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 Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-

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MessageSujet: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Mar 19 Juil - 22:07

Le Silence. Synonyme, Absence de bruit, calme. Le silence, c'est le fait de ne pas parler. C'est une interruption du son sur une durée indéterminé. Le Silence c'est ce que cherche Rosalie depuis un bon moment. C'est une action rare en ce moment, surtout à Aisling. Dans cette école pour fou... Euh pardon pour détenteur de don, le silence n'avait pas sa place. Où qu'elle aille la Psy était dérangée par un bruit, cela allait du cri d'un des élèves qui se faisait taper par Moshen parce qu'il l'avait énervé à la simple horloge et son tic-tac incessant. Rose n'est pas une insociable, Rose est gentille, Rose est serviable, mais Rose aime le calme. Sur l'horloge il était midi, la sonnerie venait de retentir dans tout Aisling. La sonnerie était sûrement le seul bruit que pouvait supporter Rose ces temps-ci. Elle est de nature travailleuse, pourtant elle n'en pouvait plus des cours. Ce matin elle n'avait rien fait de particulier il faut dire. Première heure c'était math, la matière qui ennuie le plus la jeune fille. Ce n'est pas qu'elle n'aime pas c'est juste qu'elle n'ait pas besoin d'écouter pour réussir). Et puis après deux heures d'histoire géographie. Cette matière était intéressante, mais Rose n'arrivait pas à suivre. La deuxième heure leur prof leur avait foutu une interrogation surprise. Mais quelle conasse. Là je suis sensé vous dire qu'elle a tout raté, ben non. Cette chère Rosalie a eu la chance de tomber sur le seul chapitre qu'elle avait révisé la veille, enfin la chance, moi je dirais plus que c'était son don qui avait fait des siennes. Alors comme à chaque fois, ceux qui connaissaient Rose et son don l'avait remercié. Oui il lui avait demandé la veille quel chapitre elle allait réviser, ils étaient donc contents d'avoir eux aussi étaient préparés. Les nouveaux, ne comprenaient pas vraiment pourquoi la plupart avait réussi et était content. Quant à la prof, il n'y a pas à dire, elle n'était pas contente que son interrogation surprise soit tombé à l'eau. Oui leur prof d'histoire était du genre sadique et aimait faire des surprises aux élèves pour qu'ils se plantent. Non je ne dirais pas son nom vous pouvez toujours courir, bande de curieux. Enfin bref, le grand manitou (la prof) demanda à Rose de rester après les cours pour la sermonner sur le fait d'utiliser son don pour tricher en cours. La jeune fille n'hésita pas à dire qu'elle ne le contrôlait pas du tout et qu'elle ne savait que l'interrogation allait tomber sur ce sujet. Rose voilons ce n'est pas bien de mentir, avoue le tu as triché. Voilà comment notre PSY fut retardé pour le déjeuné. Et puis elle était fatiguée, sa mâtiné n'avait pas été horrible, mais elle était fatiguée des cours. Alors elle se mit en quête de chercher un coin tranquille sans bruit pour se reposer avant de reprendre les cours. Sauf que voilà, essayez de trouver un coin sans bruit dans Aisling IMPOSSIBLE. Cela avait vraiment de quoi énervé notre petit ange. Et puis elle avait faim et, elle ne s'était rien préparée ce matin.

Rose décida de sortir et d'aller près de la forêt. Bon elle s'éloignait peut être, mais là-bas à l'heure de midi personne ne s'aventurait aussi loin. Elle s'allongea dans l'herbe, ferma les yeux et respira calmement. Elle sentait le soleil se poser sur sa peau et la réchauffer. Elle pouvait sentir l'herbe douce lui caresser la peau, elle pouvait respirer le parfum des fleurs tout autour d'elle. Dans sa tête elle s'imaginait le paysage, elle se le visualisait. Rose aimait faire ça, Rose aimait utiliser tous les autres sens que la vue pour voir. Et puis elle modifiait les choses.Elle rendait l'herbe plus haute et verte, le soleil, plus luisant, les fleurs plus belles et abondantes. Elle modifiait le paysage comme elle le voulait comme elle le sentait. Elle était au calme, c'était le silence le plus complet tout autour d'elle. Et comme c'était rare, elle en profitait, elle en profitait à sa matière. Elle était en train de peindre, pas avec un pinceau, non elle peignait dans sa tête. Ce soir elle se remémorera ce paysage et le peignera dans sa chambre. Il ne sera pas totalement vrai. Ce soir avec le temps passé entre ce moment et le moment où Rose prendra son pinceau elle aura oublié certaine chose. Elle confondra surement sa vision réelle et sa vision modifiés, imaginaires du paysage. Mais c'était ça qui rendait ses tableaux uniques, cette touche de réelle fusionner avec une touche de surnaturelle. Elle n'avait que deux heures de pose et il fallait qu'elle mange. Mais la Psy n'avait pas envie de partir, sa jupe de son uniforme était assez courte pour que ses jambes sentent la douceur des brins d'herbe. Elle hésita et, si elle s'en prenait un maintenant. Et si elle se laissait aller, si elle ressentait plus fort pour respirer la liberté. Alors qu'elle allait se prendre un joint, son téléphone sonna. Elle ne pouvait décidément pas, être tranquille une fois. Sur le moment elle maudissait cette chose, cette avancée technologique qui la dérangeait, qui l'empêchait de planer. Et si elle ne répondait pas et, si pour une fois elle se mettait à ne penser qu'à elle. Oui elle en était capable, pour une fois, elle pourrait ne pas être à l'écoute des autres, pour une fois elle pourrait se faire plaisir, penser à elle en première et puis voilà. Pour une fois elle pourrait envoyer se faire foutre les autres, elle était occupée là. Personne ne t'en voudra Rose si tu ne réponds pas, personne ne te blâmera, tu n'as qu'à dire que tu étais occupé, que tu n'as pas entendu ton téléphone. Tu n'as qu'à mentir, comme à cette prof. En quoi est-ce diffèrent ? Ment, soit égoïste une fois dans ta vie au moins. Tu en aies capable, tu peux te le permettre. On te pardonnera, tu afficheras ton sourire innocent et on te croira. Tu n'as pas besoin de plus, alors pourquoi ne le fais-tu pas? Tu as la possibilité, toi on te croit toujours, on te donnerait le bon Dieu sans problème. Et puis tu reçois un message. Tu hésites. Cela doit être important finalement. Tu n'as pas répondu à l'appel, pourtant la personne continue à te harceler, à te déranger. Et si c'était important ? Et, si on avait besoin de toi ? Alors tu prends ton téléphone et tu regardes le message. Cela vient de Jeadly, que peut-il te vouloir ? Rose tu ne peux t'en empêcher alors tu regardes.

J’ai faim. Viens au Château des Elem maintenant.


Elle fait une tête bizarre. Elle n'est pas surprise, venant de lui c'est normal, il est toujours comme cela avec elle. Elle respire d'un grand coup. Soit égoïste un peu. N'y va pas tu n'ait pas obligé. Mais ce n'est pas toi ça. Rose, tu es là pour les autres avant tout. Tu es comme cela et, même avec toute la volonté du monde tu ne changeras pas. Tu n'es pas là, sur cette terre pour être égoïste, ce n'est pas toi ça. Tu aimerais bien c'est sûr, mais tu n'y arrives pas. Car tu ne peux pas te changer. Au fond de toi tu sais que Jeadly t'aime bien, la preuve il te supporte. Alors même s'il ne le montre pas tu es là pour lui. Parce qu'il a besoin de toi, parce que tu veux, qu'il est besoin de toi. Parce qu'être sa poupée ne te dérange pas plus que ça, temps que tu sais qu'il a besoin de toi. Tu ne vis que pour cela, tu ne vis que pour les autres. Tu as besoin des autres, mais tu veux aussi qu'ils aient besoins de toi. Rose aimes-tu temps que ça l'humain ? Ou bien c'est juste un moyen de te prouver que tu n'es pas bonne à rien ? Tant pis si tu n'as pas de réponse, de toute façon tu n'as jamais été très forte en philosophie. Temps que tu arrives à t'en persuader, temps que ça te va de vivre ainsi, en victime, en poupée, en servante, alors tu continues. Cela ne fait de mal à personne au contraire, alors pourquoi devrais-tu arrêter ? C'est plus simple de vivre ainsi, de vivre pour les autres. Au moins tu sais que tu ne mettras jamais fin à tes jours, parce que tu ne vis pas pour toi. Cela serait trop égoïste de ta part, tu peux encore servir. C'est la façon de vivre que tu as choisis, alors tu ne t'en plaint pas et tu acceptes ton choix. C'est la meilleure chose à faire et tu le sais, alors tu le fais. Rosalie, tu n'es pas faible tu cherches la facilité ce n'est pas pareil. La Psy prit donc son téléphone envoya un « J'arrive » à son « ami » et se mit en route. Elle se leva doucement, remit sa jupe en place et cacha son joint dans son sac. On ne sait jamais au cas où Jead voulait lui prendre, ou s'il allait lui en vouloir, de fumer comme le faisait Leif. Elle n'en avait rien à faire de ce qu'il pensait, si la jeune fille arrivait à être égoïste à un moment de sa vie c'était bien sûr ce que pensait les autres d'elle. Elle ne faisait pas attention aux rumeurs, elle ne prêtait pas attention aux conseils qu'on lui donnait. Elle ne fait de mal à personne, elle est là pour tout le monde, alors elle veut qu'on la laisse faire ce qu'elle veut avec sa santé.

Sans presser le pas, Rose avançait vers le château des Élémentaires. Elle n'avait pas habitude d'y aller. Elle préférait être en compagnie des Psy, elle les considérait comme sa famille. Les seules fois où la jeune fille mettait les pieds dans ce bâtiment, c'était quand Jead voulait la voir. Il aimait jouer avec elle. Le jeu qu'il préférait c'était « le Roi et sa servante ». Et Rose était contente d'y jouer, parce qu'au moins elle comprenait qu'il avait besoin d'elle. La Psy le connaissait un minimum pour savoir qu'il n'était pas du genre à être gourmand, c'était même le contraire. D'ailleurs Rose s'inquiétait beaucoup, de l'anorexie de son ami et, prenait plaisir à lui concocter de bons petits plats. Elle savait que le SMS qu'elle avait reçu n'était seulement qu'une excuse, Jead n'avait pas faim, il voulait seulement jouer avec elle. Après tout pourquoi pas, elle n'était pas contre, elle ne disait rien, parce qu'au moins elle savait qu'elle pouvait être utile à quelqu'un. Tout doucement, à pas de loup Myrtille entra dans le château des Elem. Elle était toujours impressionnée par le bâtiment. Il était ancien et dégagé quelque chose de particulier, d'impressionnant. Peut-être que des fantômes habitaient là-bas, si c'était le cas, Rose espérait en voir un, une fois. Rien que pour parler avec un fantôme, pour voir si elle n'était pas folle. Bien sûr elle le savait, il y avait des Psy qui était capable de voir les fantômes ici, alors Rose savait qu'elle n'était pas folle d'y croire. Elle continuait de marcher à travers ce château immense qui appartenait aux elem. Elle se sentait toujours bizarre d'y entrer, sans prévenir, sans demander l'autorisation. Mais Rose y était attendu. A force de venir ici, en compagnie de Jead, elle avait mémorisé tous les moindres détails du bâtiment. Du plafond un peu vieillît et possédant des dessins de tout genre gravé dans la pierre. Au sol, composé de pavés de forme carré, en pierre de couleur rose. Elle connaissait les moindre recoins de cet édifice, il n'était pas dur pour elle de s'orienter et de trouver la cuisine. Pour y entrer, Rose faisait face à une porte immense d'un peut près trois mètres. De chaque côté de la porte il y avait deux bougies tenues par deux perchoirs en métal et, des statues faisant peur. Rose poussa la porte de toutes ses forces, un bruit strident dérangea son calme et, lui fit mal aux oreilles. Quand elle entra, les bougies de pièce s'allumèrent toutes seules. La pièce était immensément grande et magnifique. Il n'y a pas à dire Queen a vraiment eu la folie des grandeurs. En son centre on pouvait apercevoir une magnifique et immense table de banquer. Sur le côté il y avait une petite cuisinière, pour les domestiques sûrement. Il fallait s'en douter, Queen n'a pas dû demander une grande cuisine pour son château. Franchement vous voyez vous Queen cuisiner, elle a des personnes pour le faire à sa place quand même. Rosalie avança discrètement, dans ce silence, cette absence de bruit, on pouvait entendre ses pas résonner dans tout le château. Si Jeadly était là, il avait déjà dû l'entendre. Ici aussi était un bon endroit pour être au calme, elle s'en souviendrait la prochaine fois.


- C’est moi Jeadly. Tu m’as demandé ? Puis-je savoir ce qui me vaut l’honneur d’un appel de ta part ?




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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Mer 20 Juil - 18:02

  Une nouvelle heure de cours dans la classe des élémentaires mais je ne suis pas avec eux. Je vaux mieux que tous ces cours alors je suis dans l'un des seuls endroits qui devrait m'être réservé. Ce calme est presque pesant alors seule ma voix anime cette grande salle du château. Je parle tout seul. Comme souvent. Je suis toujours d'accord avec moi-même alors je ne vois pas le problème. Dans quel cours devrais-je être ? Je ne sais plus. Ce n'est certainement pas intéressant. Aucun cours n'est intéressant. Je n'ai pas besoin de connaître toutes ces choses, il y a des gens pour être cultivés à ma place et pour travailler à ma place. Mais là, il n'y a personne pour être quelqu'un à m place alors je suis juste assis sur une chaise, les jambes sous une grande table de bois à être quelqu'un de détestable qui peste seul dans son coin.

  Il est onze heures à ma montre. Ce n'est pas n'importe quelle montre mais une montre à gousset argentée. Les aiguilles et les gravures sont noires alors que le fond est blanc et ce sont des chiffres romains qui remplacent les chiffres arabes. C'est bien plus digne de moi. Et je ne peux appeler aucun de mes servants pour me tenir compagnie, cela les dérangerait. Non pas que je tiens à eux mais juste que ce n'est pas dans mon intérêt que mes serviteurs soient punis à cause d'un téléphone qui aurait sonné par ma faute. C'est lassant de rester assis sur cette chose sans rien dire alors je me lève et me rappelle que j'ai daigné mettre mon uniforme aujourd'hui. C'est vrai qu'il me va plutôt bien, cet accoutrement estival. Mes mocassins sombres glissent sur le sol et m'emmènent en d'autres lieux que ma présence maudira.

  Mes pas m'ont mené hors du château et le grand labyrinthe vert se dresse devant moi. Je connais le bon chemin et j'ai même une carte qui l'indique, dans ma poche. Je l'ai moi-même faite alors elle ne peut qu'être fiable. Il n'y a personne à cette heure-ci. Ils sont tous en cours ou en train de manger, docilement. Se plier à ce système qui les conduira ailleurs. Dans la vie. Où ils se plieront encore au système qui les conduira à la retraite. Et ils vivront sans rien faire de leurs rêves, étant trop vieux et tout ce système mène à la mort sans avoir laissé marque de sa vie nulle part. Mon nom sera gravé dans le marbre. Ma vie sera marquée dans les esprits comme un souvenir impérissable. Que ce soit en bien ou en mal, le monde aura subi ma présence jusqu'à la fin et en gardera des cicatrices. Seul le nom des rois reste gravé dans l'histoire et non celui des guerriers. L'homme qui l'a dit dans ce film a tort. Le nom des rois qui ont été méritant reste gravé dans les livres et celui des guerriers valeureux reste gravé dans la mémoire qui sera retranscrite.

  Ce ne peut pas être en bien. Qui pourrait m'aimer ? Ils ne devraient pas. Ils devraient me maudire, me supplier, me trahir, me haïr. Je devrais leur inspirer le dégoût ou la peur mais pas l'amour. Cela les ferait trop souffrir d'aimer un être qui se dirige doucement vers sa perte. Je me suis élevé malgré tout ce qui me tirait vers les abysses et je continuerai. Sans l'aide de personne. J'ai bien assez souffert à cause des autres. Un roi se doit de se montrer insensible quand il le faut pour pouvoir survivre et garder son trône. Et je regarde l'heure sur mon téléphone portable. Midi approche. Je n'ai pas faim. Je n'ai plus faim. Depuis bien longtemps. Manger seul m'a vite désespéré alors je ne mange plus beaucoup. Juste de quoi ne pas avoir trop mal au ventre. La nourriture n'a pas de goût. Il n'y a plus rien que j'aime. Je ne peux plus savourer. Cette vision me lasse. Plus rien ne me plaît de toute façon alors je retourne sur mes pas et entre dans une pièce qui semble posséder une petite cuisinière. Une douleur vive me prend au ventre, si bien qu'il me faut prendre appui sur la table avec mon poing droite. Mon corps a sorti les grands moyens pour se nourrir.

  Et je grimace mais cela ne sert à rien. Cela continue. Alors je sors faiblement ce qui me sert à téléphoner et je cherche dans mon répertoire le numéro de Rose. Elle, elle me fera manger. Elle en est capable. Et je touche la petite icône verte qui lance la communication. Cela sonne désespérément mais elle ne décroche pas.

    "Vile servante, réponds à ton roi."


  Mais mes mots ne changent rien et cela continue de sonner dans le vide. Enervé, je tape du poing sur la table. Je peux bien montrer mon énervement lorsqu'il n'y a que moi pour en voir la démonstration. Alors j'utilise une autre fonction de cette technologie fabuleuse et lui envoie un message lui demandant de me rejoindre. J'y ai marqué la vérité même si personne ne sait quand j'ai faim. Personne ne sait que j'ai faim mais que l'envie de manger me manque. De toute façon, quand j'ai faim, je le dis et on ne me croit pas parce que devant la nourriture, je parais tout à coup moins affamé alors qu'il n'en est rien. Tout cela me dégoûte. Une autre vive douleur me prend et me fait plier sur la table. Quelle violence. Aux grands maux, les grands moyens n'est-ce pas petit estomac. Tu sais bien que j'ai horreur de souffrir comme chaque être humain alors tu vas me torturer jusqu'au moment où j'accepterai de manger. Quelle faiblesse de penser que je ne te survivrai pas.

  Je n'avais pas senti mon portable vibrer et pourtant, j'ai vu un message non lu quand je l'ai ouvert à nouveau. Rose arrive. Et cela me fait sourire. Non pas un sourire joyeux et gentil comme ceux de Verdun. Non pas un sourire empli d'étranges sens comme ceux de Nikola. Non pas un sourire empreint de mensonges comme ceux des domestiques du manoir où je vécus dans le temps. Un sourire comme ceux d'un certain personnage. Un sourire comme ceux du diable dont la victime approche à pas imprudents. Un sourire comme ceux du roi dont la servante arrive pour le servir. Malheureusement, mon corps a horreur de ce sourire et me tord de douleur. Il m'empêche d'avaler ma salive et elle coule quelque peu sur le table. Il m'empêche de respirer à un rythme correct et mes mouvements respiratoires sont saccadés. Il m'empêche d'entendre ses pas afin d'adopter une posture plus digne de mon rang.

  Et quand mes yeux se soulèvent pour la voir, je me redresse en tenant d'une main gauche le pull qui recouvre mon ventre. Je serre les dents alors qu'elle passe la porte.

    "C’est moi Jeadly. Tu m’as demandé ? Puis-je savoir ce qui me vaut l’honneur d’un appel de ta part ? "


  La douleur se calme mais elle reprendra si je ne mange pas, c'est certain. Ma respiration se calme et ma main tombe à ma gauche. Elle est bête. Tu lui as dit que tu avais faim dans le message, quelle honte.

    "Je te l'ai dit pourquoi je t'ai appelée. J'ai besoin de me nourrir. Prépare-moi quelque chose. S'il te plaît."


  Oui, j'ai accepté de lui dire la formule de politesse qu'on aurait dû m'enseigner pendant ma tendre enfance. Je n'avais pas besoin d'être poli avec les domestiques, ils étaient payés pour se plier à mes quatre volontés et n'avaient rien à dire sur mon impolitesse. Je ne suis pas poli avec n'importe qui, c'est inutile. Je ne l'ai même pas saluée, je suis très mal élevé. Elle n'aurait pas dû venir. Elle est bête. Je la manipule comme une poupée, un jouet que je garderais quand je voudrais et que je jetterais quand cela me plairait et elle, elle vient vers moi. Je ne le comprends pas. C'est simplement impossible. Je ne veux pas la détruire de part mon horrible personnalité. Je ne veux pas qu'elle se rapproche ainsi de moi. Cela est mauvais pour elle.
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Mer 20 Juil - 20:42

Tu regardes autour de toi. Tu respires calmement, profondément, intensément. Tu cherches quelqu'un du coin de l'oeil. Rose, Rosalie, Myrtille, Mure. Tous ces mots te désignent, toi et personne d'autre. Quand tu les entends, tu te retournes, quand tu les entends, tu es là pour ceux qui ont besoin de toi. Quand tu les entends, tu as l'impression d'être utile, d'exister. Pourtant, tu n'es rien. Tu ne seras jamais quelqu'un, jamais toi si tu continues à vivre ainsi. Tu ne respiras jamais la liberté, la gloire à vivre comme tu le fais. Sans savoir pourquoi, tu te diriges vers LUI. Sans comprendre pourquoi, tes jambes te portent vers cette personne. Elle t'appelle Rose. C'est le nom qu'il a choisi pour te qualifier. Mais sais-tu ce que ce mot signifie pour lui ? Rien de plus qu'une poupée. Rien de plus qu'une servante. Rien de plus qu'un objet, bon à jeter quand on en à plus besoin. C'est ce que tu es pour lui. Et c'est ce que tu seras toute ta vie pour lui. Peut-être qu'un jour il se permettra d'être faible devant toi. Peut-être qu'un jour il se permettra de te montrer une autre facette de lui. Tu seras la seule à le connaître aussi bien. Mais peut-être qu'il ne le fera jamais, que tu resteras cette poupée qu'il peut manipuler. Et avec qui il prend plaisir à jouer. Ta vie est peuplée d'incertitudes, tu ne sais pas ce que l'avenir te réserve et, tu ne fais rien pour décider toi-même de ton avenir. Rose, petite fille fragile, tu as peur, tu ne veux pas décider. Alors comme celle que tu as toujours été, tu laisses les autres décider à ta place. C'est ce qu'il est pour toi. Il est un moyen de faciliter. Tu te laisses manipuler par lui, parce que tu n'as pas la force de vivre sans lui. Finalement Rose tu as besoin de Jeadly. Tu as sens doute plus besoin de lui qu'il ait besoin de toi. Mais tu ne lui dis pas, tu ne lui diras jamais. Cela sera ton petit secret. Rose, tu lui mens. Tu laisses croire à ce Roi dont le Royaume n'existe pas que tu fais ça pour lui. En fait tu ne lui dis rien. Il ne sait pas pourquoi tu fais ça. Il ne te l'a jamais demandé et, de toutes manières tu n'es pas prête à lui dire. Tu ne lui diras pas que la raison c'est ta propre faiblesse. C'est ton incapacité à vivre sans les autres. Tu crois que tu es forte de te cacher ? Non bien sûr que non. Tu n'es pas bête loin de là Myrtille. Tu le sais, tu es faible. Mais temps que tu es la seule à le savoir, temps que tu ne le dévoilas pas tu resteras comme tu es. De toute façon, quoi que tu fasses, tu ne pourras jamais changer. Ne te voilà pas la face Myrtille, tu as déjà essayé, mais quoi que tu fasses, tu retournes toujours vers Jeadly. Que ressens-tu pour lui ? Si simplement tu le savais, la vie aurait été plus simple. Mais voilà tu ne te connais pas, tu ne te comprends pas. Rose. Tout le monde t'appelle ainsi. Mais quand c'est lui, tu as l'impression qu'il te reconnaît enfin. Alors ne cherche pas bien loin une partie de toi lui appartient. Mais Rose tu appartiens à tout le monde. Tout le monde sauf toi, c'est évident. Tu le vois, il a l'air mal en point. Il est crispé, il se tient le ventre comme si on lui donnait des coups. Il a les dents serrées comme s'il voulait se retenir de crier. Tu te fais du souci pour lui. Heureusement que tu es là pour lui, il a vraiment l'air d'avoir besoin de toi, même s'il ne l'avouera pas. Tu ne bouges plus, tu le fixes. Toi qui peux tout voir, tout entendre tout sentir. Tu entends au loin ses dents claquer, comme une bataille qu'elles se livrent. Il te regarde, il t'attendait. Cela te fait plaisir de savoir que tu étais attendu quelque part. C'est fou comme tu es simple. C'est fou comme tu es heureuse pour un rien.

« Je te l'ai dit pourquoi je t'ai appelée. J'ai besoin de me nourrir. Prépare-moi quelque chose. S'il te plaît »

Pas un salut, pas un bonjour. Mais tu ne dis rien, tu ne lui en veux pas. Tu devrais apprendre à demander plus. À quoi bon ? De toute façon toi aussi tu as faim au moins ici tu as l'occasion de te préparer quelque chose. Tu devrais le traiter, tu devrais l'appeler « conard ». Il le mérite, il ne te traite pas à ta juste valeur. Mais toi, tu es innocente. Tu ne sais pas ta valeur, tu ne sais pas ce que tu veux réellement. Comment pourrais-tu le savoir ? Tu passes ton temps à te rabaisser, à penser que tu n'es rien, que tu ne vaux rien sans les autres. À force c'est devenu ta réalité. À force c'est ce que tu es, tu ne vaux rien, parce que tu te persuades que tu n'es rien. Tu ne sais pas pourquoi tu agis ainsi, mais tu ne te poses pas la question. Toute cette philosophie, ce n'est pas pour toi. Tu te contentes d'être toi. Rosalie, Rose, Myrtille, Mure. Tu es tout ça à la fois, mais tu es si peu en même temps. Ceux pourquoi tu aimes les servantes, c'est bien parce qu'on en a besoin. On ne fait pas attention à elles. Elles font partie du décor, du second plan, pourtant sans elles, l'histoire perd de son sens. Sans ses servantes, le Roi ne peut pas montrer sa puissance. Sans cendrillon, le compte n'a pas de nom. Bien sûr tu n'es pas cendrillon, tu ne seras pas comme elle. Aucun prince voudra de toi comme princesse, mais ce n'est pas grave. Parce que tu ne te vois pas en princesse, parce que tu ne te vois pas prendre la place de cette magnifique fille, admirée et aimée. Reste dans l'ombre Rose c'est ce qui te convient le mieux, accepte ta place et tout ira bien.

Tu avances. Jeed n'a vraiment plus cette allure de Roi en ce moment. Enfuis-toi, il ne pourra pas te rattraper. Il t'en voudra, mais tu n'auras qu'à raconter comment tu l'as trouvé. Sa réputation sera anéantie et il aura peur de toi. Si tu réfléchis bien, tu as temps de choses contre lui, tu pourrais faire de sa vie un enfer, il pourrait te craindre de tout son être. Il en faut peu pour détoner un Roi. Mais tu ne le feras pas. Il a besoin de toi, tu ne l'abandonneras pas. Tu ne peux pas supporter d'abandonner les gens. Tu ne peux pas supporter faire ça, ce que tes parents t'ont fait. Tu ne vois rien, mais tu le sens. Il est là et il a besoin de ton aide. Alors comme la mouche qui fonce dans la toile d'araignée, tu fonces dans ce piège qu'il a fait, rien que pour toi. Jead, tu es machiavélique, sans le savoir, tu l'as piégé, elle est à toi maintenant. D'un pas lent et calme, tu avances. Rose, tu ne le lâcheras pas. Tu ne dis rien, pourquoi gâcherais-tu ce moment de silence pour rien. Tu avances calmement, tu passes à cotée de lui. Assez près pour qu'il puisse sentir ton parfait fruité, mais tu ne le regardes pas. Tu passes ton chemin et te diriges vers la cuisine. Tu regardes autour de toi. Et une fois que tu sais ce que tu vas faire, tu te mets au travail Rose. Allez courage petite servante, ton Roi t'attend.

« Bon il y a juste de quoi faire des pâtes. De toute façon tu te fiches de ce que tu vas manger alors je nous fais ça. »

Ta voix est si douce quand tu lui parles. On dirait que tu essayes de le piéger dans ton propre piège. Pourtant, il n'en est rien. Ce n'est pas ton attention, mais tu le fais quand même. Quand tu parles on dirait une mélodie Rose. Quand tu parles, on dirait que tu comptes l'envoûter. Mais tu n'as pas ce don. Tu n'envoûtes pas toi, tu n'es pas Wolle. Tu n'es pas reine, tu n'es pas forte. Mais toi tu es chanceuse, alors tu ne t'en plaint pas vraiment. Tu ne parles pas fort, assez pour qu'il puisse t'entendre. Tu sais qu'il a entendu, même si ce n'était qu'un murmure. Sous ce silence, il ne faut pas plus, sous ce silence, ta voix raisonne comme une chansonnette douce. Alors que lui, sa voix est autoritaire. Elle cherche à être entendu par tous, elle cherche à atteindre le coeur des gens. Elle attaque. Tu sais qu'il est ainsi, tu sais que vous ne vous ressemblez pas. Mais pourtant, tu as le droit de le voir souffrir, il se montre ainsi face à toi. Parce qu'il n'a pas le choix, alors tu décides de ne pas le mettre mal à l'aise. Tu ne fais pas de remarque. Comme une bonne servante, comme une bonne poupée, tu te contentes de lui faire à manger.

Une fois que le "bip", sonnant la fin de la cuisson, retentit, tu sors les pattes. Tu les places dans deux assiettes, tu lui en met un peu plus, après tout il en a plus besoin. Son corps gronde la faim et tu l'entends tu le sens. Tu sens son malheur, comme s'il faisait partie de toi. Tout doucement tu lui apportes ce que tu as fait. C'est bizarre. Cette scène raisonne comme une scène de couple. La femme faisant à manger à son mari. Puis un diner romantique dans un château à deux. Tu as envie de rigoler Rose. Cette penser de fait rire intérieurement. Pas d'un rire joyeux. Tu rigoles parce que tu sais que c'est impossible. Toi tu es la poupée de tout le monde, tu n'es pas la femme. Tu n'es pas la princesse tu es la servante. Tu n'es pas la femme, tu es l'amante. Celle qui se laisse faire, même si ça ne se fait pas. Tu n'es pas celle qu'on présente aux amis, aux parents. Tu es celle qui facilite la vie, celle qu'on prend pour alléger le poids de la vie, pour avoir un peu de compagnie quand on est seule. Mais ça te va Rose. Cela te va très bien d'être celle là. Tout simplement parce que les autres c'est ce qu'ils sont pour toi. Tu ne t'attaches pas, tu ne sais pas ce qu'est l'amour. Tu aimes tout le monde Rose. Tu te fiches de savoir de quels amours il s'agît, tu aimes tout le monde, tous autant qu'ils sont. Mais tu les aimes comme des gens pouvant de faire vivre. Tu les aimes, parce que tu as besoin d'eux, pour ne pas sombrer. Tu les aimes parce qu'ils sont la seule raison qui te fait rester en vie. Tu les aimes parce qu'il te facilite la vie. Alors si tu peux être cela, pour eux, tu le seras. Parce que tu ne sais que trop bien qu'on ait besoin de quelqu'un qui nous facilite la vie. Tu regardes Jead, il paraît grand, il paraît fort, il paraît beau. Tu l'admires, secrètement tu l'admires, tu l'aimes. Rosalie, Rose, Myrtille, Mure comment va-t-il t'appeler aujourd'hui ?

« Bon appétit mon cher Roi. »
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Jeu 21 Juil - 19:33

  C'est ridicule. Tout est si ridicule. Autant toi que moi. Quelle cruelle danse. Un roi et une servante. Tu vaux bien mieux que moi, Rose. Tant s'occuper des autres est hors de ma portée. Vouer sa vie aux autres est un dangereux pari que tu as perdu. Tu es tombée sur moi et je te manipule, je profite de toi alors que tu ne dis absolument rien. Peut-on te briser le cœur ? Si je te faisais souffrir horriblement, t'éloignerais-tu de moi ? Ce serait préférable pour toi. Tu ne pourras pas combler mes caprices indéfiniment. Il y aura bien une limite que je franchirai et qui te fera souffrir. Je continuerai de glisser vers la barque qui m'emmènera là d'où on ne peut revenir. Et tu m'accompagneras, pensant que tu ne peux pas m'abandonner. Et si je souffre, tu le subiras également de me voir ainsi. Un cercle vicieux. Je ne veux pas entrer dans cette valse mortelle, je ne veux pas que tu m'aimes, je ne veux pas t'aimer. Je veux que tu me laisses mourir en paix.

  Mais non. Tu ne peux pas te résoudre à laisser les autres souffrir comme tu as souffert n'est-ce pas ? Jusqu'au as-tu souffert ? Jusqu'à te fendre la peau pour laisser des cicatrices ? Jusqu'à accrocher une corde autour de ton cou ? Jusqu'à sauter du haut d'un pont ? Ne m'entraîne pas dans tes filets avec ton horrible parfum qui me brûle de l'intérieur. Cette odeur qui s'immisce dans mes poumons pour pénétrer mon sang et infecter mon être. J'aimerais tant en mourir étouffé. Tu n'es pas assez gentille pour me laisser abréger cette souffrance alors tu m'enchantes de ta voix. Cesse donc de m'entraîner plus haut que cet abysse. N'essaie pas de me remonter, c'est inutile, je tomberai toujours plus bas. Que m'as-tu dit déjà ? Tu m'as parlé de nourriture. Ta voix s'est déjà estompée dans ma mémoire. Ne m'oblige pas à m'en souvenir de cette douceur dont je ne suis pas digne. Je te fais croire que je vaux bien plus, je me convaincs que rien n'est digne de moi mais c'est bien le contraire. Rien n'est digne de moi. Tes mots me reviennent avec le ton que tu as employé. Ils me hantent, écoute un peu tes paroles qui se cognent à l'intérieur de ma tête.

    "Bon il y a juste de quoi faire des pattes. De toute façon tu te fiches de ce que tu vas manger alors je nous fais ça. "


  Je n'ai rien à répondre. J'attends simplement. Tu sais, je ne suis pas très patient. On m'a habitué à assouvir mes désirs très rapidement. Ce n'est pas de ma faute si j'ai tant de défauts. Ce n'est pas moi qui me suis construit, c'est les autres qui m'ont fait et j'ai plus qu'à récolter ce que les autres ont semé pour moi. J'ai plus qu'à me débrouiller avec toute la merde qu'ils ont fait pour moi. Les pâtes cuisent vite et très vite, le silence est rompu par un petit son. Tu es bien docile à sortir ces pâtes et les installer dans deux assiettes. C'est bête. Je l'ai vu que tu m'en as mis plus qu'à toi. Mais je ne dirai rien, pour l'instant. Plus tard. Et en silence, tu m'apportes ce plat que tu as préparé pour moi, juste parce que je te l'ai demandé. Et tu vas t'asseoir en face de moi pour manger tes pâtes. Et ut me mens, une fois de plus. Tu lances encore des mots qui sont tous faux et que j'analyse un par un pour tous les protester, les renier, les rejeter, les brûler.

    "Bon appétit mon cher Roi."


  Je vais te dire ce que je pense mais pas tout de suite. Je dois d'abord manger pour te faire plaisir. Pour que tu n'aies pas travaillé pour rien. J'ai du mal à me faire mâcher et avaler ces maudites pâtes mais j'y arrive. Je finis mon assiette. Et je lâche cette horrible fourchette dans le plat vide avec un soupir de délivrance. Es-tu contente ? Cela ne va pas durer. Je me lève un peu trop vite et ma vue se trouble quelque peu. Je prends appui sur la table le temps que cette petite baisse de tension soit terminée. Ne dis rien. Tu n'as rien vu. Ce n'est pas de la faiblesse. Je m'avance juste vers toi et je pose mes fesses sur la table, pas très loin de ton assiette. Tu ne l'as pas vu venir n'est-ce pas ? Et que je te lance mon analyse de tes mots pour les réfuter les uns après les autres, l'as-tu vu venir ?

    "Non. Tes mots sont si vides de sens. Tu ne peux pas dire "mon cher Roi". C'est simplement faux. Je n'appartiens à personne et surtout pas à toi. Et puis. Vraiment. C'est n'importe quoi. Comment puis-je t'être cher ? Tu as vu comme je te manipule ? Tu as vu comme je ne fais pas attention à toi ? Tu es bien bête de m'aimer. Tu ne devrais pas. Je ne le mérite pas. C'est n'importe quoi. Je ne ressemble même pas à un roi. C'est minable."


  Bois mes paroles alors que je me redresse. Laisse-les te hanter. Je n'ai pas regardé si tu as fini de manger. Je m'en fiche. Je suis trop égoïste tu sais. Et toi pas assez. J'ai oublié de te le dire. Plus tard. Je tourne autour de la table en regardant au loin. Mes paroles résonnent dans mon crâne ou, tout du moins, juste le plus vrai. On croirait presque que j'ai crié que c'est minable du haut d'une montagne. Mon cœur bat à tout rompre alors que je passe derrière toi. Que vas-tu me répondre ? Non. Je ne dois pas attendre qu'une servante dise quelque chose à son roi, c'est insensé. Comme tout. Comme le fait qu'elle soit ici. Comme le fait que le papillon qu'elle est se soit pris dans ma toile. Je vais lui arracher les ailes un jour et elle ne pourra plus voler. Tu devrais t'enfuir tant qu'il est encore temps.

    "Rose, tu es trop égoïste. Tu vaux pas mieux que moi. Ton égoïsme à toi, c'est de trop t'occuper des autres et de pas penser à toi. Tu crois que je vais faire quoi si tu tombes malade ? Tu crois que je vais faire quoi avec une poupée cassée ? Rien. Tu me seras inutile."


  Je ne peux pas rester ici. Mes paroles frappent les murs et reviennent en écho dans un silence immuable. Je vais sortir. Qu'elle me suive s'il lui plaît, mes pas me mène vers une autre pièce. Derrière la porte gravée, un salon se dresse avec un beau canapé de cuir, digne de moi. Je m'y installe en soupirant. M'a-t-elle suivi ? Quelle importance ? Les servantes ne font-elles pas partie intégrale du décor ? Non. Pas elle. Elle, elle le déchire le décor pour y encrer son empreinte avec ses mots trop doux et ses actes trop dociles. Et ça me dérange. Elle me dérange. Tu entends Rose ? Tu me déranges. Ca n'a pas de sens de vouer sa vie aux autres comme ça. Deviens médecin pour en sauver, ça t'ira bien de sauver des vies. Tu pourras même tirer de l'argent en aidant les autres. N'est-ce pas magnifique ? Laisse-moi serrer des dents et des poings en tapant sur ce maudit sofa sur lequel je me suis assis. Non. Sois avec moi. Je suis trop compliqué alors j'espère bien que tu as suivi mes pas et que tu as atterri dans cette pièce qui empeste mon odeur à présent.
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Jeu 21 Juil - 22:01

« Bon appétit mon cher Roi »

Pourquoi ? Pourquoi as-tu dis ça ? Il n'est pourtant pas ton Roi. Ton Roi c'est Leif, celui que tu admires c'est Leif, ce n'est pas lui. Alors pourquoi l'as-tu appelle ainsi. Est-ce parce que tu as l'habitude de te comporter en servante avec lui ? Oui, ça doit être ça, rien de plus, rien de moins. Tu agis comme celle qui obéit à ses ordres. Il agit comme un Roi qui ordonne. Alors tu l'as appelé comme ça, parce que dans ce château, l'instant d'une minute, il t'a semblé être ton Roi. Il t'a semblé être celui à qui, tu appartiens, il t'a semblé être celui à qui, ta vie est reliée. Pourtant il n'est pas celui-ci. Ou du moins, il ne l'ait que ce cours instant. Seulement quand vous êtes à deux et, quand tu as l'impression que vos esprits sont reliés, juste pour une seconde. Ce n'est pas l'effet d'une drogue, ce n'est pas l'effet d'un don, ce n'est pas l'effet de l'amour. Ou du moins, tu ne penses pas. Rose, toi qui vis égoïstement. Toi qui vis pour les autres, tu ne sais pas et, ne sauras jamais ce qu'est l'effet de l'amour. Car tu aimes tout le monde, pour une raison qui t'es secrète, une raison que tu n'avoueras jamais, car ça serait, révéler tes côtés les plus faibles. Tu chasses cette parole de ta tête. Ce nom qui, ne lui ai pas réservé. Tu lui en trouveras plein d'autre, mais Roi ne lui appartient pas. Il n'est pas ton Roi. Il ne le saura jamais, car ça serait, reconnaître que tu l'admires. Le problème c'est que tu ne l'admires pas. Avec Jead, c'est autre chose, avec Jead c'est différent. Tu ne peux t'empêcher d'aller vers lui. Tu ne peux t'empêcher de l'aider, de le soutenir, tu ne pourras jamais l'abandonner. Est-ce parce que ton passé t'a fait souffrir? Ou simplement parce que tu n'es pas comme ça? Tu sais Rose, tu es de ces filles qui n'ont pas décidé de ce qu'elles sont. Toi tu n'as pas décidé d'être si faible, tu n'as pas décidé d'être celle qui dit toujours oui. C'est ton passé qui l'a fait pour toi, voilà pourquoi, à l'heure de maintenant, tu le maudis et, en même temps tu le chéris. Ta vie est faite d'incertitude, tu ne décides pas de ta vie, tu te laisses emporter et, tu verras bien là où ça te mène. Temps que tu ne seras pas seule, tu te fiches d'où tu atterris. Alors tu es prête à le suivre, tu es prête à te faire emporter dans les ténèbres si Jead a besoin de toi là-bas.

Tu le regardes manger. Il a l'air de souffrir, il n'a sûrement pas envie de manger, mais il le fait pour toi. Alors secrètement tu le remercies. Tu ne lui diras pas, car il le prendrait mal. Tu le connais Jead, tu sais qu'il n'aime pas qu'on lui dise ces faiblesses. C'est, peut-être pour ça qu'il se permet d'être faible devant toi. Tu ne lui feras pas remarquer que tu as vu ces instants, où il laisse son coeur prendre le dessus. Jead finalement il a un trop gros coeur, alors il se force à être égoïste. Au fond de toi, Rose tu es persuadée, qu'il est meilleur que toi. Tu penses qu'il vaut mieux que toi, tu en es sûr. C'est pour ça que tu ne l'abandonneras pas. C'est pour ça que tu resteras près de lui, même au fin fond des enfers. Es-tu bête ? Es-tu folle ? Es-tu inconsciente ? Surement tous à la fois et, encore plus. Mais cela n'est pas important. Ce qui l'ait, c'est ce que tu penses. Et tu penses qu'il vaut la peine que tu tombes pour lui, alors tu ne lâcheras pas cette idée. Tu te bâteras pour lui. Il n'est pas ton Roi. Il n'est pas celui qui te fait espérer vivre. Il n'est pas celui qui te donne la force à vivre pour continuer à le servir de toutes tes forces. Non, Jead c'est celui qui te fait couler. Par son égoïsme c'est celui qui t'emmène dans les ténèbres. Par ton égoïsme, tu es celle qui le suivra. Tu es celle Qui essayeras de l'aider, jusqu'à la fin. Tu es celle qui mourra avec lui s'il te le demande. Il n'est pas ton Roi, il est ton tueur. Il est celui qui mettra fin à ta vie. Mais même en sachant cela, tu ne le lâcheras pas, parce que tu ne peux pas. Que t'a t'il fait, pour que tu restes ainsi ?

« Non. Tes mots sont si vides de sens. Tu ne peux pas dire "mon cher Roi". C'est simplement faux. Je n'appartiens à personne et surtout pas à toi. Et puis. Vraiment. C'est n'importe quoi. Comment puis-je t'être cher ? Tu as vu comme je te manipule ? Tu as vu comme je ne fais pas attention à toi ? Tu es bien bête de m'aimer. Tu ne devrais pas. Je ne le mérite pas. C'est n'importe quoi. Je ne ressemble même pas à un roi. C'est minable »

Il n'a pas le droit de dire ça. Il n'a pas le droit de dire qu'il ne le mérite pas. Tu lui en veux. Tu voudrais le taper, tu voudrais lui crier dessus. Tu voudrais lui faire payer ses paroles. Toi, qui es là pour lui. Toi qui es prête à mourir s'il te le demande, il ne peut pas se rabaisser devant toi. Il doit rester celui que tu aimes. Il doit rester celui que tu veux suivre. S'il n'est plus celui là, s'il ne veut plus être celui qui te fait battre, alors qu'il abandonne. Qu'il te tue de ses propres mains. Qu'il t'abandonne. Qu'il te pente un couteaux dans le coeur. Qu'il t'étouffe de ses mains. Qu'il te jette d'un pont. Qu'il te tue lui-même, ça reviendrait au même. Tu as laissé, comme un servante, ta mort entre ses mains. S'il ne veut plus être ce Roi, sans royaume, que tu connais. S'il ne veut plus être celui qui te fait mourir. Alors que fais-tu là Rose ? Pourquoi le suis tu ? Il n'est plus celui pour qui tu as arrêté de vivre. Qu'il le redevienne ou qu'il te tue. Quel égoïste. Mais bon, l'as-tu connue autrement qu'égoïste et ne pensant qu'à lui ? Tu n'as pas le temps de dire quoi que ce soit, qu'il recommence. Il te plante un deuxième couteau. Pourtant il évite ton coeur, il te fait mal, mais ne te tue pas. Tu ne le connaissais pas si cruel. Mais tu préfères ça, parce que cela se rapproche de ce que tu pensais de lui. Tu préfères qu'il soit cruel qu'il se rabaisse. Aller, continu Jead, qu'il te fasse mal, c'est mieux ainsi.


« Rose, tu es trop égoïste. Tu vaux pas mieux que moi. Ton égoïsme à toi, c'est de trop t'occuper des autres et de pas penser à toi. Tu crois que je vais faire quoi si tu tombes malade ? Tu crois que je vais faire quoi avec une poupée cassée ? Rien. Tu me seras inutile. »

Pourquoi ? Pourquoi Rose ? C'est le nom qu'il a choisi pour t'appeler. Mais il raisonne faux. Rose c'est comme ça que tout le monde t'appelles. Tu veux être plus que Rose pour lui. Tu veux être bien plus que cette Rose qui, es là pour être sa poupée et le servir. Mais il ne veut pas, il ne te laisse pas l'être. En tout cas pas encore. C'est si floue ce que tu penses de lui. Malgré que tu saches qu'il va te tuer, tu restes près de lui. Et pire tu veux être tout pour lui. Serais-tu masochiste Myrtille ? Non tu es juste perdue. Tu te laisses guider par ton coeur, tu n'écoutes pas la raison. C'est ce qui va te tuer, mais tu t'en fous. T'es une artiste toi, tu ne vis que pour les émotions forte. Tu ne vis que pour ressentir les choses, pas pour réfléchir. Tu prends une grande bouffée d'air quand il quitte la pièce pour aller vers le salon. Toi, comme une idiote, tu n'as pas bougé de ton fauteuil, tu restes devant ce plat de pâtes que tu n'as pas eu le temps de finir. Il est trop égoïste, il n'a même pas attendue la fin de ton repas. Mais tu le préfères égoïste que faible. C'est fou comme tu es bizarre. Tu es à la fois compliquée et simple. Pourquoi ne peux tu pas être normal pour une fois Rose ? Mais tu n'aimes pas ça toi la normalité. Tu préfères encore mourir que de penser normalement. Tu veux avoir une vie différente, même si ça implique de souffrir comme tu le fais maintenant.

Après quelques minutes seules, dans cette pièce tu te lèves. Tu fais du bruit pour qu'il puisse t'entendre de là où il est. Même si tu n'entends rien, tu sais qu'il est là Rose. Il n'est pas parti. Tu ne sais pas pourquoi, mais il reste distant avec toi. A-t'il peur de te faire du mal ? Peut-être, mais dans ce cas, met les choses au clair avec lui. Pour une fois tu vas lui parler. Parce que tu ne veux pas le perdre, pour une fois tu ne vas pas te laisser faire. Alors tu t'avances vers cette pièce. Tu regardes autour de toi. Tu l'entends taper du point, mais tu ne dis rien. Tu l'écoutes, tu le sens. Après qu'il est relevé la tête vers toi, tu t'avances. Rose tu es égoïste, tu aurais pu partir et ne pas le suivre, mais tu as décidé de rester là à le soutenir encore et encore. Finalement toi aussi tu vas être responsable de sa glisser vers le fond. Mais tu t'en fiches, car tu essayeras de le sauver jusqu'à la fin. Sinon tu tombes avec lui. Jead, ton seul et unique amour. Non cette phrase sonne mal tu aimes tout le monde. Jead, ton seul et unique tueur. Oui il est le seul à avoir le droit de t'emmener dans les ténèbres. Qu'il en soit heureux. Tu t'arrêtes en face de lui, tu le regardes. Tes yeux sont remplit de douceur, d'eau. Tu es sur le point de pleurer, de tristesse et de rage.

« Tu n'as pas le droit de te rabaisser devant moi Jeadly. Je ne veux pas que tu te rabaisses. J'ai décidé d'être ta poupée. J'ai décidé d'être là pour toi, à tout moment. Même si tu tombes dans les ténèbres, je te suivrais, je tomberais avec toi. C'est ce que je veux, alors je t'en supplie, ne me fait pas regretter mon choix. Reste celui pour qui j'ai décidé ça. Reste ce Roi, qui se crois au-dessus de tout le monde et qui ne pense qu'à lui. »

Tu n'as pas osé le ton. Ta voix est restée douce ton ce temps. Comme si tu lui récitais un poème. Tu l'as supplié de rester ce Roi, qui a le droit de te tuer. Alors dans un moment de faiblesse, tu es tombé a genoux en face de lui. Tu le regardes toujours, tu ne le lâches pas, des yeux. Et même si les larmes commencent à couler, tu ne détournes pas le regard. Parce que toi, tu as le droit d'être faible devant lui. Tu as toujours été faible, ça ne change rien. Et dans un murmure, que seul lui peut entendre. Dans un murmure, presque inaudible. Tu fais ton ultime demande.

« Je t’en supplie, ais toujours besoin de moi. Ne me laisse pas seule. Accepte moi, je serais ce que tu désirs. Temps que tu auras besoin de moi je serais là, alors, ne cesse jamais de me demander. »
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Ven 22 Juil - 22:34

  Je t'ai entendue quand tu t'es levée en faisant plus de bruit qu'il n'en faudrait. Tu veux me signaler ta présence comme une bonne petite servante. Tu suis mes pas, comme un petit chien qui marche sur les traces de son maître simplement parce qu'il ne peut vivre sans lui. Quelle cruauté de continuer de vouloir m'enfoncer. Qui est la proie ici ? Peut être moi qui ne peux me montrer avec toi comme avec tous les autres. Peut être toi qui es trop docile avec moi comme personne n'aurait jamais dû l'être. Tu es bien méchante avec ce pauvre Jeadly qui ne se cache que trop peu. Tu es bien gentille avec ce grand Jeadly qui arbore une couronne de plastique. Tu préfères mes mensonges, tu rejettes mes vérités. Tu me surprends à préférer mon égo surdimensionné à mes petites failles. Ça ne te va pas ? Je ne suis pas un vrai roi, ces gens n'existent que dans l'histoire et dans les contes, il y a peut être à Aisling des gens qui y ressemblent mais moi pas. Tu ne comprends vraiment pas, c'est dommage.

  Dans ce cas, je continuerai de mentir juste parce que tu préfères le masque à la personne qu'il y a en-dessous. Je me ferai croire toutes ces fausses vérités et tous ces vrais mensonges si cela peut te faire plaisir. J'ai bien réussi à te convaincre que je suis puissant, fort et égoïste alors j'arriverai à m'en convaincre ou je te perdrai peut être. Ça ne te suffit pas que je me torture l'esprit non, tu dois aussi te placer juste devant moi et fixer mes yeux que tu ne vois pas réellement. Tu ne sais pas à quel point ça me tue de voir la douceur qui a empli tes pupilles. Tu ne sais pas à quel point ça me tue de savoir que des larmes les obscurcissent, par ma faute. Tu ne sais pas que mon cœur rate chacun de ses battements. Tu ne sais pas à quel point mon sang bout de voir cela. Tu ne sais pas à quel point j'aimerais que tu me tues plutôt que je te voie ainsi. Continue donc de me tuer à petit feu, c'est simplement trop égoïste pour moi.

    "Tu n'as pas le droit de te rabaisser devant moi Jeadly. Je ne veux pas que tu te rabaisses. J'ai décidé d'être ta poupée. J'ai décidé d'être là pour toi, à tout moment. Même si tu tombes dans les ténèbres, je te suivrai, je tomberai avec toi. C'est ce que je veux, alors je t'en supplie, ne me fais pas regretter mon choix. Reste celui pour qui j'ai décidé ça. Reste ce Roi, qui se croit au-dessus de tout le monde et qui ne pense qu'à lui. "


  Tes paroles m'ont déchiré le peu de cœur qu'il me restait. Tu n'as même pas osé hausser le ton pour lâcher ces horribles mots. Une servante ne peut pas crier après son maître, c'est bien connu. Mais même tes murmures n'ont pas le même effet que les plus gros sermons qu'on pourrait me faire. Ces sermons ne m'intéressent pas, je les ignore en répondant que je comprends, que j'écoute. Et tes murmures, je les écoute avec plus de patience que tu n'en verras jamais chez moi. Ce serait bête que je maltraite quelqu'un qui m'est si utile et qu'il ne veuille plus être à mon service. Mais toi tu resteras avec moi Rose, tu me suivras jusque dans ma tombe juste parce que tu estimes que je mérite ces beaux gestes de ta part. Et c'est faux, Rose. C'est faux que je mérite tous ces beaux gestes. Tu peux bien me supplier, je n'arrive pas à te voir pleurer alors je détourne les yeux comme devant une scène de crime trop monstrueuse pour mes pauvres yeux d'adolescent. Tu n'as pas fini de me torturer, tu continues de remuer le couteau dans la plaie. C'est bien trop injuste pour moi Rose.

    "Je t’en supplie, aie toujours besoin de moi. Ne me laisse pas seule. Accepte moi, je serai ce que tu désires. Tant que tu auras besoin de moi je serai là, alors, ne cesse jamais de me demander. "


    "Ne t'inquiète pas petite Rosalie. Tu es déjà tout ce que je désire. Si je t'ai gardée, c'est parce que tu es assez bien pour moi ce qui est vraiment beaucoup. Je ne vais pas rejeter ma plus précieuse servante, petite idiote."


  Je n'arrive pas à te regarder pleurer. Devrais-je me rabaisser pour essuyer tes larmes ? Ce serait trop altruiste de la part de celui que tu voudrais. C'est vraiment insupportable que tu me tortures ainsi. Comme tu es cruelle, Rose. Mais je ne t'appelle plus Rose. Il me semble que c'est ce surnom que tu préfères au prénom qu'on t'a attribué mais je ne veux pas de cette apparence. Ce n'est pas Rose que je vois à genoux devant moi, tu as laissé ces apparences loin de toi en franchissant la porte de cette pièce maudite par ma présence. C'est bel et bien Rosalie qui est devant moi et qui me secoue le cœur avec ses sentiments trop mal cachés. Et ce cœur qui bat trop vite dans ma poitrine, comme si je tenais à toi. C'est absurde, je suis trop égoïste pour tenir à quelqu'un d'autre que moi mais c'est faux. Tout est faux. Je ne peux pas garder mon masque devant ma Rosalie qui pleure. Oui, tu es ma Rosalie. Juste pour quelques instants. Tu appartiens à quelqu'un d'autre et je n'ai pas peur de lui. Je n'ai peur de personne. Juste de moi-même. C'est si ridicule.

  Je n'en peux plus. Même mes jambes se sont mises à trembler alors que mes doigts ne sachant plus quoi faire se sont refermés sur eux-mêmes. Je tombe du canapé. Non. Je me lève du sofa avant de m'accroupir devant toi. Je te souris, petite Rosalie. Ma main effleure ta joue et attrape l'une de tes larmes. Elles ont un goût salé tes larmes. Je le sais bien, comme les miennes. Cela fait bien une dizaine d'années qu'aucune de ces petites gouttelettes n'a coulé le long d'une de mes joues et j'avais la petite habitude de les lécher d'un vif coup de langue. Tes larmes sont aussi salé que ta tristesse et ton impuissance et ma main se pose sur la joue qui est à ma droite. Sois fière, tu m'as tiré un horrible sourire qui est plus sincère que chacun de mes visages. Je refuse de pleurer auprès de toi, tu verrais ce Jeadly qui n'est qu'une vérité inavouable. Tu ne peux pas voir mes yeux verts à travers mes lentilles dorés et moi je vois bien les tiens, je vois ta détresse et j'aimerais vraiment t'aider. Tu m'as interdit de m'occuper de quelqu'un d'autre que moi. Et pourtant je viens de le faire. C'est vraiment cruel pour moi.

    "Tout ce que je fais est guidé par mon égoïsme. Même si je m'occupe de toi, c'est juste parce que ça me fait trop mal de te voir pleurer. C'est pour moi que j'essuie tes larmes. J'ai simplement envie de me tailler les veines quand tu es si triste. Crois-moi ou pas. C'est toi qui as choisi que je garde un masque au lieu de te montrer mon visage."


  Je ne me crois pas. C'est un peu normal quand on ment. Sauf quand on est aussi fort que moi et qu'on oublie la vérité pour la laisser glisser dans l'oubli et que le mensonge prenne sa place. Tu devrais m'en vouloir de ne pas respecter tes vœux, je les ai même oubliés. Tu sais, je ne pense qu'à moi alors ce que tu dis ne peut même pas effleurer mes grandes idées. Ce sont les meilleures, mes idées. Si tu ne veux pas te limiter à ce rang de servante, dis-le moi et tout ira trop vite. Je ne penserai pas aux conséquences et toi non plus. Et même avant que t'y penses, tu seras nue dans mon lit. C'est à la servante de choisir aujourd'hui, juste parce que le roi voudrait lui demander son avis. Mais non. Tu veux que je ne pense qu'à moi alors je n'ai jamais eu ces pensées, sache-le. Je ne m'engagerai pas, je préfère les rendez-vous sur le pouce, les expéditions foireuses organisées un peu trop tard, les petites relations d'en soir. Il faudra bien que j'arrête mon choix sur quelqu'un ou que je continue de me dégrader jusqu'à ce que mon corps ne soit plus enviable. C'est si bête de penser à tout cela.

  Tu vas bien me pardonner de te prendre dans mes bras pour que tu pleures sur mon épaule qui n'est recouverte que par une manche blanche de tee-shirt trop court. Tu n'as pas le choix. Tu peux attraper faiblement le pull noir sans manches de mon uniforme et faire de moi ta bouée, ton sauveur. Je n'ai même pas remarqué que je suis à genoux devant toi. Je ne devrais pas. Ce n'est pas de la soumission, Rose. C'est de la bonté. Tu sais, le truc dont je ne fais jamais preuve à quelqu'un d'autre que moi-même. Personne ne doit me voir bon sinon ils pourraient m'aimer et subir ma fatalité. Et je pourrais les perdre parce que je les aimais déjà et je les aimerai toujours. Tu ne vas pas le dire à tout le monde, n'est-ce pas, Rose ? Si tu le fais, je te punirai. Je te montrerai toute la noirceur de l'être humain que je n'ai fait qu'observer de loin. Tu le regretteras et tu me seras dévouée parce qu'au fond, ça te plaît Rose de m'être soumise, de n'être que ma poupée. Sinon, tu ne le serais pas, tu te serais enfuie en profitant de la faiblesse de mon corps, tu l'aurais crié au monde entier que je n'ai que peu de forces et ils en auraient profité pour me battre du regard. Tu pourrais le faire Rose mais tu m'aimes trop pour ça. Et ça te sera fatal.


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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Sam 23 Juil - 22:00

Egoïste. Egoïste. Egoïste. Rose ce que tu peux être égoïste sous tes airs d’ange. Rose ce que tu peux être égoïste, malgré l’aide que tu apportes aux autres. Sous tes airs de poupée, de servante, de soumise, tu ne penses qu’à toi, à ton propre bonheur. Pauvre fille, si fragile, si faible. Tu ne sais pas te défendre toute seule, tu ne sais pas vivre seule, alors tu demandes aux autres de le faire à ta place. Tu as trop mal. Tu as trop souffert, tu ne veux plus. Ca serait plus simple de choisir de ne plus rien ressentir. Ca serait plus simple de cacher tes sentiments aux fins fonds de ton cœur. Mais voilà tu en es incapable Rose. Tu as beaux essayer, de faire taire ces hurlements qui ne cessent d’envahir ta tête, tu ne peux pas. Parce que tu n’es pas de ces humains qui décident de ce qu’ils ressentent. Tu appartiens à ceux qui n’ont aucunes forces. Tu appartiens à ceux qui ne vivent que pour aimer, pour ressentir les choses. Tu aimes t’allonger sur l’herbe, dans l’espoir de sentir le soleil de réchauffer, le vent te caresser, les brindilles te chatouiller. Il te suffit de peu pour être heureuse. Il te suffit de peu pour trouver ta place dans ce monde. Jusqu’à maintenant tu ne savais pas pourquoi tu es née. Tu as beau avoir voyagé, fait le tour de l’Europe, de l’Asie, tu ne comprends pas, tu ne sais pas. Jusqu’à aujourd’hui tu étais perdue, errant, comme un animal cherchant son propriétaire, comme un mort cherchant le salut, comme une âme cherchant l’accès au paradis - ou à l’enfer - . Pauvre petite fille, fragile, faible, perdu.
Mais maintenant tu sais où tu dois aller, tu sais où tu dois rester. Ici, avec eux, avec lui. Parce que LUI, il a réussit à être celui que tu attendais. Il est celui, qui sera fort à ta place. Egoïste, tu le seras toujours. Tu l’ais et là étais et cela pour toujours. Tu aimes, tu l’aimes. La vie est une fatalité qu’on t’a donnée. Toi tu as décidé d’utiliser ta vie pour les autres, pour leur salut. Tu ne veux pas aller au paradis, tu n’attends pas d’y aller. Parce que tu le sais, ce que tu aimes c’est ceux qui sont fort. Tu aimes ceux qui sont assez fort pour toi, pour te protéger, pour vivre à ta place. Et, en échange de ta vie, tu leur demande de vivre pour toi. Tu leur donnes ce qu’ils désirent, ce qu’ils veulent, à conditions qu’ils soient assez forts pour te maintenir en vie. Tu restes ici, parce qu’ils sont là. Ceux qui sont à la hauteur de cette demande. Il y a Leif, assez fort pour vivre à ta place. Temps que ton don lui sera utile, il ne voudra pas que tu meurs, alors tu ne mourras pas. Et puis il y a Jead, celui qui est en face de toi. Celui, qui te regardes pleurer. Celui, avec qui tu es la plus cruelle, la plus égoïste, parce que tu lui en demandes trop. Mais tu n’arrêteras pas là. Tu veux le connaître, mais tu veux qu’il reste celui qui peut vivre pour toi. Tu veux qu’il reste fort, celui pour qui tu pourrais mourir s’il le demande, celui que tu aimes. Et lui que veut-il ? Tu ne t’es jamais posé la question petite poupée égoïste. Cela t’intéresse, mais tu as peur. Tu as peur de ce qu’il va te répondre si tu lui demandes. Et si il voulait que tu partes. Et, si il voulait être faible devant toi. Mais Rose arrête un peu d’avoir peur, arrête un peu de te laisser guider par ce sentiment. Il faut que tu ais confiance en lui, en ce qu’il est pour toi. Même dans les pires moments tu l’aimeras toujours, plus que les autres, moins que les autres. Tu ne sais pas, mais c’est différent, d’une manière ou d’une autre il est différent. Et c’est sans doute pour ça que tu lui en demandes autant, petite égoïste. Ô Jead, soit plus fort, pour elle

« Ne t'inquiète pas petite Rosalie. Tu es déjà tout ce que je désire. Si je t'ai gardée, c'est parce que tu es assez bien pour moi ce qui est vraiment beaucoup. Je ne vais pas rejeter ma plus précieuse servante, petite idiote »

Tu le regardes, tu continus de pleurer. Mais ce n’est pas pareil, mais ce n’est pas pour les même raisons. Il ne t’abandonnera pas, il ne le veut pas, il ne le fera pas. Tu es soulagé, tu respires enfin. Rose, tu n’avais même pas remarqué que ta respiration avait ralentie. Tu n’étais absorbé par qu’une seule chose, lui. Tu étais tellement absorbé par lui, que tu en as oublié ta propre existence. C’est ce que tu veux, tu veux oublier ton existence. Tu veux qu’il soit tout pour toi. Tu veux qu’il soit assez, pour oublier jusqu’à ta propre vie, qu’il se charge lui même de ton existence. En faite tu veux qu’il te protège de tout, tu veux qu’il vive pour toi. Et, en échange tu seras ce qu’il veut. Tu peux être son amante, tu peux être sa servante, tu peux être sa bouée de sauvetage, sa confidente, sa victime. Ce qu’il veut, tu peux tout être pour lui. Est-ce lui qui représente ta maison ? S’il n’était pas là que ferais tu ? Tu ne veux pas avoir de réponse, ça n’a pas d’importance, pour le moment tu vis, pour le moment il ne t’abandonnera pas. Alors tu peux enfin respirer, tu peux enfin arrêter de pleurer, le regarder. Tu peux continuer d’être égoïste, parce qu’il veut encore de toi, tu continueras. Qui tuera l’autre avant ? Toi et ton égoïsme ? Lui et son égoïsme ? C’est un futur incertain, et tu en ais contente. Tu ne veux pas savoir la fin avant qu’elle n’arrive, tu veux vivre avec lui, pour lui.

Il se baisse. Tu le regardes, il te regarde. Pourquoi ? Dans ses yeux, tu vois de l’impuissance, mais ce n’est pas celle que tu n’aimes pas. Tu n’as pas envie de le détester, cette impuissance n’est pas signe de faiblesse. Le fait qu’il se soit baisser, pour arriver à ta hauteur n’est pas signe de faiblesse. Il essuie tes larmes, il te regarde dans les yeux. Petite égoïste, tu te demandes pourquoi il fait ça. Tu es touché, mais tu aurais préféré qu’il ne fasse rien. Tu aurais préféré qu’il ne t’accorde aucuns regards et, sous un geste de cruauté te demande de te relever et de lui faire un massage. Ca aurait était signe d’un Roi, un Roi cruel et sans merci. Mais tu te souviens, les Rois doivent ce montrer gentil pour être sur de la fidélité de leur sujet. Tu te rappelles ce qu’on t’as dit, de ce qu’est une Roi. Alors à l’heure de maintenant, tu vois Jead, comme le Roi le plus gentil, mais un Roi quand même.

« Tout ce que je fais est guidé par mon égoïsme. Même si je m'occupe de toi, c'est juste parce que ça me fait trop mal de te voir pleurer. C'est pour moi que j'essuie tes larmes. J'ai simplement envie de me tailler les veines quand tu es si triste. Crois-moi ou pas. C'est toi qui as choisi que je garde un masque au lieu de te montrer mon visage»

Il te ment, il ne pense pas ce qu’il dit, il ne fait pas ça par égoïsme, petite. Mais ça tu ne veux pas le savoir, tu veux le croire, du plus profond de ton être tu veux croire en ses paroles. Alors tu le crois, tu lui fais confiance, tu ne te poses pas de question et tu crois ce qu’il dit. Après tout un servant n’a pas le droit de remettre en cause la parole d’un Roi. On t’a déjà dit que tu étais insouciante ? Bien sûr mais ça tu t’en fiche, c’est un moyen de te protéger. Tu fonds dans ses bras et, tu pleures. Tu pleures en lui. Et dans un murmure encore plus inaudible que le dernier tu lâches un mot. Un mot que seule toi as le droit de dire.

« Merci, mon Roi»

Tu sens sa chaleur. Plus chaude que le soleil lui même. Tu sens son parfum. Plus doux que le parfum des fleures. Tu sans sa douceurs. Plus douce que les brindilles d’herbe. Tu préfères milles fois être dans ses bras que dehors. Tu préfères le sentir que tu sentir la liberté. Parce que tu lui appartiens, parce que tu n’es pas libre, tu devrais le haïr. Mais non, toi Rose tu es différente. Tu le remercies de t’accepter en servante. Tu le remercies, qu’il veuille bien être ton maître. On en dit rien, on ne fait pas de remarque. On accepte juste la dure réalité des choses. Rose tu vis pour lui et, tu vivra avec lui. Alors pour le cadeau qu’il ta fait. Parce que dans ses bras tu te sens invisible, tu surpasses ta peur. Tu es prête, toi SA Rosalie, celle qui lui appartiens corps et âme, tu es prête à te libérer des chaînes de peur. Tu es prête à te lier avec lui à ne penser qu’à lui, à lui accorder, l’impossible. Tu es prêtes à lui accorder ton cœur, ton corps, ta vie, ton âme, ta joie, ta tristesse, ton courage, ta force, ta parole, ta vue, ton don, ta place dans ce monde, ton passé, ton présent, ton futur, ton regard, ta mort. Tu es prête à tout lui donner. S’il accepte tout de toi, s’il exige tout de toi, alors tu seras à lui. Alors dans un autre murmure, cette fois chuchoté au creux de l’oreille. Comme un secret entre vous deux, seulement vous deux, tu lui pose l’ultime question. Sans aucun regret.


« Et toi que veux-tu ô mon Roi ? Je peux tout t’offrir. En échange de ce fardeau que je te fais porter, je serais ce que tu veux. Je peux être ta servante, ta victime, ton amante, ta conscience. Je peux te donner, mon âme, ma vie, mon passé, mon présent, mon futur, mon corps. Tu ce que tu veux te moi je te le donnes. Ou veux-tu que je parte loin de toi ? »

Tu te sers plus fort contre lui, pour mieux entendre ses battements de cœurs. Pour qu’il puisse entendre que le tien c’est emballé, à la seule idée de lui appartenir corps et âme. Puis tu attends, ce qu’il veut de toi. Temps qu’il veut quelque chose de toi, tu seras comblé. Pauvre petite Rose. A quel point veux-tu être Sa Rose, Sa Rosalie dit moi ? A quel point veux-tu appartenir à Jeadly ? A quel point as-tu peur qu’il te demande de partir ? Tu en tremble Rose, il a tellement d’effet sur toi.
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Jeu 28 Juil - 20:37

  J'aimerais bien arriver à mentir si simplement. J'aimerais bien pouvoir sourire alors que tu pleures dans mes bras. Tu sais, l'un de ces sourires qui te réchaufferait le coeur rien que de l'imaginer mais je ne peux pas. Je ne suis pas assez malhonnête. Ou peut être as-tu enlevé ce masque-ci pour me demander de le remettre. Tu es trop compliquée pour moi avec tous tes bons sentiments. Mais tu sais, je peux bien te montrer de la faiblesse et n'en être que plus fort face au reste du monde. C'est ma complexité à moi que tu ne pourras peut être pas comprendre ce qui serait évident puisque je suis plus complexe que tous les autres. Je refuse d'être aussi bon que toi petite Rose. On pourrait profiter de moi comme je le fais avec toi, on pourrait finir par m'aimer.

  Je t'offrirai de beaux mensonges auxquels tu voudras croire, comme ces déclarations d'amour que se font les faux couples avant de se séparer deux semaines plus tard. Rien ne sera vrai. Ni les belles paroles, ni les beaux discours, ni les superbes aveux de vérités mensongères. Mais tu y croiras alors je me forcerai pour faire de même. Ca fera mal quand l'illusion se rompra, les beaux effets spéciaux ne seront plus opérationnels et les philtres d'amour seront devenus inefficaces. Tu sais, les rois ne vont pas avec les petites servantes. Tu as dû aller payer une sorcière pour exaucer tes voeux ou est-ce le sortilège d'une bonne fée comme ces petites créatures qu'invoque Peter qui ne savent que piailler dans une autre langue. Cela n'existe certainement pas de tels sorts qui peuvent me manipuler avec une telle facilité que je finis par croire que c'est normal. C'est comme si une raison étrange me poussait à me tailler les veines et à sauter d'un pont et je trouverais ça tout à fait logique vu ma situation. Ce doit être l'un de ces maléfices qui mène toutes tes bonnes actions à mon égard. Sinon, ce serait impossible.

  D'habitude, ce sont les beaux princes aimant des jeunes filles déjà prises par de grands rois. D'habitude, ce sont des princesses tombées amoureuses de jeunes hommes déjà fiancés. Cela peut même être la sorcière elle-même qui aurait un peu trop aimé l'un de ses clients. Mais une servante ne fait jamais cela. Une servante n'a pas le temps de mettre une cape sombre pour se glisser dans une forêt tout aussi sombre et retrouver une vieille chaumière. Une servante n'a pas le temps de pousser une porte qui grince avant de se retrouver devant un chaudron dans lequel ont été plongés divers ingrédients. Une servante n'a pas l'argent pour que la vieille se retourne et qu'elle montre sa marchandise de ses doigts crochus. Une servante n'a même pas l'idée de choisir ce philtre d'amour qui est totalement fictif pour ensorceler son cher roi. Une servante n'est pas non plus assez libre pour se rendre au château sans que personne ne la voie. Une servante ne devrait pas faire tout ceci avant de verser la malédiction dans un verre de son roi. Et pourtant, tu l'as fait Rose. Je ne sais pas qui a pu te fournir. Je ne sais pas quand tu as pu glisser un liquide étrange dans mon verre. J'aimerais bien croire que c'est ce que tu as fait et que je ne suis qu'une pauvre victime dans l'histoire.

  Je ne peux pas être une victime. Une victime ne porte pas une couronne et ne règne pas sur un royaume inexistant. Ou bien est-ce juste l'une de tes intentions initiales. Tu m'as peut être hissé sur un trône sans me trouver de sujets. Mais tu sais, c'est toujours le roi qui finit guillotiné. Les serviteurs en sont bien contents la plupart du temps parce que leur maître est une personne bien trop égoïste à leur goût. Tu t'en sortiras toi. Tu te contenteras de te trouver un baron, un duc ou un comte qui voudra bien de toi. Ta tête ne sera pas traînée devant tous ceux qui hueront ta vie et féliciteront ta mort. Personne ne crachera sur ton nom qui sera bien vite enterré avec ton corps par le peu de proches qu'il te restera. Il me faudra des chevaliers, des conseillers et même une reine si je veux assurer ma descendance. Non. Je ne veux pas avoir d'enfants. Il n'y a qu'un roi et je serai le seul. Il y aura des tyrans, des révolutionnaires et peut être même des présidents. Tu perdras ton statut d'esclave et deviendras une citoyenne dans mon ancien royaume alors que moi, je serais mort et oublié. Quelle mauvaise idée de faire bonne figure juste pour tes beaux yeux. Quelle mauvaise idée d'être moi.

    "Merci, mon Roi."


  Je te l'ai dit que je n'étais pas ton roi. Je suis un roi. Il y en a d'autres dans cette école de fous mais je ne te suis pas exclusif. Je suis le roi de bien d'autres personnes qui ne l'admettront jamais alors je le leur ai imposé. Tu dois être un peu plus qu'une servante. Une servante ne se fait pas traiter si bien. Mais tous les mots ne peuvent rien décrire. C'est comme vouloir sortir avec quelqu'un. Tout ceci est trop formel, trop règlementé. Moi, je suis libre. Je suis le roi. Le roi est juste attaché à son peuple et à son bien-être mais moi, je n'en ai pas. C'est mieux. Ce doit être un jeu au fond. Un jeu où j'ai perdu. Tout ceci est trop restrictif de ne choisir qu'une personne pour faire ce que je voudrai. J'ai bien le droit d'avoir plusieurs filles, je suis le roi. Tout m'est permis. C'est moi qui fixe les règles. Et maintenant, c'est de toi que je veux. Tu m'aimes peut être un peu plus que les autres. Je t'aime peut être un peu plus que moi. Si toutes mes émotions s'affichaient sur un papier à travers des mots, tout serait si clair au lieu de n'être que des vagues à l'intérieur de ma tête. Ce sont des ondulations qui me font rire, sourire et dédaigner.

    "Et toi que veux-tu ô mon Roi ? Je peux tout t’offrir. En échange de ce fardeau que je te fais porter, je serais ce que tu veux. Je peux être ta servante, ta victime, ton amante, ta conscience. Je peux te donner, mon âme, ma vie, mon passé, mon présent, mon futur, mon corps. Tu ce que tu veux te moi je te le donnes. Ou veux-tu que je parte loin de toi ?"


  Idiote. C'est ta présence que je recquiers plus que tout. Et tu es là, dans mes bras. C'est bien toi. Je ne reconnais que trop bien ton odeur et tes cheveux. Je ne veux pas de ton passé ni de ton âme. Je ne veux pas te tuer, je veux juste t'aider à construire ton futur et à mieux vivre ton présent. Je n'ai pas besoin de tous ces présents. J'ai juste besoin de ma rose. On dit qu'il faut parler aux plantes mais je sais bien que tu n'es pas une plante. Je ne suis pas doué pour parler tu sais, je ne suis pas très fin quand il s'agit de broder et de tourner autour du pot. Je trouve tellement de choses trop rapides alors que je ne fais que les précipiter. Je trouve tellement de choses trop lentes alors que je ne fais que les ralentir. Je le sens que tu te rapproches un peu plus de moi et mon coeur bat un peu plus vite. Et j'hésite. Le regretteras-tu de t'être offerte à moi ? Mes doigts vagabondent entre tes cheveux que tu as dû longuement peigner pour que je n'y décèle aucun noeud. Ils sont bien trop doux Rose, tes cheveux. Malgré les bouts de verre qui me brouille la vue, je le vois bien que tu es trop belle pour moi et soignée pour moi. A moins que ce ne soit mon habitude de trop peu manger qui rend mon monde flou.

  Je suis bien faible Rose. Et je t'éloigne un peu de moi pour admirer ton visage. Je t'interdis de tout voir dans mes yeux à travers ces morceaux de verre qui les teinte d'une couleur que je préfère. Les yeux ne sont pas le miroir de l'âme, juste un outil pour mieux mentir et manipuler les autres. Tu n'as pas le droit de voir mes sentiments dans ces grandes vitres dorées. Tu n'as pas le droit de voir mes émotions à travers la barrière que j'ai mise en place. Ma main droite remonte jusqu'à ta joue gauche. Un pouce sur tes lèves, un index à hauteur de tes yeux. J'ai de grandes mains et toi un trop fin visage. Je ne sais plus où mes autres doigts sont si ce n'est sur ta peau trop douce. Tu es une bien belle poupée de cire, je vais écrire mon nom sur toi pour que tout le monde sache que tout m'appartiens. Et ma main gauche écrit avec son index des lettres maladroites sur ton front et en achevant d'écrire la dernière lettre qui sonne comme une question, je te le dis ce que j'ai écrit sur ton front au cas où tu n'es pas fait attention, perdue dans mes beaux yeux trop bien voilés.

    "Ceci est la propriété de Jeadly O'Jersley. Tu es à moi, Rose et tu le regretteras. Mais bon, tel est ton choix.


  De petites rimes maladroites hantent à présent l'air alors que le loup-garou va dévorer le petit chaperon rouge qui s'est montré trop bon avec son tueur. Je ne suis pas gaucher tu sais alors les lettres sont tout à fait déformées sur ton front mais ce n'est pas grave. Tu l'as compris que j'ai gravé mon existence sur toi grâce à des mots invisibles. Tu le sais bien que je me rapproche trop rapidement à mon goût alors que mon coeur voudrait me forcer à tout accélérer. As-tu baissé les yeux devant ma faiblesse pour ne pas voir tous mes travers ? As-tu fermé les yeux laissant mes lèvres toucher les tiennes ? Je ne sais pas. Je ne vois plus. Comme si j'étais devenu totalement aveugle alors que j'ai simplement laissé une obscurité certaine envahir mes paupières que j'ai rabattues sur mes yeux. Tout est trop lent et je m'éloigne déjà de toi. Je crois même que je vire un peu fleur bleu à tes côtés et je te sers mon plus beau mensonge, un sourire plus sincère que toutes mes autres illusions.

    "Ma chère Rose. Comme tu es cruelle de m'avoir pris ainsi dans tes filets."


  Je te les ai rendues ces petites paroles que j'ai refusé tout à l'heure. Tout se passe trop vite et tu es déjà sur le sol petite Rose. Je t'y ai poussé doucement en tenant ta petite tête dans mes grandes pattes de lion. Tout se déroule si vite. T'embrasser ainsi sur le sol de cette pièce laisserait beaucoup de sous-entendus si quelqu'un nous voyait. Tes lèvres ne m'ont pas suffi, il m'a fallu t'embrasser un peu plus. Tu périras de mes étreintes mortelles.


Dernière édition par Jeadly O'Jersley le Dim 31 Juil - 19:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Sam 30 Juil - 19:36

Une servante. Une servante. Une servante. N'oublies où est ta place, Rose. N'oublies pas qui tu es pour lui. N'oublies pas comment tu dois te comporter. N'oublies pas comment tu dois être avec lui. N'oublies pas que tu n'es qu'une servante. N'oublies pas quel rôle tu as décidé de jouer. Oui, parce que la vie est une pièce de théâtre. Toi tu as voulu que ta vie ressemble à un conte de fée. Tu as voulu que ta vie ressemble à une pièce du moyen âge. Tu as décidé d'être la servante et non la princesse, d'être celle qui obéit et non celle qui donne les ordres. Mais c'est à se demander si c'est toi qui l'as choisi, ou bien si c'est ton destin. C'est à se demander, si c'est par la force des choses que tu es devenue une servante, ou bien, si c'est un genre que tu te donnes, pour ne pas montrer ce dont tu es capable. Rose, tu es si compliqué. Rose tu es à la fois banale et, différente. Mais c'est ce que tu veux, être différente. Tu ne supportes pas ressembler à tout le monde. Tu ne supportes pas faire comme tout le monde. Tu veux avoir ta propre personnalité, ta propre vie, tes propres désirs, tes propre souhaits. Tu veux être unique, tu ne veux pas ressembler à ses poupées que l'on peut voir partout. Toi tu seras une poupée, différente. Tu seras une poupée, qui donnerait son âme et son corps à celui qui te possède. Tu seras celle qui, malgré tout ce qu'on te fera, malgré tout ce qu'on te dira, sera toujours là. Tu seras la poupée parfaite, celle qui obéit au doigt et à l'oeil, celle qui ne vivra que pour son maître, jusqu'à mourir pour lui. C'est ce que tu aimerais être, c'est ce que tu voudrais être de tout ton coeur. Tu veux être cette poupée Rose. Tu veux être cette poupée pour Jeadly, pour ce roi à qui tu veux tout offrir. Tout jusqu'à ton âme, jusqu'à la moindre partielle de ton corps. Tu veux être la servante, qui obéira tel la poupée parfaite que tu rêves d'être. Tu veux être différente, mais la différence pour toi, c'est, oser être ce que les autres n'oses pas être. C'est, dépasser les limites pour devenir un être que personne n'osera être. Ils ne le seront pas parce qu'ils auront peur, parce que leurs principes leurs interdisent, parce qu'ils n'auront pas la force. Toi tu dépasseras tes propres sentiments. Tu n'auras pas de principes, tu utiliseras ta faiblesse, ta peur pour devenir encore plus forte. Cet être unique que tu essayes d'atteindre, c'est ton père qui te force à l'être, c'est, son souvenir qui te force à le devenir.

Mais tu sais Rose, tu ne seras jamais cet être parfait, cette poupée de cire, cette servante sans coeur. Tu ne pourras jamais l'être, pourtant tu ne veux pas abandonner, tu essayes. Tu te mens à toi-même, parce que c'est un rêve, le seul encore capable de te faire t'accrocher à la vie. Voilà pourquoi tu as besoin de Jeadly. Il doit être là pour toi, il doit être là pour que ton rêve puisse se réaliser. Pourquoi lui ? Parce qu'il est capable de faire ce que tu attends de lui. Parce que Jeadly, c'est jead, c'est ce Roi sans royaume, c'est celui à qui tu as promis de mourir pour lui, c'est celui à qui tu t'es donné. Mais tu ne seras jamais cette servante parfaite pour lui. Tu ne pourras jamais être celle qui obéit, qui ne demande rien. Parce que Rose, au départ, tu n'es pas faite pour ce rôle. Ce n'est pas ton destin d'être celle qui fait ce qu'on lui dit de faire. Toi c'est à cause de ton passé que tu es devenus celle fille là. C'est ton choix, c'est ce que tu as décidé. Mais tu en demandes beaucoup à Jead. Tu lui demandes de d'être fort pour toi, tu lui demandes de te faire vivre. Une servante ne demande rien, une servante ne demande rien, surtout à son Roi. Mais toi tu le fais et, il te répond. Et puis une servante ne pleure pas devant son roi, une servante, n'attendrit pas son Roi, une servante ne se colle pas à son Roi en lui demandant s'il veut bien d'elle. Une servante, sait rester à sa place. Une vraie servante ne parle presque jamais à son Roi, elle n'ose pas lui adresser la parole. Une vraie servante ne demande rien à son roi, ça ne fait pas partie de ses principes. Mais tu l'as dit, toi-même, tu veux être différente, tu veux être la servante parfaite. Celle qui ose faire ce que les autres ne font pas, celle qui ne possède pas de principes. Alors Rose tu vas être un nouveau genre de servante avec Jead. Tu l'as empoisonné avec tes charmes. Et tu ne le sais même pas. Tu l'as rendu faible face à toi, mais tu ne le sais pas. Tu l'as rendu aimant par rapport à toi, mais tu ne le sais pas. Et tout ça, tu l'as fait en restant toi-même. En lui donnant trop d'amour pour son pauvre petit coeur. Parce que Rose si tu sais faire une chose, c'est bien, "aimer". tu aimes comme personne, tu aimes tout le monde, d'un amour si fort. Tu sais aimer, tu sais donner aux autres, c'est sans doute ce que tu sais faire de mieux. Et tu sais surtout le faire face à Jead. Avec lui tu ne peux pas être fausse, avec lui, tu ne peux te voiler la face, avec lui tu es toujours celle qui aime, celle qui ne peut l'abandonner. Rose, Rose tu ne te rends pas compte de l'effet que ton amour a sur lui. Voilà pourquoi tu ne peux être la servante que tu veux être. Voilà pourquoi avec Jead tu ne peux être ce que tu veux. Mais ce n'est pas pour autant, que tu n'es pas différente, loin de là. Avec Jead tu es différente, tu n'es pas comme ses autres servantes qu'il jette. Tu es privilégiées et, ça te va très bien ainsi. Tu es toujours, par terre, il te détache de lui. Pourquoi ? A-t'il, enfin décidé de te traiter comme les autres ? Non, non tu ne veux plus. Rose, tu veux continuer à être celle qui a plus de droit sur lui que les autres. Il te touche avec sa main, sa main si douce. Tu frisonnes à son contacte, ton corps tout entier réagit. Puis il écrit quelque chose sur ton front. Tu n'as pas suivi, tu n'y arrives pas, ton cerveau ne fonctionne plus. Tu ressens simplement son contacte sur ta peau et tu profites du moment.

« Ceci est la propriété de Jeadly O'Jersley. Tu es à moi, Rose et tu le regretteras. Mais bon, tel est ton choix »

Enfin. Enfin il t'a accepté en tant que poupée. Enfin tu peux lui appartenir corps et âme. Ton corps frisonne, ton coeur tambourine, accélère. Tu es tellement heureuse, d'être celle qui lui appartient. Tu le regardes, tu le fixes, tu le décris, tu as envie de le toucher. Maintenant tu sais que s'il lui arrive quelque chose tu seras là avec lui. Tu sais que tu seras sa servante, tu sais que tu ne seras pas sa reine. Mais tu finiras comme lui. S'il se fait décapiter, alors tu te feras décapiter par le même couteau. S'il se fait brûler, alors tu te feras brûler sur le même bûché. S'il se fait tuer par un pistolet, alors tu mourras par le même pistolet. Ton âme est liée à la sienne, ta vie et liée à la sienne. Quoi qu'il se passe Rose, tu lui appartiens. C'est vrai que peut-être jour tu le regretteras, peut-être que tu voudras remonter en arrière. Mais pour le moment tu ne fais que profiter, pour le moment c'est ce que tu désires, être avec lui, juste lui et, lui appartenir. Et le jour où tu le regretteras, il te suffira de te souvenir d'aujourd'hui. Il te suffira de ne souvenir des sentiments que tu as maintenant. Alors tu ne le regretteras plus. Comme une mauvaise sensation qui s'en va aussi vite qu'elle est venue, tu ne n'auras plus de regret. Parce que Rose tu es capable d'aimer aussi bien les gentils que les méchant, tu aimes tout le monde. Parce que ce que tu ressens maintenant c'est l'envie de mourir de ses mains temps que tu peux continuer à être avec lui. Parce que tu es, ce genre de fille qui se promet de ne jamais regretter ses actes. Alors que tu étais dans tes rêves, alors que tu ne faisais plus attention à ce qui t'entourait, tu sens quelque chose sur tes lèvres. Quelque chose de doux, quelque chose de chaud. Et le temps que tu te rendes que c'est Jead qui t'embrasse c'était déjà fini.

« Ma chère Rose. Comme tu es cruelle de m'avoir pris ainsi dans tes filets»

Ces mots résonnent dans ta tête. Tu ne comprends pas, quel filet ? Tu ne comprends pas l'effet que tu produis sur lui. Comme Lui ne comprend pas l'effet qu'il te fait. C'est si compliqué et, ta tête n'est plus en mesure de réfléchir après ce baiser. Alors tu ne cherches pas, tu lui dis la première chose qu'il te viens à l'esprit, par instinct.

« « Mon cher Roi. Comme tu es cruel de répondre à tous mes caprices. Mais je resterais tienne, pour l’éternité.»

D'un coup tu te retrouves sur le sol et, il t'embrasse et, il ne s'arrête pas et, tu te laisses faire. Tu profites, tu vis, tu ressens. Puis d'un geste timide tu réponds à ses baisés. Tu balades ta main sur son bras, qui tient ta tête, doucement. Tu le touches enfin, il te touche enfin. Tout est si rapide, tu ressens ce que lui ressent et, inversement. Comme ça tu as l'impression que vous ne formez plus qu'un. Tu as l'impression que tu es la seule à pouvoir le comprendre. Que tu es celle qui le comprend le mieux. Et qu'est-ce que tu aimes cette sensation Rose. Cette situation pourrait être gênante, mais tu n'y fais pas attention. Plus rien autour de toi, n'a de l'importance à part ton cher et tendre roi. Tu ne sais pas si c'est de l'amour, tu ne sais pas si c'est de l'admiration, de l'envie, tu ne sais pas ce que tu ressens pour lui. Mais tu ressens quelque chose et, tu vis ce moment comme un de tes plus précieux. Entre deux baisé dans un murmure tu lui chuchotes un « Tu es Roi »Ta voix était presque inaudible, tu ne sais même pas s'il a entendu, tu avais trop peur de briser ce moment magique pour parler plus fort.
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Jeu 4 Aoû - 20:31



    "Mon cher Roi. Comme tu es cruel de répondre à tous mes caprices. Mais je resterais tienne, pour l’éternité. "


  L'éternité. Tu resteras avec moi jusqu'à ce que je te demande de partir et à ce moment-là, tu le feras comme la bonne petite servante que tu es. Ce serait bête que je te demande de me laisser seul à jamais. L'être humain n'est malheureusement pas fait pour vivre seul, il n'y a qu'à voir tous ces gens qui souffrent d'une solitude qui leur est imposée. Mais est-ce si douloureux si on choisit volontairement la solitude ? Il me faudrait plusieurs vies pour répondre à cette question, un peu comme ce professeur sur lequel a été lancée la malédiction de l'immortalité. Je le plains d'autant plus qu'il doit gérer la classe la plus maboule de l'école pour les heures d'EPS. Il ne le fait évidemment pas et montre un sérieux plus qu'inexistant mais rien que le fait d'être professeur de cette classe force un peu le respect. Ce serait évidemment mieux qu'il les gérait et qu'il les sermonnait sur toutes les bêtises qu'ils font en dehors des heures de cours mais à quoi bon, ils sont totalement ingérables. Je ne comprends pas que je pense à ceci alors que je suis aux côtés de Rose. Je dois être tordu.

  Et ta main se promène sur mon bras. N'est-ce pas magnifique, tu as le droit d'effleurer ma si belle peau. Les personnes qui peuvent faire ceci sont rares. Tu es une chanceuse, petite Rose mais c'est normal vu le don qui t'a été accordé à ta naissance. Le mien est évidemment tellement mieux que le tien mais la chance est utile dans certaines circonstances. Tu pourrais accroître ma fortune en choisissant les bons numéros du loto pour les jouer en ma faveur. Tu pourrais gagner des concours dont les lots me plairait et me les offrir. Tu pourrais avoir la chance que l'on t'offre ce que tu veux à ton anniversaire pour les troquer contre quelques services que je voudrais. Tu pourrais être très utile pour démontrer ma grandeur alors je vais te garder un moment. Tu es comme ces jouets qu'on achète parce qu'ils sont nouveaux et à la mode et que l'on jette pour d'autres produits qui ne dureront pas plus longtemps que les autres. En attendant, tu es ma propriété et personne n'a le droit de jouer avec mes objets. Je t'enfermerai dans un beau coffre incrusté de diamants et ne te sortirai que quand l'envie m'en prendra.

  Je n'ai pas compris les quelques mots que tu as soufflés. Je n'ai pas eu l'idée de te demander de répéter pour être sûr que j'ai correctement entendu. Je ne suis pas roi. Là, je suis Jeadly O'Jersley. Ni plus, ni moins. Je n'ai pas ma couronne de plastique pour montrer que je suis roi. J'ai ma cravate rouge pour montrer que je te suis supérieure avec ton petit ruban vert. Je crois qu'en matière de couleurs, le rouge est le contraire du vert. Suis-je ton contraire ? Non. Cela m'étonnerait beaucoup. Cette règle ne doit pas s'appliquer ici. Aucune règle ne s'applique ici. On ne se moque pas des roux, on ne se moque pas des personnes aux cheveux de couleurs étranges, on ne se moque pas des personnes différentes puisque c'est bien la différence qui nous a tous emmenés dans cet endroit étrange. Évidemment, je me moque de vous mais pas parce que vous êtes différents, juste parce que vous m'êtes inférieurs ce qui n'est vraiment pas la même chose. Mais dans un sens, c'est une différence alors je ne comprends plus rien de ce que je pense. Je vais donc me contenter de me redresser en abandonnant tes lèvres, chère Rose et déposer les miennes sur ton front, comme une superbe bénédiction.

    "Eh bien. Tes cours devraient bientôt recommencer."


  Je n'ai même pas regardé l'heure mais je le sens que j'ai passé trop de temps près de toi alors je me rassieds sur le sofa qui n'attend que moi. Je regarde ma montre à gousset et elle indique l'heure que je voulais voir sur son cadran alors je la récompense en la rangeant doucement. Cet objet est réellement plaisant à afficher quatorze heures quand je le désire. Il m'a donné raison et il avait intérêt sinon j'aurais certainement fait une superbe grimace avant de refermer ma montre avec autant de finesse que lorsqu'un PHY fonce dans un mur et c'est peu dire. Je devrais également retourner suivre des cours qui me sont inutiles assis sur une chaise tout à fait inconfortable et devant écrire sur une table bancale. Normalement, un domestique prendrait ces leçons à ma place pour que je puisse ensuite les brûler sans que personne ne le sache histoire de ne rien apprendre et pouvoir passer plus de temps à penser ou à jouer du violon.

  Mon coude repose sur le dossier et ma tête s'appuie sur celui-ci. On pourrait presque croire que je t'ai oubliée enfin, si j'étais capable d'un tel méfait. Je me contente de regarder à ma gauche en me demandant si tu es partie. Je n'ose pas vérifier que tu es encore là. J'espère que tu es partie mais d'un autre côté, je voudrais que tu restes. Tout est si compliqué. Je me décide à tourner la tête et j'ai l'illusion que tu es toujours présente. Je dois rêver et cela ne me dérange pas. Je ne sais pas si tu t'es relevée, je ne sais même plus si tu as jamais été sur le sol de cette pièce. Je sais juste que j'ai posé ma main sur ta joue en m'étant approché de toi. Je sais que mon pouce la caresse doucement et que je t'ai sorti mon sourire le plus gentil et le plus innocent. Je ne vais pas te le dire, je ne peux pas te le dire ainsi. Il me faut une bonne formulation que je n'ai pas à dire ces horribles mots. Un assemblage de termes qui te fera comprendre ce que je veux que tu comprennes mais qui ne m'obligera pas réellement à le dire.

  J'ai trouvé. C'est magnifique et j'ai déjà lu cette phrase dans une grande œuvre. On pourrait même croire à m'entendre que j'ai un peu de culture littéraire. Et puis je colle mon front sur le tien en écoutant mon cœur battre. Les mots tapent dans ma tête comme si je pensais intensément mais je cherche juste le courage de te le dire. Je n'y arrive pas. Je m'éloigne de toi et je m'allonge sur le sofa, comme si j'allais trouver du courage accroché au plafond. C'est idiot et pourtant j'espère vraiment qu'un brin d'audace me tombe dessus comme par magie juste parce qu'une petite araignée qui aurait tissé sa toile au-dessus de ma tête l'aurait laissé tomber. Je ne trouve décidément pas de courage au plafond alors je me suis rassis. Pourquoi est-ce si compliqué de prononcer un petit assemblage de mots ? L'être humain est tellement insupportable d'autant plus que j'en suis un ce qui rend vraiment cette espèce désagréable. Je crois que je vais le faire. Je te regarde tu sais et j'essaie de préparer ma voix à être plus sûre que ce que je suis.

    "Va, Rose. Je ne te hais point."


  On dirait une scène romantique dans l'un de ces navets à l'eau de rose que l'on vend si bien aux femmes au foyer. Pitoyable. C'est le seul mot qui me vient et qui me demande un si mauvais sentiment de dégoût. Je n'ai pas détourné le regard. Je ne l'ai pas adouci. J'ai juste mon regard habituel qui t'es supérieur. Il te plaît alors je l'ai conservé. Es-tu partie ? Certainement. Toujours est-il que je me suis rallongé sur ce sofa si confortable. Le génie qui a acheté ce meuble a vraiment des goûts de luxe.
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MessageSujet: Re: Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-   Sam 6 Aoû - 16:30

Un rêve. Tout ce que tu venais de vivre n'était-il qu'un rêve ? N'était ce que le fruit de ton imagination ? Une fiction, un souhait, une envie, ce que tu désirais ou ce que Jead désirait. Tu ne sais pas, tu ne comprends pas. Ton cerveau refuse de fonctionner normalement. Seule, par terre, tu n'arrives plus à réfléchir, tu n'arrives plus à utiliser tes connaissances. Cette sensation que tu ressens, ne plus savoir si tu es dans un rêve ou dans la réalité. Confondre fictif et réel. Confondre souhait et action. Confondre ce que tu désirs être et ce que tu es. Ce que tu ressens à l'instant présent, c'est de la confusion, mélangé à de l'impuissance, de l'incompréhension, de la faiblesse. Tu ne sais plus rien. C'est pire que quand tu prends une dose de trop, quand tu te retrouves près d'un coma. C'est pire que quand tu sens ta vie défilée et t'échapper des mains, alors que tu ne faisais que t'amuser. L'état dans lequel tu es à cet instant est similaire à une bonne dose de drogue que tu te serais ingurgitée grâce à une seringue. Tu es pire que ces choutés que tu aperçois tous les jours à Aisling. Tu ne fais plus la différence entre rêve et réalité. Tu ne fais plus la différence entre exister et mourir. Tu ne fais plus la différence entre le passé et le présent. À cet instant Rose tu ressembles à une petite fille perdue, couché sur le sol et, ne pouvant pas se relever. Ecoutes, ton coeur bat la chamade. Mais tu n'arrives pas à l'entendre, tu n'arrives pas à te concentrer pour entendre quoique ce soit. Tu ne vois plus rien. Plus un mot veut sortir de ta bouche, tes yeux refusent de se fermer, de bouger, ils continuent à le fixer. Tu ne comprends pas ce qu'il t'arrive, tu ne contrôles plus rien. Tu ressembles à une tâche laissée à l'abandon. Tu ressembles à une tâche errant entre passé et présent, une si pure et jolie tâche qui ne sait plus où est sa place. Un rêve, une réalité, tu ne sais pas, tu ne sais rien. Ce qui venait de se passer, ce moment court, mais qui a fait virevolter ton coeur, est-il vrai ? Tu es dans la bonne position, mais pas lui. Il est assis sur le canapé, il ne te regarde pas. Pourquoi ? Tu n'arrives plus à mettre les choses dans l'ordre, ton cerveau ne bouge plus, ne fonctionne plus, ne t'obéis plus. Pourtant, tu ne ressens ni tristesse, ni joie, ni peine, ni souffrance. Tu ne ressens qu'un grand vide, accompagné d'une touche de soulagement. Tu ne sais pas si c'est une bonne chose, mais ça ne fait ni du bien, ni du mal. Il ouvre la bouche. Tu essayes de te concentrer pour comprendre ce qu'il va dire. Jead le seul, celui qui te possède.


« Eh bien. Tes cours devraient bientôt recommencer »

Sa voix résonne comme un souffle dans tes oreilles. Tu fais un effort pour réussir à comprendre ce qu'il venait de te dire. Rose, tu es resté un moment les yeux braqués sur lui, comme si tu ne comprenais pas. Il a pu l'interpréter comme une tristesse, une déception, mais ce n'était pas ça. Ce temps que tu as passé à le fixait, il t'a servi à faire fonctionner ce qui te sert de cerveaux. Lentement doucement, il se remet à fonctionner, il se remet à te donner des informations, à te faire comprendre ce que Jead venait de te dire. Une fois que tu enregistres les informations, que sa voix t'a parue claire, une fois que tu t'es souvenue que cette voix t'était familière. Tu as compris, ce n'était pas un rêve. Tu te souviens, certains moments sont flous, mais tu te souviens de cette voix. Maintenant tu sais que si un jour on te faisait perdre la mémoire, cette voix, tu t'en souviendras toujours. Elle est encrée en toi, comme un couteau qui te transpercerait le coeur. Tu ne peux plus y échapper, à ce destin, tu lui appartiens et cela pour toujours. Le regretteras tu ? Peut-être que tu le regrettes déjà, mais tu ne veux pas le savoir. Tu ne veux pas savoir si à ce moment tu as envie de te précipiter vers Near pour qu'il t'efface cet instant de ta mémoire. Ou si simplement tu veux tout garder pour toi, comme un secret que tu seras la seule à savoir.

Ca serait tellement plus simple d'oublier, ça serait tellement plus simple que tout ça fasse partie d'un rêve. Rose, si tu te réveillais maintenant dans ton lit, dans ta chambre. Si maintenant comme tous les matins, tu entendais Betty et Béatrice te criaient dessus parce que tu es en retard. Est-ce que tu te sentirais mieux ? Est-ce que ton coeur serait plus léger ? Est-ce que tu pourrais revoir Jead ? Si tout n'était qu'un rêve, si tu oubliais ce qui venait de se passe, ce contrat que tu venais de passer avec Jeadly, ce contrat sellé par un baisé, te sentirais tu mieux ? Rose, tu as étais imprudente, tu n'as pas réfléchi, tu as agi par instinct, cet instinct dont tu étais si fière. Tes sentiments prennent toujours le dessus sur toi, tu ne te contrôles pas. Mais cette fois ça sera différent. Cette fois tout changera, tu ne veux pas que ça continue ainsi. Rose soit forte, assez pour changer les choses, pour être une bonne servante.

Il t'en a fallu du temps pour reprendre tes esprits, Rose. Il t'en a fallu du temps, pour comprendre que ce n'était pas un rêve, pour comprendre ce que tu venais de faire, pour comprendre que tu ne regrettais rien. En tout cas pour te persuader de ne rien regretter. Maintenant tu vivras ainsi, tu vivras avec lui, pour lui. Et tu mourras avec lui, pour lui. Est-ce une fatalité ? Un moyen de vous détruire tous les deux, petit à petit ? Tu n'en sais rien et, tu n'es vraiment pas d'humeur à débattre sur le genre de relation que vous possédez maintenant. Doucement, prudemment, tu te relèves. Tes jambes t'obéissent, tu as retrouvé le contrôle de ton corps Rose, tu peux maintenant partir. Mais pour partir où ? C'est bizarre, tu pensais que passer ta vie à servir Jead te ferais être heureuse. Savoir que tu lui est utile devrait te rendre le sourire, pourtant tu ne ressens rien de bon en toi. C'est comme si à la place de ton coeur on y avait mis un troue. C'est comme si on t'avait arraché le coeur et, qu'on avait oublié te remplir le vide qu'il y avait maintenant. As-tu fais une erreur dans tes sentiments ? Non ce n'est pas ça, car ce vide ne te fait pas mal. Tu sais que quelqu'un pourra un jour le remplir. Peut-être que tu es devenue avide d'amour maintenant ? Jead t'a offert ce que tu désirais, maintenant tu en veux plus. C'est comme le fruit défendu, une fois qu'on y a touché on ne peut s'empêcher d'en vouloir encore, encore plus. C'est un contre cout de ce bonheur auquel tu as enfin eu le droit. C'est comme avec ton don.

Que tu es chanceuse Rose. Il ne t'arrivera rien de mal, tu as de la chance. Tu n'auras jamais d'accident, tu gagnes facilement aux jeux. Mais cette chance à laquelle tu es maintenant habitué te fait souffrir. Maintenant tu en attends toujours plus, maintenant tu en veux toujours plus. Mais tu le sais, un jour elle ne pourra plus te satisfaire, un jour tu seras coincée à vouloir quelque chose que tu ne pourras avoir. Cela a toujours été comme ça. La lute pour le pouvoir se finira toujours par un bain de sang, par de la déception et, petit à petit tu sombreras dans la folie. Cette folie destructrice parce que tu ne pourras plus avoir ce que tu veux. Et le jour, où ton don te laissera tomber, où tu ne le contrôleras plus. Tu te sentiras encore plus perdu que maintenant Rose. Tu auras peur, tu voudras te réfugier quelque part. Tu iras voir Leif pour qu'il t'aide, mais il n'en fera rien. Sans ton don tu ne lui aies plus utile. Tu iras voir Jead, mais il n'en fera rien, car une servante défectueuse ne lui sera pas utile. Alors tu t'efforces de tout cacher en toi. Jamais plus tu veux paraître faible, parce que tu es une poupée qu'on jette à la moindre imperfection, tu ne peux te le permettre. Que la vie est injuste, mais ça te va Rose, car vivre ainsi ne te dérange pas. Un jour te sera bien plus forte, un jour te sera bien meilleur ce jour tu renaîtras de tes cendres comme un phoenix et tu vivras comme bon te semble. Mais en attendant ce jour, tu as besoin des autres alors tu restes Rose. Jusqu'au jour où Rosalie refera surface tu resteras la petite Rose.

« Va, Rose. Je ne te hais point »

Ses mots t'ont enfin atteint. Ils résonnent comme un souvenir douloureux. Maintenant tu regardes Jead avec de gros yeux. Sait-il qu'il vient de te planter un couteau dans le coeur? Sait-il qu'il vient d'agrandir le trou qui te sert maintenant de coeur ? Sûrement pas, pourtant, ce qu'il vient de te dire, reflète ta vie. Cette phrase reflète Rosalie. Rosalie et sa haine, Rosalie et sa tristesse, Rosalie et son dégoût pour ses parents, Rosalie et sa vie d'avant. Ces mots tu ne les comprends que trop bien, tu les as dit temps de fois auparavant. Tu t'entends encore crier à tes parentes. « Allez vous en, je ne vous déteste point, je vous hais ». Tu entends ta colère, tu entends ta souffrance résonner dans ton coeur. Le trou qui, s'est formé se referme petit à petit, par la colère, par la haine, par la souffrance. Ce n'est pas ce que tu voulais, mais tu n'y peux rien. Puis tu entends Rose. Tu entends Rose et son pardon, Rose et sa gentillesse, Rose et son sourire. Tu entends Rose crier à son père. « Part, je ne te hais point ». Le pardon que tu lui as accordé, le jour de ta rentrée à Aisling. Et petit à petit le trou se referme par ton pardon, ta gentillesse, ta joie. Ces mots, ce sont ceux du pardon, de la paix. Alors, tu souris, tu lèves les yeux. La pièce paraît maintenant plus éclairée. L'odeur des pâtes laissées dans la cuisine est partie. Tu n'as pas tout rangé, tant pis Jead devra s'en charger. Ton coeur c'est apaisé, il est maintenant plus léger. Qui aurait cru qu'il suffise de cette phrase pour te faire oublier tes regrets et tes doutes, tu es si simple et complexe Rose. Doucement, après un dernier regard autour de toi, un dernier regard sur Jead tu te diriges vers la sortie. Tes pas résonnent dans tout le château, comme la première fois où tu es apparue. Pourtant, tout à changer, en l'espace de moins d'une heure tout à changer. Tu te diriges doucement vers la sortie, ta jupe volant au grès du vers. Enfin te revoie le soleil, tu sens le vent sur ta peau. Et doucement tu te diriges vers les cours. Tu ne lui as rien dit, tu ne lui as pas adressé un mot, mais tu le sais. Qu'il a compris tes sentiments, alors ça te va. Reprenant petit à petit la réalité, tu regardes ta montre.

« « Et merde je suis en retard, je vais le faire tuer. AAAH VITE…. J’ai cour où déjà ? A OUI FAUT QUE JE ME GROUILLE »

La vie reprend son cours. Rose tu redeviens Rose, tu n'es plus cette servante, qui se plie aux ordres de son chef. Rose, tu redeviens cette petite fille timide, mais mignonne, poupée, mais qui rigole pour un rien. Comme si ce qui venait de ce passé n'était qu'une pose dans le temps, tout redevient normal. Et tu cours, à toute jambe vers ta salle de cours, sans même prendre la peine de te retourner. Mais secrètement tu te demandes, si de son château Jead te regarde à travers une fenêtre.

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Tournent les violons au rythme des pinceaux. PV - Jeadly-

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