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 oh you silly thing » Armand

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MessageSujet: oh you silly thing » Armand   Sam 11 Aoû - 22:19

Trouble here, trouble there
People stop just to stare
What's the use of wasting time
Just move on, leave them all behind


Aucun élève n'avait jamais exaspéré Richard - peut-être un ou deux seulement qui prônaient la stupidité des trente-trois tours, mais cela s'arrêtait ici. À tous les élèves qui faisaient exploser leur don, qui faisaient planter les ordinateurs, qui renversaient de la soude sur la main de leur copain, qui écoutaient green day, qui insultaient les professeurs, qui abîmaient les tables, qui laissaient leur sac au milieu des couloirs de la classe (que c'était agaçant cela), qui faisaient sonner leur téléphone en cours ou qui jouaient à fruit ninja au lieu d'écouter ses leçons, Richard ne leur avait jamais rien dit.

Mais il y avait des limites.

Sur remontrances de McAllistair, Richard avait donc convoqué les huitième année des physique pour leur expliquer que non, ce n'était pas bien de faire des croche-pattes au première année et de cracher sur le visage des psychiques (bien qu'ils le méritaient amplement). C'était un peu son rôle, puisqu'Édouard préférait surement regarder plus belle la vie plutôt que de devoir gronder ses petits chéris. De toute manière, tout le monde avait déjà quitté la salle, alors que la sonnerie n'avait même pas retenti; en fait, vingt minutes seulement s'étaient écoulées et la jeunesse était partie au compte-goutte avec des prétextes plus ou moins nuls, comme une gastro-entérite soudaine par exemple. Les excuses devenaient de plus en plus décevantes au fur et à mesure que les élèves avançaient dans leur carrière scolaire.

Je disais que les étoiles bleues sont les plus chaudes, seulement voilà, facebook est en train de mourir et cela n'empêchera pas les fissions nucléaires.

Comme il ne restait âme qui vive dans la salle de classe, il pouvait se permettre de dire n'importe quoi et de dessiner des arc-en-ciels au tableau simultanément.

— Monsieur ?

Richard se retourna avec un quasi-infarctus quand la voix retentit : le timbre profond et puissant d'un garçon qu'il connaissait assez mal résonnait presque du fond de la salle.
Il vit avec stupeur un grand brun encore assis à une des six rangées toutes complètement vides. Cette tête lui rappelait quelque chose, un souvenir désagréable, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Aucun élève n'avait jamais exaspéré Richard. Mais Armand Mers, si.

Oui mister Mers je t'écoute ?

Armand ne le faisait pas exprès, mais sa stupidité donnait des coups de sang incontrôlables à Richard. Il se promit de garder un calme et une tolérance incommensurables mais déjà en voyant ses yeux bêtes et sa chemise froissée il avait envie de lui lancer son bureau en chêne sur la face.

Richard lui sourit.


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MessageSujet: Re: oh you silly thing » Armand   Mar 14 Aoû - 1:08

when i sit alone
come get a little known



Hein ?
C'était toujours ainsi qu'on commençait avec Armand : une interjection grossière, un grognement guttural, une inflexion brusque d'animal. Si l'on cherchait des mots, il ne pouvait y en avoir — les bêtes comme Armand n'ont que des grondements sourds qui roulent dans leurs gorges, des rugissements féroces qui surprennent les tympans. Il n'a jamais su s'exprimer réellement ; il se contentait de plaquer ses oreilles en arrière, de montrer les crocs et d'aboyer. Armand coupait court à tout dialogue lorsqu'il parlait.
Il avait toujours l'air en colère, les sourcils froncés qui figeaient son visage en une ultime concentration et assis sur sa chaise, les yeux rivés sur le professeur de P.A.D., il l'arborait encore cette expression d'incompréhension nerveuse. Ce n'était pas tant sa grande taille, ni sa chemise mal repassée, ni même son œil au beurre noir que l'on remarquait en premier chez Armand ; c'était réellement sa bêtise. Un vide magnifique barrait son cortex cérébral, un vertige effrayant qui avalait tout embryon de réflexion, dérobait le moindre discernement. Il avait constamment mal à la tête comme si le fait même de penser lui était insoutenable.

Monsieur ?
Le grondement rauque résonna dans la salle vide. Pourtant il n'entendit pas sa voix se fracturer en écho sur les murs puisqu'en plus d'être bête, il était aussi à moitié sourd. Il ne connaissait rien aux fissions nucléaires, n'avait jamais entendu parler de facebook et si les étoiles étaient bleues, oranges ou multicolores, ça ne changeait rien à la petite vie étriquée d'Armand, aux seules et uniques pensées risibles et quotidiennes qu'il pouvait à peine formuler.
Il n'avait jamais réussi à se poser les bonnes questions : il ne s'était jamais demandé pourquoi Monsieur Strummer avaient les cheveux d'un bleu lagon, ni pourquoi le professeur s'habillait encore comme un adolescent rétro des années quatre-vingts, ni pourquoi il était en train de dessiner en ce moment-même des arc-en-ciels au tableau. D'ailleurs il n'entendait rien à cette distance et la voix du professeur lui parvenait grésillante comme une radio mal réglée.

Il y a un enterrement ? Pour ce type-là, Fane Brooks ?

Il jeta un regard autour de lui et ce ne fut qu'à ce moment qu'il se rendit compte de la désertion de ses camarades de classe. Il sursauta, vraiment surpris de n'être que le seul élève encore présent et c'était vraiment bizarre de voir ce type d'un mètre quatre-vingt quinze sursauter : ses genoux se cognèrent violemment à la table, la surélevant même pour la faire retomber dans un bruit effrayant. On n'aurait même pas pu distinguer, dans tout ce vacarme, si c'était l'élève vraiment qui avait bondi ou la table.
Armand secoua sa tête de tous côtés, un peu hébété.

Hein ? c'était une récurrence chez lui, les interjections désagréables. Ils sont passés où là les autres là ? Et quelle éloquence, quelle éloquence. Il se passe quoi dans cette école à la fin ? Je comprends rien. On était plus que ça au début du cours, non ? Je comprends rien et j'en ai marre que les gens parlent tout bas comme s'ils murmuraient. J'entends rien de tout ce qui se dit moi.



but i need more
than myself this time
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MessageSujet: Re: oh you silly thing » Armand   Mar 14 Aoû - 21:55


Déjà, il ne prit pas la peine de relever la première question, jugée aussi débile qu'insensée par la cour suprême de la compréhension cérébrale et oubliée avant même qu'elle ne soit entièrement prononcée.
Ensuite il n'oublia pas de parler fort. C'était un exploit olympique que nous pouvions observer là - Richard avait supporté stoïquement ses deux premiers grondements et son séisme corporel aussi puissant qu'un coup de kung-fu woman.

Tu es dans une classe de physiques : c'est déjà formidable qu'il m'en reste un en lice à la moitié de l'heure.

Il le dévisagea dubitativement, se demandant si VRAIMENT il pouvait y exister un garçon de dix-neuf ans qui ignore l'existence de ce réseau social dont le nom commence par face et finit par book dans cet Occident si branché de nos jours.
Non, il devait déconner. 
Richard se promit de taper le soir même Armand Mers dans la barre de recherche pour vérifier s'il disposait d'un compte. Le cas échéant il allait le coller au technopole pour lui apprendre les bases de la vie de tous les jours : quel adolescent de nos jours survivrait sans twitter un seul instant ? Il avait en plus déjà cru voir le jeune physique plus si jeune que ça lancer un moniteur par la fenêtre à coté de mademoiselle Jones planquée sous une chaise. 

Et il se demanda aussi si le cliché de sa classe, cliché paresseux, idiot et sans jugeote n'était porté que par cet ambassadeur assis devant lui.
Mais plus le garçon l'irritait, plus le professeur éprouvait de la compassion pour lui. La pitié qu'il avait pour cet enfant (peut-être gêné par une intelligence supérieure à la moyenne ou des problèmes familiaux graves, d'ailleurs) était proportionnelle à l'envie qu'il avait de le secouer comme un poirier. Proportionnelle dans le sens où les deux fonctions croissaient parallèlement, bien entendu.
Comme Armand avait encore la bouche à moitié ouverte et les yeux plissés, Richard en déduisit que celui-ci n'avait une fois de plus rien compris (est-ce qu'il ne saisissait même pas l'humour basique du premier degré ?) et haussa le ton, non pour le réprimander, mais pour se faire comprendre :

Hé bien, mister Mers...

Il articula encore plus fort :

TU-AS-L'AIR-UN-PEU-PER-DU.

Et surtout très con. 

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MessageSujet: Re: oh you silly thing » Armand   Ven 17 Aoû - 0:02


Armand regarda le professeur Strummer avec une attention qui lui était rare. Il détailla son perfecto noir qui trônait sur ses épaules. Il remarqua son tee-shirt Radiohead. Il vit même la paire de ray ban qui pendait négligemment de la poche de son jean et les santiags sombres vernies qu'il arborait aux pieds. Le tout était bien évidemment surmonté de ses cheveux turquoises et donnait à l'ensemble une hétérogénéité innovante qu'il n'aurait su déterminer comme désagréable ou relevant juste du génie.

Tu es dans une classe de physiques : c'est déjà formidable qu'il m'en reste un en lice à la moitié de l'heure.
Il ne prit pas la phrase comme un compliment mais pour une véritable injure.
C'était cela le problème chez Armand : il se sentait constamment agressé. Les élèves qui passaient dans le couloir en l'effleurant le dérangeaient, les professeurs qui lui posaient des questions pendant les cours l’énervaient et même Monsieur Strummer qui se contentait de le regarder, tout cela, tout cela le menaçait, le perturbait comme une écharde plantée au centre de sa colonne vertébrale et qu'il n'arriverait jamais à enlever. Tout l’insupportait : la moindre parole, le moindre geste, le moindre clignement de paupière lui était insoutenable. Il pouvait sentir, dans le fond de son crâne, une nuée de moustiques qui bourdonnait, intolérable à ses tempes et il aurait voulu parfois, se délivrer de ce mal en faisant juste, éclater son front.

Perdu hein ?
La phrase resta en suspend comme si elle avait voulu se décrire elle-même. Ses yeux se plissèrent légèrement et sa respiration se fit plus forte. Cette situation, même pour Armand, était étrange. Cet entretien avec le professeur de PAD le perturbait et il fut lui-même étonné par cet embarras. Les animaux sont rarement mal à l'aise — il était rare qu'Armand se montre aussi humain. Il chercha une excuse pour s'éclipser de la salle mais il est difficile d'extirper la moindre pensée du néant et il espéra juste que le professeur ne le retienne pas pour le restant de l'heure.
Il se demanda d'ailleurs pourquoi Strummer était toujours là, à lui parler du fait qu'il était perdu alors qu'il avait bien réussi à trouver son chemin jusqu'à la salle de classe. Pourquoi Richard ne s'était-il donc pas tout simplement barré lorsqu'il avait compris qu'aucun élève ne se trouvait plus dans la salle pour l'écouter ? Non il était resté à lui sourire, un mélange de pitié et de tendresse glissé entre les lèvres — subtilité qu'Armand ne pouvait bien sûr pas discerner : sourire était un automatisme réactif à l'humour et il ne voyait pas du tout ce qu'il y avait de drôle en cet instant.

Il se répéta la phrase du professeur. « Tu as l'air un peu perdu » et elle sonna désagréablement, comme une insulte de plus qu'il ne pouvait supporter. Mais il ne fit pas de breakdown en cédant à l'énervement, bien que la spontanéité vulgaire soit une seconde nature chez lui. Armand était stupide mais il n'en restait pas moins respectueux envers ses ainés.
En fait, Monsieur Strummer. Vous me prenez pour un idiot.
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MessageSujet: Re: oh you silly thing » Armand   Mer 29 Aoû - 0:48

it's science.

Quand au téléphone le parent décrochait, une inextricable boule se mettait à enfler dans sa gorge, et il ne savait jamais comment lui, le professeur désoeuvré, devait expliquer les soucis dont il était responsable, et pourtant pas la cause, à une personne totalement étrangère. Expliquer un échec et pourtant se montrer rassurant pour la suite était d'une difficulté que personne ne s'imaginait. La pire horreur est d'entendre au bout du fil un silence sourd de réprobation mal cachée qui trahit une relation filiale en danger, des secrets de famille dont il n'avait pas vraiment envie de prendre connaissance et pourtant qu'il devait collecter pour son travail. « Tout n'est pas perdu, monsieur Mers - ah ce n'est pas monsieur Mers ? Excusez-moi. » C'était le très mauvais revers du métier. Essayer de raisonner un adolescent sur lequel il a un pouvoir hiérarchique, passe, mais se confronter à un adulte qui n'a rien à faire des problèmes de l'éducation nationale était la tragédie de Richard. « Votre fils a du potentiel. » C'était la dernière phrase à dire. Elle voulait dire que le jeune lui-même se constituait seul un obstacle, et qu'un professeur ne pouvait résoudre des démons intérieurs, même s'il se démenait au tableau, même s'il s'éreintait à construire un épanouissement dont le concerné se fichait. Mais les parents ne comprennent pas et ils ne veulent pas comprendre. Le père avait vaguement dit quelque chose, adressé une parole à sa femme pour lui signifier que cela concernait leur si terrible rejeton et avait répondu entre l'agressivité et l'indifférence. Les parents parfois sont pires que les élèves et alors Richard ne devait compter que sur lui-même pour montrer un modèle à l'enfant qui n'en avait jamais eu. 

Mais non Armand. Aucun élève n'est idiot, surtout pas toi. 

Former un jeune était comme mouler un argile dur comme l'acier et mouvant comme l'eau. Richard avait beau dire, c'est pour ton bien, écoute-moi, regarde-moi, calme-toi, les enfants se sentent tout le temps attaqués. Et la si sainte tâche que de leur inculquer l'éveil et la curiosité devient alors herculéenne face à des châteaux forts sur la défensive. 

Te rends-tu compte à quel point la résonance est formidable ? Il y a des longueurs d'onde pour tout, aussi bien pour la lumière que pour le son : tu vois l'immensité que tu pourrais maîtriser ?

Armand écoutait ce qu'il disait mais il ne sentait pas la profondeur bienveillante de ses paroles. Armand voyait Richard, son jean et sa pompadour mais il ne sentait pas les efforts déployés pour ne serait-ce que pour que la classe endormie le regarde. Et Armand prononçait quelques mots mais il ne mesurait pas l'ampleur de leur signification. 

La nature t'a gâté. Tu pourrais changer tant au niveau des émissions et des perceptions ! Alors que les Élémentaires se contentent de simples réactions chimiques et d'envoyer des quantités phénoménales d'énergie, toi, avec un minimum d'efforts, peux changer à peu près n'importe quoi au niveau des ondes. 

Richard effaça fébrilement son tableau et traça des signes. 

D'ailleurs c'est dommage, vraiment dommage, si tu pouvais t'exercer chez les psychiques, ce serait géant, imagine, toi, les longueurs d'ondes, dans l'eau, il faudrait que tu essayes à l'aquarium, absolument - en plus tu ne te rends pas compte, mais ton don est l'un des seuls à ne pas violer les plus importantes lois de la physique... Principes de conservation de masse, de poids, de moles, plus personne ne les comprend ici. 

C'était l'autre grand chagrin de Richard. Les têtes blondes devant lui se fichaient bien de savoir qu'on ne pouvait changer l'air en feu ou la chair en roc, ou n'avaient pas l'air de comprendre qu'à chaque utilisation des centaines de milliers de joules étaient libérés — ce qui était hautement dangereux, couplé à la densité de détenteurs à l'école. C'était vraiment dramatique.

Je n'ai toujours pas déterminé de combien s'exerce la suprématie des pouvoirs sur les normes naturelles – d'ailleurs en quelle unité pourrais-je faire ? mais en tout cas, sois sûr, le tien est plus puissant car ni perte d'énergie ni contradiction avec les lois... Résonance, c'est vraiment merveilleux.

Et il était envieux. Lui, son don, cela devait être une histoire de chromosomes, d'allèles, de mutations volontaires : tout ceci n'entrait pas du tout dans le domaine de prédilection de Richard. 
C'était scientifiquement tragique. 

Tu écoutes, Armand ?

Richard se retourne. Dans la salle de classe personne ne l'écoutait, personne ne l'entendait, et personne ne comprenait son enthousiasme. Même dans les yeux éteints d'Armand et même dans les oreilles closes d'Armand le beau langage de la physique aurait pu s'infiltrer — mais Armand était déjà ailleurs. 

Et malgré tout, Richard continuerait toujours à dire à son père « tout n'est pas perdu, monsieur. Votre fils a un potentiel incroyable. »

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