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 Ça s'passe à l'arrière d'une Merco Benz ▬ Harley

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Date d'inscription : 19/03/2011
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It's a kind of magic.
Age du personnage : 16 ans
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MessageSujet: Ça s'passe à l'arrière d'une Merco Benz ▬ Harley   Ven 17 Juin - 21:28

(Mais en fait pas vraiment.)
    J'utilise la rétrovision, mais pas tout à fait pour faire un flash-back,
    plutôt pour aller squatter un souvenir. Je sais pas si c'est possible,
    j'espère que oui, et sinon, REVOLUTION.



Ondule comme un ver de terre
Et jette-moi dans les yeux
Ton regard de panthère


    Si dans à peu près cinq mois, le squatter embryonnaire que se promenait Peggy en permanence se révélait être plutôt typé indien plutôt qu'aussi pâle que le cul Louisianais du prétendu père, outre que cela lui aurait enlevé une épine du pied, la jeune mère n'en aurait pas été plus étonnée que ça. Ah, oui, c'était du joli. À cause de ça, elle en était arrivée à se fantasmer un passé relativement condensé de Marie-couche-toi-là pour même espérer pouvoir donner un peu de crédit à cette récente lubie, et ce n'était pas si difficile. Des garçons, il y en avait eu. Des aventures d'adolescentes sans trop de romantisme, plutôt réparties sur à peu près deux ans. La plupart du temps, elle finissait par appeler ça des conneries, elle en soupirait des semaines et en riait quelques mois après ; c'était parfois plus ridicule qu'autre chose d'avoir à gérer les cas de figure qu'avaient été ces nuits-là.

    Parce qu'il fallait le dire, des cas de figure – ou « cas » tout courts – plutôt spaces, elle en avait connu plus que de mesure. Il fallait aussi dire qu'elle n'était pas tout à fait normale Peggy, pas tout à fait fraiche pendant les soirées, pas tout à fait bien dans sa peau avec ses tailles de jean qu'elle préférait taire. Si l'espace d'une soirée, d'une semaine ou plus alors elle pouvait se sentir différemment, elle voulait bien se montrer un peu moins difficiles sur les critères de sélection de ses boyfriends – pour finir par prendre le pire de tous pour procréation accidentelle. Bref, avec Preggy, un peu de drague, un peu d'insistance, un peu de promesses qu'elle donnait l'impression de croire quand son sourire la trahissait, et techniquement, elle n'aurait pas résisté si longtemps que ça. À moins que le spécimen ne soit carrément assez rebutant pour que, même en prenant en considération ses hanches, son ventre et autre, elle ait tout de même quelques retours d'égo. Il en fallait toujours, heureusement. Jusque là, il y avait toujours eu des garçons pour ce genre de filles.
    Après tout, il y en avait toujours quelqu'un, n'importe qui pour la trouver à son goût, car elle avait au moins le don de trouver quelque chose à son goût chez n'importe qui.

    À Aisling, n'en parlons pas. C'était une toute nouvelle population à assimiler, elle qui avait déjà eu du mal à saisir les noms du quart de sa promo. En plus, les surnoms ici devenaient difficiles, si on ne pouvait pas appeler un roux le roux sans que ses quatre-cent cinquante confrères ne se retournent avec lui. À part ça. À part ça elle avait l'air d'être passée en mode vibreur, tant elle gloussait à la moindre conversation avec certains personnages du coin, ce qui devait arriver et arrivait la plupart du temps : quand on est la seule fille de seize ans en cloque du coin, on devient le nouveau roux.
    Quand les repères foutaient le camp parmi les rangs, autant essayer de s'en trouver quelques uns parmi les lieux de sa nouvelle résidence ; quand on était de Stallone, on craignait dégun, comme ils disaient. Dans la légende, il était même dit qu'en cas de perte dans les couloirs, il valait mieux, comme à San Francisco, se balader avec une lampe torche, une couverture de survie, un casque, des bougies et du feu, une trousse de secours, un téléphone et trois gallons d'eau, savait-on jamais combien de temps vous pouviez y rester.
    Mais comme à San Francisco, c'était trop chiant, alors personne ne le faisait.

    Nul n'était plus adapté pour découvrir toutes les pièces de l'école que quelqu'un qui puisse comprendre sa douleur tout en, avec un peu d'espoir, ayant la connaissance honorable des recoins du bâtiments. Maintes fois elle avait donc kidnappé Harley pour qu'elle puisse un peu se la jouer guide du routard. Les salles d'ici, les salles spéciales du moins, ressemblaient pour la plupart à des déclinaisons de celles qu'elles avaient pu trouver dans leur contrée lointaine et pas si retirée. L'anachronisme, la salle des saisons, tout ça ne la dépaysait pas plus que ça, du moins pas plus que ne l'avait fait le bateau SPE – avec toute la place disponible chez eux, comment se faisait-il qu'ils n'aient pas droit à leur mer personnelle eux aussi ? Ceci dit elle ne l'avait peut-être jamais trouvée – ou autres facéties. Le principe restait en gros le même.
    Du coup, ce jour-là, elle s'attendait bien à tomber sur cette salle précise qu'était la rétrovision. Pendant les premiers jours de cours on lui avait bien fait tout un blabla récapitulatif concernant le fonctionnement de cette pièce qu'elle avait écouté d'une oreille, et à Aisling, elle se trouvait à un étage dans lequel on était pas censés circuler plus que ça.
    Associons donc fonctionnement étrange et accès déconseillé, il était donc normal que Peggy finisse par en pousser la porte, tout en sachant qu'elle n'aurait aucun contrôle sur ce qu'elle y trouverait derrière. Ce serait un souvenir, comme ça, de la première entrée, et puis démmerde toi avec.

    C'est ainsi qu'Harley et elle-même avaient fini par prendre possession de l'avant d'une voiture bon marché relativement bien entretenue pour autant. Les pieds de la rousse et ses fidèles bottes sur le tableau de bord. Une musique qui résonnait en fond et que l'on discernait bien à travers les fenêtres ouvertes. Un été donc, sans doutes.
    Sans aucun doute, en fait. Elle s'en souvenait plutôt bien de cet été-là, lui aussi elle en riait. Jetant un coup d'oeil à la cubaine qui inspectait quels disques du possesseur anonyme de l'El Camino, Peggy essaya de se rappeler jusqu'à quand ce parking improvisé allait rester désert – il devait être à peine être neuf heures, elles avaient encore du temps à perdre ici. Elle vint naturellement fouiller dans le boitier près du frein à main pour en tirer un paquet de chewing-gum dans lequel elle se servit, comme si se dose gomme lui était nécessaire pour pouvoir enfin parler.

    ▬ Cherche pas il écoute globalement de la merde.


    En contre-bas de la colline où elles étaient garées, les basses marquaient des rythmes qui leur auraient sans doutes bien plu, tant qu'elle pouvait encore danser sans qu'une équipe de vingt-cinq adolescents ne se réunissent autour d'elle de peur d'une fausse couche. Elle sourit à Harley en y pensant.

    ▬ Je te proposerai bien de descendre shaker ton booty en bas, mais on risque de m'y croiser.
    Ses doigts virent jouer avec la matière élastique qu'elle mâchonnait avant de la rendre à ses incisives. D'ailleurs je vais monter d'ici deux heures.

    Après quelques cocktails maison et bières qui trainaient. Avec un châtain, un pas trop grand, un pas trop moche et une haleine de chlorophylle qui devait avoir un nom qu'elle avait plutôt honte de ne pas se rappeler tout à fait.
    Sans y accorder un regard, elle pointa la banquette arrière.

    ▬ Et ma première fois à l'arrière d'une voiture était plutôt ridicule. Alors je vais pas pouvoir m'empêcher de me donner des conseils, ce qui serait pas terrible je pense. Tu crois que je pourrais créer une distorsion temporelle ou quoi ?

    Elle ricana. Cette foutue salle avait bien fait sa salope, on était d'accord. D'autant qu'elle n'avait donc pas vraiment d'idée sur son mode d'emploi, comment en sortir, combien de temps ça durait, et qu'elle n'était pas entrée avec la bonne nana pour pouvoir choisir son souvenir précis.
    Et ainsi, superbe, il fallait qu'elles aient atterri là. Si, au demeurant, le tout pouvait être un peu drôle, cela n'ajoutait qu'un peu plus à son désespoir émotionnel et assez hormonal et adolescent, un cocktail plutôt relevé qu'elle avait l'habitude de gémir sous formes « ces garçooons, c'est tous des cooons. »

    ▬ Techniquement y'a un paquet neuf de capotes dans la boite à gants. À condition d'en laisser une pour le bien de la moi du passé, on peut faire des ballons avec le reste ?

    Alors que elle, tout de suite, c'était différent, hein.

C'est comme un trou intemporel, bouge ton corps de femelle

_________________
Life is just blah blah blah.
We hope for blah, and sometimes you find it but most of the time it's blah and we're waiting for blah. And hoping you were right about the blahs you made and, just when you think you got the all the blah damn thing, and when you're surounded by the ones you blah, death show up. And blah, blah blah.
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