien Erick, celui qui n'était pas encore vu comme un "aîné" ( Seeenpaaai notice meeeee /Sbaff ) par les nabots d'Aisling. Celui remontant à l'époque où se perdre dans le labyrinthe des rouges était encore chose courante le concernant. De ce temps-là, il était plus petit ( no shit Sherlock ? ), plus svelte que musclé et un peu moins chevelu. Il était également moins hargneux - bien que ce trait de personnalité lui colle à la peau depuis son enfance. - et plus souriant, ou sympathique, à vous de voir. Cet Erick-ci ne se doutait pas que rencontrer Summer allait, sur le long terme, causer pas mal de dégâts. Reprenons donc cette histoire à son commencement...


J'vais pas te mentir, tu pourras forcément trouver mieux.
Parce que j'suis maladroit, nerveux, égoïste et coléreux.


Aujourd'hui, il fait chaud, et toi, ça te gave bien comme il faut. T'as jamais trop compris le délire qu'avait les gens avec l'été. Parce que t'as toujours été du genre à préférer l'hiver et son froid mordant. Après tout, la chaleur t'épuise et en plus tu détestes l'odeur de tous ces gens puant la sueur. Cela dit, un gros soleil ça reste mieux qu'un déluge de flotte venant foutre la merde entre toi et ta maîtrise. Parce que oui, faut bien l'avouer, t'es encore loin d'avoir ce que l'on appelle un don sous contrôle. Même que tu dois porter un bracelet de protection. Soi-disant qu'avec ton caractère, c'est trop dangereux de te laisser te balader sans être muselé. Toi, tu te dis que c'est des conneries. C'est pas parce que tu t'emportes facilement que tu vas te mettre à filer des décharges à tout le monde, pas vrai ? Bon, allez, c'est peut-être arrivé deux, trois, quatre, vingt fois, mais c'est pas ta faute si les autres c'est rien que des abrutis faisant de la merde et méritant des baffes. Tu te plais à le croire en tout cas. M'enfin, donc, là de suite, pour toi, jeune Erick, la vie ça pue, ça sent la pisse et t'es pas vraiment motivé à te délecter d'un tel breuvage.

Alors histoire de te changer les idées, tu te demandes ce que tu pourrais bien faire de cette fin de journée pourrie dans ce bahut dont tu n'as pas encore l'habitude. À l'Aurore au moins tu savais où traîner avec tes amis, mais ici, en tant que nouvel arrivant, tu te sens encore perdu, sans repères, sans amis, bouhou, c'est triste la vie. Enfin, si, quand même, tu connais au moins une personne. Génial ! Mais à vrai dire, c'est de la triche, car la jolie manieuse de feu, ta rencontre avec elle date déjà d'il y a 2, peut-être 3 ans, t'es plus bien sûr. En tout cas ça remonte à l'époque où tu vivais encore en France. C'est con, il fallait que la seule personne avec qui tu as un passif soit dotée de la fâcheuse tendance à être meilleure que toi... Et donc à te taper sur le système, petit jaloux rageur que tu es.

Bref. Que faire donc ? Te rendre à la plage ? Mouais, bof bof, ça t'emballe pas vraiment. Parce que la mer ça refoule et le sable c'est une belle saloperie, à s'insinuer partout, jusque dans ton calefut. Et de suite, t'as pas vraiment envie que le dit sable vienne te gratter les valseuses. Tu écartes donc cette option. Reste la piscine, qui en ce temps pourrait te faire du bien, mais l'idée de tremper dans un bain de pisse ne te motive pas non plus. Hum. T'es un peu chiant, Erick. Si t'aimes tant le froid, casse-toi au Pôle Nord et danse avec tes amis les manchots. Saloperie d'adolescent râlant pour un rien, t'étais plus marrant à l'Aurore ! Tu sais quoi ? Là j’ai juste l'impression d'observer Albert quand il doit faire acte de présence à une fête de bourges. C'est dire le niveau d'enthousiasme. Allez hop, il nous faut de l'action ! T'es pas d'accord ? Tant pis pour toi. De l'action donc ! Où en trouver ? La réponse est pourtant évidente, mais t'es pas bien certain de vouloir en arriver là...

Mais allez, finalement, tu t'es décidé. Maintenant le soir est tombé et c'est la raison pour laquelle tu as dorénavant ton dos collé contre le mur pendant que ton regard s'attarde ici et là, tentant de reconnaître des élèves que tu aurais déjà aperçu. Mais dans cette masse de jeunes bourré d'hormones, c'est plutôt compliqué de dévisager qui que ce soit. Sans parler de la lumière, typique des soirées du genre, mélange de noir et de flash aux teintes pétantes. Tu commences doucement à comprendre pourquoi la plupart des membres de ta classe dénigrent ces fêtes données par les bleus et les jaunes: ils sont bien trop péteux pour ça. À moins que comme toi, ils n'aient tous un sale caractère digne d'un pépé ronchon ? En y réfléchissant bien, c'est assez amusant que toi, tu te retrouves dans une classe de ce genre alors que lorsque tu vivais à l'Aurore, tu étais l'ennemi des petits riches. Une ironie qui te ferait presque sourire si tu n'avais pas le mal du pays. Franchement Erick, tu pourrais un peu te lâcher, t'es dans une fête là, c'est l'ambiance idéale pour te changer les idées. Mais non, tu tires une tête digne du Schtroumpf Grognon, alors que tu pourrais imiter le Schtroumpf farceur, à faire péter des caisses à la face du monde entier. Heureusement que quelque chose, ou plutôt quelqu'un, vient enfin te tirer de ton état apathique. Littéralement.

Tu ne t'attendais pas à te faire secouer comme ça. C'était quoi cette fille ? À venir vers toi et te tirer par la main pour te diriger droit vers la piste de danse ? T'as à peine le temps de lâcher un " Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! " dans le brouhaha ambiant que t'es déjà entouré par la foule. Alors tu fronces les sourcils en fixant la jeune femme. Tu l'as déjà croisé, cette fille, mais tu ne lui as jamais adressé la parole. Par contre, elle a déjà tenté de t'aborder une ou deux fois depuis que tu traînes ici. Mais toi, t'aimes pas les étrangers, encore moins les collants. Alors tu t'étais barré bien vite, un peu comme un chat refusant qu'on l'approche. Au moins tu avais de la chance dans ton malheur, car cette fille avait le mérite d'être bien faite. Cependant cet argument ne t'empêchait pas de désirer prendre, comme à ton habitude, la poudre d'escampette. Mais alors que tu cherches à t'enfuir, elle te retient par le bras, un sourire provocateur au visage. Quelle plaie.

Elle dit quelque chose, mais tu n'écoutes pas, tu cherches juste à te dégager de là. Dans la mesure où tu portes ton bracelet, l'option te volatiliser sous ta forme d'électromorphe n'est pas à l'ordre du jour. Alors tu la pousses en lui disant de te lâcher et tu files de cet endroit en grognant dans ta barbe. Dans le couloir, tu percutes une autre fille. Tu connais le visage de celle-ci, car elle est une rouge, comme toi. Tu te penches vers elle et sans vraiment t'en rendre compte, tu te mets à la reluquer. Une ou deux secondes, pas plus, mais tu remarques à son regard que t'es grillé. La discrétion, c'est pas encore ça. M'enfin. Tu lui tends donc ta main, parce que t'as beau être de mauvais poil, c'est pas une raison pour ne pas t'excuser quand tu bouscules une fille qui ne t'a - pour le moment - rien fait, n'est-ce pas ? Allez mon grand, maintenant on veut entendre les premiers mots que tu as adressé à Summer ! C'est à toi champion !

- Excuse-moi, je suis du genre... Rentre dedans ! Ha ha. Ha... Hum.

... Ah. Oui. J'avais oublié que ton humour pourri était également d'origine. Dis Erick, tu veux pas te foutre une balle tout de suite ? Non ? Bon bah tant pis.


Mais si tu veux, j'peux être souriant, et même heureux, poli, généreux,
Et écrire des morceaux moins teigneux, ou même des chansons pour les amoureux.
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