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 talk dirty to me —freyadriel

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MessageSujet: talk dirty to me —freyadriel   Mer 1 Aoû - 6:47




Si Freyja a perdu sa virginité à 10 ans, c'est qu'elle faisait trop d'équitation.

Les cales sont hors du temps. L'espace le plus paisible d'un navire. Peu importe l'agitation de l'équipage là-haut sur le pont, et que la mer environnante s'éclate en doux clapotis contre l'acajou ou que les hautes lames décident de se joindre à la partie. C'est un sanctuaire de cordages en vrac et de tissus éparpillés, de tonneaux éventrés et de trésors oubliés. Ici-bas ne résonnent guère que les sourds craquements du vieux bois soumis à un ballottement perpétuel.

Le doux bercement de ce rassurant enclos fit bientôt disparaître le sang qui battait encore aux tempes de Freyja. Affalée dans un enchevêtrement de draps râpeux et de paillasse, elle laissa tomber sa paume contre le plancher. La légère fraîcheur qui s'en dégageait lui donna la force de balayer tant bien que mal les environs. A force de tâtonner à l'aveuglette, le visage bien trop confortablement enfouis dans le tissu, elle finit par buter contre son sac. En extirper la bouteille d'eau fut plus ardu que prévu, mais elle parvint finalement à traîner celle-ci jusqu'à elle. La blonde se redressa, prenant appui sur ses coudes, et laissa échapper un léger grognement lorsque ses muscles encore meurtris se manifestèrent.
Reprenant peu à peu conscience du monde qui l'entourait, d'infimes flashs lui revinrent en mémoire. C'était sur ce tonneau, là-bas, que gîsait sa chemise. Une vieille lampe à huile crissait dans un coin, non loin du hamac dont la présence improbable avait semblé être une bénédiction au premier abord, mais qui s'était révélé... un tantinet trop instable. Une gorgée d'eau soulagea instantanément sa gorge brûlante ; la seconde l'emmena au septième ciel. Les tonneaux détachés étaient définitivement un problème, se baladant allègrement selon la force avec laquelle la bateau tanguait. Ceci dit, le véritable challenge demeurait les cordages abandonnés qui jonchaient le sol. Trébucher en pleine ébullition des sens n'était jamais très agréable. Malgré tout, cette cale était d'un exostime rare comparé aux dortoirs d'Aisling. Il y avait une certaine jouissance à se laisser culbuter par-dessus les coffrets vides. Laissant son front encore bouillant se reposer contre sa main rafraîchie, Freyja posa les yeux sur son compagnon. Il était échoué sur le dos, le regard perdu dans l'obscurité du plafond. Sans un mot, elle déposa sa bouteille dans la paume ouverte du grand blond et sa tête sur son épaule. De là, elle pouvait à peine entrevoir un pectoral et un morceau d'abdomen empreints de sueur. Laissant courir ses doigts sur la chair finement musclée avec laquelle elle s'unissait quelque moment auparavant, elle laissa échapper un soupir, mélange de satisfaction, de fatigue, d'amusement, de ce cocktail grivant d'après l'amour.

Adriel ne s'endormait plus. Il y n'avait eu que cette première fois. Celle où elle avait pu surprendre son sommeil paisible d'adolescent heureux. Cette dernière part d'innocence qui venait de s'envoler, et les miettes de plaisir restantes qui s'échappaient une à une dans son souffle régulier d'Adonis assoupi. Depuis, Stratford avait vécu, il avait appris. Il ne se laissait plus aller à cet engourdissement tout naturel ; il savait se redresser, décevoir les attentes d'une gamine énamourée, ranger son cul si bien moulé dans un jean hors de prix et claquer la porte sur une aventure de plus. Les occasions ne manquaient pas, mais pas une fois Freyja ne l'avait à nouveau vu comme ce soir où il était devenu un homme. S'il restait un tant soit peu de place pour l'empathie dans son crâne, elle aurait pu éprouver quelque remord pour toutes ces pauvres filles qui avaient suivi. Elle aurait pu se laisser aller à penser qu'elle avait créé un monstre. Mais la vérité était qu'Adriel Stratford n'avait aucunement besoin d'elle pour être un monstre, et que son propre cas n'en était pas si éloigné que ça.
S'éclipser après avoir atteint son but n'était qu'une question de bon sens. Qui garderait un tampon usagé dans son sac ? C'est crade, ça tâche, ça pue. Il en allait de même pour les relations illusoires dans lesquelles aimaient s'enfermer tous ces crétins.
Peu importait ce qui poussait Adriel à agir de même. Ne comptait que le plaisir qu'ils pouvaient se donner, sans s'encombrer des sentiments réservés aux faibles. Entre leurs doigts, les rôles s'inversaient constamment, s'intensifiaient, jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'eux que deux morceaux de viande vibrant à l'unisson. C'était ce qui rendait ces moments intéressants, ces rencontres véritables. Il n'y avait plus rien à calculer, plus d'informations à glaner, plus d'attention à concentrer. Il n'y avait guère que deux humains et du sexe, brut. Il n'y avait pas d'affaires à rassembler ou de mensonges à inventer pour mieux filer. Freyja appréciait ces instants volés à son cerveau bien plus qu'elle ne l'admettrait jamais. Adriel, c'était l'ancre de la barque qu'elle manoeuvrait tant bien que mal, le cran de sûreté du flingue dont le canon se pressait constamment contre sa tempe. C'était un filet moelleux, un reflet dans une vitrine que l'on capte du coin de l'oeil, un alter à l'ego aussi bouffi que le sien.

C'était autant de raisons pour lesquelles rien ne pressait. Une fois l'esprit accaparé par les infimes cercles que son index traçait sur le torse tranquille d'Arsenic, le planning qu'il fallait respecter et le reste du monde qui continuait de tourner pouvaient bien aller se faire foutre. Ce calme plat-là était le bienvenu.
Le poitrail sur lequel jouait ses ongles manucurés se souleva soudainement pour s’affaisser en un long soupir qui caressa son crâne. Reprenant son petit rituel après ce signe de vie contrastant avec le silence vaporeux des dernières minutes, Freyja laissa son ton moqueur résonner dans la cale.

Intéressant. De légères améliorations, par rapport à la dernière fois.

Il n'y avait rien à améliorer. Ils en étaient tous deux parfaitement conscients, et bien trop habitués à recevoir les éloges de leurs prouesses sexuelles. Le besoin imminent d'être rassuré, voire remercié -aussi stupide que ça puisse paraître- de la gent masculine après des ébats était loin d'être un mythe. Par chance, une habitude qui n'avait aucune raison de perdurer en présence d'Adriel. Il était aussi conscient de ses propres qualités que Freyja pouvait l'être de ses atouts.

T'as dû maintenir un sacré entraînement.

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