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 Do me a Favour • Pix

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It's a kind of magic.
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MessageSujet: Do me a Favour • Pix   Mer 1 Déc - 14:37




« Well oh they might wear classic Reeboks or knackered Converse or tracky bottoms tucked in socks but all of that's what the point is not the point's that there is no romance around there. »
A Certain Romance • Arctic Monkeys



Il fallait croire que cela allait devenir une habitude. C’en était risible à un point qu’il ne pouvait même pas s’empêcher de rire jaune. Accoudé au comptoir du bar – son bar maintenant, les bars étaient tous les mêmes de toute façon, on retrouvait le schéma habituel, la panoplie de personnages récurrents – il jeta un morne coup d’œil à la salle. Il y avait la bande de gamins à peine sortis de l’enfance qui testait leur résistance à l’alcool en buvant verre sur verre, le type bourré dès 20 heures en fond de salle, le couple qui s’engueule en chuchotant agressivement, le rire gras d’un des deux amis qui se sont retrouvés ici, et le gars au comptoir qui finit inlassablement son verre. Désespérément seul. En l’occurrence, Perceval.
Percy qui devait avoir quelque chose comme un très mauvais karma.
Se faire plaquer une première fois, de la façon la plus violente et cruelle qui soit sans un mot ni une excuse entachait déjà gravement son égo. Ca faisait mal. Ca restait gravait longtemps. Très longtemps. Surtout quand la concernée disparaissait brutalement du jour au lendemain sans qu’on puisse trouve le moindre reproche à se faire. Mais on finissait par passer à autre chose, on s’intéressait à d’autres personnes et on oubliait. Ou du moins, on essayait. Et, fait étrange, cela lui revenait parfois en pleine gueule lorsqu’il se trouvait dans ce genre de situation.
Ce n’était même pas un rencard pourtant. Juste une soirée entre deux amis. Elle le trouvait drôle, il la trouvait sympa, elle lui avait proposé de se retrouver au pub irlandais chez Kate pour boire un verre tranquillement. Point barre. Okay, peut être que ca ressemblait un peu à un rencard. Mais franchement, n’importe quelle demoiselle un tant soit peu lucide ne pouvait décemment pas imaginer prendre ce grand abruti comme copain. Inimaginable. Alors ce n’était qu’une soirée tranquille. Entre deux amis. Voila.

Au moins celle-ci avait pris le temps de lui envoyer un messager pour le prévenir.
« J’ai oublié un devoir de russe super important à faire pour demain, je ne peux pas venir ce soir, excuse moi, mais on remet ca, hein ? »
Et pan, dans ta gueule.
Elle aurait au moins pu trouver une excuse potable, quoi.
Mais on remet ca, hein ?
Bien sur. Quand tu veux même. Mais il ne savait pourquoi, il se doutait qu’elle allait soudainement trouver une ribambelle de choses trèèès importantes à devoir absolument faire dès qu’il lui en reparlerait.

Les femmes étaient toutes les mêmes. Superficielles, égoïstes et nombrilistes au possible. Pourquoi s’acharner à les aimer, ces choses ingrates. Elles ne leurs rendront jamais. Tout ca n’était que foutaises. Foutaises, foutaises.
Autant virer de bord, au moins il y aurait moins de surprise de ce coté ci. Oui mais. Comment résister au charme d’un sourire d’une ravissante demoiselle, Perceval se le demandait. Si mignon, si plein de vie, n’appelant qu’aux sentiments les plus nobles. Il n’y avait pas d’autres solutions qu’être inlassablement attiré par le regard volupté d’une blonde aux courbes luxurieuses. Ou à son décolleté plongeant.
Alors il fallait faire avec. Et espérer, encore et toujours.

Soupirant une nouvelle fois en tournant son verre entre ses doigts, Perceval se décida enfin à bouger du comptoir dans un élan de regain soudain. S’il continuait comme ca, il savait comment cela allait se finir. Ou du moins, Kate lui raconterait tout le lendemain matin par un messager volant plus agressif que jamais.
Oui, il fallait bouger. Et vite. Faire n’importe quoi, dire n’importe quoi, pourvu que cela l’empêche de penser.
Il faut terminer son verre d’un trait, balancer un billet sur le comptoir, sortir à toute bringue sous les regards surpris des autres clients, pourtant tous aussi risibles que lui. Et s’accrocher à la première chose en vue, agacer la première personne croisée, s’occuper par de futiles idioties. Encore et toujours.

Et c’est une tête connue qui se trouve être le premier visage salvateur.
Un sourire se dessine. Oh oui, il ne pouvait pas mieux tomber pour se distraire.
Il doit avoir l’air pitoyable. L’air hagard, les cheveux en bataille, la dégaine d’un ivrogne. Mais il sourit. Car il l’a trouvé.

▬ Wollie Wollie, mais que fais-tu la, chère Wollie ? Tu es perdue ? Tu cherches quelqu’un, quelque chose ? Tu t’ennuies ? Je peux t’aider peut être ? Ca fait longtemps que je ne t’avais plus vu tu sais tu m’as manqué. Viens, je t’emmène quelque part pour fêter nos retrouvailles, ne refuse pas je t’invite. Allons manger ici !

Il pointa un endroit au hasard, trop occupé à la noyer de questions et paroles dénuées de sens et sourire bêtement.
Il ne l’avait pas perdu depuis longtemps. La veille même, en la voyant aux prises avec des premières années au détour d’un couloir, il avait trouvé très amusant de hurler « WOLLIE CHERIE ON VOIT TA CULOTTE » avant de détaler aussi vite que possible. Comme le bon crétin qu’il était. Si elle lui en voulait ? Il s’en fichait. Il trouverait tout de même un moyen pour la faire rentrer dans ce restaurant avec lui. D’ailleurs, quel restaurant avait-il choisi déjà ?

En se retournant pour répondre à cette question, Perceval se trouva encore plus stupide que d’habitude.
Le 505. Il avait toujours trouvé que ce nom faisait très chambre d’hôtel. On ne trouvait pas plus cher, plus bourgeois et plus distingué. Autant dire qu’ils allaient faire encore plus tache que d’habitude. Surtout avec leurs allures respectives.


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MessageSujet: Re: Do me a Favour • Pix   Jeu 28 Avr - 22:19


Si les femmes étaient des créatures inhumaines et ingrates, les hommes étaient des êtres stupides et puants. Il fallait très nettement avouer que le grade de représentant ne donnait pas soudainement un sex-appeal envoûtant du jour au lendemain. Au contraire, le taux d'inflation de râteaux était devenu plus important et traversait une période de croissance exponentielle, de quoi pour réjouir les businessmen de ratoland. Ils devaient se frotter les mains en regardant dans leur petite télévision ratoréglée les pires déceptions amoureuses qui se passent généralement chez les adolescents, animaux particulièrement cruels entre eux. Qui se passent généralement aussi en Irlande. A Aisling. Heureusement qu'il y avait quelques spécimens pour rehausser le niveau des maillons faibles, ou alors étaient-ce eux qui recevaient la part d'aventure amoureuse des losers.
Or les losers, par définition, perdent. Et que ce soit une erreur de calcul ou pas, ils perdront. C'est inscrit dans leur allèle loser.
Il était donc écrit dans ce fameux allèle qu'une certaine brune inattentive qui s'en voyait fort bien possédée allait se prendre de plein fouet un cuistot pressé. Qui tenait un grand bac d'huile à bout de bras. Qui glisse. Et qui tombe sur cette brune-là dont le sms ne partira jamais.

Il lui semblait encore puer l'huile quand elle quitte l'école pour s'aérer un peu. Elle se renifle régulièrement et à priori ne sent que l'odeur excessive de tous les parfums d'Océane, Scarlett, Megumi, Mohsen réunis, tous les gels douche savons shampoings possibles, mais la puanteur de la graisse est incrustée dans son nez. Glamour. Elle passe à côté des chiens exprès pour voir s'il la suivent. Et s'ils la suivent, elle ira se terrer dans les cachots avec Morrigan pour trois mois sans manger ni boire. Mais les chiens ne la suivent pas. Ils dorment.
C'est au moment où elle passe une nouvelle fois son nez sur sa veste que Perceval choisit de l'interpeller sauvagement. Elle pousse alors un cri, craignant qu'un nouvel océan d'huile tiède se renverse sur elle telles les chutes de Niagara.
Elle pousse alors un deuxième glapissement pour vérifier si on voit sa culotte – non non son jean est tout à fait opaque. Comme la veille où elle a bêtement mis sa main sur l'endroit pour arranger son bas à cause de Perceval. (Notons que c'est elle qui détient le pouvoir de persuasion, hein.)

    < (...) Viens je t'emmène quelque part pour fêter nos retrouvailles, ne refuse pas je t'invite. Allons manger ici ! >
    < ... Tu. Tu veux me droguer ? M'endormir ? Abuser de mon corps ? Je euh- je ne boirai rien. Mais j'ai la dalle. Mais la drogue, non, hein. >

Parce que, faire confiance en Perceval, qui là sentait l'alcool et avait un regard de pédophile en manque, c'était absurde. D'ailleurs, elle ne se retient pas de le lui faire remarquer.

    < Tu pues la bière. >

Et elle le pousse affectueusement devant le ...gars qui dirige les gens vers les tables de restaurant. Le métier de ce gars avait-il un nom particulier ? ... Nous allons dire grincheux-réceptionniste. Le grincheux-réceptionniste leur lance un regard trèès sceptique et semble affronter une lourde difficulté pour ouvrir sa bouche et daigner les accueillir. Elle voit ses narines se dilater un peu. Il vérifie aussi l'odeur de la bière. Elle sent qu'il n'ose pas leur demander s'ils ont les moyens de payer. D'ailleurs, elle balaye la salle du regard et le tourne vers Clydwyn. Tu pourras lui payer ces beaux rideaux en velours, ces tapisseries aux murs, ces beaux grands lustres, ces nappes brodées, à cette petite qui n'a connu que des défaites, Percy ?


    < Deux personnes, monsieur, s'il vous plaît. >

Et elle se dandine comme une enfant, grincheux-réceptionniste a un mouvement de lèvre, attention, il va céder, attention... Elle sourit, coup fatal, il va cédeeer. Elle le sent se détendre son rythme cardiaque ralentit, attention, tous attentifs...

    < A gauche, là-bas. >

Il SOURIT. Grincheux-réceptionniste sourit. Peut-être qu'il a aimé la tête de beau gosse de Perceval. On ne sait jamais. Peut-être qu'il a aimé le collant à rayures de Wolle. Ca existe des gens comme ça. Peut-être qu'il a aimé, hm, leurs jeans. L'odeur de Percy. Il doit être gay. Il a dû aimer les sublimes dents de Percy. Les cheveux de Wolle. Les lacets de Percy. Les chaussures vertes de Wolle.
Non en fait, elle a juste utilisé son pouvoir.

La table dressée lui fait peur. Et en fait, elle se rend compte en s'asseyant en face de Perceval, ça ressemble sacrément à. Un dîner aux chandelles. Ce à quoi elle n'avait pas pensé lui vient en pleine face. Comme un punching-ball. Sauf qu'elle n'a jamais frappé dedans. Mais ça fait aussi partie de l'allèle loser. Non parce qu'être avec Perceval n'était pas désagréable. ... Aaaarg.

    < Percy. Euh. Prouve-moi que tu n'es pas soûl. >

Elle ouvre distraitement le menu sans regarder. Elle regarde juste à travers les lunettes du physique. L'inquiétude vient toujours après tout chez Wolle. Mélangée à l'euphorie du moment. Elle sourit maladroitement.

    < Et que tu ne fais pas ça par dépit.>

Ses mots la surprennent elle-même. L'Allemande n'a jamais voulu être sérieuse et se trouve bête. Elle se cache dans son menu et feuillette sans lire, exactement comme une adolescente qui essaie d'oublier sa question bête. Mais avec Perceval, on ne se prenait jamais la tête. Et c'est ça qu'elle aimait.

    < Tu me choisis mon plat ? J'ai peur de prendre le pire truc du menu. >

Ils pouvaient se perdre dans les champs de maïs dans la nuit, savonner les escaliers, renverser les fourchettes, vernir les ongles de Lancelot, jouer sur un toboggan plus petit que lui, souffler des bulles, manger des meringues, raconter des blagues pas drôles, essayer de se maquiller et de danser sur de la musique expérimentale, personne n'avait honte. Elle n'avait peur de rien avec le grand brun. Parce que deux allèles losers s'annulent.
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