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 Insane [Lisandra]

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Messages : 45
Date d'inscription : 24/08/2012
Age : 22


MessageSujet: Insane [Lisandra]   Dim 23 Sep - 1:20

you make me go insane


Ca faisait des semaines, des jours et des nuits, enfin c'était ce que je pensais, mais c'était juste le temps qui me paraissait long, insoutenable, insurmontable. Patiente ? Je ne l'avais jamais été, ou bien une fois, pour lui, espérer qu'il le soit lui aussi. Mais c'était vain. « je t'aime ». C'est con, depuis que j'étais arrivée ici il se passait pas une seconde sans que je pense à lui, à eux, à elles. Encore. C'est rageant pas vrai de ne pas réussir à tirer un trait, à se laver l'esprit de toutes ces saloperies. Parfois j'aimerais posséder un bouton reset pour tout recommencer. Je suis pas triste non, j'ai déjà trop pleuré, je suis pas fâchée contre lui ou contre moi, je suis juste là, à me prendre la tête entre les mains un peu trop souvent. Et rageuse je frappe mon oreiller
Il était tôt encore, bien trop tôt à mon goût mais impossible de trouver le sommeil. Ca servait à quoi de se tourner et retourner encore et encore dans son lit hein ? J'avais balancée la couverture au pied du lit avec force avant de m'étirer. C'était cet endroit qui me foutait les nerfs en pelote. Je dis pas que j'aurais été mieux chez papa et maman à me morfondre en tentant de trouver un job mais quand même. Passer d'une cellule exiguë et inconfortable à souhait à une chambre aussi spacieuse et vide de vie ça me faisait tout drôle. Faut dire que même depuis ma naissance j'avais jamais été seule, y avait eu Gab au début, puis ma mère parfois, à nouveau Gab, beaucoup Gab, toujours Gab...Finalement c'était moi qui m'étais attachée, c'était moi qui avait craqué et qui était tombée dans la spirale infernale de l'amour. J'avais cru être assez forte pour résister mais finalement non.

J'avais avalé un truc, de quoi remplir un peu mon ventre, enfilé un short, un pull et puis j'étais sortie. Avais-je le droit ? Qu'importe, les règles j'avais toujours détesté ça, de toute façon elles étaient la pour être brisées non ? Enfin c'était comme ça que je voyais les choses. Le vent dans mes mollets soufflait un peu trop fort et je me mis à rire. Ca faisait toujours drôle d'être à l'air libre, de respirer autre chose qu'une clim mal installée, et j'emplis mes poumons avant de continuer à avancer dehors. Il s'était passé des choses en peu de temps, y avait eu la rencontre avec les jumeaux dès le premier jour, quels cons ces deux là ! Ils étaient drôle, surtout Lucas et sa langue bien pendu. Il me rappelait moi, en plus innocent peut être, enfin innocent....Etait-ce le bon mot pour le qualifier ? Je ne sais pas. Y avait eu Oscar, les retrouvailles, Sieben et ses remarques à la con...Toujours aussi petit cela dit et maintenant je devait faire deux fois son poids, le face à face était vraiment amusant ! Des gens un peu fous, qu'on remarque de loin, et puis y avait eu Lisandra. La folle. J'avais rien demandé moi, mais elle était venue, dans ses jolies ballerines et son uniforme repassé, le rose aux joues et le sourire mielleux. Parfaite petite poupée, enfant chérie gâté...Mais si démoniaque. Oh Lisandra, Lisandra, ça t'amuse pas vrais ? T'aimerait faire de moi ta « chose », rien qu'à toi ? Instinctivement je porte la main à ma joue, douleur. Elle avait foncée, emplis ma tête d'images que je voulais oublier , elle avait tout fait pour me forcer à briser ma maîtrise et je l'avais frappé, et elle m'avais marquée, comme un vulgaire objet. Saloperie. J'en avais connue des comme toi, là bas, entre les murs, le genre vicieux et pervers, du genre qu'on rêverait d'écraser comme un insecte. Comme une fourmis du bout de la botte, un appuyant bien fort pour être sur d'avoir tout exterminé. Je te hais.

La salle est vide, silence étrange dans un lieu qui fourmille habituellement de vie. C'est apaisant. J'avais repéré cet endroit dès le premier jour, une jungle...C'était juste fou, incroyable, impensable mais tellement génial... Et de façon naturelle j'avais repris ma routine : course, étirement, musculation. Encore et encore, chaque jour un nouveau parcours, des arbres où grimper, des cailloux à éviter et j'en passe. Cette école avait beau ressembler à une prison à mes yeux, c'était le paradis pour quelqu'un comme moi. Un peu de solitude dans cet endroit de fous, un peu de normalité, de calme, de temps à moi, rien qu'à moi, sans eux pour me pourrir la vision avec leurs dons à la con. J'avais vu des gens se transformer, des licornes gambader, des choses, des couleurs, de la douleur et j'en passe. C'était pas normal, c'était pas normal....Et parmi tous j'étais la pire. Foutu don. Mon poignet contre mur, j'aurais tout donné pour détruire cette chose à mon bras et la douleur vive du choc remonte jusqu'à mon cerveau. Mais elles étaient vaines, pas vrai, mes protestations ? Jamais on me rendrait ma vie, ma normalité. Il fallait juste avancer, continuer de l'avant comme j'avais toujours su faire : survivre pour enfin prendre mon envol. Enfin. Et de nouveau le sourire me vient aux lèvres. Je visse mes écouteurs et balance le son à fond, un peu de rythme pour bouger, des mots violents hurlés, crachés à la figure des auditeurs, un peu de haine pour évacuer ça fait toujours du bien pas vrai ?


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Messages : 67
Date d'inscription : 18/04/2012
Age : 23


MessageSujet: Re: Insane [Lisandra]   Jeu 18 Juil - 0:20



Encore une salve. Du sang et des cris, la douleur qui s'insinue, et son sourire qui s'étire. Cette pointe de jubilation qui transparaît enfin derrière ses traits sages, sur ses dents blanches, sous sa frange bien nette. Avec, derrière, les mèches en bataille, coupées au scalpel. C'était toujours la même chose avec elle. Des apparences, toujours des apparences ; comme un petit coup de vernis pour cacher la crasse qui s'entasse. Elle avait le cœur noir, si noir, corrompu, bouffé par les perversités. C'était de famille, qu'on disait. Elle se prenait pour une Maléfique, une reine terrible, pour une méchante de Disney. C'était rien qu'une sale gosse.

Mais elle était loin d'être inoffensive, la petite reine de pacotille. Elle avait du sang sur les mains. Du sang qu'on ne voyait pas, de celui qu'on lave consciencieusement, mais qui ne s'en va jamais vraiment. Oh, non, elle n'éprouvait pas de remords. Juste de la satisfaction. Et ses yeux luisaient, prédateurs, comme ceux d'un chat. C'était qui la souris, aujourd'hui ?

Peut-être cette pauvre physique qui vacillait, un peu plus loin ? Une étrangère, une inconnue, choisie par tirage au sort, sur un coup de tête. Une simple envie de faire chier ton monde. Oh Lisandra, petite Lizzie, t'étais encore un peu jeune, mais t'avais tout de la reine des teignes. Peut-être bien qu'un jour tu détrônerais Reeta. Alors, qu'avait-elle de si plaisant, ta nouvelle victime ? Etait-ce la mélodie de ses couinements, ses gémissements ? La façon dont elle fuyant en tremblant, son air un peu fier, comme pour masquer la peur ? Ce primaire besoin de ne pas être victime, de ne pas le montrer ? Tu ne faisais que jouer Lisandra, t'en avais pas grand chose à faire au fond ; tu t'ennuyais. Tu passais le temps, à la recherche d'une de tes victimes préférées. Elle était juste là pour t'occuper, elle ne te divertissait même pas vraiment. Elle était ridicule.

Tu la suivais depuis plus de deux heures, déjà. Au début, tu t'étais contentée d'être là, comme tu sais si bien le faire : bien sage et bien discrète, fondue dans le décor, simple silhouette insignifiante. Combien en avais-tu surpris ainsi ? Tu ne t'en lassais jamais. Tu aimais les épier sans un bruit, sans un signe, guetter leurs moments de faiblesses, t'incruster dans leur quotidien comme le poison dans l'air, contaminer leur quotidien, tu aimais jouer avec leur nerfs à leur insu, les avoir à l'usure ; tu menais la guerre avant même de déclarer les hostilités. Sale petite tricheuse, sale petite peste de stalkeuse. Et ça te faisait rire, oh oui, tu riais aux éclats parfois, dans ta chambre, rien qu'en y repensant. Quand elle t'avait remarqué, c'était déjà trop tard. Elle se savait en danger, déjà traquée, déjà coincée. Le doute, l'angoisse, le malaise : tu aimais les voir envahir leur regard. Depuis combien de temps étais-tu là, à épier ? Que voulais-tu, cette fois ? Ceux qui te connaissaient en tremblaient d'avance, les autres sentaient le danger sans le comprendre. Parfois tu disparaissais quelques temps, tu te dérobais à sa vue, puis tu réapparaissais un peu plus tard, un peu plus loin. Tu la hantais, comme un fantôme. A force, elle te croyait partout, même là où tu n'étais pas. Tu pouvais même commencer à jouer avec ton don, à ce moment. Et tu t'éclipsais toujours au coin d'un croisement, derrière une porte, quand elle essayait d'en parler. Tu la laissais devenir folle, petit à petit. T'aurais probablement réussi, si tu avais pu te retenir un peu plus. Si tu l'avais suivie quelques jours, sans te lasser. Mais t'étais pas patiente, Lisandra. Fallait toujours que tu craques un peu trop tôt, quand la chasse était facile. Ludvik te l'avait déjà dit. Tu avais baissé ta garde face à ta petite idiote, tu la savais entre tes mains, et tu l'avais laissée te confronter. Mauvais calcul. Une claque et un gibier en fuite, voilà tout ce que tu y avais gagné. Et c'était furieuse, à la recherche de la fuyarde, en caressant ta joue endolorie, que tu débarquas sans vraiment l'avoir prévu dans l'improbable jungle des PHY.

Et ton sourire te revint.

Oubliée, la petite impertinente de la matinée. Qu'importent la claque et la frustration, tu avais déjà les yeux sur ta nouvelle cible. L'une de tes favorites. Tu allais enfin pouvoir t'amuser.

Tu esquisses ton plus beau sourire. Un sourire mielleux, mauvais, qui puait l'arrogance.

▬ Tu n'es toujours qu'une pauvre brute, à ce que je vois.

Et, sans attendre, tu t'imagines une scène, toute en gris et froid, toute en barreaux de métal. Tu enfermes son esprit dedans sans prévenir, tu y dessines le loquet de la serrure, les murs de la cellule et le morne éclat des menottes aux poignets. Ton sourire s'élargit encore, tu sais qu'elle ne mettra pas plus de quelques instants à comprendre que l'attaque vient de toi.

▬ Alors, on se sent à l'étroit ?

Brise donc tes chaînes, que je t'y attache encore.
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Insane [Lisandra]

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