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 Perdu sans lumière PV Sieben

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MessageSujet: Perdu sans lumière PV Sieben    Dim 16 Sep - 11:49



Have you ever loved and lost somebody
Wish there was a chance to say I'm sorry


_____

Te souviens-tu de quand on était petit Abel ? On jouait souvent à Cache-cache dans la forêt. À cette époque peut importe où tu étais, j’arrivais à te retrouver. Mais je crois qu’en chemin j’ai fini par me perdre moi-même.

▬ Désolé M’dame j’ai pas le temps pour votre cours supplémentaire j’ai quelque chose à faire.

Elle court, elle court, mais n’arrive pas à le rattraper. C’est peut-être son destin, c’est peut-être sa punition ou c’est simplement qu’elle n’y connaît rien. Nola voulait faire les choses bien. Nola voulait aider ses élèves, mais elle n’en savait rien. Parce qu’elle n’avait pas la force de s’imposer, elle ne pouvait rien faire de bien. Pourtant elle n’a jamais abandonné. Et alors qu’elle comptait laisser cet élève partir, sans essayer de le rattraper, parce que de toute façon elle n’y arriverait pas elle se souvient. Oui, elle se souvient qu’elle t’avait promis de faire de son mieux. Elle ne pouvait certainement pas rentrer dans sa salle de cours et faire comme-ci il ne s’était rien passé. Elle ne pouvait pas abandonner si facilement, alors qu’elle s’était promise d’aider ses élèves. Mademoiselle décida donc de prendre sur elle et de chercher se foutu Phy (oui parce que pour venir à l’heure de colle et partir parce que finalement il y avait mieux à faire, seul les phy pouvaient faire une chose pareil). Dès fois Nola se demandait comment elle avait pu tenir dans cette classe. Mais la réponse était simplement que quand elle était jeune, elle était capable de faire la même chose (enfin pour ça, il fallait qu’elle aille en heure de colle, ce qui était plutôt rare). Mais revenons à nos moutons. Comme je disais, Noly avait décidé de poursuivre ce Phy dans tout Aisling, pour le forcer à revenir faire son heure avec elle. Tout aurait été plus simple si elle avait utilisé son don dès le début, mais malheureusement les phy courent vite et elle n’avait pas eus le temps. Elle hésita à demander de l’aide à MacNeil, mais se résigna. Ca allait lui prendre autant de temps à convaincre le représentant de l’aider, que de retrouver son élève. Elle abandonna donc cette idée et arpenta les couloirs à la recherche de son élève.

▬ Maudit Physique, un jour j’arriverais à les dresser !

Pauvre Nola, obliger de chercher un élèves dans un internat. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Et puis qui avait eus l’idée de faire Aisling aussi grand ? Les architectes n’avaient-ils jamais pensé aux professeurs essayant de retrouver un élève ? Surement pas, après tout les profs d’Aisling sont généralement contents de ne pas avoir les phy dans leur cours. Dès fois Nola se demandait où pouvait-elle bien trouver la force de rester dans cet endroit ? C’est vrai, elle n’était pas comme la plupart des enseignants. Elle n’avait pas d’autorité, elle ne faisait que faire ce qu’on lui avait appris. Mais elle aimer enseigner aux élèves d’Aisling. Parce qu’elle en était une il n’y a pas si longtemps. Et qu’elle pouvait comprendre ce qu’ils pouvaient ressentir. Enfin elle n’allait pas jusqu’à dire qu’elle les comprenait parfaitement, loin de là. Certains vivaient des choses qu’elle ne connaitra jamais. Mais d’une certaine façon, elle se sentait plus proche d’eux que de n’importe quels autres élèves. Elle savait ce qu’on pouvait ressentir en était à Aisling. C’est peut-être parce qu’elle aimait cette endroit qu’elle ne voulait pas le quitter. Ou est-ce parce qu’il était remplit de souvenir de toi, Abel qu’elle ne pouvait se résigner à le quitter. Quoiqu’il en soit, elle avait décidé de devenir un enseignant responsable et aimant ses élèves, alors elle n’allait pas abandonner parce qu’un Phy avait décider de lui mener la vie dur.


Nola connaissait Aisling comme sa poche. Enfin ça c’est ce qu’elle croyait. Elle pensait que toutes ces années à vivre dans ce château lui avaient fait connaître les moindres recoins, mais on ne refait pas Noly. Et s’il y a bien une chose à laquelle elle est douée c’est faire des gaffes et se perdre. Alors il est normal qu’en voulant retrouver cet élève fuguer, la jeune fille se soit perdue. Et puis d’abord comment était-elle arrivée dans les sous-sols ? Elle n’avait aucun souvenir d’avoir descendu les escaliers. Et puis étaient-elle vraiment dans les sous-sols ? Tout ce qu’elle savait c’est qu’il faisait sombre et qu’elle sentait les fantômes les regarder. Aisling recueillaient quelques fantômes et autres créatures magiques, qui avaient pour la plupart décidé d’investir le sous-sol et notamment le cachot. Il était donc conseiller de ne pas se perdre là-bas, mais malheureusement c’était ce que la Mademoiselle venait juste de faire. Règle numéro un ne pas crier. Ca pouvait attirer des créatures. Mais qu’est-ce qui lui rester ? Elle ne savait vraiment pas où elle était et la seule pensée d’être seule lui faisait peur. Elle aurait tellement aimé qu’Abel soit là. Lui il aurait pu facilement trouver une sortie. Et puis s’il était là elle n’aurait plus à avoir peur. Penser à Abel, lui faisait se rappeler que Léopold était à Aisling. Au début ça lui avait fait bizarre d’apprendre que Sieben et Léo avaient décidé de venir travailler ici. Enfin encore Sieben ce n’était pas si surprenant, après tout il avait fait sa scolarité ici, avec Abel. Mais Léo n’appartenait pas à ce monde. Il n’avait aucun don, tout ce qu’il savait de cet endroit c’était la bande qui lui avait apprit. Mais Nola ne pouvait pas lui retirer le fait qu’il avait était un grand soutient pour toute la bande et que donc il était fort possible qu’il puisse aider les élèves d’ici. Encore une fois il allait être meilleur qu’elle, il serait capable de faire des choses qu’elle ne pouvait pas faire. Pourtant elle avait toujours pensé d’Aisling était son endroit. Celui où Léo ne pouvait pas aider Abel, celui où elle était la seule à pouvoir l’aider. Enfin la jalousie allait la mener nul par, surtout qu’elle ne comptait pas perdre la face encore une fois. Sa priorité était de sortir d’ici au plus vite. Mais alors qu’elle marchait dans le noir complet, quelque chose tomba devant elle et sous le coup de la peur la jeune fille se mit à crier. Et comme à chaque fois qu’elle a peur et qu’elle est toute seule, Nola a le reflexe d’activer son don. Elle avait l’habitude de faire ça avec Abel et son ex-fiancé. Comme ça elle était sur qu’ils viendraient la réconforter. Elle pensait s’être débarrassé de cette habitude, mais à priori non, puisqu’elle aperçus une personne se diriger vers elle, comme s’il était attirer par un aimant. Quand Nola se rendit compte que c’était son don, elle le stoppa d’un coup et regarda la personne en face d’elle. Quand elle la reconnu, la jeune fille fût soulagé et couru vers cette personne.

▬ SIEBEEEEN !!! Heureusement que t’es là je me suis perdue et je suis morte de peur. Tu serais pas où est la sortie hein ? Il faut sortir d’ici je dois retrouver un de mes élèves et je suis morte de trouille.



Have you ever felt your heart was breaking
Lookin' down the road you should be taking


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MessageSujet: Re: Perdu sans lumière PV Sieben    Sam 22 Sep - 16:27



C'ÉTAIT UN P'TIT BONHEUR QUE J'AVAIS RAMASSÉ, IL ÉTAIT TOUT EN PLEURS SUR LE BORD D'UN FOSSÉ
Tu haïssais ces journées qui s’étiraient paresseusement, trop longues et trop fades. Tu haïssais ce petit tumulte de la vie auquel on cesse de prêter attention. Toi, tu entendais toujours les murmures sur ton passage, les gloussements qui s’enfuient déjà, toutes ces voix qui n’appartenaient à personne si ce n’est à toi, et qui se moquaient de ton âme. C’était peut-être ta conscience, ou peut-être juste le manque de sommeil et ta sinistre imagination, t’en savais rien, et tu t’en fichais. Tu les entendais déchirer ta petite histoire avec leurs mots pointus, comme le rire d’Automne qui froisse les feuilles mortes sous tes pas. Toi t’avais l’impression de marcher sur tes rêves, de les piétiner, d’en tapisser tes murs et ta vie pour te donner des airs. Tu te moquais d’avoir brisé leurs ailes, parce que t’avais trop peur d’ouvrir les tiennes. Tes rêves, c’étaient des papillons punaisés sur ton coeur. Une jolie exposition.

T’avais cette impression, parfois, que le monde était figé, qu’il ne tournait plus vraiment, et que tu étais tout seul à avancer. Pas que t’aies vraiment progressé ; au contraire, t’étais jamais allé bien loin. T’avais juste ce sentiment de marcher dans un monde vide, sans nulle part où aller. Tu t’étais perdu en route, t’avais perdu de vue le chemin, la destination. Tu tournais en rond, Sieben.

Tu haïssais ces matins gris et froids, sans énergie, qui te tiraient du lit avec leur bruit de papier froissé. Tu te détestais encore plus, Sieben, toi et cette motivation que tu n’avais pas, toi et tes yeux fatigués, toi et ton coeur vexé. Et il y avait l’ennui, ce putain d’ennui qui te tournait autour en ricanant, fantôme fané par la pluie et le soleil, spectre goguenard roulé dans la poussière. Tu aurais voulu le voir, pour lui tordre le cou. Mais on ne tuait pas l’ennui à mains nues, pas plus qu’avec tes insultes, tes larmes et tes soupirs. L’ennui, on le tuait à coup d’espoirs. Seulement l’espoir, tu le gardais au fond du coeur, là où personne ne viendrait le chercher, là où toi-même tu risquais de l’oublier. Tu savais ce qu’on racontait, quand Pandore avait ouvert la boîte, elle y avait laissé l’espoir. L’espoir, c’est fragile. Ça s’envole facilement, comme un rêve, comme un papillon. Ça s’envole un jour, et puis ça te laisse planté là. Alors lui aussi, tu l’accrochais à ton coeur, tu le cachais, pour ne pas qu’il t’abandonne. T’avais trop peur d’être seul.

 ...Merde.

Comment t’étais arrivé là, déjà ? À force d’errer sans regarder autour de toi, le coeur toujours ailleurs, toujours cet Ailleurs par lequel tu jurais. Dis, Léo, tu penses que c’est mieux ailleurs ? Dis, Léo, tu crois qu’on aurait pu y arriver, ailleurs ? Dis, Léo, comment c’est, ailleurs ? T’en tartinais plein tes rêves, t’en mettais même une double couche pour noyer le goût amer d’Ici. Forcément, tu savais pas ouvrir les yeux, t’étais toujours un peu en train d’imaginer. Alors tu haussais les épaules et tu continuais à tout piétiner dans le noir. Tu en aurais presque oublié que tu avais peur du noir. Ou peut-être que tu l’avais fait exprès. Alors que tes pas résonnaient dans les sous-sols, tu sentais l’obscurité t’envahir, te glacer le coeur, et faire frissonner l’âme. Tu avais des larmes au coin des yeux, tu aurais voulu appeler à l’aide. Mais ta voix s’étranglait dans ta gorge. Il n’y aurait personne pour t’aider, tu ne méritais pas ça, Sieben. T’avais qu’à te prendre en mains comme un adulte responsable, pour une fois. Tu aurais pu ressortir avant de t’enfoncer dans ce labyrinthe, mais tu avais voulu t’y perdre, tu avais laissé faire ce quelque chose qui t’attirait, de plus en plus fort, sans que tu aies cherché à résister. Alors maintenant, tu pouvais pleurer autant que tu voulais. Cette fois, tu étais vraiment seul avec ta stupide angoisse.

 SIEBEEEEN !!! Heureusement que t’es là je me suis perdue et je suis morte de peur. Tu serais pas où est la sortie hein ? Il faut sortir d’ici je dois retrouver un de mes élèves et je suis morte de trouille.

Le garçon mit quelques instants à comprendre. Mais lorsqu’il reconnut Nola et qu’il saisit la situation, il laissa échapper un grognement agacé.

 Putain Nola arrête d’utiliser ton don comme ça dès que t’es dans le pétrin ! Tu fous les autres dans la merde avec toi, j’suis perdu aussi maintenant !

Et je flippe, se garda-t-il bien d’ajouter. Ça l’aurait tué d’avouer qu’il était content de la voir. Il s’essuya rapidement les yeux du revers de la manche et recommença à râler, pour ne pas lui laisser l’occasion de faire le moindre commentaire.

 T’es vraiment pas croyable, qu’est-ce que tu es venue faire ici ? C’est à cause d’un de tes élèves ? Ça te tuerait pas d’avoir un peu plus d’autorité sur eux, franchement...

Il regretta ses mots au moment même où ils se glissèrent entre ses lèvres. Mince. C’était un coup à la faire pleurer, ça. Il savait pourtant que Nola valait mieux que n’importe lequel des fichus profs qui enseignaient ici, et qu’elle faisait toujours de son mieux pour aider ses élèves. Gêné, Sieben sortit son téléphone portable et regarda l’écran : pas de réseau. Il le remit dans sa poche.

 ...T’en fais pas, on va le retrouver ton élève, déclara-t-il en détournant le regard.

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MessageSujet: Re: Perdu sans lumière PV Sieben    Mar 25 Sep - 20:27

[Désolé, j'ai changé ma façon de RP xD Mais je préfère ]



Je me souviens il me Semble
Des jeux Qu'on inventait ensemble


_____
Te souviens-tu de quand on était petit Abel ? On s’amusait à inventer des jeux rien qu’à nous. Il me suffisait de voir ton sourire pour me sentir heureuse. Tu sais à l’heure qu’il est, j’aurais bien besoin de revoir à nouveau ton tendre sourire.

Ne te voiles pas la face Nola, toute ta vie tu l’as passé dans un bonheur temporaire, illusoire. T’aurais du te douter, que ça ne pouvait pas continuer ainsi, parce que la vie c’est pas un conte de fée. Mais toi t’y croyais à ce conte et je sais qu’une part de toi y croit toujours. Parce que t’es comme ça et tu ne pourras pas te changer (sinon tu l’aurais déjà fait). Je me demande pourquoi Abel et toi êtes si différents. Pourquoi ne pouvez-vous pas vous comprendre ? Pourquoi a t-il fallut qu’il trouve quelqu’un d’autre ? Et pourquoi Léo ? Ces questions, tu te les aies posé un nombre incalculable de fois, Nola, mais tu n’as jamais eus ta réponse. C’est peut-être pour ça que tu ne peux rien oublier. C’est peut-être pour ça que tu ne peux pas avancer. Parce que t’as beau faire croire au monde que le passé n’a plus rien avoir avec toi. T’as beau te mentir en pensant que plus rien n’a d’importance pour toi. Ca ne marche pas, ils le voient bien, ceux qui t’ont connus à cette époque. T’es différente, t’as changé. Et ce qui t’as changé ce n’est pas ta volonté. Enfin t’as pas énormément changé, t’es toujours cette jeune fille qui protège un peu trop les autres, qui pense toujours aux autres et qui est maladroite et naïve. Mais t’es autre chose maintenant Nola. T’es devenue une femme brisée, qui n’arrive plus à croire en l’amour, mais qui pourtant espère jour après jour sans faille, que son bonheur revienne. Finalement elle était bien ta vie avant. Finalement le bonheur illusoire était mieux que ce malheur véridique.

Depuis toujours tu détestes être seule. Ou plutôt t’as toujours eus peur de te retrouver sans personne. T’as besoin d’avoir quelqu’un à réconforter, t’as besoin qu’on ai besoin de toi, t’as besoin de quelqu’un à tes cotés. Moi, je le sais Nola, t’es une vraie romantique. Tu n’es qu’une petite fille sensible, qui pleure quand elle est seule dans le noir. T’as toujours eus besoin qu’on te soutiennes dans ça n’allait pas. À une certaine époque, Abel était toujours là, pendant ces moments. Ca te réconfortait de savoir qu’il serait toujours là. Mais tu n’aurais jamais pu imaginer qu’un jour t’allait te retrouver seule, face au monde, face au noir. Son souvenir, son sourire, c’est tout ce qu’il t’a laissé. D’habitude c’est assez, il te suffit d’y penser, de te rappeler. Mais pas aujourd’hui, pas dans ces sous-sols terrifiant. Aujourd’hui t’as besoin de quelqu’un comme à cette époque. Tu pensais être devenue plus forte ? Laisse moi te dire que c’est faux. T’es toujours la même, t’as toujours aussi peur. Peut-être que t’en a pris l’habitude et donc que tu supporte mieux. Mais pas aujourd’hui Noly. T’y arriveras pas aujourd’hui, c’est pour ça que ton don c’est déclenché sans t’en rendre compte. Et alors que t’aurais pu être énervée de ne rien contrôler, toi qui es tellement fière du contrôle de ton don, c’est l’inverse. En ce moment ce n’est pas de l’énervement qui te parcours, mais un soulagement. Parce que tu n’es plus seule. Sieben est là. Et tu sais qu’avec Sieben tout va aller pour le mieux, parce que tu ne vas plus penser à ta peur, parce que tu n’auras pas le droit de la montrer. Il faut que tu sois forte pour le protéger, c’est ce que tu te répètes tout le temps Nola. Il faut que tu le protèges coute que coute.
Alors quand tu le vis une seule idée te vint à la tête, courir vers lui, pour lui faire un câlin.

▬ Putain Nola arrête d’utiliser ton don comme ça dès que t’es dans le pétrin ! Tu fous les autres dans la merde avec toi, j’suis perdu aussi maintenant !

il a l’air blasé. Il a l’air énervé contre toi. Mais t’y fait pas attention. Tu le sais bien, il est toujours ainsi, avec tout le monde. Sieben râle, Sieben maudit la vie, mais Sieben ne pense pas tout le temps ce qu’il dit. Dans un sens il ressemble à Abel, lui aussi il a eus besoin de Léo. Lui aussi il n’aime pas rester seul. Alors tu le chouchoutes, tu l’aimes peu importe ce qu’il peut dire. Tu le comprends, c’est le plus important.

▬ T’es vraiment pas croyable, qu’est-ce que tu es venue faire ici ? C’est à cause d’un de tes élèves ? Ça te tuerait pas d’avoir un peu plus d’autorité sur eux, franchement...

Dans d’autres situations ça t’aurait fait tellement mal. Si ça n’avait pas été Sieben, t’aurais eus envie de pleurer comme une gamine. Parce que tu sais bien qu’il n’a pas tord. C’est vrai pourquoi t’es pas plus autoritaire ? Pourquoi tu ne sais pas te faire respecter ? Pourtant tu pourrais, mais ne t’en a pas le talent. Ce n’est pas dans ta nature de t’imposer aux autres Nola. T’es plutôt du genre à les aider sans trop te faire remarquer (enfin sauf avec Léo, parce que bizarrement avec lui tu t’imposes largement). Mais ce n’est pas la même chose. Cette relation n’est pas normale pour toi, parce qu’avec lui, t’es pas celle que t’es avec tout le monde. T’es moins gentille, moins attentionné ( à dire comme ça on dirait que t’es un monstre avec lui) Ce qui n’est pas vrai). Enfin revenons à notre Sieben et Nola. Donc, dans d’autres circonstances, avec une autre personne, t’aurais peut-être pleuré, mais là c’était différent. Déjà t’étais trop contente de ne plus être seule perdue dans le noir que tu ne pouvais pas être triste. Et puis c’était Sieben quoi. Tu sais bien qu’il te dit toujours des choses dures, mais tu ne lui en a jamais tenu rigueur, tu le connais après toutes ses années. Ce n’est jamais méchant avec lui. Alors au lieu de pleurer, tu lui souris, de toutes tes dents. Parce que t’es vraiment trop contente de l’avoir près de toi.

▬ Je suis vraiment désolé Sieb’. C’est un réflexe, je ferais des efforts promis. Toi aussi t’es perdu ? Comment on va faire ? T’as pas un plan sûr toi ?

Il ne faut pas que tu lui montres que t’as la trouille. Parce que tu sais qu’il est terrifié lui aussi, mais qu’il est trop fier pour le dire. Mais c’est toi la grande sœur, c’est toi qui est sensé le protéger, alors il n’est pas question que ça soit le contraire.

▬ Ouais mais en même temps de nos jours les élèves ils font peur tu trouves pas ? Surtout les physiques. C’est d’ailleurs un Phy que j’ai paumé, il c’est enfui, j’ai essayé de le retrouver parce que je voulais vraiment l’aider, mais je l’ai pas retrouvé. Je voulais vraiment l’aider moi.

▬ ...T’en fais pas, on va le retrouver ton élève

Il est gentil Sieben, tu le sais bien au fond. C’est pour ça que tu l’adores et que tu veux le protéger.

▬ T’imagines lui aussi il c’est perdu ? C’est horrible, faut que je le retrouve. Sinon il risque de rester plusieurs jours ici et peut-être mourir de faim. Ahah non il faut absolument que je l’aide. T’en fait pas Sieben, je vais trouver une solution et nous sortir de là je te le promet. Suis-moi

Il fallait que tu le protèges. Peu t’importait ton peu de confiance en toi pour retrouver ton chemin, ou le fait que t’aies la trouille. Non il fallait surtout que Sieben se sente bien lui, il fallait que tu l’aides, lui et l’élève (peut-être) perdu. T’es comme ça Nola, t’aime aider, c’est ta raison de vivre. Comme tu ne savais vraiment où aller. Tu pris la main de Sieben en la serrant bien fort, et te dirigeas vers l’endroit d’où il venait. Il devait bien y avoir une sortie par là-bas.


Je retrouve dans un sourire
La flamme des souvenirs


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MessageSujet: Re: Perdu sans lumière PV Sieben    Ven 16 Nov - 21:28

désolée d'avoir autant tardé ;;





I WILL BE THE ONE THAT'S GONNA GUIDE YOU, HEAR THE WHISPERS IN THE NIGHT
Elle avait le coeur tendre, Nola. C’était une de ces personnes toutes en douceur, un peu discrètes, un peu effacées, qu’on ne remarquait pas toujours mais qui était toujours là pour vous tendre la main quand vous aviez besoin d’aide. Elle rayonnait au fond du coeur, Nola, de cette tendresse toute attentionnée qu’elle déployait envers tous. Elle avait un grand rêve, celui d’un monde un peu plus doux, peut-être, où personne ne se sentirait perdu. Elle était du genre à vous prendre la main et à vous montrer le chemin. Comme là, juste comme elle venait de le faire avec toi. Elle savait pas toujours où elle allait, mais c’était pas grave. Tant que vous y alliez ensemble. Étrangement, Nola, elle arrivait à se faufiler entre les remparts de papier-mâché et de rêves pré-mâchés que tu érigeais autour de ton cœur. Tu savais pas comment elle faisait, mais elle avait toujours su les contourner, voir au-delà. Et cette main qui tenait fermement la tienne, qui t’entraînait à aller de l’avant, c’était comme si on était venu te sortir de ton cocon en technicolor pour te montrer un monde riche en couleurs. Ça te faisait cet effet-là à chaque fois. Tu avais le regard qui brillait et tu ne t’y faisais pas.

Et tu le voyais, tandis que tu marchais avec elle, un peu en retrait, ta main dans la sienne. Tu le voyais qui papillonnait autour d’elle, scintillant dans l’obscurité, avec ses belles ailes blanches. L’Espoir. Toujours l’Espoir. Il y avait des gens comme ça qui l’attiraient, sans trop savoir pourquoi, sans rien avoir fait pour ça. Il y avait ceux qui marchaient toujours dans la lumière, qu’il n’abandonnait jamais. Et ça, ça te comprimait le cœur. T’avais envie de tendre l’autre main, d’attraper cette lueur, de l’enfermer dans ton cœur. C’était pas vraiment de la jalousie ; c’était peut-être un peu d’envie, et surtout beaucoup de peur. Et tu aurais perdu tout éclat dans ton regard si elle n’avait pas serré ta main avec douceur.

Hey, tu sais où tu vas ? Je crois qu’il fallait tourner à droite, là.

En fait t’en savais fichtrement rien, t’étais bien incapable de dire d’où tu étais venu. Tu avais juste besoin de dire quelque chose. De t’occuper l’esprit. Ça t’empêcherait de ruminer. Qu’est-ce que tu pouvais bien lui dire ? Tu avais l’impression qu’elle savait déjà tout. Qu’elle en savait plus que toi sur le monde, parce qu’elle, même si elle savait pas non plus où elle allait, contrairement à toi, elle savait qu’elle allait quelque part. Qu’elle savait tout de toi, aussi, quand tu mentais, quand tu étais sincère, quand tu aurais préféré te taire. Tu savais que si tu lui parlais de tes inquiétudes, de ton pessimisme, de ta lassitude, elle t’aurait gentiment empêché d’en dire plus. Pas qu’elle ne t’aurait pas écouté, bien au contraire. Mais elle aurait discrètement repris la parole pour te rassurer, et elle aurait encore mis de côté ses propres doutes, ses propres faiblesses, pour que tu la croies. Tu savais comment ça marchait, et tu savais aussi que ça marchait. Tu la laisserais parler, tu la croirais un peu, t’oublierais le reste et tu te laisserais guider. En fin de compte, ce serait plus simple, tu le savais bien, mais tu voulais pas la laisser toute seule face au sombre dédale. T’étais plus un gosse, Sieben, fallait pas que tu la laisses te protéger comme ça. Pas tout le temps.

Tu ralentis un peu, sans vraiment t’en rendre compte. Tu as trouvé quelque chose à dire, en fin de compte. Tu inspires un coup. Tu hésites toujours un peu à en parler.

Tiens, j’ai.. j’ai reçu une lettre d’Abel, y a quelques jours.

Tu devines déjà le petit sursaut, la tension dans ses muscles qu’elle ne te montrera pas.

WHEN DARKNESS COMES I'LL LIGHT THE NIGHT WITH STARS, WHEN DARKNESS COMES YOU KNOW I'M NEVER FAR
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MessageSujet: Re: Perdu sans lumière PV Sieben    Lun 10 Déc - 23:31

Je suis pareille désolé du temps que j'ai mis



J'ai reçu une lettre. Il y a un mois peut être
Aspergée de parfum. Rouge à lèvre carmin


_____
Il avait toujours était le même, Sieben. Il avait toujours était celui qui lui donnait envie de se dépasser, comme Abel. Il était le seul qui lui donner encore envie de croire que la fin n’était pas aussi proche qu’elle le croyait, que malgré tout ce qu’elle pouvait croire il y avait encore de l’espoir quelque part. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait encore cet espoir. Elle le trouvait bien idiot, elle trouvait bien inutile cette lueur qu’il faisait naitre dans ses yeux. Elle aurait pu tout abandonner, se cacher ne jamais revenir, se laisser aller, rester faible. Oui, elle aurait bien pu s’il n’y avait eu personne. Mais elle ne pouvait pas, quelque chose lui faisait croire en un miracle. Alors elle était toujours là au rendez-vous. Nola attendait patiemment que quelque chose arrive dans sa vie. Et puis au bout d’un temps elle a commencé à réaliser qu’elle ne pouvait plus attendre. Elle avait mit du temps à le comprendre, un peu trop, mais finalement elle avait réussit. Alors elle avait décidé d’agir. Il n’est jamais trop tard n’est-ce pas ? Nola était revenus à l’endroit où elle avait attendu que ça se passe, où elle n’avait pas essayé d’aider son frère. Cette fois elle comptait changer le monde, animée d’une soif de bonté qu’on ne lui avait jamais vu.

Et puis elle était là, dans les sous-sols avec la main de Sieben dans la sienne. Finalement est-ce que quelque chose avait vraiment changé ? Quelqu’un qui ne la connaissait pas aurait pu dire que rien n’avait l’air de changer. Parce qu’en ce moment Nola n’avait pas vraiment l’air d’avoir confiance en elle. Son visage était plutôt blanc, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, si bien qu’elle avait peur qu’il s’échappe. N’importe qui aurait pu voir qu’elle ne maitrisait pas la situation, mais elle essayait de le paraître, au moins pour une personne. C’était tout elle, elle devait sembler forte, insaisissable, impossible à arrêter. Elle devait paraître plus qu’elle ne l’était. Elle évitait de regarder l’homme derrière elle. Elle savait bien qu’au premier regard, il verrait sa peur, elle savait bien que même de dos il pouvait la sentir. Mais elle continua à marcher, ans trembler, même si l’idée d’être entourée d’araigne dans le noir, sans savoir où elle allait la terrifiait. Nola était bien plus forte qu’elle ne le pensait.

▬ Hey, tu sais où tu vas ? Je crois qu’il fallait tourner à droite, là.

Ne pas hésiter, ne pas retourner sur ses pas était le mettre mot.

▬ Mais non Sieben, je suis presque sur qu’il fallait aller tout droit. Après on tourne à droite et on continue.

Le maitre mot dans cette phrase n’était autre que presque. Parce qu’il est clair qu’elle était presque sur de ne savoir rien du tout sur le trajet qu’il fallait prendre. Et elle était presque sur de ne réussir à duper personne, surtout pas Sieben. Pourtant tout bas elle le prier de joue le jeu, pour l’empêcher de craquer.

▬ Tiens, j’ai.. j’ai reçu une lettre d’Abel, y a quelques jours

La main qui ne tenait pas Sieben se crispa. Abel, le sujet qu’elle hésitait toujours à aborder. Ce n’est pas qu’elle n’aimait pas parler de lui. Au contraire, elle aurait aimer pouvoir parler de son frère sans cesse, mais à chaque fois qu’elle voulait dire son nom sa gorge se nouait. Ce n’était pas méchant parce qu’elle l’aimait son frère, c’est jusque que ça lui rappelait son inquiétude permanente. Mais peut-être que cette fois la lettre était porteuse de bonne nouvelle, il ne fallait pas qu’elle se focalise sur le mauvais. Au moins sa peur d’être perdu dans le noir avait disparus à la simple entente du prénom de son frère.

▬ Vraiment ? Est-ce qu’il va bien ? Je me fais du souci pour lui en ce moment… J’espère qu’il n’a rien de grave. Quel idiot ne jamais envoyer de lettre à sa sœur.

Nola parlait sans vraiment se rendre compte qu’elle disait plus n’importe quoi.

▬ Tiens je suis sûr que Léo aussi a eu de ses nouvelles, mais il n’a pas pensé à venir m’en parler. D’habitude il le fait toujours, ça doit être qu’il lui est arrivé quelque chose non ? Sinon il aurait fait comme d’habitude, il m’aurait envoyé un courrier pour me dire que tout allait bien qu’Abel s’en sortait bien qu’il avait appris à contrôler son don et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Donc s’il ne l’a pas fait c’est que tout ne va pas pour le mieux. Sieben il lui est arrivait quoi ? Il est à l’hôpital, mort, on a retrouver son corps ? Je sais pas ce que je deviendrais sans lui dans ce monde.

C’était bien Nola de flipper pour rien.



Des jolies marguerites. Sur le haut de ses "i"
Des courbes manuscrites. Comme dans les abbayes


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MessageSujet: Re: Perdu sans lumière PV Sieben    Lun 18 Fév - 20:26



PLEASE DON'T FADE AND PLEASE DON'T CRY, 'CAUSE IT'S ALL WHITE LIES
there's a heart on the line.

Tu la regardes sans la voir. Tu ne vois pas son visage mais tu devines son regard. Tu l’as dans la tête, son sourire un peu tremblant. Elle fait attention, pourtant, tu sais qu’elle fait attention. À ne pas serrer ta main. À faire comme si de rien n’était. À jouer le jeu des habitudes. Elle est comme tout le monde, elle a ses masques et ses secrets, ces faiblesses un peu trop personnelles qu’elle voudrait garder pour elle. Tu sais un peu ce qu’elle se dit, tu sais qu’elle pense à toi, qu’elle aussi elle imagine ton regard inquisiteur. Peut-être qu’elle se sent mal à l’aise, avec tes yeux posés sur elle. Elle doit hésiter, se demander ce que tu diras, ce que tu comprendras, ce que tu feras semblant de ne pas voir. Tu ne sens pas le tressaillement auquel tu t’attendais ; elle s’en sort bien. Elle a sûrement le poing serré — l’autre poing, celui que tu ne vois pas. Ses mots aussi, tu les connais. C’est pas le sens qui t’importe, c’est la façon dont ils s’envolent. Chancelants, gauches, maladroits. Ils ont du mal à voler droit, ils sont étourdis, lourds d’inquiétude. Elle a même la voix qui s’emporte un peu, alors qu’elle enchaîne les mots. T’as un peu l’impression d’une portée de chiots où ils se marchent tous les uns sur les autres. Ce sont des mots nouveaux-nés, à peine inventés, qui disparaîtront aussitôt. Rien que des craintes passagères qui l’agressent, qui la tiennent, et qui lâchent aussitôt. Remplacées par d’autres. Ça va vite dans la petite tête de Nola.

« Vraiment ? Est-ce qu’il va bien ? Je me fais du souci pour lui en ce moment… J’espère qu’il n’a rien de grave. Quel idiot ne jamais envoyer de lettre à sa sœur. »

T’as un peu mal pour elle, au fond. Mais tu comprends. Tu sais pourquoi Abel t’écrit à toi, et pas à elle. Tu sais qu’il aurait pas pu, rester accroché à elle. Un instant, tu penses à Millie. Ça fait combien de temps que t’as pas eu de nouvelles d’elle ? Que tu ne lui en as pas donné ? Ça fait combien de temps que tu ne t’es pas inquiété pour elle, que tu ne t’es pas dit que tu lui manquais peut-être ?

Hey, ça fait combien de temps que t’as pas pensé à elle ?

Tu baisses les yeux. Tu te demandes si Abel pense à Nola. Pas autant qu’elle pense à lui, c’est sûr, mais c’est quand la dernière fois qu’il a pensé à elle ? En écrivant sa lettre, en décidant de ne pas l’envoyer à sa soeur ? Il y a deux semaines, un mois, un peu plus ? Il avait juste besoin de respirer. Abel, c’était un oiseau. Un vrai. C’était le seul véritable oiseau, dans leur bande de faux oiseaux migrateurs. C’était le seul qui avait appris à voler. Fallait pas t’inquiéter comme ça, Nola. Il allait bien, Abel. Il découvrait le ciel. Son ciel à lui.

« ... D’habitude il le fait toujours, ça doit être qu’il lui est arrivé quelque chose non ? Sinon il aurait fait comme d’habitude ... »

Pauvre Nola, elle a la tête qui tourne. C’est le vertige dans son cœur, la chute libre dans sa tête, le triangle des Bermudes dans ses inquiétudes sans réponses.

« ... Donc s’il ne l’a pas fait c’est que tout ne va pas pour le mieux ... »
« Nola... »
« Sieben il lui est arrivé quoi ? »
« Non mais Nola.. »
« Il est à l’hôpital, mort, on a retrouvé son corps ? »
« ... »
« Je sais pas ce que je deviendrais sans lui dans ce monde. »

Ça changerait rien, Nola. C’était toujours la même réponse qu’il avait dans la tête, peu importe le nombre de fois qu’elle disait ces mots. Peu importe combien de fois elle répétait son prénom. Tu serais toujours la même, Nola. Au fond, tout au fond, Sieben pouvait pas s’empêcher de penser qu’elle avait pas tant besoin qu’il vive, mais juste qu’il existe, quelque part, dans son cœur. On pourrait jamais le lui arracher, son Abel. Et elle vivait déjà pour lui, de toute façon, pour une simple existence sans présence, comme une étoile pour guider sa vie. Ça changerait quoi, en fin de compte ? Ça faisait combien de temps qu’elle l’avait pas vu, qu’elle lui avait pas parlé ? C’est déjà tout comme, pour toi, Nola. C’est rien qu’un nom que tu répètes tous les jours, tous les soirs en te couchant, comme une prière. Ça changerait rien. Tu continuerais à vivre pour les autres. En répétant son nom tous les jours. Mais ça, Sieben ne le dirait jamais. Quelque part, il se disait qu’elle n’avait vraiment pas besoin de l’entendre.

« Il lui est rien arrivé, Nola. Il va bien. »

C’était ça, qu’elle avait besoin d’entendre. Il fallait qu’on lui en parle, qu’on lui dise qu’il était toujours là. Tu le savais, ça. T’étais un bon garçon, au fond, quand tu voulais. Tu lui disais déjà trop de méchancetés, tu pouvais bien faire un effort de temps en temps. Peut-être même que tu lui montrerais directement la lettre, un de ces jours. Ça lui ferait plaisir.

« Il disait pas grand chose, c’est peut-être pour ça que Léo a rien dit. Il dit juste que ça va, et qu’il pleut trop. »

Tu accélères sur quelques pas pour te remettre à sa hauteur, et tu glisses ta main libre sur sa joue, pour relever une mèche blonde. Tu veux juste vérifier qu’elle ne pleure pas.
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MessageSujet: Re: Perdu sans lumière PV Sieben    Mer 7 Aoû - 17:50



Résiste
Prouve que tu existes
Cherche ton bonheur partout, va,
Refuse ce monde égoïste


_____
Elle n’avait jamais changé Nola. Toujours la même depuis l’enfance, toujours la même depuis qu’il était parti. Pourtant elle avait continué à vivre, partiellement. Elle s’était mariée, puis elle avait divorcé. Secrètement, la jolie blonde avait rêvé qu’il vienne à son mariage. Si seulement Abel n’était pas si avide de liberté. Si seulement il voulait bien lui donner des nouvelles. Peut-être que Nola pourrait recommencer sa vie. Cette vie qu’elle a mis sur stop, il y a de cela des années, quand il est partit. La vérité c’est qu’elle à peur de changer Nola. Peur qu’il ne puisse plus la reconnaître, peur qu’il ne l’aime plus, peur de ne plus réussir à vivre autrement. Elle aurait pu se laisser mourir à petit feu, peut-être Abel viendrait-il à son enterrement. Elle en avait eu envie de nombreuses fois. Mais il y avait toujours quelqu’un pour lui faire remonter la pente. Il y avait toujours se trop plein d’amour en elle, qui lui disait qu’elle pouvait vivre pour les autres. Qu’elle devait vivre pour Léo, pour Sieben, pour ses élèves. Alors elle tenait le coup, remontait du mieux qu’elle pouvait, aidait du mieux qu’elle pouvait. Que pouvait-elle faire d’autre ? Elle se devait de résister. Elle s’était promis de ne jamais perdre espoir Nola, non jamais, c’est tout ce qui lui reste, tout ce qui la fait vivre. L’espoir, aussi infime.
Mais à quoi bon quand notre mémoire nous fait défaut. Nola ne l’admettra jamais, mais il lui arrivait d’avoir du mal à se souvenir du visage de son frère, de ses yeux, de ses pommettes. De toute façon il avait surement changé, il n’était plus ce qu’elle pensait de lui. Et au final, Abel n’était plus qu’un nom dans son esprit. Le plus beau nom qui soit, un nom qui fait battre son cœur. Mais ile n’en reste pas moins qu’un nom.

Ce matin en se levant, jamais elle ne se serait douté que cette journée allait être si dur pour elle. Voilà pourquoi il lui arrivait d’éviter Léo certains jours, les mauvais jours. Voilà pourquoi le regard de Sieben la rendait si triste et heureuse. Voilà pourquoi elle se sentait bien avec eux, mais ne pouvait s’arrêter de pleurer une fois seule. Depuis combien de temps marchait-elle, Sieben à ses cotés. Pourquoi était-il là ? Le don de Nola ne s’était pas détraqué depuis longtemps. L’avait-elle appelé inconsciemment ? Parce qu’elle avait besoin de Sieben aujourd’hui. Parce qu’il avait toujours pris soin d’elle, alors que c’était elle qui était la grande sœur. Parce qu’elle n’était pas aussi forte qu’elle le prétendait et qu’il l’avait bien remarqué. Parce qu’il était comme elle au final, cassé, sombre. Sieben, Sieben, toujours là pour elle. Voilà pourquoi Nola se refusait de paraître faible face à lui. Voilà pourquoi ne s’énervait jamais quand il était froid et méchant. Chacun son masque, chacun sa rédemption.


-Il lui est rien arrivé, Nola. Il va bien. »


Pourquoi est-ce qu’elle parle de lui tout le temps ? Pourquoi ne réussit-elle pas à parler de choses normales ? Pourquoi met-elle toujours Sieben dans le pétrin ? Au final elle n’était bonne à rien. Au Final, elle ne faisait rien de bien. Elle n’était qu’un corps sans âme, prenait soins des autres, parce qu’elle n’avait trouvé que ça pour vivre. Elle vivait pour les autres parce que c’était trop difficile pour elle de ne vivre que parce qu’elle l’avait décidé. C’était des excuses, ce n’était pas une vie. Mais c’était la sienne et maintenant il était trop tard pour elle pour commencer à changer.


« Il disait pas grand chose, c’est peut-être pour ça que Léo a rien dit. Il dit juste que ça va, et qu’il pleut trop. »

Vraiment, Sieben savait toujours quoi dire. Ca aurait pu être faux, mais au mons Nola était apaisée. La crise était passée. Ca lui arrivait souvent se genre de crise. Des fois elle arrivait à se calmer toute seule, d’autres elle était contente que des gens comme Sieben soient là pour elle, pour la calmer. Aujourd’hui ça allait particulièrement mal. Tellement qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de pleurer, alors qu’il était là à la regarder. Et les larmes coulaient à flot. Et Sieben s’approcha pour lui essuyer la joue. Pourquoi est-elle si faible ?

-Je suis désolée. Normalement c’est à moi de te réconforter, je suis la plus grande. En plus je nous ai perdu avec mon don et maintenant on trouve plus la sortie. Je ne sais pas ce que j’ai aujourd’hui, mais je ne suis bonne à rien … Désolé Sieben, je dois être une terrible compagnie.



Résiste
Suis ton cœur qui insiste
Ce monde n´est pas le tien, viens,
Bats-toi, signe et persiste





DSL c'est du caca je sais.. ca fait longtemps que je n'ai pas RP avec Nola
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Perdu sans lumière PV Sieben

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