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 Smile & Work (or not?) <PV Layla>

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MessageSujet: Smile & Work (or not?) <PV Layla>   Mer 3 Oct - 21:11

(Dsl pour les fautes je suis crevée, je corrige plus tard)



Show me your colors
Cuz without you I'm blue


_____
Nola aime son boulot, vraiment. Mais elle n’est pas douée pour le faire, vraiment pas. La pauvre est de nature timide, sans grande autorité et froussarde. On peut donc comprendre sans grande difficulté qu’en choisissant de devenir prof à Aisling, elle n’a vraiment, mais vraiment pas choisie la bonne voie. Vous savez quand on est au lycée, on vous bassine pendant des mois pour que vous soyez sûr d’avoir bien choisit, on vous emmerde, on vous le rappelle sans arrêts. Et bien pour Nola on n’a pas dû lui répéter assez souvent. Parce que jamais aucun de ses anciens profs ne lui aurait dit de faire leur boulot. Parce que Nola n’a jamais était de taille à rivaliser avec les jeunes d’Aisling. Elle a beau avoir fini en Physique grâce à son don, elle n’est pas du tout aussi forte qu’eux. Bien sûr qu’elle aime faire la fête, qu’elle est énergique, qu’il lui arrive de crier. Mais Nola ne sait pas forcer quelqu’un à faire quelque chose. Nola ne sait pas obliger, Nola ne sait pas être prof. D’ailleurs elle aussi elle n’aurais jamais eu l’idée de revenir à Aisling quand elle l’a quitté.
Alors pourquoi ?

Et bien… Ce n’est pas aujourd’hui que je vais vous le dire. Premièrement c’est beaucoup trop compliqué. Parce qu’il faudrait que je vous parle de son passé, de la plupart des merdes qui lui est arrivé et d’un tas d’autres choses. Donc je ne vous dirai qu’un mot, Abel. Oui, si elle a décidé de devenir prof et en plus à Aisling c’est un cause ou grâce ( ?) à Abel, le petit frère fugueur. Pourquoi ECJS ? Parce qu’elle a beaucoup voyagé et qu’elle s’est dit que c’était bien de partager quelque chose avec les élèves. Et qu’elle aime bien parler des sociétés et du rôle des jeunes (surtout des jeunes à pouvoir). Malheureusement ce n’est pas la matière la plus intéressante pour ces jeunes délinquants. Enfin voyons le bon coté des choses, au moins elle n’apprend pas la physique. Parce qu’apprendre cette matière à des enfants capables de défier les lois de la physique ça doit pas être facile.
Bref.

Alors oui, Nola n’est pas faite pour être professeur. Mais Nola a quelque chose que certains profs (surtout ici) n’ont pas. Nola aime aider les élèves. Nola c’est une passionné, une grande sœur, une confidente, une acharnée. Alors elle considère qu’elle a de la chance de faire ce travail. Parce qu’elle aime bien, s’occuper et aider les jeunes en difficultés. Elle aime bien apprendre quelque chose aux autres. Vous l’aurez comprit, Nola aiment les élèves, Nola ne vit que pour ses élèves (Pauvre fille), qui ne lui rendent pas forcement. Mais ce n’est pas grave parce que Nola n’abandonne pas, jamais. Je vous l’ai dit c’est une acharnée, elle est là, elle ne bougera pas, peu importe ce qu’on lui fait subir.

Et c’est spécialement à cause de ce trait de caractère, que nous retrouvons Nola, dans une salle de math ( ?). Pourquoi Math ? Et bien c’était la seule classe libre. Avec une seule de ses élèves pour un cours de rattrapage. Vous dire que Nola aurait préféré être ailleurs est faux. Bon c’est vrai ça n’a pas été facile de ramener son élève en cours (alors qu’elle n’est pas censée avoir cours) mais avec un peu d’aide et d’acharnement, elle a réussit. Donc Voilà comment Nola se retrouve à… 17h30 dans une salle de Maths en compagnie de Layla Jackson, pour rattraper un cours que malheureusement Layla n’a pas comprit (ou pas écouté) ce qui lui a valu une trop mauvaise note à son IE pour que Nola accepte de la mettre sûr le bulletin sans une deuxième chance.

▬ Bon et bien on va commencer par parler des libertés qu’autorise l’Etat. Ca te parle au moins ou tu veux que je reprenne les bases Layla? Je vais reprendre les questions de l'interro pour que tu comprennes

Elle hésita un moment.

▬ En faite Layla ça va à Aisling? T' as pas de problème pour t'intégrer? Je sais que c'est pas toujours facile.

Hurry up and save me
I just wanna feel alive


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MessageSujet: Re: Smile & Work (or not?) <PV Layla>   Dim 14 Oct - 19:40

Wake me up before I change again


Foutue prisons. Je devenais folle, j'en pouvais plus, enfermée entre quatre murs un peu trop grands et maquillés, j'étouffais. De l'air, de l'air, le bracelet à mon poignet ne se faisait que plus oppressant. Merde. Je frappe un coup, deux coup, puis trois et quatre, j'enchaine en hurlant du mieux que je peux, j'ai des envies de meurtres, j'ai des envies de violence, là tout de suite, maintenant. Ho que je rêverais de la présence d'un Haraldson pour une fois ! Je pourrais leur démolir la tronche à coup de pieds et de poings, ça en serait tellement jouissif de voir leur pâle visage blanc se tacher petit à petit de sang.
Mon dieu je me dégoûte. Je me hais. Penser pareil c'est grave. Doucement j'inspire, j'expire et mon corps se détend. Je m'effondre au sol, main sur le cœur. Pourquoi...Je pensais que c'était finit tout ça, ces poussées incontrôlables et si détestables, ces envies mauvaises. Ca bat vite à l'intérieur, ça tremble, et un rire forcé me parcourt. Je suis pathétique, tellement pathétique. Si Gabriel me voyait comme ça il rirait bien pas vrai ? Il me dirait à quel point il trouve idiote de me laisser contrôler par mes pulsions primaires, c'était ça qu'il détestait chez moi d'ailleurs, c'était pour ça qu'il était parti....A cause de moi et de ma non volonté à changer.

« Lay, tu me fais pleurer tellement t'as l'air conne maintenant »

Je m'imagine son visage, sérieux, fermé, il m'en veut d'avoir encore craqué, il m'en veut pour avoir tout fait foirer. J'ai tellement honte. Oh Gab, arrête de me regarder comme ça je t'en pris, ça me rend folle ces souvenirs de tes yeux, de tes lèvres, c'est mauvais. Tellement mauvais. Je me lève d'un bond, jette mon sac sur mon épaule. Le passé c'est du passé pas vrai ? N'avais-je pas promis de toujours avancer ? Ouai, voilà, se battre, toujours et encore pour survivre, garder la tête hors de l'eau pour ne pas plonger, toujours à la surface, toujours, toujours. Fallait juste que je m'habitue, que je comprenne ce foutu don de merde et me barrer le plus vite possible et tout irait bien.
Une douche rapide, j'enfile mon uniforme, un sweat, attrape ma trousse et cahier. 17H20, j'ai le temps. Ou presque. Nola ou plutot mademoiselle Jaegler m'avait demander de venir la retrouver à 17h30 pour rattraper plus ou moins le contrôle que j'avais raté.
L'école et moi ça avait jamais été l'amour, je séchais souvent, très souvent, sauf quand Gabriel me trainait jusqu'à mon bureau et surveillais bien que je restais jusqu'à la fin. Et puis il y avait eu la prison, deux ans pendant lesquels on m'avait offert la possibilité de suivre des cours, de rattraper mon retard et c'était ce que j'avais fait. Pourtant aujourd'hui, en classe, je me rendais compte de la différence avec les autres. Je savais rien. J'étais nulle, débile, incapable de m'exprimer sur une feuille de papier, incapable d'aligner deux ou trois mots correctement sans faire une faute. C'était pour ça que Nola m'avait demandé de venir.

« Mademoiselle... »

Je hoche la tête en guise de salut et je m'assois en face d'elle. Silence. Nola je la connaissais pas vraiment, on venait juste du même endroit, de la même ville, la même galère quoi. Mais je connaissais son frère par contre, je connaissais leur relations, des choses comme ça, si bien que dans ma tête elle faisait partie de ma vie, comme un fond, un décors, une pierre qui s'ajoute.
Nola elle était belle, elle était gentille, elle était douce. Un peu trop possessive peut être mais c'était typiquement le genre de femme que je ne deviendrais jamais, le genre de femme que j'envierais toute ma vie.
Sourire, elle enchaîne et je soupire. J'ai envie de partir, rester ici une heure de plus alors que j'aurais pu sortir avec les Scott ou autre pour me détendre, fumer un truc peut être et oublier ? Squatter la chambre d'Octave, chercher un peu de chaleur quelque part. Mais non j'étais coincée sur une chaise à devoir déblatérer sur un sujet que je trouvais stupide.

« non c'est bon jvois le concept vous savez, la liberté je connais bien ça, l'Etat aussi.... »

Rire sarcastique je ais tourner mon stylo en soupirant. J'ai jamais aimé l'ECJS, les droits, les devoirs, tout ça c'était pas pour quelqu'un comme moi qui s'amusait bien trop souvent à dépasser les limites. J'allais continuer à répondre quand la voix de la jeune prof s'éleva à nouveau. Elle semblait hésiter. Oh elle semble s'intéresser à moi, s'inquiéter ? Peut être, j'en sais rien...On se connait pas tant que ça après tout...

« Sans problème, j'ai déjà repéré à qui péter la gueule pour me faire respecter et jpense à devenir le caïde de la cours de récré vous savez.... »

Silence.

« Non. Sérieusement, jme sens trop à l'étroit ici vous savez, je pensais pouvoir commencer ma vie d'adulte normal, tout oublier et je me retrouve ici, à nouveau enfermée, j'aime pas ça...Mais j'ai pas le choix pas vrai ?
Et vous Nola ? Enfin Mademoiselle Jaegler je veux dire, vous allez bien ? Pas trop dépaysé ? 9A vous manque pas la maison parfois ? »


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MessageSujet: Re: Smile & Work (or not?) <PV Layla>   Mar 16 Oct - 21:56



Il jouait du piano debout
Quand les trouillards sont à genoux


_____
Nola ne comprenait pas toujours les choix qu’elle avait fait dans sa vie. Pourquoi avoir décidé de faire ce qu’elle fait ? De devenir ce qu’elle est devenue ? Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait décidé de quitter l’Irlande après son diplôme. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait décidé de se fiancer sans vraiment connaître son compagnon. Elle ne comprenait pas pourquoi sur un coup de tête elle a décidé de faire tout l’Europe sans jamais oser quitter le continent. Et, pourquoi elle avait décidé d’enseigner cette matière, qu’elle savait assez difficile à partager à cause du manque d’intérêt des élèves. Il n’y a pas à dire, il y a beaucoup de chose qu’elle ne comprenait pas en ce qui concernait son passé. Mais peu importe, parce qu’elle était heureuse d’avoir fait ces choix. Bien sûr elle aurait pu être beaucoup plus heureuse. Elle aurait pu trouver l’amour, trouver un foyer, trouver sa place et surtout, vivre avec son frère. Mais elle ne pouvait pas dire qu’elle était malheureuse, parce qu’elle avait un but dans cette école. Ce qui n’avait pas toujours était le cas. Sa période la plus difficile fut surement son arrivé en France. Nola n’avait qu’une envie là-bas, oublier la disparition de son frère, oublier ses malheurs et essayer de vivre. Elle ne voulait plus penser à Aisling, à toutes les difficultés qu’elle a dû traverser là-bas. C’était un eu égoïste de sa part, mais elle n’en pouvait plus, elle avait même finie par tomber dans les bras du premier mec charmant qui passait par là. Mais aujourd’hui elle avait reprit sa vie en mains, elle avait décidé de se rattraper, de se rendre utile, ou simplement d’expier son plus grand pécher, qui était de ne pas avoir réussit à secourir son propre frère.

Nous en venons donc à la raison qui lui a fait prendre cette matière plutôt qu’une autre. Tout d’abord il faut savoir, qu’elle n’aurait jamais réussit à enseigner les mathématiques (ce n’était pas son fort en cours), la physique même pas la peine, elle ne voyait pas l’intérêt d’apprendre des lois dont les élèves s’amusaient à défier tous les jours. Elle aurait pue l’histoire, mais se plonger dans le passé n’était pas conseillé pour son mental, quand à la littérature elle avait passé les années passé à l’étranger, mélanger les langues est donc devenue une mauvaise habitude. Il lui restait donc l’ECJS. Il faut bien l’avouer, Nola était plus que septique quand elle décida de commencer une formation pour enseigner l’ECJS (tous les profs peuvent enseigner cette matière, aussi bien prof d’histoire, d’économie ou philosophie). Mais il y a bien une chose (Une seule, pas deux ni trois) qui l’a persuadé. C’est que l’ECJS, lui permettait (dans un certain sens) d’apprendre à ces élèves ce qu’elle n’avait pas pu apprendre à Abel à cause de son manque d’expérience. Donc, voilà comment notre chère Nola a décidé de prendre son courage à deux main pour tenter (le verbe tenter est très important parce qu’elle n’a toujours pas réussit) d’apprendre les valeurs de la vie ou ECJS aux jeunes d’Aisling.

Et voilà, comment notre Noly s’est retrouvée à parler avec Layla de la liberté. Non, Nola n’avait pas fait exprès de choisir ce thème dans le but de torturer, d’énerver, de se faire détester par Layla. En faite elle n’avait pas vraiment eus le choix, puisque c’était le premier thème obligatoire à aborder dans sa matière. Mais c’est vrai que parler de la liberté qu’accorde l’Etat à une ancienne (comment dire simplement) prisonnière, qui détestait l’Etat et les libertés qu’il offre et bien s’était pas si simple. D’ailleurs cette question faisait souvent polémique à Aisling parce que la plupart des élèves pensaient que l’Etat ne leur laissait pas assez de liberté, surtout en ce qui concernait leur pouvoir. Sur ce fait Nola était plutôt d’accord, mais elle évitait de le dire au risque de déclencher des envies révolutionnaires de la part des élèves.

Nola s’inquiétait vraiment pour Layla, parce qu’elle savait bien qu’il n’était pas toujours simple de s’intégrer à Aisling, même s’il y régnait dans l’ensemble une bonne ambiance. C’est pour ca que sa première réponse l’inquiétât d’autant plus. Peut-être que Layla avait l’habitude de jouer le caïd dans les ruelles de leurs villes (Nola et Lay’ viennent du même endroit), mais Ailsing et les phénomènes qui y habitaient, c’est une autre pair de manche.


▬ Tu devrais faire attention quand même. Je n’aimerais pas te retrouver dans un mauvais état parce que tu es allée chercher la bagarre avec la mauvaise personne. Certains ici contrôle très bien leurs dons et peuvent être dangereux.

Nola ne voulais pas que Layla pense qu’elle ne croyait qu’elle était incapable de se défendre (il faut suivre avec tous ces « elle »), c’est jusque que Noly s’inquiétait un peu trop, comme à son habitude.

▬ Non, tu n’as pas vraiment le choix. Je sais que ce n’est pas toujours facile ici, mais ça représente une grande part de ta vie, alors essaye de t’amuser. Et puis pour revenir au cours, tu sais je pense que tu es beaucoup plus libre ici, que tu ne le seras dans ta future vie d’adulte.

Nola décida de ne pas mal prendre la remarque sur Abel, Layla voulait surement simplement faire la causette et elle ne voyait pas le mal à lui répondre franchement.

▬ Je ne suis pas vraiment dépaysée après tout c’est ici que j’ai passé toute mon enfance, je me sens plus nostalgique d’autre chose. Oui, bien sûr il me manque. Heureusement j’ai des nouvelles de la part de Léo, sinon je peux courir pour qu’Abel m’en donne de son propre chef. Tu n’as vraiment pas envie de bosser sur la liberté n’est-ce pas ?



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MessageSujet: Re: Smile & Work (or not?) <PV Layla>   Sam 29 Déc - 17:06

Wake me up before I change again


Liberté hein ? Un sentiment bien étranger. J'avais jamais été libre dans ce pays, toujours enfermé derrière des grilles, menottée, muselière autour de la bouche je ne pouvais hurler. Même quand Gab était là, avec moi, y avait cette sensation de contrôle permanent qui planait dans l'air. Pourquoi parler de liberté dans un monde comme celui là...Pourquoi ? Où que tu aille tu seras jugé, enfermé dans des préjugés qui te pourrirons la vie ! Même la, ici, à Aisling c'était le cas. Triste. Tellement triste. Mais c'était ça la vie pas vrai ? Te faire miroiter des mondes, imaginer des univers, et toutes ces choses inatteignables. La vie était une pute, ça tu l'avais compris depuis longtemps. La vie était une salope égoïste et violente. La vie... La vie...

Et je souris doucement à Nola, la douce Nola, la jolie Nola, que la vie a gentillement épargnée, enfin c'était ce que je pensais. Ha Nola, elle avait peur pour moi, de me voir abîmée, frappée, déchirée pour avoir cherché des poux à un ptit caïd de seconde classe. Mais elle savait pas Nola, elle savait pas que ça m'arriverais pas, plus jamais j'avais dit, plus jamais j'avais promis. Pour Gabriel. Deux ans derrière les barreaux, deux ans à faire profil bas et à éviter les emmerdes, deux ans à se faire frapper pour un morceau de pain ou une carte de téléphone. Deux ans qui vous changent à jamais. Plus jamais j'avais promis. Pour ne jamais avoir à y retourner. Bien sur un peu de baston de temps en temps, un peu de fumette, pour rigoler. Mais plus rien de dangereux. Je n'en voulais plus moi, de ce sang sur les mains, de cette conscience pourrie, de ce malaise le lendemain matin lorsqu'on ne se souvient plus de la veille.

« Vous inquiétez pas Nola, je vous promets que jamais vous me verrez débarquer la gueule en sang ici. Et puis pour ce qui est des dons...Eh bien... Bah j'ai vu pire là bas. Je pense pas qu'un ado surdoué puisse être plus dangereux qu'une nana de 90 kilos en manque et qui est persuadée que vous être un sachet de cocaïne vivant ! »

Et je rigole doucement en posant ma tête sur la table. Ha souvenirs, souvenirs. Bon dieu ce que ça fait du bien d'être sorti de ce trou à rats ! Chaque jours je remercie le ciel pour m'avoir éviter une peine plus longue.
Et la voix de Nola s'élève à nouveau pour sermonner, pour me demander de m'amuser, de me rappeler les calvaires du futur qui m'attend. Lentement je me relève pour la regarder droit dans les yeux, j'ai mal au cœur. J'ai envie de pleurer et de rire en même temps. Amertume dans ma bouche.

« ….Vous savez. Je pense qu'on sera jamais libre. Y aura toujours une chaine autour de notre cou pour nous rattacher à quelque chose. Jamais.... Mais c'est comme ça non ? Si on pouvait être libre qui sait ce qu'il adviendrait au monde ? Pas vrai ? C'est pour ça qu'on a inventé des lois, pour nous enfermer, nous contraindre et nous restreindre, pour juguler la folie qui dors en nous, humains. Regardez, il a suffit d'un peu de jalousie pour que Cain tue Abel. Mais si jamais Dieu avait dit avant, tout au début : tu ne tuera point, est-ce que Cain aurait quand même agit ? »

Silence. Je me laisse emporter. Je hais cette partie de moi qui parle trop, qui parle, parle, parler encore et encore qui ne peut s'empêcher de se la fermer. D'avant en arrière, je balance ma chaise, mains sur le bureau je soupire.
Oh Nola...Imperturbable elle répond.

« ….Hum Abel a toujours été comme ça pas vrai... Enfin je dis ça j'ai jamais été vraiment proche avec lui, j'étais plus la gamine qui suivait la bande à Léo, celle qui faisait chier Sieben. »

Je regrette ces jours.

« Non j'ai pas envie de travailler.... Vous le savez bien professeur... J'ai jamais aimé travaillé. Mais dans la vie on fait pas toujours ce qu'on veut non ? »

Mon dieu comme je les regrette.....



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MessageSujet: Re: Smile & Work (or not?) <PV Layla>   Dim 6 Jan - 1:21



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Liberté. Pourquoi en rêver quand on sait qu’on ne pourra jamais l’atteindre ? Pourquoi se détruire pour de telles idioties ? C’est peut-être parce que c’est plus facile d’y croire, que de voir la réalité en face. Mais la vérité c’est que la liberté c’est une pute. Vous savez, on dit souvent que la vie est une pute, qu’elle est trop dure, trop contraignante, qu’elle a de cesse de nous donner de faux espoirs. Mais la vérité c’est que la liberté est sans doute pire que la vie. Parce qu’au moins la vie on la possède, alors que l’autre nous ne l’auront jamais. On ne peut qu’avoir l’illusion. La liberté c’est une pourriture, qui se fait passé pour un ange. On la représente par une colombe, on la croit blanche, pure, belle, parfaite, alors qu’elle l’est rien, elle n’existe que dans nos rêves, dans notre tête. C’est pourquoi on en parle autant. C’est pourquoi elle est sujet de polémique. C’est pourquoi on philosophe sur sa signification. C’est pourquoi on est tous con.

Dans une autre vie, Nola devait être un pirate, sillonnant les mers à la recherche d’une illusion de liberté. Dans une autre vie Nola devait être un meurtrier, pensant que tuer apporte la liberté, la libération de l’âme par rapport au corps. Dans une autre vie, Nola devait être une rêveuse, une aristocrate, une prisonnière, une princesse, une sorcière, une bonne, un oisillon. Oui, il n’y a aucun doute là dessus, parce que malgré tout ce que la vie lui fait traverser, malgré ses malheurs, le fait qu’elle ne croit plus, elle ne cessera jamais de faire croire aux autres que la liberté existe. Même si elle-même, elle a fini par perdre espoir, elle continuera à vouloir faire croire à un monde sans cage. Parce qu’au final tout est de sa faute. Si elle a abandonné, si elle n’a pas eu la chance de choisir, si elle n’a pas pu prendre de décision, si elle n’a pas pu se libérer, tout ça c’est de sa faute. C’est parce qu’elle n’était pas assez forte, parce qu’elle n’a pas fait ce qu’il fallait, parce qu’elle… toujours. Mais ça ne veut pas dire que les autres sont contraints à faire les mêmes erreurs qu’elle. Ca ne veut pas dire que Layla ne peut pas se libérer de sa cage, peut importe les difficultés, si elle arrive à tout surmonter. Nola est convaincue qu’un être humain est capable de se créer sa propre liberté. C’est pour ça que malgré le fait qu’elle ne croit pas à la liberté, elle est capable de donner tout ce qu’elle a pour que Layla y croie, pour qu’elle arrive à l’atteindre. C’était important pour elle, parce qu’elle s’inquiète plus que tout du sort de ses élèves.

▬ Dans un sens je dirais que je suis d’accord avec toi Layla. C’est vrai que si on était complètement libre, le monde ne pourrait pas tourner rond. Même si on exemple est un peu extrême tu n’as pas tord. Mais tu ne crois pas que dans ce monde où la liberté universelle, c’est à dire là possibilité de faire ce qu’on souhaite, n’existe pas, n’est-il pas possible de trouver sa liberté personnelle ? Chacun a sa propre définition de liberté, que ça soit simplement être heureux et vivre une vit parfaite avec un mari, des enfants, ou une liberté acquise par l’argent ou le pouvoir politique, ou simplement l’anonymat, la possibilité d’atteindre son rêve.Pour moi ça serait simplement la possibilité de continuer à faire mon travail, de pouvoir voir mon frère tous les jours et avoir un mari prévenant.

Pour Nola sa liberté se résumait simplement à pouvoir vivre paisiblement. C’est peut-être juste un manque d’ambition de sa part, ou penser qu’elle ne mérite pas mieux. Mais pour Nola sa liberté se résumerait simplement à ses portions de bonheurs dont elle aurait le droit dans cette vie. Mais Layla ne devait pas avoir la même vision et c’était tout à fait normal. Pour dire la vérité, la Mademoiselle n’avait surement pas cette idée quand elle était jeune, c’était plus ambitieux, plus attirant, plus exaltant. Mais maintenant seul ce bonheur lui suffirait pour se dire libre.

▬ La liberté, n’est qu’un choix. Un choix de vie.

Abel lui manquait terriblement, en parlait avec Layla lui faisait réaliser que tout était bien plus facile à l’époque, quand ils pouvaient se soutenir, quand ils étaient deux. Mais elle n’était pas triste, elle avait surmonté ça, en se disant qu’il allait bien, qu’il était en vie quelque part et que peut-être, il pensait un peu à elle.

▬ Oui tu as raison et, moi j’étais la grande qui les suivait et qui leur hurlait toujours dessus, parce que je m’inquiétais toujours pour rien. Mais au final malgré les difficultés c’était une bonne époque.

Nola sourit, et rigola d’un rire franc, cristallin, honnête. Non, dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut, ça Layla l’avait bien comprit. Mais on peut toujours s’arranger pour obtenir ce que l’on veut et ça Nola l’avait bien comprit.

▬ Très bien je te propose un truc, soit tu peux rentrer et t’amuser maintenant, mais tu dois me faire une dissertation sur la liberté toute seule pour la semaine prochaine et je te le compte en devoir. Soit tu restes encore une heure pour la faire maintenant je t’aide, et je te promets qu’au bout d’une heure, même si se n’est pas fini je te laisse partir, qu’en dis-tu ? Je te laisse la liberté de choisir.




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MessageSujet: Re: Smile & Work (or not?) <PV Layla>   

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Smile & Work (or not?) <PV Layla>

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