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 To lose my mind again and again [Lakh']

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MessageSujet: To lose my mind again and again [Lakh']   Mer 21 Mar - 17:42

[Azy il fait beau j'ai la pèche et un peu de temps, j'en profite. Ha ça m'en ferait presque bander, si j'étais un homme.]



C'était l'histoire d'une feuille. Elle se laissait tomber, doucement, tout doucement, à croire que sa vie était finie. C'était l'histoire tout à fait anecdotique d'une feuille, et tout le monde se fichait éperdument de sa vie. Pourtant, dessus, il y avait une fée, qui avait décidé d'y camper. Le fait était là, cette feuille était idéale pour y ruminer ses idées, laisser son bras bouger et sa main danser. Tout raconter s'en même s'en rendre tout à fait compte. Quelque chose de naturel, y avait même de la beauté dans la chose. Mais surtout de la poésie. C'était l'histoire anecdotique d'une feuille, que personne remarquait.

Enfin, ça, c'était ce que Fran croyait, jusqu'à ce qu'une voix s'élève, brisant le lourd silence, pour lui rappeler où il était. Ah, oui. Une salle de cours, tiens. Il avait oublié, pour la énième fois. Ces blancs momentanés, en plein milieux d'une phrase, ça lui arrivait souvent de toute manière, et les élèves en avaient rapidement été blasés. Il se pencha lentement et ramassa la feuille tombée à terre, l'air toujours un peu absent. En se redressant, il replaça une mèche de jais derrière son oreille gauche, et observa la classe d'un air un peu surpris. Ça lui donnait un air de gamin, un peu étrange sur un adulte, mais mignon. Le genre de tronche qui faisait qu'on lui pardonnait pas mal ses dérives intellectuelles.

De toute façon, avoir la concentration d'un poisson rouge doublée d'une imagination débordante, ça n'était pas une chose facile pour toute personne un tant soit peu sérieuse. Et c'était d'autant plus affligeant lorsque ça venait d'un homme de vingt-six ans.
Le danois le savait très bien, mais laissa un nouveau blanc passer le temps de recouvrer ses esprits, et de savoir là où il s'était arrêté.


- Ah oui... Alors, au sujet de l’andante à quatre mains de Schubert...

Le cours reprit, et sa voix résonnait doucement dans une classe, où une partie des élèves dormait, d'autres écoutaient, d'autres dessinaient ou même faisaient ce fichu devoir de mathématiques à rendre le lendemain. Il s'en fichait, de toute manière. Tant qu'on ne le dérangeait pas... Et il avait besoin de doubler son attention pour éviter que son esprit ne dévie une nouvelle fois, et qu'il se mette à penser à autre chose. A penser à un rien, à cause d'un mouvement d'ombre, d'un cri venu de l'extérieur, une silhouette par la fenêtre... Un rien suffisant pourtant à mettre sa tête trop pleine en marche.

Et il était là, tout occupé à faire son cours de la meilleure manière possible, maintenant qu'un élève l'avait ramené à l'ordre, quand...


[Oui c'est court. J'espère cependant que ce sera efficace. Quartier libre à qui veut. Voilà.]


Dernière édition par Fran Lorenzen le Dim 8 Juil - 22:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: To lose my mind again and again [Lakh']   Mer 25 Avr - 23:51

L'insonorisation des salles : un problème de chaque instant.

Quand un cri s’éleva, vulgaire, brisant la douce somnolence qui épaississait l’air.

Il connaissait la musique. Il l’avait apprise après avoir quitté Detroit. Mais son éducation s’était révélée si libre, si autodidacte, et au fond, admettons le, si chaotique, qu’il n’avait jamais pu s’y plonger comme beaucoup d’autres l’avaient fait auparavant. La musique savante est un Art élitiste, et il avait grandit au sein d’un lieu où les beats résonnent et transpirent, où on ne joue pas sur un violon raffiné mais sur un enchevêtrement de plaques de tôles. Du coup, assit confortablement dans un fauteuil de velours, au beau milieu de l’orchestre, Lakhdar avait toujours été celui qui tente de comprendre mais n’accède qu’à quelques exceptions à la sensibilité artistique de la musique dite –à tord- « classique. » Ainsi, bien qu’il apprécia avec ce respect qu’ont traditionnellement les écoliers pour les choses qu’ils ne comprennent pas mais qui leur semblent belles, il n’en était pas l’un des plus fervent supporters.

Il n’était cependant pas tout à fait exact de dire que Lakhdar-Khaled était un gros inculte. Il n’avait pas encore atteint ce stade où, à l’âge de trente cinq ans, on lui aurait imposé le devoir d’aller s’enterrer dans un trou très sombre et très suffocant pour y mourir, parce qu’il n’avait pas su faire la différence entre le tracé si technique de Chopin et la musicalité contrapuntique d’un Bach. Il savait que Beethoven avait un caractère de bulldog, qu’il avait fini sourd, mais qu’il avait été l’un des plus illustres compositeurs de son temps (et d’autres temps dans la foulée, pourquoi se gêner ?) Il savait faire la différence entre un baroque hélicoïdale et un romantisme transpirant. Il pouvait dire en toute franchise que Wagner ne lui parlait pas des masses et qu’il avait sincèrement Vivaldi en horreur. Il aurait peut être même été capable de donner son point de vue sur l’éternel débat : John Cage, musicien ou technicien ?

Toutefois, il y avait une chose absolument certaine sur laquelle tout le monde s’accordait : Lakhdar confronté à la musique était pire qu’un jeune en pleine crise de concentration.


Vous connaissez certainement cette sensation effrayante qui vous asseye brutalement dans les moments où vous en avez le moins besoins. Ce sentiment de vide chronique qui affecte subitement votre esprit, par exemple au cours d’un oral horriblement stressant. Ce moment où, tout à coup, alors que vous saviez précisément quels mots vous désiriez employer pour traduire votre pensée, cette dernière s’efface et s’égare dans le silence et les toussotements gênés de vos correcteurs. Cette période brève mais intense de votre vie où vous vous retrouvez à bégayer comme un abruti, et où votre phrase de secoure n’est finalement, après avoir fermé les yeux dix secondes dans un intense désespoir, que « Pardon, qu’est ce que je disais ? »

Maintenant, imaginez vous en pleins cours, confronté à un élève visiblement peu désireux d’intégrer vos principes d’ordres sociaux au sein de votre propre classe. Ok. Imaginez vous en train de débattre, d’avoir exactement LE raisonnement prêt à l’emploi au fond de votre crâne. Les mots tracent leur chemin jusqu’à la bouche, se posent sur les lèvres… Le dernier effort avant l’assaut final qui va l’abattre et le convaincre définitivement de fermer sa gueule de petit enfoiré malpoli quand soudain…

Un petit quelque chose de frais et de nostalgique s’insinue en vous, lentement, dans la douceur de l’après midi, et subitement les oiseaux chantent, bercés par les notes légères et graves d’un piano, sans doute à queue… Tralalala…

Et c’est concentré sur la musique, reposante, bienfaitrice, que vous oubliez tout votre sermons, toutes vos répliques. Votre trolling est pulvérisé d’un revers de main, comme s'il ne s’agissait que d’un très vilain moustique, et non pas de ces dures années d’apprentissages que vous avez subit à la sueur de votre front.

Pour la troisième fois.

Un silence pesant s’installe dans la salle, et je vois mon petit crétin réfractaire sourire avec l’air de celui qui a vaincu, me fixer, goguenard, tandis que je reste là, planté comme un idiot, la bouche ouverte et le doigts pointé vers lui.

Soit. Je bondis de mon bureau. J’empoigne ma canne, et lance un appelle meurtrier « Si ça sonne, barrez vous. Si je reviens avant et que j’en vois un dehors, il gagne le droit de nettoyer l’étage jusqu’à la fin du trimestre. Vous, » je m’adresse à mon adversaire temporaire, « je reviens vous expliquer une chose ou deux dès que j’ai réglé ça. » Sans attendre de réponse, je claque la porte et file telle une tornade majestueuse et franchement furax jusqu’à la porte voisine que j’ouvre à la volée. Exit respect.

- Ecoutez, Fran Lorenzen ! J’ai beaucoup de respect pour la matière que vous enseignez, beaucoup de respect pour vous aussi je suppose si j'ai le plaisir de vous connaitre un jours… Mais sérieusement LES PETITES NOTES DE PIANO AU TRAVERS DU MUR CE N’EST PLUS POSSIBLE ! »

Ais-je précisé mon tempérament volcanique ?

- … Heu… Enfin vous comprenez. J’ai un tout petit peu de mal à me concentrer, depuis une heure. Si vous voyez ce que je veux dire. »

Lakhdar-Khaled Kharmaz's spotted. ME GUSTA.
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MessageSujet: Re: To lose my mind again and again [Lakh']   Sam 7 Juil - 23:07

[WESH JE TE REPOND MEUF, COMME J AVAIS DIT.]


Il tressaillit, lorsque la porte s'ouvrit à la volée, avec une brusquerie parfaitement opposée à la tonalité douce, et basse, de sa voix. D'un seul coup, c'était comme si une plume s'était posée au sol dans un immense bruit d'explosion. Son coeur en avait loupé un battement, alors qu'il s'était tout aussi brusquement retourné vers l'élément perturbateur, dans un sursaut.
Oui, c'était un peu que Fran ressentait et imaginait, dans les méandres de sa tête distraite. Alors que la musique venait de se jouer, dans cette atmosphère solennelle comme on en voyait rarement, et sans que personne ne sut par quel miracle il parvenait à l'obtenir, lui qui semblait d'une passivité pour le moins affligeante; alors que le silence venait de se faire, quand il sortait de ses pensées pour revenir un peu sur terre, quitter son présent personnel pour retrouver celui des autres - vraiment trop rapide à son goût, dans un manque d'intérêt pour l'instant. Voilà, le calme proche de la religion qui avait l'air de planer lors de ses cours se voyait sauvagement brisé par une porte ouverte à la volée.

Dans l'encadrement se tenait Dr House, dans sa version arabe de Détroit. Fran n'avait jamais trop osé lui parler. Il était trop discret pour ça. Et puis il accordait à Lakhdar un immense respect, de très loin. Parce qu'il aurait bien aimé être aussi culotté que lui, aussi cassant et brutal dans sa répartie. Lakhdar, c'était le type même du gars qu'on emmerdait pas, à moins d'être suicidaire. Et c'était surtout son parfait contraire, à lui qui était laconique et rêveur au possible; pas forcément timide, mais tout de même peu à son aise avec les gens, au point qu'il se sente des plus gauches lorsqu'il s'agissait d'entamer une conversation.
Oui, c'était comme ça. Lakhdar était l'alpha-mâle type, alors que Fran était l'exemple parfait du gars le plus gentil de la planète - de sa planète -, mais que toute fille de base aurait bien envie de materner un peu, bien qu'en réalité, ce soit plus l'inverse qu'autre chose.

Quoiqu'il en soit, sa fantaisie personnelle était brisée. Et ça, c'était sans doute la seule chose capable de définitivement l'agacer. Le danois laissait passer beaucoup trop de choses au goût du commun des mortels, c'était indéniable. Mais dès qu'il s'agissait de briser sa bulle et le calme de sa classe, il devenait étrangement virulent. Sans s'énerver, non. Il restait trop à l'ouest pour qu'on puisse même songer à cette pauvre idée. Mais le ton devenait cassant, et la réplique fusait sur fond d'ire, d'irritation. Son calme habituel, à la fois naturel et contrôlé, fait de sa passivité et de ressentiment refoulé, pouvait en réalité être bien plus facilement brisé qu'on pouvait le croire.


- Navré de faire mon cours dans la salle adjacente à la vôtre, hein. C'est la direction qui a choisi la répartition des cours et des salles, cela dit, merci de garder ça en tête pendant que vous faites la loi dans vos cours sans qu'on ne vienne vous reprocher vos bruyantes engueulades.

Les élèves pouvaient sortir le pop-corn, pour peu qu'ils ne restent pas choqué devant une réaction aussi... Inattendue. Le quiétisme naturel du danois n'avait rapidement plus été à refaire, restait à savoir par quelle sorcellerie il parvenait à garder sa classe au calme.

Lui-même s'e'n voulait un peu, de se fâcher de cette manière. Outre son éducation, qui l'avait habitué à trouver la perte de contenance déplacée, il préférait toujours garder un maximum son calme pour mieux penser. Mais si il était loin d'être un grand démonstratif, il y avait certaines petites, minuscules choses - que le plus grand nombre ignorait par manque d'habitude et d'observation -, qui suffisait à le faire exploser.

A sa manière, certes. C'est-à-dire avec un flegme indéniable, mais une sécheresse qui faisait l'effet d'un coup de fouet, avec des répliques pouvant être gentiment insultantes, jetées à la figure avec un aplomb susceptible de paraître incongru de sa part.


- Maintenant, peut-être que si vous étiez un peu moins en colère en permanence, peut-être que vous auriez moins de problème pour vous concentrer.

Voilà. C'était dit. Restait à savoir si la subtilité du caractère de Fran avait été saisie, à savoir que si il se montrait aisément absent, ça ne l'empêchait pas de réfléchir tout le temps - à sa manière, et de se concentrer facilement et pendant un grand laps de temps - à sa manière.

Il estimait les dés jetés. Peut-être n'aurait-il pas du être aussi sec? Après tout, Lakhdar s'était radoucit tout de suite. Mais la brutalité de son entrée l'avait tellement surpris, presque effarouché, qu'il ne pouvait s'empêcher de montrer les crocs. Parce que oui, lui aussi en avait, bien qu'il fut la plupart du temps trop docile et patient pour les montrer.
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