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 I Hate It

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MessageSujet: I Hate It   Dim 11 Déc - 16:43

- Allons, Lienart, pourquoi tu t'énerves comme ça ?
- La ferme.
- Tu te vexes vraiment trop facilement.
- Je t'ai dit de la fermer, pétasse !

Ne portant plus attention à ce qu'elle pouvait bien dire, Lienart marchait d'un pas pressé, partant comme une fusée suivant une trajectoire bien précise, en peu de temps, il était déjà bien loin de la cour. Sans faire attention aux gens l'entourant, bousculant de-ci de-là quelques personnes, ayant le droit comme toute réponse à un regard noir s'ils cherchaient à recevoir des excuses, il se dirigeait en direction de l'école. L'élémentaire était dans une colère noire qu'il n’attendait que rarement.

Encore une fois, elle s'était amusée à se servir de lui comme un jouet, et encore une fois, il s'était fait avoir comme un bleu. Il n'y avait rien de plus rageant pour l'électromorphe que de se faire avoir par cette fille, pourtant, il savait pertinemment qu'elle allait encore lui jouer un mauvais tour, mais elle avait ce talent inné de déstabiliser ses semblables afin d'exploiter par la suite leurs faiblesses. Mais plus qu'être énervé contre cette fille, c'était contre lui que sa haine était véritablement dirigé. Il était idiot d'être encore une fois rentré dans la toile de son ancien amour, imbécile qu'il était à toujours la croire réellement dans le besoin lorsqu'elle l’appelait à l'aide.

Défilant les marches du long escalier blanc, outre son regard furieux, il avait encore et toujours ses cheveux blonds décoiffés, dissimulant une grande partie de son front, et se rebiquant sur l'arrière et les côté, donnant à son ombre un aspect un brin démoniaque, étant donné que la forme de sa coiffure avait un aspect similaire à des cornes sur la dite ombre. Pour ce qui était de ses habits, il ne portait pas l'uniforme de l'école, comme souvent. Un pantalon noir, des chaussures habillés tout aussi sombre, une chemise rouge bourgogne et une veste longue laissé ouverte, bref, les gens le connaissant bien l'aurait trouvé assez étrange habillé ainsi. Il faut dire que ça changeait de sa manière de porter l'uniforme: cravate desserrée, manches retroussées jusqu'aux coudes et chemise sortant du pantalon...

Les marches derrière lui, Erick était maintenant en face de la salle de PAD. Toujours marqué par la colère, il observait avec calme les personnes s'y trouvant, mais il ne resta guère longtemps près des lieux, lassé d'y voir des PSY en masses. De son point de vue, les dons catégorisés dans la classe PSY était les moins attrayant à voir en action, donc, à quoi bon s'attarder devant un spectacle aussi peu captivant ? À rien. Le blondinet reprenait donc son chemin, direction l’endroit l'intéressant réellement au vu de son état d'esprit: le défouloir. Bien qu'il trouvait son nom un peu pompeux pour une simple salle de boxe, il avouait qu'elle remplissait tout de même son rôle, malgré le fait qu'il aurait de loi trouvé une salle de tir plus à même d'évacuer son stress.

Sur le chemin, l'élémentaire bouscula encore quelques personnes sur son passage, bien décidé à ne pas se décaler lorsque quelqu'un approchait: qu'ils fassent attention ou se décalent d'eux-même. En temps normal, Erick était du genre à dire qu'il dégageait tout ce qui pouvait se dresser sur son chemin, c'était d'autant plus vrai quand il était en rogne. Ne donc pas vraiment attention à ce que les élèves pouvaient déblatérer comme menaces, les termes "représentants" ou encore "professeurs" lui parvenaient tout de même à l'oreille. Bwarf, qu'ils aillent donc chouiner, il n'en avait pas grand chose à faire. De toutes façons, il n'avait pas été envoyé à Aisling pour jouer aux élèves modèles.

Finalement, il arrivait à sa destination, et c'est sans surprise qu'il ne trouva personne dans la salle. Le défouloir n'étant qu'une salle de boxe, elle n'était pas vraiment ce qu'il y avait de mieux pour laisser éclater sa frustration lorsque l'on possède un don, après tout, c'est bien plus relaxant de laisser libre cours à ses émotions en utilisant ses pouvoirs, en comparaison, tabasser un punching-ball était beaucoup moins jouissif. Mais manque de bol, avec son don, Lienart n'avait pas vraiment matière à faire éclater son ressentiment. Au mieux, il pouvait provoquer quelqu'un au point de déclencher une bagarre, et prendre sa forme électrique une fois le coup de son opposant arrivant afin de lui donner une décharge. L'autre option serait de voler sous cette forme afin de se détendre, mais ça ne marchait pas ainsi. Eh oui, la chose un peu triste quand on devient un élément, c'est qu'on y perd ses sens, étant donné qu'on a plus de corps. Ainsi, exit le délire de voler pour sentir le vent contre sa peau et avoir l'impression d'être libre.

Donc, il ne restait plus comme option à Lienart que celle de se donner physiquement à une activité prévu à cet effet. Allumant la lumière de la salle, le jeune homme à la chevelure d'or se débarrassa de ses vêtements: pas facile de tabasser un punchingball lorsqu'on est entravé par des hauts. Au revoir donc veste, chemise, chaussures et pantalon. Après tout, il n'y avait personne, pourquoi se gêner à porter toute une panoplie quand on peut se promener en caleçon ? Surtout que dans une salle de boxe, c'est tout de même plus logique d'y trouver quelqu'un en short, objectif plus ou moins remplie avec un caleçon. Ha, si vous vous posez la question, celui-ci est bordeaux et noir: Elem jusqu'au bout.

Se promenant donc en sous-vêtement dans la salle, Volt enfilait une paire de gants, et une fois face a punchingball de forme humaine, il se disait que ce serait intéressant de pouvoir leur donner la forme que l'on souhaite via un don. Quoique, les dérives ne seraient pas loin, et le défouloir, bien qu'il porterait encore son nom, le deviendrait sûrement pour d'autres raisons. Imaginez, toute une bande de jeunes mâles, avec à disposition des punchingball pouvant prendre la forme de n'importe qui ? Autant renommer la salle " le baisodrome ". Les idées du jeune homme le firent décocher un petit sourire ironique, mais il n'était pas là pour avoir des idées tordues, au contraire, c'était plutôt pour ne plus penser qu'il s'était rendu ici... Mais ça restait dommage de ne pas pouvoir tabasser un punchingball prenant pour forme son ex.

Donnant un coup violent sur le pauvre objet, rapidement, Erick en donnait des plus en plus rapides et violents, coups faisant virevolter le punchingball dans tout les sens. Par moment, Lie le bloquait afin de donner des rafales de poings et coups de genoux, se laissant de plus en plus aller en lâchant des injures dans sa langue d'origine. Les minutes défilèrent, et Erick se décida à prendre une prendre une pause suite à un violent coup de pied dans qui eut pour effet de le faire trébucher à terre. Etalé sur le dos, le souffle court, c'est là qu'il remarqua enfin un visage familier l'observer.


- Je ne vous savais pas mateuse, Mademoiselle Brunnel. Serait-ce là une nouvelle passion ?

L'électromorphe se redressa de manière à être assis sur le sol, le punchingball tremblant toujours suite au coup de pied porté par le jeune homme, qui regardait maintenant la ravissante rousse.

- Ou alors, peut-être que les injures prononcées dans votre langue vous ont attiré comme un oiseau à son pipeau ? Huuum... Si ce n'est pas ça, il ne me reste que trois explications possibles. Soit une victime est venu se plaindre à vous de mon attitude outrancière, soit vous êtes venue pour vous défouler aussi, ce qui serait, il va sans dire, étonnant pour une femme de votre trempe, et enfin, la réponse me semblant la plus probable, vous êtes folle amoureuse de moi, et après m'avoir suivi tel une fan psychotique, vous venez me déclarer votre flamme ! Alors, j'ai bon ? Non hein ? Haaaa, j'en suis fort triste, ne me reste qu'à mourir dans ma transpiration.

Après sa petite tirade, sans attendre de réponse, il laissa de nouveau son dos tomber sur le sol, tout en lâchant un soupir exagérément plaintif.

- Au passage, ce haut vous va à ravir, vraiment, je vous assure ! ... Ma grand-mère a le même.
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MessageSujet: Re: I Hate It   Mar 20 Déc - 20:55

« Ce cours était particulièrement barbant. »
En guise de réponse, Sixtine soupira en s’adossant contre le mur. Les couloirs se voyaient remplis d’étudiants, passant d’un bâtiment à un autre pour rejoindre leurs dortoirs ou vaquer à des activités divertissantes. Pour la classe de Sixtine, c’était différent, elle n’en avait plus de la journée. L’horloge venait de sonner 6h et là voilà déjà vidée de son énergie.
« Bon, je rentre. Tu rejoins les dortoirs avec nous ? »
« Non non, allez-y. Je vous rejoindrez plus tard. J’ai besoin de me défouler un peu. »
Sur ce, les demoiselles se séparèrent et prirent un chemin inverse. C’était comme un sorte de rituel pour notre demoiselle élémentaire. En effet, à la fin d’une journée de cours, elle avait besoin d’évacuer tout ce stress, cette fatigue, cette tension mais aussi de se maintenir en forme. Ainsi, notre demoiselle enflammée aimait et ainsi durant plusieurs heures, se rendre au défouloir, pièce prévue à cet effet à Aisling, et s’entraînait. Cette dernière d’ailleurs y avait rencontré pas mal de personne, comme Téodor. Un ami avec qui elle prenait habitude à s’entraînait. Elle y rencontrait également Erick, élémentaire lui aussi, tout droit arrivé d’Aurore, la prestigieuse école française après y avoir passé trois ans. Tout comme Sixtine. Ce défouloir permettait de lui faire passer ses terribles colères passagères, fréquemment causé par l’électromorphe mais également Kalvin ou encore Josianne. Une pièce donc, chère dans le cœur de notre demoiselle.
Passant avant par les vestiaires, elle se vêtit de ses habituels vêtements de sport. Jogging aux couleurs des élémentaires et débardeur blanc s’arrêtant au-dessus de son nombril. Serviette enroulée autour du coup, elle s’en alla rejoindre le défouloir. Toutefois, ce fut avant même d’y avoir pénétré qu’elle sut la présence d’une personne. Des insultes prononcées en français déclina presque instantanément l’identité de la personne. Arrivée alors à destination, elle y vit la personne qu’elle soupçonnait, vêtue d’un simple caleçon, frappant avec une frénésie et une violence inhabituelle contre un malheureux punchingball. Toutefois, la scène la fit sourire. Elle resta, épaule appuyée contre l’encadrement de la porte, muette et observa ce dernier. Le dernier coup le fit alors trébucher et s’étaler au sol. Il resta dans la même position, haletant après l’effort effectué précédemment jusqu’à ce qu’il remarqua la présence de Sixtine.
- Je ne vous savais pas mateuse, Mademoiselle Brunnel. Serait-ce là une nouvelle passion ?
Adoptant un ton ironique, il se redressa et se mit en position assise.
- Ou alors, peut-être que les injures prononcées dans votre langue vous ont attiré comme un oiseau à son pipeau ? Huuum... Si ce n'est pas ça, il ne me reste que trois explications possibles. Soit une victime est venu se plaindre à vous de mon attitude outrancière, soit vous êtes venue pour vous défouler aussi, ce qui serait, il va sans dire, étonnant pour une femme de votre trempe, et enfin, la réponse me semblant la plus probable, vous êtes folle amoureuse de moi, et après m'avoir suivi tel une fan psychotique, vous venez me déclarer votre flamme ! Alors, j'ai bon ? Non hein ? Haaaa, j'en suis fort triste, ne me reste qu'à mourir dans ma transpiration.
Une bien longue tirade qui demeura sans réponse immédiate puisque Lienard enchaîna à la suite.
- Au passage, ce haut vous va à ravir, vraiment, je vous assure ! ... Ma grand-mère a le même.
Sixtine marqua une pause, préférant secouer la tête négativement. Toutefois, son sourire amusé rester présent, et se transforma d’ailleurs en un sourire ironique.
« Vous n’y êtes pas mon cher Velmur car même sans votre caleçon, le spectacle aurait été tout aussi peu attrayant. Pour ce qui est de ma venue ici, elle doit être la même que la vôtre bien que vos gestes traduisent votre humeur exécrable. »
Elle s’avança vers ce dernier, lançant au passage sa serviette sur le banc le plus proche. Elle monta agilement sur le ring où Erick s’était étalé une seconde fois et reprit la parole.
[color=crimson]« Tu anticipe beaucoup trop et de manière maladroite mais tu as vu juste sur un seul point. Penses-tu franchement que la femme de cette trempe dont tu sembles pensé que je suis, n’irait jamais se rendre dans cette pièce plutôt masculine, afin de se défouler ? Tu te trompes. Les nombreuses plaintes concernant ton comportement outrageux me parviennent en grand nombre et ne font qu’accentue mon caractère colérique, vois-tu. » [ /color]
Elle rit doucement et s’empara d’une autre paire de gant de boxe. Tout en les enfilant, elle répondit à sa dernière question.
« Et il semblerait que même ta grand-mère fasse preuve de meilleurs goûts que toi. »
Tout en frappant à son tour contre le punchingball par des coups moyennement forts, elle déclara.
« J’aurais bien aimé jouer aux jeux de la devinette moi aussi mais je pense déjà connaître la raison de ta présence ici. Humiliation ? Pourquoi pas, mais d’où viendrait cette humeur massacrante, tu devrais pourtant y être habitué. Dans ce cas-là, cette humiliation devait être sévère pour que tu sois dans cet état. Bien que ta susceptibilité aurait pu faire ta renon.. »
Pénélope, de son second prénom, esquissa un rapide sourire ironique et finalisa son enchaînement de coups par un dernier dont la puissance était relativement plus élevé. Le punchingball en question alla presque toucher le sol derrière et revint vers Sixtine presque aussi violement qu’il fut envoyé en arrière. Toutefois, elle avait calculé le tir et d’une main, elle le stoppa dans un bruit sourd. Maintenant immobile, elle alla rejoindre Erick et s’assit face à lui.
« Ai-je vu juste, moi aussi ? A moins que tu ne sois là pour améliorer ta sois-disante musculature, car je pense que tu en auras bien besoin.. » fit-elle le détaillant de haut en bas.

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MessageSujet: Re: I Hate It   Mer 21 Déc - 10:45

Maintenant étalé tel une crêpe, Lienart regardait, tête à l'envers, le belle élémentaire manieuse de flammes. Elle affichait un sourire amusé tout en feintant un air exaspéré au vu de son hochement de tête négatif. En voilà une vision rare, se disait le blondinet: Sixtine, dans une tenue de sport, et avec le sourire aux lèvres qui plus est ! Pour une fille aussi sérieuse et droite qu'elle, on pouvait se dire que ce n'était pas ans sa nature de sourire. Quoi qu'il en soit, en présence de l'élémentaire électrique, cela n'était que rarement le cas, la jolie rousse étant, hélas pour elle, l'une des personnes qu'il aimait enquiquiner par-dessus tout.

Peut-être énervait-elle le jeune homme à cause de ce qu'il aimait appeler, ses "manières chevaleresques" ? Même si avec le caractère du jeune homme, cela pourrait tout à fait être la cause de son comportement, ce n'en était pas la raison. Non, ce qui le poussait à enquiquiner la française n'avait rien à voir avec cela. Néanmoins, la véritable raison n'en restait pas moins tordue, connaissant épis de blé... Mais voilà que son sourire devenait plus moqueur, à la damoiselle aux cheveux vermillon. Voilà qu'elle remettait en cause la capacité d'Erick à rendre la scène plus attrayante une fois dépourvu de bas. À cette remarque, l'adolescent aurait, en temps normal, dévoilé un magnifique doigt d'honneur, mais dans son état actuel, sa réaction se résuma à un haussement de sourcils succin. Restant tout de même Lienart, il rétorqua d'une voix lasse:


- Mes félicitations, votre sens de l'observation vous honore. Avec les dires raffinés se faufilant à travers mes lèvres, bien peu de personnes auraient compris mon état d'esprit.

Tandis que la belle déposait sa serviette, Erick, restant un garçon, profita de son point de vue pour mieux reluquer les gambettes de la damoiselle, il faut dire qu'elle avait un physique attirant facilement les regards, et bien qu'il s'était moqué de sa tenue, Erick ne pouvait que reconnaitre que même dans un accoutrement sportif, elle continuait à dégager une aura attractive. Cela dit, bien qu'il se disait cela, il n'y avait pas de risque de l'entendre le dire à voix haute. Erick était assez avare en compliments, après tout, mise à part pour vanter ses propres mérites. Montant avec adresse sur le ring, la dame rouge reprit ses dires.

« Tu anticipe beaucoup trop et de manière maladroite mais tu as vu juste sur un seul point. Penses-tu franchement que la femme de cette trempe dont tu sembles penser que je suis, n’irait jamais se rendre dans cette pièce plutôt masculine, afin de se défouler ? Tu te trompes. Les nombreuses plaintes concernant ton comportement outrageux me parviennent en grand nombre et ne font qu’accentue mon caractère colérique, vois-tu. »

Même si Volt aurait esquissé un sourire mesquin en entendant Sixine lui avouer que son comportement l'énerve, le blond en baisse de régime gardait un visage placide, bien loin de ses mimiques habituelles. Son regard bleu observait toujours Sword, qui ajouta en retard une réplique concernant son accoutrement.

- Oh, je le reconnais, la mode n'est vraiment pas une chose m'intéressant. Et disons que je pensais que pour se défouler, une fille se contentait de cracher sur les autres en présence de ses copines, tout en regardant une série ou un film débile en rêvant d'être l'actrice entre les bras du beau mâle ténébreux.

Voilà que les rôles étaient maintenant inversés, Sixtine frappant le pauvre punching-ball, pendant que Lienart la regarde. Pendant quelle parlait et frappait l'engin, Erick se redressa enfin, même s'il ne resta pas debout bien longtemps, se contentant de s'adosser aux coins du ring. La jeune femme parlait du fait qu'il devrait être habitué au fait d'être humilié. Lightning n'était pas vraiment de cet avis, étant donné que si souvent, ses semblables se pensaient supérieur à lui en lui clouant le bec, c'était parce qu'il le voulait bien. Ou que ces derniers ne l'intéressaient plus.

Après tout, il s'était forgé une image de garçon un peu foufou au sang chaud pour une bonne raison: c'était bien plus marrant de faire croire aux autres qu'ils étaient victorieux alors qu'au fond, on ne fait qu'accorder l'illusion de la dite victoire. Il faut dire que peu de personnes pourraient soupçonner l'élémentaire d'être bien plus intelligent qu'il ne veut bien le faire croire. Mais cette fois, comme à chaque fois qu'il se faisait avoir par son ex, l'humiliation était bien réelle, et c'est cela qui rendait le blondinet aussi furieux: se faire avoir pour de vrai blessait réellement sa fierté, au contraire des petites guéguerres qu'il génère avec autrui et dont l'issue ne lui est pas si importante. Bref, une fois la tirade de la demoiselle terminée, Erick rétorqua dans sa langue maternelle, et d'un ton sec à la jeune femme qui était maintenant assise en face de lui.


- Je suis habitué à jouer avec les idiots peuplant Aisling, et tenir mon rôle d'ememrdeur ne me dérange pas. Mais quand ce n'est plus un simple jeu mais bel et bien quelque chose de réel, me faire avoir m'énerve... Véritablement.

Se redressant, Lienart la toisa du regard avant de retourner frapper à le punching-ball.

- Au passage, plus je prendrais de muscles et de centimètres, plus ce sera difficile de convertir mon corps en élément, c'est donc logique que je ne m'amuse pas à devenir une montagne de muscles.

Arrêtant son coup de poing, il reporta son regard sur la jeune femme, et proclama d'un ton impérial:

- Surtout que grâce à la souplesse m'apportant ma "faible musculature" et mon don, au final... Les baraqués, j'en fais du pâté.

Pour conclure sa phrase, il reprit son coup et transforma le punching-ball en un ressort sur place. Après cela, il se remit à frapper l'objet inanimé, la haine se lisant remarquablement bien sur son visage, et ses coups devenant encore une fois de plus en plus enragé. Une personne normale aurait certainement peur de le voir comme ça, et à vrai dire, personne n'avait jamais vu les véritables colère d'Erick, pas même Heileen. Personne mise à part Sixtine, en fait. Car bien que la jolie marchande de sable à la chevelue d'or était assez proche de l'élémentaire pour savoir qu'il n'était pas qu'un concentré de fierté revanchard et provocateur, elle n'était pas pour autant la personne connaissant le mieux Velmur. Après tout, même si elle a l'habitude de sa mauvaise humer, jamais Erick ne lui montrerait de quoi a l'air sa haine à l'état brut.

Toujours en train de s'acharner sur le punching-ball - qui par ailleurs, avait du mérite pour encore rester à sa place en recevant des coups aussi violents -, Volt ne semblait plus vraiment faire attention à la présence de la rouquine, trop occupé qu'il était à se déchaîner. D'ailleurs, sa colère était-elle que ses émotions laissaient par moments son don faire des siennes, des parties du corps d'Erick prenant, au hasard, un aspect de filament tissé de foudre. Les mouvements du jeune homme laissaient d'ailleurs une traînée d'étincelles à leurs passages, et enfin, les cheveux du jeune homme s'hérissaient par moment. Bref, même s'il n'avait pas déclenché son don de lui-même, sa haine se laissait voir dans tous les sens du terme.

Au final, Erick tomba sur ses genoux, le souffle court, il avait bien dû frapper avec acharnement le punching-ball une bonne dizaine de minutes. Il reporta enfin son regard bleu violacé en direction de la belle reine des flammes, qu'il avait totalement ignoré pendant qu'il laissait ses émotions prendre le dessus.


- Tsss, ça me ferait presque mal de t'avoir sous les yeux maintenant.

Toujours le souffle court, il s'assit à nouveau, ses genoux lui servant de repose-bras. Il regardait maintenant le punching-ball, dansant toujours suite à la violence de ses coups.

- Quand je te regarde, je me dis que j'aurai mieux fait de te proposer de sortir avec moi, plutôt qu'à cette garce. Au moins, tu ne t'amuserais pas à te foutre de moi... Il lâcha un soupir ironique tout en reportant son regard vers elle, et termina sa phrase. - Enfin... Pas plus que d'habitude.

Il la scrutait maintenant de haut en bas, le visage songeur, et finit par ajouter, avec un timbre de voix sérieux:

- ... Remarque, entre une garce et une fille habillée comme ma grand-mère... La garce me semble être le meilleur choix.
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MessageSujet: Re: I Hate It   Ven 30 Déc - 23:01

Sixtine avait évidemment remarqué l’état dans lequel se trouvait son camarade mais elle demeura tout de même surprise face aux réactions bien trop inhabituelles à son goût. Toutefois, la manipulatrice des flammes garda pour elle ses remarques silencieuses.
- Oh, je le reconnais, la mode n'est vraiment pas une chose m'intéressant. Et disons que je pensais que pour se défouler, une fille se contentait de cracher sur les autres en présence de ses copines, tout en regardant une série ou un film débile en rêvant d'être l'actrice entre les bras du beau mâle ténébreux. Sixtine eut un sourire ironique aux lèvres. « Ta naïveté te perdra un jour.. ». Quand elle eut finit de frapper le punching-ball, elle eut tôt fait de rejoindre son camarade élémentaire. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de leurs langues maternelles qu’il lui répondit.
- Je suis habitué à jouer avec les idiots peuplant Aisling, et tenir mon rôle d'ememrdeur ne me dérange pas. Mais quand ce n'est plus un simple jeu mais bel et bien quelque chose de réel, me faire avoir m'énerve... Véritablement. Son ton sec mit en garde Sixtine qui ne fit pour le moment, rien transparaître. Ce dernier se releva et prit place une nouvelle fois devant le punching-ball. Au passage, plus je prendrais de muscles et de centimètres, plus ce sera difficile de convertir mon corps en élément, c'est donc logique que je ne m'amuse pas à devenir une montagne de muscles. Surtout que grâce à la souplesse m'apportant ma "faible musculature" et mon don, au final... Les baraqués, j'en fais du pâté. Ce fut son mauvais regard et ses paroles en elle-même qui irrita passablement la demoiselle. Et pourtant, alors qu’elle aurait répliqué sur le même ton que ce dernier, alors que suivant la situation actuelle, elle se serait probablement levée pour défier Erick, elle resta silencieuse, son regard ne cessant de détailler les moindres gestes et phénomènes que créait Erick dans sa fureur. Lorsque les premières nervures dorées firent leurs apparitions sur le corps du jeune homme, Sword fronça les sourcils. Rarement elle avait eu l’occasion de le voir ainsi. Ce fut ces phénomènes traduisant véritablement l’ampleur de sa colère qui approuvèrent les soupçons de notre demoiselle. Toujours impassible face à la situation, Sixtine préféra attendre que Lienart termine son enchaînement. Et ainsi durant 10 minutes, il se défoula contre le punching-ball. Lorsqu’il eut enfin fini, ce dernier se laissa tomber au sol. « Eh bien eh bien, je comprends à quoi est dû la détérioration précoce de l’équipement de cette salle..» laissa-t-elle échapper désespérément. Tsss, ça me ferait presque mal de t'avoir sous les yeux maintenant. Sixtine répliqua presque aussitôt. « Tu m’envois navrée, Erick. »
Quand je te regarde, je me dis que j'aurai mieux fait de te proposer de sortir avec moi, plutôt qu'à cette garce. Au moins, tu ne t'amuserais pas à te foutre de moi.. Enfin... Pas plus que d'habitude.
Sword rit doucement et répliqua sur le ton de la taquinerie. « N’aie pas de remords inutilement, j’aurais certainement refusé. » Sixtine lui envoya un clin d’œil et décida de se lever et se posta face au punching-ball. D’une grimace, elle avisa l'engin qui était encore ballotté dans tout les sens. Après avoir relevé brièvement une mèche écarlate de son front, Sixtine immobilisa manuellement le punching-ball et commença par frapper à petit coups, adoptant une position d'attaque. Pendant ce temps, Erick lui tint avec sérieux. ... Remarque, entre une garce et une fille habillée comme ma grand-mère... La garce me semble être le meilleur choix.
Au son de ces dires, Sixtine stoppa net son geste et du coin de l'oeil, observa Erick. Quelques secondes s'écoulèrent dans un silence glacial. Sans rien dire, elle finit par détourner son attention vers l'engin qui permettait aux jeunes d'Aisling de se défouler sans obtenir des problèmes, et y asséna un violent coup. « Le ciel t'a épargné Erick, sinon ce coup aurait eu probablement raison de toi, surtout dans l'état dans lequel tu te trouves présentement. »
Sixtine soupira une dernière fois et se retourna prestement pour être face à son camarade élémentaire. Puis elle planta son regard dans le sien comme si elle tentait de s'infiltrer dans son esprit, de connaître les raisons de cette soudaine et violente colère, bien qu'elle pensait déjà les connaître. La manipulatrice des flammes regagna sa place aux côtés du jeune homme et après de nouvelles secondes interminables de silence, elle déclara sur un ton tout nouveau, un ton qu'elle n'employait quasiment jamais avec Erick ; un ton amical. « J'avais donc vu juste. La raison de cette terrible colère dont tu m'as fait une belle démonstration au passage, est une fille. Que tu as aimé qui plus est. Et que tu aimes peut-être encore qui sait.. Sache toutefois que dans de tels moments, il est préférable de se confier à quelqu'un, histoire d'avoir une opinion extérieur. Et ainsi, de faire même le point de la situation. » Sixtine marqua une pause et continua toutefois dans sa langue natale tandis qu'un sourire amusé se dessinait progressivement sur les lèvres de la demoiselle. « Tu as beau être agaçant, irritable à souhait, insolent ou encore déplacé, je vois bien là que tu as besoin d'une oreille attentive et ce ne sera certes pas ceux à qui tu cherches constamment des noises qui se proposeront.. Quoi que j'en fais partie et je te propose quand même mon aide. Tout est possible après tout.. » Sur ce, elle se leva avec énergie et enleva ses gants. Elle sortit du ring et disparut dans la salle qui servait d’entrepôt pour les équipements et les diverses armes. Elle ressortit presque aussitôt avec des épées d'Escrime en main. Celle-ci remonta alors sur le ring et lui en jeta une. « Allez, relève toi et met toi en garde. Je te défie, mon cher Erick. Peut-être serait-il plus facile pour toi de te confier à quelqu'un dans de telles circonstances ? De mon côté, je pourrais en même temps relâcher tout le stress de la journée et ainsi me défouler. Va savoir pourquoi, tu restes la seule personne sur laquelle j’éprouve autant d'inspiration dans ce domaine-là.» termina-t-elle avec un sourire ironique et provocateur. Sword ne portait pas son surnom au hasard. En effet, elle maniait avec agilité et aisance l'épée, le sabre ainsi que le fleuret, les trois armes que l'on utilise en Escrime. Evidemment, ce n'étaient que de simples répliques, aussi bien fabriquées soient-elles, mais elle permettait de s'entraîner à ce sport sans port de combinaison de protection.

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MessageSujet: Re: I Hate It   Lun 20 Fév - 18:52

    Lorsque la rouquine lui dit ironiquement que la naïveté du blondinet le perdrait un jour, ce dernier se dit alors que de toutes façons, c'était déjà le cas. C'est d'ailleurs cela qui l'énervait autant, il y a encore un an, c'était certes encore envisageable qu'il se fasse avoir par son ex, mais maintenant, ça se rapprochait de l'humiliation. S'en suivit son discours dans sa langue natale, et si dans son énervement, il ne faisait pas attention au fait que Sixtine ne lui répondait pas, s'il était dans son état normal, il aurait certainement trouvé cela étrange. Sword, restant silencieuse et ne répliquant pas à l'élémentaire électrisant, c'était une situation rare. Tout aussi rare que Lienart laissant exploser sa colère à ce point.

    Bref, 10 minutes plus tard, le jeune homme était maintenant au sol. Ce dernier n'approuvait pas vraiment ce que venait de dire la rouquine en sous-entendant que c'était sa faute si le matériel était aussi détérioré. À cet instant, il pensa " C'est pourtant toi qui passe ton temps libre ici avec Teodor, ne vient pas rejeter la faute sur moi, tu veux ? ", mais il n'avait pas vraiment envie de débattre sur ce point, donc, autant taire ses pensées. Quelques secondes après, il évoqua le fait qu'il aurait plutôt dû lui demander à elle, sa séduisante compatriote, d'être sa petite amie. En y réfléchissant bien, lui-même ne saurait pas vraiment dire s'il le pensait vraiment, ou s'il ne disait ça que pour l'ironie de la chose. Aussi, le ton taquin de Sixtine l'étonna quelque peu, tout comme son clin d’œil. Il l'aurait plutôt imaginé lui répliquer sur un ton tranchant " Plutôt mourir ", aussi, il se dit qu'il devait avoir l'air bien pitoyable pour qu'elle réagisse ainsi. Suite à cela, il prononça donc:

    - Remarque, entre une garce et une fille habillée comme ma grand-mère... La garce me semble être le meilleur choix.

    Ultime provocation pour voir si la belle allait toujours se montrer aussi "douce", que voulez-vous, Erick n'a pas passé plus de dix ans de sa vie en solitaire pour rien: être du genre provocateur, ça fait fuir ses semblables. Et cette fois, ça ne manqua pas, son pique atteint la plus douée des Elem: le lourd silence et le violent coup porté sur l'engin suffisait amplement à le constater. Autant vous le dire tout de suite, même s'il était épuisé, Voltali ne pouvait empêcher un sourire comblé en la voyant s'énerver, on pouvait même dire qu'il était fier de lui en l'entendant lui dire ce qui sonnait à ses oreilles comme " Ce coup t'était destiné, tu as de la chance, je ne frappe pas les gens à terre. ".

    - Allons, je me serai transformé avant que tu ne me touches, tu devrais le savoir, c'est l'un de mes tours favoris de pousser les gens à me frapper pour leur donner un petit court-jus.

    Elle le fixait maintenant droit dans les yeux, bien entendu, Lightning ne détourna pas son regard, dans son esprit quelque peu étrange, baisser les yeux se résumait à se soumettre, donc, pas question de fuir. Quand elle se rapprocha de lui, épis de blé se demandait ce qu'elle allait lui faire. Lui brûler les mèches ? Lui donner un coup de pied ? Se contenter de le toiser du regard ? Tout faux. Car oui, Sword lui parla sur un ton déconcertant: elle avait une voix amicale... Et le pire avec ça, c'est qu'elle avait deviné la raison de la rage habitant le français. Pendant que la rousse marquait une pause, le blond avait pour sa part les yeux grand ouvert, un air déconfit sur son visage affichant en temps normal de l'arrogance.

    * Qu'est-ce que tu es en train de me faire, toi ? Le numéro de la bonne copine ? Tsss, tu penses avoir tout compris ? Te fous pas de ma gueule. Une opinion extérieure, parceque tu penses que j'ai besoin de tes conseils ? À toi, mademoiselle l'intouchable ? Me fait pas rire. *

    Ces pensées se traduisaient par des sourcils se fronçant peu à peu, mais la manipulatrice des flammes continuait néanmoins sa tirade, dans un sourire se dessinant de plus en plus. Erick avoir besoin d'une oreille attentive ? N'importe quoi, il n'avait besoin de personne, surtout pas à Aisling. C'était se qu'il se disait depuis son arrivée ici, et même bien avant, après tout. Sa frustration ne faisait qu'augmenter à cet instant, surtout que la damoiselle infernale s'élança d'un coup sans rien dire, ne lui laissant pas le temps de répliquer avec ferveur qu'il ne voulait pas de son aide. Il feula dans un murmure:

    - ... Cette garce se moque de moi.

    Excédé, Lienart se dit qu'il était clairement temps de partir afin de ne pas avoir à supporter plus longtemps cette Sixtine méprisante... Méprisante juste à ses yeux, ancré qu'il était à sa paranoïa d'éternel solitaire traduisant la bonté à de l'intérêt. Il serait très difficile de lui faire avaler qu'elle était gentille sans rien attendre en retour, comme elle le disait si bien, elle faisait partie des personnes qu'il venait souvent enquiquiner, alors pourquoi se montrerait-elle aimable avec lui ?

    ... Bon, à bien y réfléchir, même si ça restait très rare, ce n'était pas la première fois qu'elle se montrait aimable, tout comme ça n'était pas la première fois que notre revanchard laissait un peu tomber le voile devant elle. Bref, revenons-en à son envie de prendre ses jambes à son cou, mise à mal car madame revenait, des épées d'escrime dans les mains. Elle remontait sur le ring rapidement sur le ring, accueillit par un Erick arborant un regard que n'importe qui comprendrait, le genre que l'on pourrait traduire par " Are you fucking kidding me ? ".


    Allez, relève toi et met toi en garde. Je te défie, mon cher Erick. Peut-être serait-il plus facile pour toi de te confier à quelqu'un dans de telles circonstances ? De mon côté, je pourrais en même temps relâcher tout le stress de la journée et ainsi me défouler. Va savoir pourquoi, tu restes la seule personne sur laquelle j’éprouve autant d'inspiration dans ce domaine-là.

    Volt fronçait d'autant plus les sourcils lorsque Sixtine conclut ses paroles par un sourire provocateur. Il regarda l'épée se trouvant en face de lui un instant, avant de lancer un regard haineux à la rouquine.

    - T'es en train de te foutre de ma gueule ?

    Erick se redressa mollement et donna un coup de pied dans l'épée, tout en gardant les yeux rivés sur Sword.

    - Moi, me confier à ta petite personne ? Qu'est-ce que tu y gagnerais ? Un ascendant psychologique ? Ou peut-être te marrer en te disant que je suis un imbécile ? Tch, je me casse.

    Plus facile à dire qu'à faire, car lorsqu'il entreprit de marcher vers le ring, la lame de Sixtine lui barra la route, elle semblait bien décider à ne pas le laisser filer.

    - ... Tu vas me lâcher oui... ? Qui plus est, que pourrai-je faire contre toi, fleuret en main ? J'aime relever les défis, mais je ne suis pas idiot au point d'affronter un adversaire sur son terrain. Même à l'Aurore, j'étais déjà au courant que tu étais du genre douée dans l'escrime, alors maintenant... Tu veux faire de moi une brochette humaine ? J'ai bon ? Eh bien moi j'en ai pas tellement envie.

    Repoussant la lame se dressant devant lui, Erick descendit du ring et se dirigea vers ses affaires. Enfilant rapidement son pantalon, il s'attaquait maintenant à sa chemise, tentant d'ignorer ce que lui disait Sixtine... Mais la séduisante française savait comment l'énerver, et c'est finalement la chemise à demi refermée que le jeune blond se retourna vers elle, un visage clairement hostile sur le visage.

    - ... Tu l'auras cherché, ne viens pas te plaindre une fois que je t'aurai fait mordre la poussière dans ta propre discipline, madame la rouge.

    Ramassant le fleuret et remontant sur le ring, le générateur humain coupa Sixtine dans ses paroles pour attaquer le premier, décider à se montrer sans pitié: ces armes n'était que des répliques, et surtout, elle en était une experte, à ce compte-la, se retenir sous prétexte que ce soit une fille était plus que stupide. D'ailleurs, ce qui s'en suivit le prouvait bien: Sword ne cessait de détourner la lame du lion fougueux, semblant deviner chacun de ses coups. Dans son énervement, même si Erick savait très bien que se laisser aller à ses émotions était un énorme malus dans le domaine du sport, d'autant plus de l'escrime, il ne pouvait s'empêcher de recourir à sa colère, ne pouvant d'autant plus garder son calme en voyant que peu importe ce qu'il faisait, la rouquine s'en sortait sans aucune difficulté. Ainsi, si ces fleurets étaient factices, chacun des coups qu'elle lui portait le blessaient dans son orgueil.

    - Putain ! Tu vas arrêter d'esquiver mes coups, saloperie d'aristocrate ?!

    Encore une fois, son assaut se retrouvait aussi efficace qu'un coup dans l'eau, pendant que la lame de Sixtine venait lui frapper la hanche gauche. Il était impossible à Lienart de vaincre cette fille actuellement, après tout, il ne respectait déjà pas les valeurs de l'escrime pour le moment: il n'avait pas salué son adversaire avant l'assaut, et pour ce qui est de la maîtrise de soi, comme vos le savez, même si ça ne va normalement pas aussi loin, Erick est, de base, quelqu'un de colérique. Colère n'aidant définitivement pas à établir un semblant de tactique: la maîtresse du feu venait en effet de désarmer l'éclair fugace, et pointait maintenant le bout de sa lame en direction de sa poitrine, sans pour autant l'attaquer: même si l'épée n'était qu'une réplique, il serait dangereux de porter un coup d'estoc sur quelqu'un ne portant pas de protections.

    - ... Va te faire foutre !

    Prenant soudainement la lame de l'épée, Erick tira alors Sixtine vers lui, tout en dirigeant sa main libre vers elle. Mais son poing se stoppa en route. Après le choc causé par la réception de la demoiselle aux cheveux flamboyant contre lui, le garçon aux cheveux dorés recula jusqu'à se laisser tomber contre les cordes du ring, son regard toujours furieux scrutant le sol.

    - Fait chier ! Ça te suffit pas de me battre dans le contrôle de nos dons ? Bordel !

    Après cet éclat de voix, Rick haletait fortement, il sentait une boule dans son ventre. Cette sensation, il la détestait plus que tout. C'en était tellement insupportable qu'il lâcha un râle furieux sans même y réfléchir, tout en frappant furieusement le ring. Après ce cri, il se laissa pendre contre les cordes, fixant le plafond, une expression dépité marquant son visage. Il dit pour finir sur un ton plus que fatigué:

    - Sérieusement... Deux défaites en une journée. Vous vous foutez de moi ?
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MessageSujet: Re: I Hate It   Jeu 7 Mar - 17:08

« Allez, relève toi et met toi en garde. Je te défie, mon cher Erick. Peut-être serait-il plus facile pour toi de te confier à quelqu'un dans de telles circonstances ? De mon côté, je pourrais en même temps relâcher tout le stress de la journée et ainsi me défouler. Va savoir pourquoi, tu restes la seule personne sur laquelle j’éprouve autant d'inspiration dans ce domaine-là. » ceci dit, Sword scrutait son camarade élémentaire d’un œil malicieux ; son sourire provocateur en disant long. « Tu te fous de ma gueule ? » cette dernière se retint de lâcher une réplique de son crue. Néanmoins, la situation n’étant pas spécialement adapté, elle se contenta simplement de soupirer avec légèreté pour lui montrer que ses intentions étaient bonnes.. étrangement. Cela ne suffit point pour autant à l’electromorphe qui s’apprêtait à descendre du ring, toujours dans une humeur exécrable. « Moi, me confier à ta petite personne ? Qu'est-ce que tu y gagnerais ? Un ascendant psychologique ? Ou peut-être te marrer en te disant que je suis un imbécile ? Tch, je me casse. » A ces dires, Sixtine resta silencieuse. Elle barra la route du jeune homme par son épée et lui rendit un regard sévère. Aucunes paroles, seul la teneur de son regard suffisait pour dévoiler ses pensées. « ... Tu vas me lâcher oui... ? Qui plus est, que pourrai-je faire contre toi, fleuret en main ? J'aime relever les défis, mais je ne suis pas idiot au point d'affronter un adversaire sur son terrain. Même à l'Aurore, j'étais déjà au courant que tu étais du genre douée dans l'escrime, alors maintenant... Tu veux faire de moi une brochette humaine ? J'ai bon ? Eh bien moi j'en ai pas tellement envie. » Devant un tel discours, Sixtine observa Erick d’un même regard mais relâcha la tension de son bras et descendit son épée. Tandis que ce dernier s’en alla se rhabiller, Sixtine prit appuie contre les cordes du ring. Toujours épée en main, elle l’observait toujours. Toujours aussi silencieuse, aussi. Au bout de quelques secondes, elle décida enfin de reprendre la parole tandis que son visage exprimait une arrogance et un mépris particulièrement exécrable. Elle poussa un léger soupir ironique avant de lui balancer, de la manière la plus normale qui soit. « Eh bien soit, va-t-en. Peut-être n’est-ce finalement pas ta naïveté qui te perdra mais bel et bien ta lâcheté, mon pauvre ami. Ceci dit, je ne suis pas surprise. » tout en parlant, elle se retourna et arpenta le ring, marchant d’un pas léger. « J’ai toujours été agacé par ton manque d’audace et d’ambition. Et en cela, tu es fait. » Elle s’arrêta soudainement et se posta face à Erick. De là où elle se trouvait et de la distance qui séparait les deux jeunes gens, l’on pouvait ressentir une tension palpable. Le ton de Sixtine changea alors du tout au tout. Jusque là empreint d’ironie et d’humour, elle parlait à présent avec une voix glaciale et rauque. Jouant de sa main libre avec une flamme qu’elle fit apparaître avec aisance, les jeux d’ombre sur son visage lui donna une mine machiavélique. Elle lâcha alors, aussi tranchant que le sens de ces paroles « Si peu crédible et tellement insignifiant, tu es… » Il n’en fallut pas plus pour Erick, qui derechef se retourna vers elle, décidé à lui faire « mordre la poussière ». Bingo, la manipulatrice des flammes avait visé là où il fallait. En même temps, elle le connaissait assez pour savoir ce qui était susceptible de le faire sortir de ses gonds. Quoi qu’il en soit, elle se redressa dès que ce dernier monta sur le ring, un léger sourire indescriptible flottant sur ses lèvres. S’en suivit leur duel. Un duel qui, sans surprise allait dans le sens des pronostics. Sixtine avait toujours fait de l’escrime et en cela, elle en était une experte. Outre cela, Erick frappait avec ardeur et colère, ce qui rendait ses gestes certes puissants mais maladroits et peu agiles. De ce fait, elle évitait avec une facilité surprenante les coups portés et lui assénait en retour des coups judicieusement choisis. « Putain ! Tu vas arrêter d'esquiver mes coups, saloperie d'aristocrate ?! » lança-t-il. Sixtine resta silencieuse et n’arrêta pas pour autant. D’ailleurs, l’on aurait dit qu’elle accentuait la rapidité et la puissance de ses coups, ne laissant à son adversaire aucun répit. Finalement, après un enchaînement, elle le désarma et pointa son épée contre sa poitrine. La reine des flamme fixa alors son camarade et releva la tête d’un air de triompe. Evidemment, en vue de l’état d’énervement dans lequel se trouvait Erick, ce genre de comportement n’était pas le meilleur moyen de faire redescendre la tension mais qu’importe ; la dame rouge savait ce qu’elle faisait. « ... Va te faire foutre ! » lança alors Erick face à Sixtine. En temps normal, autant dire que Sixtine aurait déjà réduit en bouillie la personne qui aurait oser lui parler de cette manière mais en vue des circonstances, elle n’en fit rien. Erick attrapa soudainement la lame qu’elle maintenant contre sa poitrine et allait bientôt se servir de sa main libre pour lui asséner un coup. Geste que Sixtine ne vit pas arrivé. N’ayant pas le temps de se protéger aussi, dû notamment au choc causé lorsqu’Erick la tira contre lui, elle vit poindre bientôt son poing jusqu’à ce que ce dernier stoppe tout mouvement. Il recula alors, laissant Sixtine interdite. Cette dernière d’ailleurs fronça les sourcils et le regarda tomber à terre. Tandis qu’elle l’observait, l’effort du duel précédent et la surprise du moment la fit légèrement haleter. « Fait chier ! Ça te suffit pas de me battre dans le contrôle de nos dons ? Bordel ! » Cette réplique la surprit. Jusqu’à maintenant, il y avait toujours eu une forte rivalité entre les deux, notamment au niveau du don. C’est pourquoi, l’entendre dire pareilles choses prouvait encore une fois qu’il était perturbé. Le voyant ainsi s’affaler contre les cordes, Sixtine soupira profondément tout en fermant les yeux et baisser la tête. « Sérieusement... Deux défaites en une journée. Vous vous foutez de moi ? ». Elle rouvrit les yeux et rejeta le fleuret plus loin avant de se laisser tomber à son tour, face au jeune homme. Sword posa ses mains derrières elles, lui servant alors d’appuie ; tout en respirant lentement, son regard fixant le plafond semblait perdu. « Une deuxième défaite, hein.. » fit-elle finalement, brisant le silence qui venait de s’installer. Elle releva la tête pour observer Erick de face. «Je me demande vraiment ce que pouvait être cette première défaite, pour qu’elle te mette dans un tel état. » déplora-t-elle finalement. Aussi surprenant que cela pouvait être, le regard de Sixtine traduisait un brin d’inquiétude. Tant de sentiments inhabituels habités la demoiselle des flammes depuis qu’elle était dans ce défouloir avec Erick que cela en devenait étonnant. Habituellement, elle ne prenait même pas la peine de s’intéresser aux problèmes des autres ; l’aristocrate avait pourtant fait exception avec son camarade. Et pas n’importe lequel, me direz vous. Quoi qu’il en soit, Sword détourna subitement la tête de côté et lui lança d’une voix qui se voulait indifférente. Une indifférence qui se mêlé à un ton amusément maladroit et qui faisait un contraste étonnant avec son assurance habituelle. « Si cela peut te rassurer, notre duel n’était pas équitable.. ». Elle se racla la gorge, devenue soudainement sèche. Comme si ces dernières paroles étaient difficiles à dire, Sword ne se sentait pas à son aise dans ce rôle si… gentillet. Elle n’avait jamais tenté de réconforter, ménager ou quoi que ce soit d’autre quelqu’un. Encore moins Erick. C’est pourquoi, sa manière de s’y prendre était quelque peu.. maladroite ? Singulière ? Néanmoins, elle continua d’une voix légèrement amusé. « On peut donc dire que ton quotta de défaite se maintient à un. » OK, elle essayait tant bien que mal de le dérider. Un peu. Mais vraiment, un peu. Elle n’était pas tellement douée en la matière et son comportement légèrement gêné en disait long. Bien qu’elle s’attendait à être refoulé (pour la énième fois depuis le début de leur rencontre d’ailleurs), Sixtine finit par détourner la tête vers Erick. « Tu ne veux toujours pas me dire ce qu’il en retourne ? » tenta-t-elle une nouvelle fois avec une voix légèrement plus douce. Devant l’absence de réponse, Sixtine soupira et détourna la tête avant de lâcher un « Laisse tomber.. » dépité.
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