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 Oh, Santa • Noël à Aisling

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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Jeu 2 Déc - 19:51

Comment dire.
Mon cher Karlstrøm, penses-tu que ce genre de petit, vil, et futile détail m'importe ? Tout le monde ne peut pas choir à ton niveau, essaye de t'en rappeler parfois Même si je conçois que cet effort doit être dur pour toi et l'étroitesse de ton cerveau. Soit. Mais j'aime le fait que tu admettes enfin que j'ai le dessus sur toi.
Et Sam s'appelle comme je veux d'abord. Non Miru, tu n'as pas ton mot à dire.
Edit C : Considérant le dossier que j'ai sur toi, si un petit peu ? ♥

Edit B : QUEL DOSSIER ? T'AS RIEN, NADA JE PROTESTE.

Les MPs sont en cours d'envoi, ils ne devraient plus tarder à arriver dans vos boites ~

Oh, sauf le tien, larbin. Évidemment. (et sinon, le 31, c'est toujours bon ? /court)
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Ven 3 Déc - 22:57

DP pour prévenir que normalement tout le monde sait à qui offrir son cadeau de Noël, et si ce n'est pas le cas, vous avez le droit de venir m'insulter par MP

Edit : Oh, et vous avez bien évidemment le droit d'ajouter ce que vous voulez en complément qui sera posté en même temps, et question mise en page le tout est libre, je me contenterai d'un simple copier/coller ~
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:23


    Avant toutes choses, je m'excuse auprès de Sheina et Poppy, car les personnes qui devaient vous donner vos OS, à savoir Michi et Taz, ne les ont pas rendu (et ne m'ont pas donné les raisons ou même excusés, bref) et j'ai déjà assez attendus pour recevoir les dernières participations. Pardon é__è (Bien que ca ne vaut pas un Secret Santa, je vous ai fait des avatars que je vais bientôt poster)
    Merci aux autres de s'être prêté au jeu, j'espère que tout le monde a pris plaisir à écrire et je vous laisse maintenant découvrir vos cadeaux fufufu.




De Sheina à Ireth


        Neve carminio che cancella anni...

      Peut être il y avait-il un temps où elle aimait encore Noel. Où le corps de maman, que les crises et l’anxiété n’avaient pas encore rongées, l’enserrait prêt du feu, lui racontant des histoires, lui peignant par ses mots l’enfant que seule la paille enveloppe, l’image de l’étoile la plus brillante du ciel guidant les rois portant leurs luxueux présents, à présent remplacée par la trainée du vieux bonhomme dont le traineau fend les airs, dans un tableau digne d’une scène de bonheur familial des plus clichés. Peut être y avait-il eu un temps où elle aimait encore Noel. Difficile de se souvenir quand la haine et le dégout tourbillonnent.

      Noel quel merde…

      Avec agacement ses yeux se sont ouverts, chassant son esprit encore embrumé par les affres d’une récente migraine d’un sommeil à peine réparateur. Avec agacement ses yeux s’ouvrent, agression que cette lumière qui pénètre ses rétines, que ce monde que ses sens lui renvoient à la figure. Noel. Aujourd’hui une fête a été préparée pour les élèves avant que ceux-ci ne partent en vacances. Aujourd’hui faudrait-il feindre la douceur et la générosité, aujourd’hui faudrait-il s’émerveiller devant le sapin installé pour l’occasion, les brillants des papiers cadeaux, les guirlandes sur les rambardes, les boules colorées accrochées aux lustres, tout ce luxe artificiel qui papillonne, aujourd’hui faudrait-il être heureux parce que le monde en a décidé ainsi.

      Noel, je te hais, je t’exècre, je te débecte, je te crache à la figure, je gerbe sur tes volées de bons sentiments. Je piétine le rôle qu’il faudrait que je joue, je rie au nez des cadeaux que l’on ne m’offrira pas, générosité, laisse moi donc rire, et qu’est ce donc que ces présents là qu’ils préparent en comptant chaque centime, dans le seul espoir d’en recevoir en retour… Quelle fête d’égueulasse, quelle célébration stupide, tout cela pour des histoires oubliées remplacée par un vieux bonhomme obèse et rouge posant dans les catalogues de jouets. Noel, je te piétine, je t’écrase, je te fais pulpe, j’arrache tes guirlandes et tes autours, j’aimerais mettre feu à tes sapins dans l’espoir de les voir crever eux aussi dans l’océan dans flammes qui ponctuera leur ronde de cris d’agonie, pour que tu voies comme je me fous de toi, comme je me moque de tes préceptes…
      Quelle merde.


      Colère qui fulmine tandis qu’elle s’habille, une robe noire comme à son habitude, ceci sera un jour comme un autre, hors de question de sortir ses plus beaux tissus, hors de question de les rejoindre dans cette célébration de pacotille, elle sera noire, elle sera ombre, tandis que son rire se perdra au milieu des chants et des cris de joie, elle sera noire tandis qu’elle s’imaginera crachant sur les papiers cadeaux, brisant les boules de verre, parsemant le sol d’éclats carmins tranchants, elle sera noire, elle sera mépris, elle sera silence, elle sera déni.

      Un sourire a franchit mes lèvres quand je l’ai vue. Déposée au pied de la porte, accompagnée d’un bout de feuille arrachée, où le mot Rose avait été griffonné. Et j’ai sourit. Doucement, sarcastiquement, tandis que je l’ai soulevé. Il n’y avait bien qu’une personne pour préférer la douceur d’un lambeau de kimono arraché au brillant artificiel des papiers cadeaux, pour se contenter d’une offrande aussi discrète… Sourire. Même elle.

      Doucement ses mains ont défait le tissu, tandis que le brillant de la boule de verre rouge a agressé ses rétines, que le contact froid de celle-ci a caressé ses paumes. Un instant, elle soupèse la boule au creux de sa paume, une simple décoration de Noel, d’un rouge vif, brillant, qui glisse au creux de ses doigts, une sphère qu’un simple choc suffirait à briser, fragile, si fragile, dont le rouge submerge pourtant, dont le rouge inonde, rouge, comme cette couleur qui te fascine tant Lucie, rouge sang que les ongles s’enfonçant dans la chair aimeraient faire couler, rouge artificiel qui déchire les teintes blanchâtres de l’hiver, toi aussi Lucie, toi aussi…

      J’ai toujours pensé que la liberté était rougeoyante. Ni bleue, comme un ciel sans limite, ni blanche, comme les ailes qu’une colombe déploie, non rouge, d’un rouge véritable, couleur de sang, de rage, un rouge qui brule et qui déchire, qui palpite comme la haine, défigurant leur visages, caressant, ouvrant la chair, arrachant les cœurs. Le rouge c’est la vie, les émotions véritables, c’est une couleur qui vibre sans se soucier de ce que les autres lui dictent. Oui, la liberté ne peut qu’être carmine.

      Doucement sa main caresse le cadeau, profitant du pouvoir qu’elle détient soudainement sur l’objet, il suffirait que l’étreinte de ses doigts se relâche, il suffirait d’un seul geste, d’une pression qui s’enfuit, d’un doigt qui glisse, et le voila dévoré par l’apesanteur, brisé en tant d’éclats coupants sur le sol, coupant comme la haine, coupant comme la rage, sur lesquels elle s’entaillerait les doigts. Mais non, ses doigts ne se relâcheront pas, du moins pas pour l’instant, tandis que doucement, elle repousse la porte de la chambre et range délicatement le cadeau au creux d’un tiroir, dans un coin où Colombe ne le trouvera pas. Plus tard, dans un élan de rage la lancera t’elle contre un mur, fort, fort, fort, est ce donc la un cœur qui se brise ? Peut être la laissera t’elle là, songeant avec amusement à la silhouette ayant déchiré l’obscurité du dortoir endormit pour venir déposer ce cadeau là.


      Et que crois-tu donc m’offrir par ce présent ? Que recherches-tu tendre idiote ? Ma sympathie ? Ma reconnaissance ? Est-ce une sorte de remerciement idiot ? Lucie, naïve Lucie, que tu me déçois. J’aurais voulut ta haine, j’aurais voulut que tu me crache au visage comme je crache aux leurs, comme je cracherais au tien, j’aurais voulut que tu brule, te voir te consumer dans une ultime danse au milieu du feu glacé qui t’anime ! Je me moque bien de toi, de vous, et de vos attentions esquissées. Oh Lucie, moi j’aurais voulut m’incruster au creux de ta tète, l’infecter de mots cruels, de mots qui ne bercent que pour rendre la claque du réveil plus dure, de mots venimeux, de ceux qui te perdront, plutôt que d’arracher avec violence les beaux vêtements qui te recouvrent, oh ta chute pourrait être si douce. Et aux diables les belles intentions, crois-tu donc pouvoir obtenir mon amitié, me crois-tu donc aussi faible qu’eux ?
      Celle-ci m’amuse pourtant.

      ... mescolati disprezzo e divertimento.


De Ireth à Vanya

Enveloppé dans son épais manteau, il regarde à droite, à gauche, le regard interrogateur, une question raisonnant dans sa tête, et tournant encore et encore, l'empêchant de raisonner correctement : où est-il tombé ? Ici, tout est blanc. Cela ressemble à une immense plaine, vide et blanche, froide et silencieuse. En excluant les lisières lointaines, les arbres étaient rares et solitaires, leurs branches nues ployant sous le poids de la neige. Au loin, une fumée épaisse s'échappant d'une petite maison de campagne. Exceptés les quelques corbeaux qui traversent le ciel, cette petite maison semble la seule marque de vie dans cet étrange paysage. Et Cillian se le demande encore : où est-il donc ? Mais, outre cette interrogation, que peut-il faire ? Il est perdu au beau milieu de nulle part avec pour seul point de repère une maison. Il n'a qu'une chose à faire, y aller. Ne serait-ce pour demander son chemin – et se rappeler peut-être enfin où il est. Alors il avance, regardant droit devant lui, écoutant ses pieds crisser sur la neige épaisse, il avance en silence et cherche dans sa tête quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait l'aider à se repérer. Etre ainsi complètement dépourvu n'est pas une habitude. Etre ainsi complètement démuni lui est passablement désagréable. Alors cette maison, là-bas, pourrait peut-être l'aider grandement à se retrouver.

Il est Cillian, surnommé Book, il a seize ans, le don de s'immerger dans les livres. Et le dernier souvenir qu'il a est d'avoir croisé dans un couloir d'Aisling une Stone Blackwood particulièrement décoiffée, les vêtements froissés et maculés d'encre, et un air absolument furieux peint sur son visage. Une Stone Blackwood qui marchait d'une démarche vive et pleine de colère, faisant claquer ses talons dans un rythme soutenu. Il se souvient même avoir senti un courant d'air contre lui tant elle est passé vite et près de lui, prête à le bousculer s'il avait été quelques centimètres plus loin du mur.
Entre une demoiselle à l'humeur particulièrement électrique et cette maison chaleureuse au beau milieu d'un manteau de neige, Cillian se voit incapable de faire le lien. Comme s'il avait soudain changé de monde en un instant, marquant ainsi une nette coupure dans le fil de ses pensées. Et lorsqu'il l'avait repris, cette interrogation entêtante : mais où est-il donc ?

Le voici arrivé devant cette maison. Elle est entourée d'une basse petite clôture en bois, mais le petit jardin ne présente aucune différence avec le reste du paysage : vide, blanc, l'utilité même de cette clôture à la dérisoire hauteur peut aisément être remise en question. Il suffit presque à Cillian de l'enjamber pour passer de l'autre côté et ainsi s'approcher de la porte. Il jette un œil aux fenêtres, toutes ne présentent comme spectacle que des rideaux tirés couleur bordeaux.
Trois coups rapides contre le battant qui se recule presque aussitôt, laissant passer la tête d'un... d'une enfant ? Oui c'est bien une fillette faisant facilement une tête de moins que lui qui le fixe et, d'un petit sourire :
– Bonjour monsieur. Que me vaut cette visite ?
Loin de se laisser désarçonner, Cillian répond calmement :
– Bonjour. Je suis seulement venu demander mon chemin, il me semble que je me suis perdu... Pourriez-vous me dire où se trouve la ville la plus proche s'il vous plaît ?
Rien n'a paru dans sa voix, pourtant une autre interrogation est venu troubler son esprit peu tranquille : où doit-il aller pour sortir de cet endroit ?
– Excusez-moi, monsieur, je ne peux vous aider car il n'y en a pas.
– Je vous demande pardon ?
– Vous n'avez pas perdu votre chemin, monsieur, puisqu'il n'y en a pas ici.
– Alors, même sans chemin, pourriez-vous me dire s'il vous plaît...
– Comment retourner là d'où vous venez ? Non, je ne peux pas. Par contre, je peux vous inviter à vous réchauffer auprès de ma cheminée.
Comment réagiriez-vous ? Quelle serait votre réaction si vous vous retrouviez au milieu de nulle part sans parvenir à avoir le moindre indice sur la cause de votre présence ici ? Et, surtout, quelle serait-elle si une fillette vous disait qu'il n'y avait aucun moyen de repartir et vous invitait à la place dans sa maison de campagne ?
– J'insiste, rentrez donc ! Il n'y a de toute façon rien à gagner dehors. Le seul changement que vous pourriez obtenir est la disparition simple de cette maison par l'éloignement.
Un langage qui manque de familiarité pour une fillette. Une fillette ? Ses joues plutôt rondes et la lueur malicieuse de ses yeux clairs le laissent croire. Sa petite robe noire plein de dentelles et ses manches longues serrées autour de ses délicats poignets également. Un regard en bas de sa robe laisse voir des leggings noirs et des pieds totalement nus. De part sa toilette, Cillian en déduit qu'il est dans son époque, ou une époque très proche. Il hésite encore à entrer. Hésiter, douter, se questionner et se laisser submerger par ses questionnements, tout cela ne le ressemble pas. Il finit par entrer dans la petite maison. La fillette – mais en est-ce réellement une ? – ferme la porte derrière lui et les plonge dans une obscurité partielle mais particulièrement pesante pour les yeux de Book trop habitués à la blancheur du paysage qu'il vient de quitter pour un moment. Seules des bougies déposées sur des étagères un peu partout éclaire le petit couloir où il se trouve. L'inconnue le guide jusqu'à un petit salon chaleureux et s'installe à genoux sur son tapis épais, invitant Cillian à faire de même. Cillian s'assoit en tailleur près du feu et réalise alors qu'il est gelé malgré son épais manteau.
– Vous êtes à la veille de Noël, monsieur.
A la veille de Noël dit-elle ? Il ne se souvient pas avoir quitté Aisling en pleine fête. C'est d'une journée absolument banale qu'il se souvient, un samedi plutôt vide où il avait décidé de découvrir un nouvel univers dans la bibliothèque.
– Vous voudriez savoir où vous êtes, n'est-ce pas ?
Book la regarde avec curiosité. Il ne peut s'empêcher de la trouver étrange, tout comme cette maison obscure aux rideaux tirés mais sans l'odeur du renfermé des maisons qui ne respirent pas assez ; tout comme aussi ce paysage délimité seulement par des lisières lointaines, si lointaines qu'il lui faudrait peut-être des heures pour les atteindre à cause de la neige et du froid ; tout comme la situation dans toute sa globalité, qui n'a aucun sens.
Il sait que ce n'est pas un rêve. Si c'en était un, il ne le trouverait nullement étrange, non. Est-il alors dans un livre ?
– Car vous ne parvenez à vous souvenir comment vous avez atterri ici.
Comment le sait-elle ?
– Vous êtes pour ainsi dire perdu. Perdu physiquement et psychiquement.
Ses lèvres ne sont plus étirées. Son visage est d'un sérieux à toute épreuve. Ses yeux semblent briller tant leur regard est fixe et intense.
Book sourit légèrement.
– Alors aidez-moi à me retrouver, mademoiselle... comment vous appelez-vous ?
– Oh ! Quelle impolie je fais ! Alice, comme dans les pays des merveilles,... Monsieur Brooks.
Alors elle connait aussi son nom. Elle semble à vrai dire tout connaître de lui. Tout savoir. A-t-elle un don elle aussi ? Tout serait logique alors. Ce monde, cet univers, tout serait de sa création. Et il serait sa victime.
Est-il en danger ?
– Je ne peux vous aider à vous retrouver, Monsieur Brooks. Je ne peux mettre fin à cette étrange expérience que vous êtes en train de vivre.
Elle sourit.
– Je ne peux que vous perdre davantage, Cillian. Jusqu'à Noël.


De Vanya à Bonnie



De la Fortune et d'une certaine bière.




SOME WILL WIN, SOME WILL LOSE
SOME ARE BORN TO SING THE BLUES
AND NOW THE MOVIE NEVER ENDS
IT GOES ON AND ON AND ON AND ON


    La course s'éternisait. Limite si l'accélérateur n'était pas lui aussi au bord de l'épuisement, car la petite voiture semblait perdre de la vitesse à la mesure que le temps s'égrenait. Quoique, peut-être était-ce une simple illusion d'optique, comme cela arrivait très souvent. La route paraissait s'allonger, le paysage défilait, toujours le même, et au final, ça vous donnait le tournis. Et puis tout semblait facile, si bien que votre attention se relâchait et que vous finissiez immanquablement écrasé contre un arbre, ou foudroyé par un éclair (mais ça, c'est inévitable, quand bien même vous joueriez avec la plus grande concentration). Un sourire sardonique aux lèvres, vous vous réjouissez tantôt d'écraser vos concurrents, tantôt de les cogner et de les faire déraper. Avec vos 200 kilos, vous êtes à l'abri de ce genre d'ennuis, vous. Cette bande d'idiots, aussi, même pas fichus de viser correctement. En voilà un qui vous vise justement, l'amateur, il ne sait même pas déraper dans les virages ! Avec aisance, vous évitez la charmante carapace qui file en direction du premier. Conserver sa place de deuxième tout le long de la course, puis rafler celle de l'imbécile devant vous juste avant la fin, c'est votre petit secret. Et ça marche à tous les coups. Déjà, les cris retentissent, des ovations, des hurlements, et vous voilà roi, enfin ça, vous l'êtes déjà. Roi des Koopas, trop classe. Et voilà qu'on vous tend un petit trophée en plus qui viendra orner votre salon. Gloire et honneur vous envahissent de nouveau puis, plus rien. Le néant.

    - Faut qu'j'arrête de me faire des films, pensa Roxanne en éteignant sa console.

    L'être qu'il était difficile de qualifier de jeune femme tant sa tenue était négligée et masculine vint s'effondrer dans le fauteuil le plus proche. Elle venait de terminer sa cinquantième course de la journée et se sentait lasse, ce qui, je vous l'accorde, n'avait pas grand chose de rare. Quoique «lasse» prenait plutôt l'apparence moins glorieuse de «blasée» avec mademoiselle Brightside. Cependant, quelque chose était hautement différent de ce que l'on avait l'habitude d'observer chez la professeur d'Allemand. Elle ne souriait pas, ça c'était normal. Elle soupirait à chaque mouvement, normal aussi. Elle grognait de manière incroyablement virile, check. Mais, et il fallait un oeil aiguisé pour le remarquer, elle n'avait même pas envie d'une bière, ou d'une bonne bouteille de vodka. Elle n'avait même plus envie de se poser devant Mario Kart ou de mépriser un élève au hasard. Roxanne s'emmerdait consciemment.

    -Putain... , songea la rouquine en coulant un regard morne au calendrier minuscule et très peu élégant qui pendait contre le mur de sa chambre, Putain, c'est Noël ...

    En réalité, ce n'était pas vraiment Noël. Nous étions le 24 décembre, il était exactement 16h et Roxanne n'avait absolument rien de prévu. Pire, elle n'avait même pas remarqué. VDM. Cependant, la situation n'avait rien d'exceptionnel. Roxanne n'était pas le type de femme que l'on croise aux repas de Noël, aux soirées costumées ou aux fêtes mondaines. Elle n'avait pas grand monde avec qui fêter la Nativité, et elle ne semblait pas particulièrement y tenir. Mais tout de même. Se retrouver seul à Noël prouve quelque chose de perturbant. Cela ne prouve ni la pauvreté, ni la méchanceté, ni l'idiotie. Cela prouve la solitude.

    Bright side... tu parles d'un nom.


    *
    - Je reviens, j'en ai pour deux secondes ~

    Aelys avait tout prévu. Elle passerait un Noël calme, amusant et surtout … parfait. Un Noël chez les SPE, un Noël avec Clyde. Un Noël en famille. Car, à défaut de posséder une famille unie et aimante, la jeune demoiselle faisait partie intégrante d'une classe qu'elle admirait et adorait à la fois. Bien sûr, une partie non négligeable était rentrée chez elle pour les fêtes, mais il restait toujours un petit noyau résistant qui préférait se prélasser à Aisling. Et puis il y avait Clyde. Ca suffisait amplement, du point de vue d'Aelys. La petite princesse s'était montrée prévoyante, pour une fois : aucun imprévu ne viendrait gâcher sa soirée. Déjà, un sourire satisfait se dessinait sur son visage enfantin, et ses yeux brillants n'exprimaient que l'impatience.

    C'était donc emplie d'une joie débordante que la rouquine déambulait dans l'école presque vide, piochant allégrement dans son paquet de bonbons colorés. Elle n'attendait plus que le soleil se couche, et que la fête puisse commencer. Cette attente était à la fois pensante, fatigante, lancinante et enivrante. Oui, enivrante au fond. Elle lui permettait de fantasmer sur sa si chère soirée, de se figurer, plus heureuse que jamais, découvrant ses cadeaux les uns après les autres... ah, et surtout, elle lui accordait un petit répit avant qu'elle ne soit trop occupée pour entreprendre sa grande expédition. Grande expédition aux tréfonds Aisling, évidemment. Car c'était une occasion rare, presque exceptionnelle, que d'admirer l'immense école vide de monde, seulement hantée par une poignée d'élèves et quelques créatures fantasmagoriques. Vous connaissez Bonnie. Elle n'allait pas se contenter «d'admirer» Aisling. Elle allait la percer à jour, fouiner partout où il est interdit d'aller, et surtout, découvrir ses plus terribles secrets. Du moins, elle l'espérait.

    *

    Il fallut environ deux minutes entières à Roxanne pour se lever et faire quelque chose d'utile. Sans même songer à la nature exacte de cette dite chose, elle s'adossa contre la porte de son appartement, jetant un regard morne au couloir désert. Tous ses collègues, ou presque, avaient fui l'école pour les fêtes. Le peu qui y était resté travaillait, ne l'intéressait pas, ou passait déjà Noël en une compagnie plus charmante qu'elle. Et puis elle n'avait besoin de personne. Elle s'était toujours suffit à elle-même, pourquoi cela devrait-il changer maintenant ? A cause de la foutue naissance d'un moutard dont l'existence l'importait à peu près autant que le slip de Chuck Norris, en plus. La vie a un humour pas possible, parfois, une vraie connasse. A moins que ce ne soit le hasard, travesti pour l'occasion en petite rouquine infernale. Car voici qu'Aelys, quelque peu essoufflée, courrait dans sa direction. Roxanne étouffa un soupir d'exaspération, tiraillée entre l'envie de claquer la porte au nez de la demoiselle et celle de lui lancer une remarque brillamment sarcastique pour se remonter le moral. Au final, elle ne fit d'autre que suivre la rousse du regard, un peu consternée.

    - On peut savoir ce que t'as fumé ce matin, petit gnome ?

    Elle s'était montrée relativement sympathique. D'une part car elle ne détestait pas Bonnie, en fait. L'éternelle gamine savait s'amuser et au moins, avec elle, on s'emmerdait pas. (Car, oui, Roxanne parvenait à s'ennuyer lors de ses propres cours.) D'autre part, elle l'intriguait un peu. Un peu, j'ai dit. Mais tout de même, il était évident, lorsqu'on se penchait un peu sur son cas, que la princesse SPE n'était pas fait de sucre et de chamallow. C'était une simple question de logique, les humains tout de sucre vêtus, ça n'existe pas (encore), même métaphoriquement parlant.

    -Oh mad'moiselle Brightside, c'est toujours un plaisir de vous voir, lança-t-elle, esquissant un sourire terriblement enfantin, je suis étonnée de vous voir sortir de votre grotte de si bon matin.
    - C'est 16h, essaye pas l'ironie avec moi, j'suis immunisée. Tu rentres pas chez toi pour fêter la naissance de notre seigneur à tous ? M'voilà étonnée à mon tour.

    Un silence étrange suivit la remarque de Roxanne. Elle se maudit intérieurement d'avoir dit une telle connerie. Car la Loi de Murphy la poursuivait, comme elle traquait tous les humains de son espèce. La Loi de Murphy, cette salope. A tous les coups, les parents de la gosse étaient décédés dans un tragique accident de moto-neige. Ou alors son père couvait un cancer incurable. Ou elle n'avait pas de vieux pour la couvrir de cadeaux. Conne, va. T'avais qu'à te taire.

    -Hm, non. En fait je passe Noël avec des amis...les SPE restant à Aisling, vous savez, on fait une fête, tout ça, répondit enfin l'adolescente, un léger accent d'anxiété trahissant son impatience

    Roxanne savoura sa première victoire contre Murphy, un petit sourire aux lèvres. Ok, peut-être qu'elle mentait, ou qu'elle ne disait pas tout, mais tout de même, elle ne semblait pas lui en vouloir de son éventuelle maladresse. Certes, en contrepartie, Bonnie semblait prête à lui raconter sa vie. C'est pas comme si elle avait mieux à faire de toute façon.. tout ce qui passait à la télé, à cette heure-ci, c'était Derrick.

    -Ah ouais j'vois, grogna Roxanne.

    Un nouveau silence s'installa entre les deux rousses. Aelys, pour une raison que probablement seul Clyde serait à même d'expliquer à l'humain de base, ne semblait pas décidée à partir. Pire, elle semblait très heureuse de partager cet instant magique bizarre avec la prof d'Allemand.

    -C'est cool, ajouta cette dernière, dans l'espoir que cet éloquent constat conclurait la discussion.

    Mais non. LOI DE MURPHY JE TE HAIS, pensa intensément Roxanne. Elle était déjà d'une humeur de chacal, alors pourquoi en rajouter ? Pour le fun, hein ? Trop l'éclate Roxanne en rogne, lol. Bonnie souriait légèrement, à présent. Pas de ce sourire enfantin, un peu exaspérant. Ni de ce sourire sardonique qu'elle n'exhibait que rarement. C'était un sourire faible, amusé, compréhensif, sans être compatissant. Et puis ses yeux brillaient comme des étoiles, ses joues rosirent : elle avait une idée.

    -J'entre, annonça-t-elle sans peur, j'entre, et on se fait un Mario Kart.

    Red resta muette un instant. Elle ne s'y attendait pas. Que les élèves squattent son appartement, partagent une bière avec elle et se fassent latter volontairement (c'est le pied, ça) à Mario Kart, elle avait l'habitude. Mais ça ne se faisait jamais comme ça, jamais avec une seule personne, le jour du Réveillon, avec autant de détermination et de volonté. Habituellement, les élèves venaient surtout pour la bière et sécher le cours d'Allemand. (ce qu'elle était comprenait fort bien)

    -Écoute, petite, tu devrais retourner t'amuser avec tes amis, sur ton .. euh bateau là. Moi j'ai des trucs à faire. Bye. (et puis pas de roux chez moi. A part moi j'veux dire)

    Sur ces saintes et douces paroles, Roxanne s'apprêta à fermer la porte et à oublier le visage de la demoiselle pour toujours. C'était sans compter sur l'ingéniosité et la souplesse de cette dernière qui s'était déjà glissée dans l'entrée et attendait derrière elle, la bouche en cœur.

    -J'ai dit pas de roux chez moi, soupira Red sans conviction. T'es chiante toi, hein ? Tu sais que je peux te faire sortir comme je veux, j'espère ?
    -Bien sûr, s'amusa Aelys, mais vous ne le ferez pas.
    -Ah ouais ? railla Roxanne, arquant un sourcil circonspect, et qu'est-ce qui m'empêche de te saisir par la peau du cou (ouais comme un petit chat) et de te foutre gentiment dehors ?
    -J'ai de la bière. ♥

    *

    -Tu veux vraiment faire une autre partie, p'tit gnome ? T'es vraiment nulle. Par rapport à moi, j'veux dire. Et puis c'est quoi ce délire avec Toad ? Il a aucun charisme. J't'aurais plus vu t'éclater avec la princesse, là. Pas qu'elle ait du charisme mais bon.

    Finalement, elle avait cédé. Bon, la bière avait certainement été un argument de poids et un facteur décisif quant à sa décision finale, mais tout de même. Elle se serait plutôt vu refuser, quelques heures plus tôt. Comme quoi, parfois, Murphy vous réserve des surprise de taille. Enfin, de taille. Façon de parler.

    -Vous êtes très forte, c'est vrai, admit Bonnie avec modestie, mais avouez que ma bière était une trouvaille.
    -Mhhh..., grogna Roxanne, ouais, c'est vrai. Ce qui est pas normal, c'est que j'la connaisse pas. C'est quoi d'ailleurs ?

    S'emparant d'une bouteille, elle tenta de deviner quelle en était la marque. Car, peut-être prise d'un soudain élan d'espièglerie (cette fille était une fée, un gobelin ou tout autre créature magique chiante et éreintante ou quoi ?), Aelys avait ôté toutes les étiquettes.

    -Devinez ! lança-t-elle, quoique je pense que c'est impossible ♥ Même pour vous.
    -Tu me nargues, le gobelin ? Tu crois que je suis pas capable de faire la différence entre une Carlsberg et une Guinness ?
    -C'est ni l'une ni l'autre. Venez avec moi, et vous saurez.

    Ce fut peut être un miracle de Noël qui se produisit à ce moment précis. Plus probablement, la lassitude de Roxanne avait fini par l'emporter, et sa curiosité l'avait trahie pour la première fois depuis longtemps. Son amour pour la bière, aussi, avait forcément joué un rôle plus ou moins important là dedans.
    Quoi qu'il en soit, Red, l'ours polaire en pleine hibernation en ces périodes sombres et froides, grogna un « oui » à peine intéressé. Mais tout de même. Un oui.

    -Suivez moi.

    *

    Elle retint un hoquet et s'adossa au mât avec soulagement. Une bière à la main, un serpentin dans l'autre, les joues rosies par l'alcool qu'elle tenait incroyablement bien, Roxanne avait presque la sensation de s'amuser. Presque, j'ai dit. Par contre, putain, il tanguait ce foutu bateau.

    -C'était une idée géniale, Lys ! lança une voix, parmi la petite foule de SPE et de PHY amassées sur le pont, Red sait vraiment s'amuser ! (même si elle m'a renversé un tonneau de bière dessus)

    La rouquine afficha un sourire satisfait, et tout de même un peu fier. Elle se félicita intérieurement, et vint rejoindre sa nouvelle compagne d'infortune.

    -Je suis contente que vous soyez venue. Au fait... vous avez complétement oublié pour la bière, finalement.

    Roxanne lui lança un regard interrogateur, sembla comprendre, haussa les épaules, et rétorqua d'un ton bourru :

    -Bah, elle était pas mal ta fête. Tellement que j'ai oublié de te le demander. Va pas faire gonfler tes petites chevilles, hein.

    Aelys sourit de nouveau, s'empara d'une bouteille et en observa la forme attentivement.

    -Je sais plus trop ce que c'est pour être honnête. J'en ai trouvé plein... quelque part à Aisling, tout à l'heure. Mais j'arrive pas à me souvenir.

    Roxanne sembla à peine déçue. Parfois, le mystère a un charme... elle sembla juste un peu frustrée de ne pas savoir où retrouver une boisson aussi fabuleuse.

    -Si tu te souviens, petite, viens tout d'suite frapper à ma porte. TOUT DE SUITE. Sinon, t'es morte. (elle mima une mort par pendaison avec brio).

    Bonnie laissa tomber son sourire satisfait pour faire place à un rictus diaboliquement enfantin.

    -...pas de soucis, on en a plein chez les SPE. Mais pour y avoir droit... va falloir que vous veniez plus souvent. Et puis tant qu'à faire, je veux bien une bonne note au prochain DS. ♥

    Loi de Murphy de merde. Mais bon. Ca en valait le coup. Roxanne songea plus tard qu'il s'agissait d'un des meilleurs Noël qu'elle ait jamais passé. Évidemment, elle l'avouera jamais, mais les faits étaient là. Entre autres faits dérangeants, elle apprit aussi quelques années après que la fameuse bière était en réalité un alcool gobelin (un vrai) d'origine douteuse. Bah. La magie de Noël a ses limites.


Dernière édition par Aelys E. O'Brien le Sam 25 Déc - 21:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:23

De Bonnie à Lenny


.
« Cheap & Cheerful.»

I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane.

Le cri de rage l’aurait presque fait jouir si elle n’était pas aussi concentrée sur l’écran. Son verre éventré par terre, les pieds sur la table basse, son joint posé- merde, ou était-il déjà ?-, rien ne pouvait l’empêcher d’atteindre son but ultime. Elle dévalait la piste à toute allure, boostée par un cadeau inespéré, slalomait entre les chutes de roches, rebondissant sur les obstacles, filant vers la victoire. Rien ne pouvait se mettre au travers de sa route. Rien ne pouvait la stopper à passer devant le kart ralenti de son adversaire. Elle le dépassa dans une seconde d’exquise adrénaline et put apprécier le grognement d’ours hargneux montant lentement à coté d’elle. Le pont. LE PONT. C’était le dernier obstacle. Elle se releva un peu du canapé, se concentrant soudainement pour rouler droit.

▬ Putain putain putain PUTAIN.
▬ Peace Roxy, mate cette vitesse parfaitement contrôlée eeeeeeet…
▬ BORDEL DE MERDE !
▬ Je n’aurais pas dit mieux.


Un grand éclat de rire vint ponctuer la réplique alors qu’Harley s’enfonçait de nouveau sur le sofa en tâtonnant pour trouver son précieux allié de toujours. Les deux femmes portèrent leur planche de salut à leurs lèvres dans un même mouvement, complètement détendue pour l’une, et nerveusement pour l’autre alors que l’écran clamait la victoire pimpante de Yoshi sur Donkey Kong. Un grognement sourd se fit encore entendre, et Harley se tint prête à sauter du divan et rouler par terre pour sauver sa peau si la rouquine sortait sa batte.

▬ Hey relaaaax dude c’est fini, c'est pas comme si ca arrivait souvent. Mais tu me dois un gage.

Sourire qui ne présageait rien de bon. Roxanne se permit de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette, histoire de s’empêcher de lui arracher les tripes avant de répondre.

▬ Va crever Davidson. Va. Crever.
▬ Houuuu Roxy tu ne respectes même pas ta parole tu craiiins. Comment t’es trop une méchante en fait je le sav-OH PUTAIN mais en fait c’est toi la méchante à Aisling ! On dirait une gentille la, quand tu parles pas, rien, et on oublie presque que t’es une créature du mal mais quand tu l’ouvres la on sait pourquoi Dieu t’as fait rousse. Les cheveux en vrac en plus et OH je suis sure que t’es gauchère et que tu pratiques des rites pas nets au fond d’une cave les soirs de pleine lune enroulée dans du jambon. T’es un démon en fait, ouais. LE MAAAAAL. VADE RETRO SATANAS. Quoique. Ca doit bien t’aller le jambon. Et sinon t’as une idée de gage ?
▬ Je t’en colle une ?
▬ Oh Duuude, tu sais que c’est bientôt Noël en plus, je pars demain à Cuba (aaaah mes boites cubaines, ne pleurez plus, votre idole revient se trémousser sur le dancefloor très bientôt) et on se verra plus pendant hyper longtemps. Genre deux semaines tu te rends compte. Qui va te mater à mariokart maintenant, hein ? Qui va rester avec toi toute la nuit même après que la smala habituelle se soit barrée ? Tu pourrais me faire un cadeau pour me remercier quand même.


Durant le monologue, Roxanne avait passé en revu son appartement. Le portable oublié sur la table basse (son propriétaire avait dû rentrer bien éméché dans sa chambre pour l’oublier ici) lui indiqua 3h06. Le canapé était enroulé de papier toilette (oui, vous avez bien lu) car Harley et Perceval avaient trouvé très marrant après un verre de trop de se courir après dans le salon tout en déroulant le papier des chiottes pour laisser la trace de leur passage en hurlant qu’ils étaient des indiens purs et durs et que les vils capitalistes américains voulaient les manger. Aller comprendre. Sur le fauteuil retourné par terre, blottit comme un petit animal, Lily Robinson achevait sa nuit infinie dans la position la plus étrange qui soit. Le reste de bouffe, joints, cendriers étalés ici et la dans les quatre coins de la pièce donnait un coté bordel lugubre de rues malfamées. Et le mérite de cette œuvre d’art revenait en grande partie à Harley. Un chef d’œuvre de déco art-moderne post guerre apocalyptique, avait-elle déclaré.

▬ C’est Noël dans moins d’une semaine tu te rends compte. Et je suis même pas partie avec Adriel pour rester avec toi le dernier jour. Je me trouve trop bonne en fait. Si je pouvais je me baiserai, tiens. Tu veux pas ca comme cadeau à me faire ? Ca rentre bien dans l’esprit je trouve : Le gui, le bisou, la baise, toussa toussa. Ouais je trouve ca cool moi.


Et le monologue continua encore pendant un bon quart d’heure en continu, sans aucunes interruptions. Pendant que la physique déblatérait de tout et de rien –surtout de rien en fait- Roxanne s’efforçait d’établir un semblant d’ordre dans son appartement. Chose difficile lorsque le salon ressemble plus à un capharnaüm, qu’il est plus de 3 heures du matin, qu’on a bu toute la nuit verre sur verre, et qu’une gamine papotait gaiment avec elle-même tout en vous suivant lascivement pour rester dans votre dos. Parce qu’elle n’espérait quand même pas une réponse de la rousse, n’est ce pas ?
Arrivé à ce stade, la légendaire indolence de Red fut mise à rude épreuve. Sa cuisante défaite à MarioKart ne jouant bien sur en aucun cas dans ceci. Harley était douée. Foutrement douée. Emmerder les gens en ne faisant que parler, surtout ceux qui n’ont pas l’envie d’ouvrir la bouche pour répondre à ses sottises et qui espèrent seulement comme cadeau de Noël qu’un incident assez grave lui arrive pour qu’elle perde l’usage de ses cordes vocales. Dieu, si tu existes, il est temps de bouger ton cul et de faire une bonne action pour une fois. T’as rien foutu en Septembre 2001, pas plus qu’à Haïti et tu bougeras surement pas le petit doigt pour 2012, c’est sur. Alors bordel, pour une fois, FAIS PAS LE CON.
Ce fut à ce moment la, entre un passage du blablatage incessant parlant d’un petit jésus lama –sérieusement, qu’est-ce qu’elle mettait dans son joint ?- suivi d’une folle déclaration d’amour à sa batte de baseball, que Roxanne, pourtant loin d’être une flèche, eut la révélation du siècle. Mais qu’elle était con. Elle l’avait sous la main, elle avait toujours eu sous la main le moyen de la faire taire et, bonus si elle se débrouillait bien, la virer. Oui, c'était assez stupide et insensé quand on connaissait un tant soit peu le phénomène, mais ca fallait largement le coup d'essayer. Faut pas croire, elle l’aimait bien Harley. Elle la trouvait chiante, collante et omniprésente, mais Red trouvait tout Aisling de la même manière. Juste que la faire chier après une défaite au Mariokart, c’était suicidaire. C’était Harley.

Alors Red l’emmena vers la porte d’entrée, tira une dernière fois sur sa clope tout en la regardant continuer son monologue, et attendit le bon moment. Lorsque la physique amorça ce qui lui sembla être un nouveau chapitre, Roxanne décida de lui donner enfin son cadeau de Noël. Et tout en balançant sa cigarette, elle l’embrassa soudainement. Sans brutalité, sans se presser. La rouquine se trouva même trop gentille.

▬ Et Joyeux Noël.

Avant de fermer la porte.
Et pour une fois, Harley se tut. Avant qu’un large sourire ne s’étale sur son visage et qu’elle ne se mette à frapper vigoureusement sur sa porte.

▬ ROXY il faut prendre ses responsabilités maintenant ! ROXAAAAANNE OUVRE CETTE PORTE. Je ferais une très bonne épouse, je te jure !


Et Roxanne se dit qu’elle en avait encore pour très, très longtemps.



.
« I bet you look good on the dancefloor.»

Lighting the fuse might result in a bang, b-b-bang, go !

J'ai pas fait de stage intensif en monologue typique d'Harley. J'ai du les massacrer, pardonne moi. Du coup j'ai fait ca pour me rattraper >D

Spoiler:
 

De Lenny à Nothing

Elle dévala les escaliers à toute vitesse, tourna à droite, prit la deuxième à gauche, évita avec réflexe un gosse de première année paumé qui regardait ses pieds l’air penaud, traversa le hall telle une fusée, monta d’autres marches à quatre pattes, jura parce que ces escaliers paraissaient interminables et pesta contre son bonnet trop grand pour elle qui lui tombait devant les yeux. Si Harley détestait l’hiver c’était bien pour le code vestimentaire qui s’imposait. Gants, pull, grosses chaussettes, doudoune, bonnet et j’en passe et des meilleures. Un surplus de vêtements encombrants et pas du tout esthétiques. La mode hivernale c’était une grosse blague, ça n’existait pas, et ça n’allait pas au teint noir et chaud de Harley, donc si ça n’allait pas à Harley, Harley n’aimait pas. Ainsi, Harley n’aimait pas l’hiver, cqfd. Surtout que c’était très facile de tomber malade en cette saison ( et surtout en Irlande ), de rencontrer un yéti lors d’une excursion extra-scolaire ( il était de notoriété publique que le yéti attendait que la neige soit épaisse pour sortir de son igloo afin de kidnapper d’innocents humains pour son repas riche en fer mais Harley est végétarienne et son taux de fer est bas parce que j’ai décidé. Mais ça, le yéti ne le sait pas donc elle peut quand même se faire kidnapper. ), voire pire ! se prendre une boule de neige dans la nuque ! La torture suprême. Rien que d’y penser, Harley frissonnait déjà. Putain oué, l’hiver c’est vraiment de la merde.

Bref, qu’est-ce que je disais. Ah oui ! Donc, nous pouvions observer Davidson traverser tout le campus, l’air pressé. Sûrement à cause du froid. Ils sont fragiles ces cubains ‘voyez. Et dans les couloirs bondés de monde, nous pouvions également facilement entendre des « Poussez-vous, excusez-moi ! Pardon, excusez-moi, poussez-vous ! Poussez-moi, excusez-vous. Putain mais dégage sale roux t’es sourd du con ?! D8 ». Harley était pressée, je le répète. Harley cherchait quelqu’un … qu’elle ne trouvait pas. Alors, prise d’un élan d’impatience, elle s’approcha vers le premier venu. Un nain blond.

    Nixareum. On est à quel étage là ? J’cherche Samaël le nympho. Tu l’as pas vu ? Allô allô Minus ici Cortex à l’appareil me recevez-vous ?


Elle lui tapota la tête gentiment, il avait l’air chou, malgré son air hargneux. Harley, encore et toujours défoncée à la weed, entama un charmant petit monologue connue d’elle seule – quoique Tristan et Nelson étaient pas mal classés dans ce domaine eux aussi.

    Tu sais qu’à cause de Fidel Castro de mon cul, Noël s’est un peu perdu à La Havane ? Ce connard avait supprimé les délires religieux en je sais plus quelle année, bref on s’en fout. C’est mon premier Noël sous la neige, que d’émotions j’en trépigne d’avance.


Sauf qu’étant donné le ton morne et blasé qu’elle a employé, nous pouvons être quasiment certains que c’était de l’ironie cubaine haha. D’ailleurs, la confirmation ne se fit pas attendre.

    Non en fait ça me fait chier. La neige ça craint, c’est moche, c’est froid, après ça fond ça mouille mais ça reste froid. C’est pire qu’inutile, ça amuse les gosses deux minutes mais après ils tombent malade donc faut payer les médicaments donc ça coûte des sous donc l’hiver c’est cher, voilà. Tu payes la saison en fait c’est horrible. En été, impossible que t’attrape froid … quoique dans ce pays de roux ça se discute. Bref, en tous les cas, je suis contre l’hiver, je boycotte l’hiver, je chie sur l’hiver bordel. Je vais hiberner pendant deux mois, sous ma couette bien chaude, tant pis pour les cours héhé mate la rebelz que je suis. Je vais vendre mon bonnet-trop-grand sur internet et trouer ma doudoune pour utiliser les plumes de canard qu’il y a dedans et m’en faire un oreiller. BREF. Mec. Où est Samy ?


Après plusieurs menaces stupides et légères, Harley leva les yeux au ciel devant l’absence de réponse du nain. Ciel, c’est limite s’il commençait à être agaçant. Personne ne lui a jamais appris qu’ignorer son prochain c’était mal élevé ? Stupide gamin, faut tout leur apprendre. Et soudain oh ! Incroyable ! Mais mes enfants regardez au-dessus de vous !

    Oh, on est sous du gui mdr. La tradition exige un bisou. Sam m’a dit que tu détestais les meufs. Haha, merde alors, c’est con pour toi.


Et ni une ni deux, la jeune fille saisit, avec l’aide de son pouce et de son index, le menton de Malice et déposa en souriant un baiser fripon sur ses lèvres blanches.

    Tiens, joyeux noël minus !



De Nothing à Pleasance

Luken profitait du calme des après-midi d'hiver, ceux où la plupart des élèves d'Aisling jouaient dans la neige ou se rassemblaient en grappes frémissantes devant un bon feu de cheminée. Dans une semaine jour pour jour, ce serait Noël. Prévoyante, la jeune femme avait d'ors et déjà préparé et acheté les cadeaux qu'elle allait offrir à ses amis quand d'autres couraient encore dans tous les sens, paniqués, ne sachant qu'offrir. Alors pendant que ces pauvres âmes s'affolaient, Luken savourait ce délicieux sentiment qu'était l'accomplissement. La sensation d'avoir tout terminé, de ne plus rien avoir à faire. Délicieux, non ? Une assiette de gaufres aux sucre posée à côté d'elle, sur le couvre-lit, la PSY adossée contre le mur souriait. A peine. Très légèrement. Non, vous ne la verrait pas avec un large sourire banane qui lui donnerait un air stupide. Jamais. Luken était digne. Elle porta lentement un morceau de pâte sucrée à sa bouche, le mâcha lentement. Son esprit était occupé à une tâche beaucoup plus noble que chercher des idées de cadeaux : elle essayait d'imaginer comment se passaient les Noëls de Discord, son bien-aimé. Qui était-il ? Un PSY, forcément, vu sa classe et sa grandeur. Son cœur battait à l'idée de passer Noël tous les ans avec lui, sans vraiment le savoir. C'était comme un gigantesque bal masqué durant lequel l'objet de tous ses désirs se serait tenu à quelques mètres d'elle, à la fois proche et lointain. Sublime torture. La jeune femme frissonna en finissant son morceau de gaufre.
Passait-il Noël seul ? Entre amis dans le plus grand secret ? Elle imaginait un beau jeune homme au mystérieux sourire, posant un regard pétillant et supérieur sur ses compagnons ignorants... Peut-être était-ce l'une des personnes proches avec qui elle passerait les fêtes après tout... Luken se promis de regarder tout le monde dans les yeux à ce moment-là, dans l'espoir de capter une œillade complice. Discord passait-il Noël... en couple ? Un sursaut d'effroi dégoûté la secoua. Non, impossible ! Discord était sien, jamais elle ne pourrait l'accepter ou même l'imaginer avec quelqu'un d'autre qu'elle ! Non. Il ne pouvait pas passer Noël en couple. Discord était trop supérieur pour partager sa vie... du moins avec quelqu'un d'autre qu'elle-même.
Comment serait-il habillé ? Plutôt décontracté ? Formel ? Extravagant ? Elle l'imaginait classe et distingué sans être trop guindé, mais pas trop quelconque non plus. Discord possédait très certainement des goûts très sûrs et un sens aigu de l'élégance. Quel genre de cadeaux recevait-il ? Sûrement des cadeaux utiles, coûteux et impressionnants. Luken secoua la tête. Était-il à ce point Gary-tsu ? Sûrement pas ! L'eut-il été, ça n'aurait pas été pareil parce que... Discord, quoi. What else ? La jeune femme se fendit d'un sourire et prit une feuille jaune canari dans le tiroir de sa table de nuit. Elle prit son plus beau stylo et, après une légère hésitation, écrivit en s'appliquant à l'extrême :

« Joyeux Noël, mon très cher Discord.
Luken. »



Simple et efficace, non ? Inutile de se perdre en cent détours lyriques, Luken prônait ce qui était clair et précis. C'était quand même plus classe et beaucoup plus percutant, non ? La PSY s'appliqua pour plier son mot en une belle grue, l'air infiniment concentré. Il n'y avait sans doute que pour son idole qu'elle se donnait tant de mal. Elle descendit lestement de son lit, marcha jusqu'à la porte, l'ouvrit et lança sa grue jaune vif dans le couloir. Cette dernière chuta un peu, frémit, vacilla puis se rétablit, s'envolant à tire-d'aile, petit soleil qui disparut au détour d'un couloir. Plusieurs fois, Luken avait été tentée de suivre ses courriers. Elle l'avait fait d'ailleurs. Mais sans savoir comment, elle en perdait toujours la trace. Mais qui sait ? Peut-être que cette année, son cadeau de Noël serait-il l'identité de Discord servie sur un plateau d'argent ?


De Pleasance à Taz

WHAT IS CHRISTMAS, ADRIEL ?



Aujourd’hui était un jour comme les autres.
Je me suis réveillé contre les seins chauds d’une dépucelée nocturne et je l’ai viré dehors avec mon ménagement habituel. Malheureusement, elle m’a pris un caleçon pour se couvrir. Mais ce n’est pas comme si j’en manquais. Je me suis retrouvé seul. Après m’être habillé avec des vêtements qui jouaient sur mes atouts – c'est-à-dire tout mon corps – je suis allé dans le réfectoire pour déjeuner en compagnie d’inconnus que j’étais sensés connaître, en leur offrant mes sourires, mon charisme et mes quelques remarques amusantes. Ils n’ont pas remarqué que je n’en avais rien à foutre d’eux.
C’était vraiment un jour comme les autres. Un jour où mes regards flamboyant la richesse m’attiraient toute l’admiration du monde.

Evidemment j’ai reçu un cadeau, devant ma porte cette fois – ça change de la fois où on me l’a balancé dans les toilettes, quel non respect de mon intimité. On m’envoie souvent des cadeaux, des présents, des invitations, des beaux, des moins beaux, venant de riches, venant de pauvres, venant de fille et même d’hommes. Cette fois ci, l’expéditrice est restée anonyme, je n’ai pu voir que des boucles brunes à l’angle du couloir. Et il y en a des brunes bouclées à Aisling, dommage. Dommage qu’elle ne soit pas restée, je l’aurai invitée galamment dans ma chambre.
Dans un soupir, je jetais un coup d’œil au présent. L’emballage était joli, il était d’un rouge passion avec un ruban blanc. En l’empoignant dans mes mains, j’ai hésité à l’ouvrir. Serait-ce un énième parfum ? Une montre ? Bijoux ? Chocolats ? Une culotte avec des fraises, comme celle de Queen ? Franchement, quand comprendront-elles que je peux m’acheter les meilleurs parfums, les plus luxueuses montres, des bijoux qui couteraient le salaire de votre vie en plus de celle de vos parents, et les meilleurs chocolats que des pâtissiers français feraient selon mon plaisir ? Quand comprendront-ils que je récolte l’objet de mes désirs avec un sourire séducteur – qui est naturel chez moi - et un bouton supplémentaire défait de ma chemise ouverte ?
Je tirai le ruban. Des chocolats, évidemment. Une vierge, forcément.
Néanmoins, je ne pus m’empêcher de les regarder attentivement. Il y en avait des blancs, des noirs, des au lait, des pralinés, des fourrés. Normal, il faut du choix pour quelqu’un comme moi. Mais, ce qui était étonnant, c’étaient les formes. Il y avait des sapins, des bonhommes de neige, et même quelques chocolats en forme de cristaux de neige. Mmh.
Bizarrement, je crois que j’aurai du ressentir quelque chose en découvrant ce cadeau. Mais je n’ai rien ressenti.

« Non mais t’as rien compris t’es naze, c’était un cadeau de Noël, Stratford. »
Putain, que j’aimais son parfum. Lubjomir, cette fille, elle est mienne.
« Tu me fais chier, casse-toi, finit par lâcher la physique, excédée. »
Mais elle ne le sait pas encore.
C’était bien la peine que j’essaie de la rendre jalouse en lui contant le nombre de filles qui ne cessaient d’espérer après moi avec leurs cadeaux. Apparemment, je l’avais plus irrité qu’autre chose, ce qui n’était définitivement pas un grand changement.
J’avais réussi à l’intercepter dans le restaurant ainsi qu’a éviter le plat de brandade de morue qu’elle avait voulu partager avec moi – ou plutôt mon visage. Loin de me lasser, c’est dans les couloirs que je l’avais suivie, la détaillant avec délice, regrettant son adorable short en cuir. Que voulez-vous, l’hiver est rude. Les mains derrière la nuque, je lâchais un soupir amusé. A force, elle savait très bien que je n’abandonnais pas. Tiens, un sapin dans le couloir. Tiens, c’est bien Noël, en fait. Comme quand je suis au manoir. Mais moi, contrairement à Aisling, j’ai un sapin qui fait le triple du leur et décoré par des designers côtés. C’est ça, le mien est meilleur. Comme tout ce que j’ai est toujours meilleur. Comme toujours. Allez c’est Noël, c’est un jour comme un autre, essayons de briser la glace encore une fois.

« Et toi, aurais-tu un cadeau de Noël pour l’être superbe que je suis ? » lançai-je en posant mon bras sur ses épaules cuivrées.
Tout du moins en essayant. J’esquivai de justesse son poing. Elle non plus, comme moi, n’a pas perdu de sa superbe.
« A quoi ça servirait, sérieux ? Tu es trop pourri gâté, t’es qu’un sale gosse. Tu as tous les cadeaux que tu veux. »
Une pause. En espérant que ce soit mon charme qui la désarçonne.
« Tu sais ce que c’est Noël au moins ? »
« Bien sû-, commençai-je à affirmer machinalement. »
Bien sûr. N’est-ce pas Adriel ? N’est-ce pas Adriel que Noël, c’est payer les designers du sapin pour ne plus le regarder après, même quand il finit aux ordures ? N’est-ce pas que Noël, c’est de ne pas être avec sa famille, c’est rester seul et chercher des catins gratuites pour passer le temps ? N’est-ce pas que Noël c’est avoir des cadeaux, une quantité faramineuse, comme tu en as toujours eu ? N’est-ce pas que ce n’est que du fric ? N’est-ce pas, Adriel. Hein, Adri.
Mais au fond, fouille à travers tes couches d’hypocrisie et tes barrières de mensonges, et voit la vérité trembloter timidement. Alors, Arsenic ?
Non, je ne savais pas ce qu’était Noël. Non je ne le savais pas, mais je m’en foutais.
« Tu vois tu sais pas, crétin, acheva-t-elle en s’enfonçant dans le couloir des dortoirs. Va te trouver quelqu’un pour te l’expliquer, dans ton lit. »
Ses cheveux blonds désertiques se balançaient contre sa nuque. C’était l’occasion. Je me penchai vers elle, déversant l’ambre de mes prunelles dans l’océan des siennes.
« Pourquoi pas toi ? »
Un murmure, je susurre. Et je déposais un baiser sur sa joue.
La vitesse à laquelle son poing percuta mon estomac fut fulgurante. Elle s’était grandement améliorée, constatai-je. Le souffle coupé, je n’eus pas la force de la poursuivre, les mains plaquées sur mon estomac. Tu me le payeras Lubjomir. Quand tu craqueras, je te - le reste de mes pensées et de mes menaces demeure privé, si vous le permettez.
Quand l’air afflua de nouveau dans mon cerveau et que ma vue se précisa, une bonne minute s’était écoulée. Je pus voir une allée vide. Elle était partie. J’étais seul.
Quand je décollai mes paumes de mon ventre, je découvris au creux de mes mains un paquet jaune. Un sale jaune. Jaune pisse. Sans inscription ni ruban. Curieux, l’emballage céda rapidement à l’agilité de mes doigts, et je découvris une pièce de tissu.
C’était un caleçon avec des lamas arc-en-ciel.

Je crois que j’aurai du préférer les chocolats en forme de sapin que j’avais réceptionnés ce matin. Je crois que j’aurai du jeter cet immondice au coin d’un couloir pour le geek qui en voudrait probablement, et qui adorerait glisser sa main à l’intérieur. Je crois que je n’aurai pas du aimer ce cadeau et ses lamas hybrides.
Et pourtant, bizarrement, je ressenti quelque chose. Et j’ai sourit.
Aujourd’hui était bien un jour comme les autres, avec un petit plus. C’était Noël, et pour de vrai.




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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:24


De Poppy à Miru

Des rires. Des cris. Des paroles. Des chahuts. Tout cela résonnait dans les couloirs d’Aisling. La vie y résonnait. La veille des vacances de Noël, l’excitation chez ces jeunes gens se faisait grandissante. « Plus que deux heures ! » Ils n’avaient que ces mots là, pendus aux lèvres. La magie de noël, comme on dit, sans doute. Parmi ces doux sons, se détachait un bruit beaucoup plus sec. Des talons martelaient le sol marbré, prestement. Regard fixé au sol, un air timide sur le visage, et quelques dossiers maintenus contre la poitrine, une tignasse blonde se faufilait à travers les groupes d’élèves. Non, elle n’allait pas en cours. Non, elle n’allait pas étudier. Non, elle n’allait pas à la bibliothèque. Ses pas s’accéléraient. La silhouette se glissa dans la cage d’escaliers, veillant à n’y point s’attarder. Avec eux, la méfiance était d’or.

Les tac tacs incessants finir par enfin disparaître. Une main tenant les dossiers, l’autre poser sur le bois, la personne ouvrit la porte massive, face à elle. Un claquement. Puis plus rien. Un silence, long, et imperturbable. Les rires enfantins, les douces paroles des adolescents avaient disparu, piégés de l’autre coté de la grande entrée. Quelque part, c’en était regrettable. L’ambiance, ici, était morne. Toute vie semblait y avoir été retirée. Et pourtant… La jeune personne observa autour d’elle, l’air absente, recherchant l’objet de ses convoitises. Ici, elle était sur de le retrouver. Rien n’était plus simple pour elle de remarquer ce qu’elle désirait. Un piano à queue trônait, un peu plus loin, dans le coin de la grande pièce. Elle s’en approcha, et laissa glisser ses doigts sur le bois laqué de l’instrument. Elle s’assit, souleva la protection des notes, et inspira. Ses yeux se clorent et un mince sourire, aussi tendre qu’il pouvait l’être, s’étira jusqu’à ses joues rosées.

Personne ne peut réellement savoir ce qu’il se passe dans la tête d’un musicien, lorsqu’il joue. Excepté l’artiste lui-même, bien entendu. Certains, plus sérieux, se visualisaient la partition jouée. D’autres arrivaient à imaginer un monde chimérique, où tout irait à leur guise. Quant aux derniers, leur esprit se faisait vide. Ils ne pensaient à rien, se laissant simplement bercer par la douce mélodie qu’ils produisaient. Yuui avait décidé de se laisser bercer, au grès des notes, et d’oublier tous ses soucis. Et peu à peu, les notes s’élevèrent, laissant un son éphémère derrière elles. La nocturne résonnait agréablement, immergeant toute la pièce. On aurait retenu notre souffle. On serait resté pendu à ses doigts, à sa musique. Si seulement quelqu’un d’autre qu’elle avait été présent. Hélas non. Elle était seule, là, face à son piano, dans une pièce un peu trop grande, dans une atmosphère un peu trop froide.

Et elle resta là, quelque temps. Concentrée sur sa partition, yeux clos, mince sourire sur les lèvres. Cela aurait pu faire une jolie photo. Une blonde mignonne comme tout, faisant gracieusement courir ses doigts sur un piano à queue… Ca aurait fait quelque peu cliché, peut être. Qu’importait.
Elle relevait parfois la tête, comme pour immerger de cette bulle. Oh, il neige dehors, pensa-t-elle. Certes, il neigeait. Depuis un bon bout de temps, déjà. Mais est ce réellement un détail que l’on remarque, lorsqu’on est absorbé par quelque chose, quelqu’un ? Car oui, Yuui avait quelqu’un en tête. Toujours. Tout le temps. Ca résonnait doucement, comme un écho. Son prénom. Son visage. Elle y pensait sa cesse. Et ça la faisait sourire.

Il neigeait. De plus en plus. L’hiver se rapprochait. Noël aussi. Bientôt, Aisling allait être recouverte d’un froid et épais manteau blanc. Bientôt, les batailles de boules de neige allaient se faire fréquentes, dans la cour. Bientôt, il allait falloir s’activer pour trouver les cadeaux des êtres aimés. Tout cela, la douce Yuui le connaissait bien.

La sonnerie sonna enfin. Les deux heures s’étaient écoulées, sans que la jeune femme n’ait eu le temps de s’en rendre compte. On entendait résonner les pas des élèves, leurs cris, leurs joies, dans les couloirs. Puis, plus rien. Tout s’était dissiper, envoler. Chacun était retourné à ses appartements. Et la petite blonde était restée là, à attendre quelque chose qui ne viendrait sûrement pas.
Son regard se posa sur la couche blanche, dehors. Elle rêvassait. A quoi ? A tout, et rien. A ce qu’elle allait faire après, à Noël, à lui, à ses cours, à ce qu’elle allait cuisiner lors du repas de Noël… Oh, c’était une excellente question d’ailleurs. Qu’allait elle bien pouvoir préparer, elle qui adorait rester derrière les fourneaux. L’incontournable du repas de Noël restait sans aucune hésitation la bûche. Yuui arrêta de pianoter. Elle reprit ses dossiers et partitions, et sortit comme elle était venue de la grande salle. C’était décidé, elle s’entraîner à préparer ces desserts tant convoités par les enfants. Quelques couloirs et escaliers plus tard, elle arriva enfin en cuisines.

Les cuisines. Un lieu très apprécié de la jeune femme. Là où elle pouvait laisser libre cours à son imagination, à son talent et à sa passion. Oui, plus tard, elle se l’était promis, elle ouvrirait sa propre pâtisserie. En Italie. Cette pensée la fit sourire. Là voilà enfin dans son élément !
Livre de recette sous les yeux, regard fixé sur les petits caractères imprimés, elle réfléchissait aux étapes à suivre. La jeune femme se détourna, cherchant les ingrédients. Chocolats, marrons, beurre… On chauffe le tout. On mélange. On ajoute quelques petites choses en plus. On verse dans le moule. Le tour était joué. Un nouveau sourire de satisfaction s’étira sur ses lèvres. Elle ouvrit un des réfrigérateurs, et y enfourna son dessert. Dans trois heures. Dans trois heures elle reviendrait récupérer sa réussite.

Une présence. Quelque bruit au sol. Une silhouette qui se dessine, au loin. Yuui releva la tête, retirée à ses pensées. Et elle espéra, vaguement, vainement. Elle espéra entrevoir le visage d’une personne aimée. De la personne aimée. Mais il n’en était rien.

« Oh mademoiselle Kjersti ! Encore à cuisiner ? » Ce n’était personne d’autre que l’un des cuisiniers, d’Aisling. La jeune enseignante répondit d’un faible sourire. « Passez de bonne vacances ! Et joyeux noël ! » Elle adressa un petit signe poli, de la main, avant de regarder l’homme partir. Un soupire se détacha de sa bouche. Oui …joyeux noël.

De Miru à Gun

I Always get a yes.


Non décidément. Pourquoi ça tombait sur lui ? Cela dit, il fallait voir le bon côté des choses. Certaines MILF étaient toujours présente, histoire de surveiller leurs charmantes progénitures, hurlant, braillant, pleurant, riant, éructant, bavant, tirant la barbichette et la bobinette cherra. Mais qu’est-ce qui lui avait pris, par quel astucieux moyen avait-on réussi à le convaincre à faire ça, il se le demandait. La seule envie cohérente qui s’affichait à lui était fuir. Courir loin des jouets, des petits gosses, armés de leurs dent de laits comme terrifiants crocs baveux, prêts à bondir sur ses genoux pour énumérer des choses qui ne termineraient qu’en un horrible charabia ressemblant à :

« Un n’avion et zeru de mamie ellyfépeeeu zé ze zeux paaaas demamaenbaziiiie. »

Ça n’a aucun sens ? Normal, quand on a trois ans, on parle comme un mec entièrement déchiré après une soirée qui a duré trois jours d’affilé. Ce qui aurait dû être, considérant l’individu qu’était Richard Haille, limpide comme de l’eau de roche, étant habitué à ce genre de situation. Quoiqu’il en soi, revenons-en à monsieur le professeur de physique-chimie – comment un type comme lui avait-il pu diable comprendre quelque chose d’aussi compliqué que les molles et autres cauchemars physiques que la pauvre L qu’est l’auteur a dû essuyer ? – en tenue hautement classe et sexy de père Noël. Les lubies d’Aliénor, ça ne se maîtrisent visiblement pas.

Mais qui avait réussi à le convaincre ? Comment diable s’était-il retrouvé dans ce centre commercial, à faire la promotion de Toy’r’us, et des biens faits du foie gras Aisling, tendre enfant ? Et bien il fallait savoir que Yuui obtenait toujours un oui. Ça tombait quand même drôlement bien, que leur un mois ensemble tombe le 24 décembre. Dévoiler un bout du sous vêtement Victoria Secret, ou une bûche à tomber par terre. Ou peut-être même les deux suffisaient visiblement à redonner le courage suffisant au pseudo adulte pour affronter son pire cauchemar : des gosses. Partout des gosses.

Allez, encore cinquante-quatre enfants à prendre sur ses genoux et à traumatiser, et il pourrait rentrer dévorer une délicieuse dinde préparée par les bons soins d’une suédoise qui l’attendait sûrement, la connaissant, en mère Noël.

De Gun à Dan



POUR DAN.


    < Bonjour monsieur, j'ai raté le petit-déjeuner et j'ai peur de faire un malai... >

Vanille lui claqua la porte au nez.
Dan se retourna, eut un sourire pour la porte et la fille derrière, qui devait se demander si elle pouvait retenter sa chance, suivit des yeux son collègue, de retour à son poste – le saumon fumé, ah.
La vulgarité et l'impolitesse d'Aisling ? Au final on finissait par s'y habituer. Même la délicate Yuui, l'exigeante Tristan, le maniaque Nelson ou l'impatient Vanille s'étaient faits aux saluts grossiers, aux rires bêtes, aux blagues bêtes, aux croche-pieds bêtes, aux roux bêtes, bref, Aisling. Dan lui-même avait cessé de s'étonner, bien que les élèves qui venaient régulièrement toquer à la grande porte des cuisines l'irritaient tout de même un peu. Tous prenaient la cuisine pour une cafétéria gratuite où les elfes de maison couvraient les bienvenus avec des gâteaux et des tartes à la mélasse, mais non, Aisling était bien différent de Poudlard (comparez juste Aliénor à Dumby.) Quoique, camoufler la porte de l'endroit était une bonne idée. Il entendit des pas derrière la porte, retint un soupir; mais ce n'était que la petite qui partait.

    < C'était une petite blonde, on aurait pu attendre avant de l'expédier. >

C'est ça. Blonds ou pas, aislingiens, aislingois, aislingiers, tous étaient stupides et fous. Bah.

On aurait pu croire que le repas de Noël suscitait un grand chaos et une belle pagaille dans les cuisines d'une telle école. Mais pas de bacs de foie gras ni vingtaines de dindes : la plupart des élèves étaient rentrés pour les vacances. Ils étaient chez eux, oui, avec leurs parents, leurs chiens, et leurs cheveux roux, leur pluie d'hiver, leur mer agitée, ils iraient à la messe de Noël, s'endormir un peu, saluer le prêtre, rentrer, manger comme quatre chacun et ouvrir avidement leurs cadeaux.
Quelques rejetons restaient. Ceux qui n'avaient plus de foyer ou qui n'en voulaient pas, ceux qui habitaient loin, ceux qui avaient loupé leur train ou avion, ceux qui restaient faire les fayots aux professeurs ou ceux qui restaient pour leurs amis qui devaient rester. Quelques petits groupes d'élèves remplissaient maigrement les grandes salles, mais rien n'était plus lugubre. Plus de liberté, plus de lumière et de festivité, ce n'était pas plus mal.

Le repas de Noël se faisait avec application et soin. Peu de quantité, pour une fois, alors plus de choix, plus de marge de mouvement. Lorenzen et son subordonné pouvaient laisser éclater leur art. Les odeurs et fumets s'échappaient des récipients et créaient une belle atmosphère. Pas comme ces magasins de maquillage où tous les parfums empestaient et donnaient mal à la tête. L'odeur légère et fraîche de la bonne nourriture bien cuisinée méritait le détour.
On avait verrouillé la porte. Ainsi les pigeons qui toquaient n'avaient pas le temps d'expliquer leur cause, en trois secondes au maximum, ni l'honneur d'avoir le nez brisé par Vanille et son experte fermeture brusque des portes.

Il plongea sa main gantée dans sa poche et jeta un regard à la montre à gousset. Pile. Ils devaient être dans les dernières bouchées du dessert. A s'extasier de l'école vide, qui pouvait égaler la classe d'Aurore, imaginez.
Quelques personnes à la table des professeurs se retournèrent et lui firent signe de venir. Vanille était déjà présent, un peu saoûl. Très drôle. Cheveux violets eut un regard pour la bouteille que Dan tenait. Cheveux blonds lui racontait une anecdote. Cheveux noirs voulait son café final. Cheveux rouges allumait une cigarette à table, jurant encore en allemand. Cheveux bleus chantait, l'air gai. Longs cheveux blonds écoutait passionnément son compère capillaire, vantant encore sa bibliothèque. Et quelques discussions vives entre le prof de maths et celui des PHY, qui démontrait la supériorité des roux, sous le regard du vampire, et son frère. Dan eut un regard pour lui, sourit, posa la bouteille. Le cuisinier qui le suivait en posa d'autres, débarrassa et servit les adultes.
Les professeurs accueillirent le chef cuisiner avec enthousiasme, le félicitant pour le repas, lui donnant des bourrades, lui poussant des rations supplémentaires de dessert, tous à la fois. La belle cacophonie lui montrait que certes, il y avait des gens qui le prenaient bêtement pour un garde-manger, d'autres le reconnaissaient en tant que personne douée et valeureuse. Les gens ouverts connaissaient le talent de Lorenzen, car il ne se contentait pas de cuisinier bien, mais il se comportait très bien. Comme une personne enfin digne de confiance. Il avait des habitudes, préparer le café fort pour les professeurs pressés le matin, les attendre au bon endroit pour leur parler un peu, il savait qu'un tel était allergique à ça et que l'autre ne se calmait qu'avec ça, et il gérait les manies de dizaines de personnes, tout était dans sa tête.
De plus, lui-même personnellement connaissait tant de monde, ne confondait jamais et savait se faire apprécier. C'était donc tout naturel que ses collègues l'accueillirent gaiment. Les compliments culinaires étaient au passage, et tant fut sa sobriété extérieure, il ressentit la joie communicative.

Il prit place, imita les autres qui levaient leurs verres, et Noël commença.


MERRY XMAS.
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:24

De Dan à Louchette

Un, deux, trois! Que les festivités commencent! Deux maitres de cérémonie, tapie dans la foule, savourent cet instant magique de l'ouverture du Bal. Oui, un bal. Cette année, pour fêter la venue au monde d'un éternel bébé divin, c'est tout Aisling qui s'est mobilisé. Le hall resplendit de mille feux de toute part. C'est un océan de lumière multicolores, les guirlandes écument les murs, et sur les belles tables où trône le buffet d'une rare qualité, c'est un concert de couleurs et d'odeur, de saveur et de douceur. Chaque met est une invitation à la dégustation et une œuvre d'art à la fois que l'on n'ose pas toucher. Enfin, au départ : quelques téméraires ont bien fait de braver cette aura sacrée pour commencer la dégustation, charmés. Si on détourne le regard de cet endroit magique où le chef surveille tout sans pouvoir savourer les festivités, c'est sur la piste de danse que tout de suite l'attention se porte. Pour l'instant, c'est un peu calme, mais nul doute que lorsque plus de monde aura gouté au nectar des festivités, celle ci sera bondé, raz de marée humain dont l'entrain irrépressible les entrainera tard dans la soirée.

Deux têtes rousses, deux charmants êtres s'éloignent pourtant de ce petit coin de paradis pour se diriger vers ce qui est à la fois le fond de l'immense endroit et pourtant le centre même de l'attention. Deux têtes rousse, similaires, comme si chacun était le reflet de l'autre. Une seule âme dans ces deux corps si similaires qu'ils ne semblent en être qu'un seul dupliqué. Deux yeux dorés se posent malicieusement sur le clou du spectacle : un immense, colossale sapin. Vert, rouge, jaune, bleu, or... C'est un feu d'artifice, une provocation à la blancheur du paysage extérieur. Ici, la neige n'a pas son mot à dire, et l'arbre domine l'assemblée. Il est beau, grand, imposant, à se demander comment un conifère d'une telle stature peut tenir sous un toit. Chaque branche tient fermement face à l'assaut de décoration, et si vous soulevez ça et là quelques ramures, peut être tomberez vous sur un cadeau caché, petites sucreries semées dans cette immense mer verdoyante.

Puis la foule arrive, peu à peu, on ouvre les vannes et le flot continu d'invité tous parés de leur plus beaux atours. C'est un spectacle dont se délectent les bloom brothers. Quoi de plus agréable que de contempler cette foule pomponnées pour l'occasion, croyant tout savoir de la soirée parce que le programme avait circulé sur une affichette.... Pauvres naïf, lorsqu'un événement est organisé, n'est ce pas justement pour être bousculé ? Alors ils patientent, splendides prédateurs sous un masque angélique doublement souriant. Venez donc, chers invités, élèves professeurs, tout le monde est conviés! Alors ils arrivent, s'entremêlent, se confondent. Adultes et plus jeune, c'est un superbe mélange de tout âge réunit grâce aux festivités.

- Regarde ça, Jude.
- C'est la magie de Noël.
- Ne reste plus qu'à les noyer de plaisir, n'est-ce pas?

Deux fins sourires, deux paumes qui se placent sur l'immense arbre. La piste de danse était bondée, et les jumeaux s'étaient fait oublier pour mieux apparaitre ensuite. L'arbre, peu à peu, se liquéfiait, faisait grise mine, plongeait eu à peu. Les invités mirent un certains temps avant de réaliser qu'il pataugeaient dans la verdure. C'était une véritable mer de décoration et de boule de noël qui avançait et petit à petit submergeait leur jolis souliers...

Plus loin, deux bouilles satisfaites, deux voix angéliques qui lancent à qui veut l'entendre :

- C'est ce qu'on appelle nager dans le bonheur, non?
- C'est ce qu'on appelle nager dans le bonheur, non?


De Louchette à Wadoo


______

Le père Noël n'existe pas.
Avouez que votre coeur a fait un bond.

Le fait de dire que Leif n'y avait jamais cru serait un mensonge. Oh oui il avait eu des parents tout à fait sains d'esprits, consommateurs occidentaux normaux, adultes sans illusions qui voulurent garder celle ci intact le plus longtemps possible. Six belles années à penser qu'un gros lourdeau tout rouge descendait dans une cheminée; ou par la ventilation-si la cheminée n'existait pas- apporter des jouets fabriqués par nos camarades enfants bridés travaillant joyeusement dans une usine qui sentait bon l'odeur d'amiante. Pourtant si vous demandez à Leif, il vous dira que non, qu'il est un sur-homme qui n'a jamais cru au père Noël, qu'enfant il trouvait que techniquement son conduit d'aération était trop étroit pour laisser passer un homme, qui plus est obèse. Oui car le père Noël est obèse, ça parait évident, à force de manger les gâteaux qui trainent sous les sapins, il a l'estomac solide. Nan définitivement il n'y a jamais cru, faisons rêver les jeunes filles. Et les jeunes garçons.

Pire que le mythe du père Noël: la légende de la magie de Noël, et pourtant, Leif était témoin chaque année de l'étrange effet que cette fête produisait sur le commun des mortels. Il ne serait pas exagéré de dire qu'ils devenaient tous un peu fous, leur tête s'étant perdu entre l'hystérie général de la fête et le fantasme des cadeaux. Ainsi lorsqu'il arrivera dans la salle commune, il ne fut pas surpris de trouver un énorme sapin, haut d'une demi-demi-douzaine de mètres, ce qui correspond approximativement à 3 mètres. La petite reine aux cheveux couleur océan délavé s'affairait à distribuer les ordres pour sa décoration. Les " Ah nan la boule bleu plus à gauche" fusaient, mais en réalité personne ne l'écoutait. Leif retint un sourire. Il ne put s'empêcher d'admirer le sapin qui cette année s'était paré de couleur or et azur. Le sapin ah le sapin , la plus inutile tradition qu'il existait: deux minutes de plaisir visuel, deux semaines à ramasser les aiguilles. Ô oui mon beau sapin roi des forêts, qu'on coupe sans vergogne,'assassinat chaque année en cette période, puis on s'étonne que la végétation disparaisse et que le réchauffement climatique se fasse de plus en plus pressent. Leif était hermétique à tout ça, il savait apprécié quelques instants cette magie illusoire mais gardait la tête lucide, si ça ne tenait qu'à lui, il aurait posé trois boules sur une télévision et déclarer que la télévision était le sapin high teck de la nouvelle génération.

Il ne fut pas étonné non plus quand Clyde arriva vers lui, tout vêtu de son costume de paroissien en le sermonnant sur l'origine religieuse de Noël que personne, oh oui vraiment personne, ne prenait au sérieux, que Noël n'était en rien la fête des cadeaux mais la célébration de la venue au monde de Jésus Christ. Il lui sembla qu'il avait même ajouté: " Bon sang de bonsoir, allez à la messe putain !". Sacrebleu, quel mot vilain. Ah nan, vraiment rien ne l'étonnait pendant ce jour. Un petit garçon blond arriva furtivement, faisant résonner sur son dos une claque sonore. " Je suis désolé, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Il m'a semblé que vous aviez bon dos, alors je vous est frappé. Cependant ne vous la petez pas, Albator, son dos il est mieux. Enfin je crois. Il ne m'arrive pas souvent de lui frapper le dos vous savez. Ce serait un peu extravagant." . Il repartit. Leif n'eut même pas le temps de réfléchir qu'une personne lui fit du rentre dedans, mais dans le mauvais sens du terme. Il se retrouva cloué au sol et cru voir double. En réalité il avait à faire à des jumeaux. Roux en prime. La vie est dure. L'un l'aida à se relever, l'autre se mettait le doigt dans l'oreille. S'il l'aida à se relever, il ne s'excusa cependant pas, voyons ce serait vraiment de trop. Les jumeaux continuèrent à gambader dans la salle tout en chantant une chanson dont l'air était familier, les paroles beaucoup moins, une sorte de " Joyeux Noël Waaadoo wood pecker mwahaha hihi huhu ça puuu ce que j'écris". Définitivement, les gens perdaient la tête.

Il se dirigea vers monsieur Truder, seule figure qui faisait office de bon sens aujourd'hui. "Saviez vous, monsieur Karlstrom, que le renne ou caribou est un cervidé des régions arctiques et subarctiques de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord. Plusieurs milliers de rennes ont été également introduits dans l'archipel sub-antarctique des îles Kerguelen où ils vivent désormais à l'état sauvage." Leif , pour toute réponse, affirma que le sujet était passionant, matière idéale à débat philosophique et qu'il devrait sincèrement glisser le sujet dans ses cours . Monsieur Truder n'eut pas l'air d'apprécier le trait d'esprit. Leif partit vers un autre fauteuil avant que son professeur ne lui donne la composition chimique de son pull ou s'entête sur les rennes et leur mode de vie. Dans celui-ci Morphée avait dérobé l'âme d'un jeune garçon, Ronald, se souvint Leif. Le jeune homme se demanda bien comment il faisait pour piquer un roupillo, dans toute cette agitation, quand tout d'un cou un homme l'allure d'un punk enfonça une carotte dans le nez de Ronald, normal quoi. Pas de quoi s'inquiéter.


La seule chose qui l'étonna fut le moment où il se réveilla. Il regarda son portable.
Encore trois jours de répit.



De Wadoo à Mysha


For I've grown a little leaner, grown a little colder,
Grown a little sadder, grown a little older,
And I need a little angel
Sitting on my shoulder,
Need a little Christmas now.




______Parfois lorsque l'on a envie de crier, le seul problème, c'est qu'on a pas de mot à mettre dessus.
Tout Aisling est décoré, la moindre pièce, jusqu'à pousser le vice avec un sapin de taille moyenne dans chacune des chambres, que tout le monde a décoré, et elle, tout ce qu'elle avait envie de faire, c'était de hurler. Il fallait toujours qu'elle soit hors-sujet. Déjà qu'elle, elle ne fond pas sur chaque chocolat, sur chaque sucre d'orge. À tel point qu'aujourd'hui, alors que tout le monde est en pur esprit de Noël, Colombe se disait qu'elle pourrait éventuellement y penser à Pâques. Le temps que la colère, sa frustration parte.

Un coussin vole à travers la chambre, s'éclate contre la vitre, et ses bras maigres cherchent aussitôt une autre victime à envoyer valser. Sur laquelle planter ses petits ongles en manque de calcium. La voilà qui s'énerve, comme ça, comme une petite fille qui s'épuise dans un caprice, et donc les yeux rougissent, les joues se teintent. Elle se jette dans son lit, roule dans ses draps qu'elle mord comme quand son pauvre petit corps plein de manque la tiraille la nuit.
Alors oui, elle voudrait crier, Coco, mais elle ne trouve aucun mot à faire jaillir de sa gorge. Comme si elle se trouvait trop faible pour un juron, trop révoltée pour une simple plainte. Les pires maux n'ont jamais de mots. Ils ne sont que des protestations tenues, déchirantes et languissantes, intenables, comme les pleurs d'un nourrisson.

Et puis comme un nourrisson, les cris étouffés et furieux se calment d'eux-même, au bout d'une trentaine de minutes, quatre heures peut-être, on ne sait plus bien, enfermés entre quatre murs comme une lionne. Dehors la neige tombe dans ses champs adorés, par dessus les fleurs. À cause de ça, elle ne peut pas sortir, on l'empêche bien comme il faut d'aller planter ses pieds blancs dans la poudreuse. Mais allez, grandis Coco. Il paraît que tu as passé l'âge des gamineries, l'âge des boules de neige et des caprices dans aucun sens. Il paraît qu'on perd tous n'importe quel espoir, qu'on continue de mentir, il paraît qu'on continue tous de fêter quelque chose auquel on ne croit pourtant pas, comme on vit notre petite vie sans y croire vraiment. Allez, il paraît que toi aussi, tu finis pareil, à la façon dont tes yeux vides fixent le sapin devant toi, survivant du champ de bataille qu'est devenue la pièce. Les yeux ternes, sans conviction, sans magie.

Autour, tout a été renversé. Des habits, des draps, oreillers, des affaires en vrac, et ça paraît si vain. L'arbre trône fièrement au milieu de l'hécatombe, et elle n'y avait pas touché comme respect pour la seule verdure restante à disposition. Mais à quoi ça sert. Il est encore plein de petites choses, de boules multicolores et chatoyantes, des choses qui agressent et qui narguent, des trucs juste plein d'ironie. Doucement, lessivée, la jeune fille se lève, s'approche pas à pas de la décoration, et le contemple.
Et ses mains viennent arracher la première boule fragile. La briser contre un mur, la suivante contre le sol. Écraser une autre contre son pied nu. Toutes ont leurs sorts, et la dernière la toise, la reflétant comme jamais ; contre la surface ronde, ses joues en prennent la forme, s'étendent, gonflant ses traits anguleux. Celle-ci, elle tomba bêtement à sa cheville, et roula on-ne-sait-où.

Restait la guirlande, qu'elle saisit doucement, qu'elle déroule des branches – elle n'y touche pas aux branches, elles restent impeccables, elles – et qu'elle fait jouer entre ses doigts, avant de, sans savoir vraiment pourquoi, l'enrouler autour de ses épaules nues dévoilées par son débardeur. Comme ces grandes dames et leurs boas. Un miroir sur un mur voisin lui donne sa véritable image, de gamine maigre et perdue, pathétiquement enroulé dans sa décoration rouge.
De toutes façons, ça l'est, pathétique. C'était ironique, méchant. La fille tombe assise pour ne plus se voir, enroulant de ses bras ses jambes aussi nues pour poser sa tête contre ses genoux calleux. Elle n'avait demandé qu'à croire à ces fêtes, cette année, pourquoi pas, elle ne croyait pas à grand chose d'habitude. Mais il avait fallu qu'en cadeau on lui offre de devenir une femme, malgré ses efforts.

Saloperie. C'est ce qu'elle finit par laisser échapper entre ses genoux, sans force de le hurler, là, bien lotie près de l'arbre qu'elle ne veut pas abandonner. Joyeux Noël, Coco, sans mauvais jeu de mots.


❆ ❆



De Mysha à Michi

Cadeau pour Michi, partie I ✒
FROM MYSHA LE PETIT LUTIN HIHI




Rhapsody s'était levé tard, ce jour là : vu qu'on était le 25 Décembre, il pouvait bien se permettre ça, au moins, vu qu'il adorait dormir. L'horloge allait bientôt sonné midi et le jeune homme achevait de se mettre une jolie barrette en forme de fleur bleue dans ses cheveux noirs. Il se rappela la veille et la fête de Noël à Aisling à laquelle il ne s'était pas rendu pour causes diverses et variées, notamment par peur de croiser un de ses tortionnaires ou des langues de vipères qui se moqueraient de lui et de ses talons hauts. Il jeta un dernier coup d'oeil au grand miroir de sa chambre et se décida enfin à sortir.
Il ouvrit doucement la porte et, étrangement, quelque chose de léger la bloquait. Son regard descendit vers le sol où était posé un petit paquet cadeau d'une jolie couleur rouge. Quelqu'un avait donc pensé à lui ? Impossible. Rhapsody secoua la tête, ça devait sûrement être une erreur. Il s'agenouilla, prit le paquet dans ses mains, le tourna et y découvrit une petite étiquette blanche où était marqué, en jolis lettres manuscrites, le message suivant :

« Pour Rhapsody. Fais en bonne usage ♥ »

Son coeur faillit manquer un battement. Le cadeau était bel et bien pour lui, il était le seul Rhapsody de l'école. L'âme joyeuse et un sourire enchanté aux lèvres, le jeune homme prit la décision de retourner dans sa chambre pour ouvrir son cadeau. Il le posa sur son lit et, tellement heureux qu'un anonyme ait pu pensé à sa personne, il n'ouvrit pas le paquet tout de suite, et essaya d'imaginer ce que pouvait bien contenir la boîte rectangulaire d'environ trente centimètres de longueur et quinze de large. Tout de suite, l'idée qu'il lui vint à l'esprit fut que la boîte contienne une flûte, cet instrument qu'il aimait tant, son refuge, sa grande passion. Mais qui était à ce point gentil pour avoir la bonté de lui offrir une jolie flûte traversière ? Et surtout, qui le connaissait assez pour savoir qu'il jouait de cet instrument ? Il ne voyait pas ce que la boîte pouvait contenir d'autre, en même temps.

Emporté dans un doux élan d'espoir, il défit soigneusement le ruban doré qui entourait le cadeau surprise et déchira avec lenteur, tel un petit enfant, le papier rouge vif. Il découvrit une boîte en carton, et eut le réflexe de la secouer pour entendre le bruit que le cadeau faisait en remuant. Ainsi, si c'était une flûte, il pourrait le savoir. Mais ça ne faisait pas le bruit d'une flûte traversière ou une flûte simple roulant dans une boîte, non. On aurait plus dit quelque chose de… grand et fin, mais souple.
Le jeune musicien ouvrit donc la boîte, lentement, et y découvrit… une corde. Une grosse corde bien solide qui pouvait facilement soutenir le poids d'un humain. Ils se rappela alors le message sur le paquet qui lui disait d'en faire bon usage. Des larmes montèrent jusqu'à ses yeux, son petit espoir était à présent brisé. On avait pensé à lui, oui, mais seulement de façon méchante, pour se moquer de lui, comme d'habitude. Qui était assez ignoble pour lui faire ça, un jour de Noël de surcroît ? Un jour où le partage et la bonté devaient régner partout sur terre ? (hé genre c'est trop beau ce que je raconte) L'hermaphrodite envoya valser le maudit paquet, bien qu'il ne soit pas violent en temps normal. Maintenant, il ne voudrait plus sortir de sa chambre avant le lendemain, la semaine prochaine, le mois suivant peut-être. Comme il avait honte, comme il était triste et désemparé ! Le pauvre enfant comprit alors pourquoi le présent était anonyme. S'acharnerait-on sur lui encore longtemps, pendant toute sa vie ?

Puis soudain, tout changea. Rhapsody était bel et bien sur son lit, les yeux grands ouverts. Haletant, il s'assit, encore à moitié sous la couette, et il regarda immédiatement si le paquet était encore là. Mais non. Pas de cadeau, ni de corde. Affolé, il partit ouvrir la porte de la chambre, encore en chemise de nuit pyjama, pour vérifier qu'il n'y ait bien rien derrière. Là, non plus, rien d'anormal à signaler. Ouf.
Rien qu'un horrible cauchemar, une fois de plus ! Heureusement que la réalité était tout autre.

Le brun se leva, en silence, afin de ne pas réveiller Lucis qui dormait encore (kyaaah Lucis qui dort hiii. hum pardon) et se dirigea vers la salle de bain, où il traina un petit bout de temps, afin de se coller deux ou trois barrettes dans les cheveux et de s'asperger de parfum. Enfin, il sortit, encore un peu sous le choc du cauchemar de cette nuit. Hé oui, aujourd'hui n'étais pas un jour comme les autres.
C'était Noël, déjà, l'anniv de J-C quand même (pas Jean-Claude hein, l'autre) et surtout, le club de musique allait se donner en concert dans la salle Dallach, devant tout Aisling. Rhapsody avait la chance d'être le seul flûtiste du club, et par conséquent, il est était indispensable au concert. Et il était heureux, de compter ainsi aux yeux de personnes qui partageaient sa passion. Ça allait être grandiose ! C'était la première fois qu'il passait sur scène, et il avait un peu peur. Mais pour une fois, le petit Bambi avait confiance en lui : il savait qu'il allait réussir, qu'on allait l'applaudir, le prendre enfin pour ce qu'il était vraiment, soit un artiste, un vrai. Il se rendit donc, souriant, vers la salle des clubs où les autres musiciens aislingiens l'attendaient pour une tout dernière répétition.
Le morceau qu'ils allaient jouer devant tout le monde était d'ailleurs un très célèbre opéra français du nom de Joyeux Noël Michi
.


Spoiler:
 

Cadeau pour Michi, partie II ★
FROM MYSHA LE PETIT LUTIN HIHI (bis)

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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:33

Et vous pouvez commenter à la suite :3

Tiens, je commence.
VANYA
Merci merci merci je kiffe *w* Le duo Roxanne/Bonnie est tellement impossible, il est juste génial dans ton OS. Et puis il y a une ambiance, outre celle de Noël, mais aussi un petit quelque chose qui fait qu'on se sent dans la scène, qu'on sent que c'est Aisling, ah j'arrive pas à décrire ca. Bref, j'adore (le coup de la bière gobeline, quoi. Ca le fait tellement.)
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:46

.... Juste pour dire que.
PARDON DE FAIRE TACHE avec mon lien de merde. Mais c'est un cadeau emballé azyyy. *va lire et reviendra éditer*

EDIT ; Merciii beaucoup Louchette pour ton OS ♥
Déjà le premier doute sur le Père Noël d'abord c'est comment il parcourt la terre en une nuit ? Bon il peut utiliser le décalage horaire mais n'importe quel gamin comprend. Non ? Non ? J'ai beaucoup aimé l'intervention des personnages, et voila~

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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 15:58

Ireettthhh *_*
Ton OS est tellement classe que je ne sais que dire. En fait c'est exactement ça : c'est classe *_*

J'ai adoré, c'est tout à fait mon genre d'écrits ♥

(et en plus tu as réussi à me surprendre, parce que je m'attendais à ce qu'on écrive sur Ariel -c'est plus simple- x3)

Merci mille fois ♥ !

Et de rien Bonnie voyons, tu peux pas savoir à quel point je me suis amusée ! C'est tes personnages qui sont purement géniaux

(et maintenant je vais lire les autres :3)
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 16:16

    excusez moi pour ce qui va suivre, l'instant groupie, les cris, les coeurs, les hiiii, les !!, les **, toussa. je suis navrée, mais je ne peux contenir mon extase.

    /tousse un peu.
    HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII HIIIIIIIIIIIIIIIII HIIIIIIIIIIIIIII HIIII !! encore une fois tiens. HIIIIIIIIIIIIIIIII ! Hiiii je suis trop contente c'est trop koul, je kiff marass hiiiii Roxxxx je t'aime ♥♥ Tu maitrises très bien le monologue de Harley ! je te félicite ! je suis très fière de toi et de ta référence au Donjon de Naheulbeuk 8DD ahhh je kiff je kiifffff. ET LES AVATARS HIIIIIIIIIII. et les iconnnnnns ♥ Et l'histoire est énorme xD CEY LA TECHNIQUE SUPRÊME POUR CALMER ( ou au contraire attiser ) HARLEY. TU GÈRES BÉBÉ ! je l'ai relu au moins trois fois ( je suis grave. ) j'ai dû recommencer la première fois parce que je bavais tellement que j'ai pas tout capté ( c'est la maladie + groupitage ça donne pas bon ménage. ) et une autre fois juste parce que c'est asdfghjkl *w*
    Merchi beaucoup, merchi ;;; je suis joie, amour et fertilité !

    HARLEY FERA UNE TRÈS BONNE ÉPOUSE ! ( oué enfin ça dépend des moeurs. )
    encore merci ♥


    ET AZI J'AI KIFFÉ LE POST DE SAM POUR CAMIE. haha tu m'avais dit que c'était un AdriMoh mais j'imaginais pas ça aussi chou c'est trop mignon ♥.
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 16:35

    De rien Vanya. n__n
    Et oui mais c'est sur Cillian qui m'a le plus séduite, alors c'est lui que je souhaitais mettre en scène. Un petit défi en somme, sous la forme d'une petite nouvelle que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire.

    SHEINA ! Ton OS est sublime ! Sublime est le mot qui correspond, avec tout le sens qu'on peut y caser, toute la force qu'on peut lui donner. Ces petits détails sur le quotidien de Luce, son mépris face à la fête, son dégoût vis-à-vis de ce Noël moderne, le tout manié avec des mots de maître. Et ce cadeau original et symbolique de la part de Lucie... J'aime, j'aime ! Je pourrai même l'intégrer dans mes futurs sujets.
    Et comme si ça n'était pas suffisant, un avatar ! Que je me suis empressée de mettre.

    Merci ! Merci beaucoup !

    Et merci à Aelys pour avoir organisé tout ça. Car cela fait et va faire assurément de grands heureux.

    Crach, crach, burn ! Let it all burn ! <3
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 17:35

.... Je crois que je vais pas m'en remettre, en fait.
Non mais genre, déjà que mon petit coeur de moineau a failli lâcher quand j'ai vu que c'était Wadoo qui m'a fait mon cadeau, je m'attendais à un truc qui déchire. MAIS C'ÉTAIT ENCORE MIEUX, hiiirgh.
C'est trop joli, la façon dont est décrite la rage de Colombe et tout, c'est tellement ça. Puis la chute, LA CHUTE, oh. C'est de la chute quoi. De la chute que genre je maîtriserai jamais. Hanw.
Puis Wadoo, tu as tellement de vocabulaire, tes mots sont toujours bien choisis, à chaque fois que je te lis je me sens siii petite, minuscule, riquiqui, j'ai envie de te vouvoyer tellement t'es graaaande. en fait je le dis pas souvent voire jamais parce que j'ai pas l'occasion et tout mais je suis fan de toi, genre en plus t'es en prépa hypo t'es mon exemple moi aussi je veux faire ça même si je sais que je vais pas y arriver et tout bref je dérive je dérive maggle
Ah oui aussi j'admire tellement cette maîtrise de l'orthographe errg. Bref, j'aime j'aime.
MERCI MADAME, yé vous aime, vous avez mis de la joie dans ma... journée ! (oui parce que je viens de ma réveiller y a pas très longtemps haha)
Bon quant au lien... j'ai pas réussi à l'ouvrir. Mais je crois que c'est parce que je suis pas sur mon ordi donc je me réserve la surprise pour tout à l'heure. Je suis sûre que ça rox aussi, même si je sais pas ce que c'est. Mais j'avoue espérer secrètement que ce soit un dessin. Ouais je dois me faire des films en fait.
Pardon, mon remerciement était particulièrement bordélique, mais y a pas vraiment de mots pour exprimer ma joie. Encore merci tout plein ♥♥

(ah oui aussi pour mon cadeau, je sais pas pourquoi mais ça fait une taille de police énorme, désolée)

EDIT (après avoir ouvert le fichier .rar rempli de trésors) : AAAAAAAAAAAAAAAAAH.
Ajh. slkdjf.
MAIS C'EST QUE Y A PAS UN DESSIN, MAIS DEUX. Mais. C'est trop beau, je suis noyée dans un océan de joie là. JE MÉRITE PAS TANT DE TRUCS QUI DÉCHIRENT. En fait Noël, je kiffe. Puis un avatar pour Blake. Puis deux avatars pour Colombe. Je me meurs je suis morte je suis enterrée ldkfhjlsdk. ET DES ICÔNES KEEP CALM ! Un ptit message trop choupidou aussi.
Et pour finir, comme si je savais pas assez où donner de la tête. UN TEXTE AVEC LEIF ET COCO. Qui est juste... affreux ? Non parce que hein, ça va bien les compliments machin, mais on a pas idée d'écrire des trucs comme ça aussi. Voilà quoi, je trouve pas de mots pour dire combien c'est nul, faut arrêter. (non mais. Comment t'as su que Colombe portait des pulls GAP ? T'espionnes dans ma tête hein ? Ou alors tu connais Cocomec parce que lui aussi il en porte héhéhéhé).
Bon. On va pas dire que ça a fait ma journée non plus. Gnah. Je vais aller le relire tiens.
Je me sens ridicule moi maintenant, je sais pas comment te remercier Madame. "Merci", c'est un mot de cinq lettres de rien du tout, c'est nul, c'est pas assez grand. Je vais peut-être t'envoyer un fax, c'est original comme moyen de remerciement. Je sais pas.
Je flotte dans ma joie toute niaise là, faut que je redescende. Quoique non en fait, j'ai pas envie, je veux continuer à sourire bêtement /o/ ON PEUT PAS FAIRE MIEUX COMME CADEAU QUOI. Arf.
Mais je m'attendais tellement pas à tout ça, sérieux. Je reviens, je vais aller mettre le dessin qui tue sa mère en fond d'écran *____*
Bon. Pour les avatars trop beaux, je les porterai après ceux de Bonnie. J'ai l'impression d'être en plein délire là, genre je crois que c'est un rêve que je vais me réveiller et que y aura plus de cadeaux de Wadoo. Puis l'avatar de Blake aussi, je le porte très bientôt, il m'a trop fait orgasmiser. Puis le dessin avec le sapin senteur sur la tête de Coco m'a trop fait rire. Et l'autre avec la coupe de champagne est juste wouhaaa. Les plis de la robe, wouhaaa. Gné. Faut que j'arrête d'exprimer ma joie là, sinon dans un mois j'y suis encore. (et le "Keep calm and. well. yeah, just keep calm", c'est tellement Blake quoi, j'étais par terre)
Et tékaté, t'as très, très bien interprété Coco.


Dernière édition par Colombe F. Davre le Sam 25 Déc - 20:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 18:41

    ...
    KYAAAAAAAAAA ** !
    Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord Discord.
    It's so Luken de penser à Discord pour Noël (d'ailleurs Discord, qu'est-ce que tu fous en ce moment ;; ?).
    J'aime beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup ! Merci beaucoup Nothing pour ce texte, c'est un petit bijoux ♥. Joyeux Noël à toi !

    Bon, maintenant, faut que je trouve du temps pour lire les autres.
    *glomps Harley*
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 18:45

NIXAMERENOEL COMMENT J AI KIFFE SA RACE.
Hum pardon, j'en perds mon bon français.
Dan tu as tout à fait compris les jumeaux, typiquement eux quoi, j'ai pris mon pied de lecture là.
Merci pour ce joyeux Noël de qualité ♥
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 21:04

Merci Pleasance, je suis contente que tu aimes ! ;w; ♥


Omg. Pauvre Malice xD Harcelé par Harley, il a dû maudire le bon Dieu (un peu comme tous les jours, quoi) pour ce Noël qui commence bien (elle l'a décoiffé en plus, l'hérétique !). Merci en tout cas *___* ♥ J'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime j'aime ♥ ♥ ♥
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Sam 25 Déc - 23:26

Je n'ai pas d'excuse... Si Sheina accepte de recevoir son cadeau avec du retard, alors ma participation est toujours d'actualité. Pardon...
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Dim 26 Déc - 21:10

    J'ai failli mettre l'heure accro à la HP.

    Je viens de tout lire ! Et de relire environ quatre fois le cadeau de Miru.
    Mais HIIIIH geeeenre c'est Miru qui m'a fait un cadeau. ... Attends j'arrive toujours pas à m'en remettre.
    Merci du fond du cœur. Meme si le fond du cœur c'est pas loin et ça le fait pas. Merci du fond du pied. Pas sexy.
    Miru. Je. (pleindepetitscoeurs)

    Ahh et j'ai lu les autres je disais. J'ai tellement aimé (cœur) j'adore cette magie y a des cadeaux c'est pignon euh mignon et joli. Ahh je vais pas en citer tellement c'était bien tout le monde y a des répliques epic comme dans ceux de Vanya ou ou ou Harley ou Bonnie je vais citer tout le monde là. Ahh Luken et Discord. AAAAAH ADRIMOH ihihih je souriais bêtement alors que j'ai rien à voir là dedans.
    Celui de Louchette m'a faite mourir de rire, genre Tudeeeer ce gros random XDD ah j'étais tuée pour les sapins là.
    Et celui de ... Mysha était cuuute avec des parenthèses hilarantes. Et son message de remerciement XD le pavé. Ah je pouvais pas ouvrir le lien non plus je ressayerai sur l'ordi mdr (tavu comment je enjoy tous les cadeaux en fait.)


Dernière édition par Wolle J. Pix le Mar 28 Déc - 11:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Mar 28 Déc - 9:52

    *blush*

    Je... Comme Michi, je n'ai aucune excuse valable. Je suis vraiment désolée ;;
    J'espère que Poppy me pardonnera un jour. Je m'y attèle au plus vite ! je suis désolée pour Aelys aussi, ça doit être terriblement agaçant pour l'organisation. Je suis inexcusable. D8

    Et, en même temps, je suis sur un petit nuage.
    Le rp de Pleasance m'a redonné le sourire ! Je suis heureuse, simplement ♥♥
    Le AdriMoh me rend complètement niaise, c'est beau :') Merciiiii ! *w*
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Mar 4 Jan - 5:35

*debarquer trois plombes a la masse* LIKE A BOSS 8D

Citation :
Je n'ai pas d'excuse... Si Sheina accepte de recevoir son cadeau avec du retard, alors ma participation est toujours d'actualité. Pardon...

Bah, il n'y a pas de soucis ;; *calinne* Et puis si tu veux bien je serais ravie de recevoir ton cadeau meme avec du retard. ;ww; Genre tres beaucoup. =3

Et puis, Ireth, iiiiiiih, j'ai pas de mots pour dire a quel point je suis contente. ;O; ;ww; J'avais tellement peur d'avoir mal joue Luce, iiiirg ;; Merci, vraiment ;w; <3
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Mar 4 Jan - 14:06

D'accord alors je m'y mets dès que possible! <3 (En plus j'ai déjà l'idée principale et le début xD)
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MessageSujet: Re: Oh, Santa • Noël à Aisling   Ven 25 Fév - 11:33

Spoiler:
 

De Taz à Poppy




______

avec Alix de Poppy et Pearl de Sheina

Elle gémit. Un soupir imperceptible, un souffle léger. Un sanglot qui n’aurait pas soulevé une plume. Un murmure dans le noir. Un cri dans la nuit.

Elle ne savait pas exactement ce qui lui manquait.
Elle ne savait pas exactement ce qui n’allait pas.

Peut être était-ce parce qu’elle avait froid. Parce qu’elle voulait de la neige, ce duvet cotonneux caractéristique de l'hiver ; courir pieds nus dans un océan de flocons blancs. S’élancer sur un sol gelé, courir à s’en couper le souffle, courir à en pleurer, courir jusqu’à toucher l’horizon. Il y avait comme un vide. Un puits sans fond, une crevasse à combler. Une irrépressible envie d’en finir. Un désir de tout briser, de tout arrêter ; une envie un peu folle, violente et inconnue la saisit brutalement à la gorge. C’était si fort, si réel. Elle aurait tant voulu y croire. Et le poids qui lui compressait la poitrine depuis trop longtemps s'apaiserait peut être, un peu.
Elle étendit un bras vers le plafond ; allongée sur un lit, dans cette pièce toute noire, elle le distinguait à peine. Elle était lasse ; éprise de vérité. Grisée de mélancolie. Ivre de solitude.

Tout arrêter. Que tout cela cesse. Enfin.
Démonter cette pièce qui ne la faisait même plus rire. Déchirer ce rôle qui lui donnait la gerbe, ce pantin qu‘elle ne voulait plus être.

Son bras s’allongea encore, vers ce petit bout de rêve qui lui tendait la main. Pendant quelques minuscules secondes, il lui parut si proche ; pire, il lui sembla réalisable.

Son bras tendu vacilla. Ses muscles tressaillirent.
Elle lutta contre la fatigue : son maigre espoir, elle le tenait ! Elle y était presque ; pourtant, son membre trembla, il résista, frémit une dernière fois ; puis s’écroula près d’elle, dans les couvertures, comme épuisé ; sans vie.

Un juron muet franchit la muraille de ses lèvres. Elle eut envie de crier, soudain. De hurler à s’en casser la voix ; crier à s’en arracher les cordes vocales. Elle se sentait si différente. Pour la première fois depuis des mois, elle voulut revenir des années en arrière.

Frémissante, elle se redressa, sans un mot. Glissa ses jambes nues hors des couvertures. Elle posa un pied par terre.

Elle ne savait même pas exactement ce qui n’allait pas.
Elle ne savait même pas exactement ce qui lui manquait.

Peut être parce que c’était Noël.

Elle décida qu’elle détestait ce jour.

Ça lui rappelait tant de mauvais souvenirs. Des jours lointains que sa mémoire gâchée refusait de retrouver, et qui, pourtant, lui manquaient désespérement. Du temps où, chez elle, l’honnêteté rimait avec douceur et générosité. Que c’était pathétique...
Elle marcha, posant un pied devant l’autre avec lenteur, de sa démarche gracile. Près du mur, elle enclencha l’interrupteur. La chambre, dès lors éclairée par la lumière trop forte, trop artificielle du plafonnier prit de sordides airs de prison. Eblouie, l’adolescente ferma brusquement les yeux. A tâtons, elle s’approcha du petit miroir qui ornait le mur. Ses paupières s’ouvrirent. Elle admira son reflet. Cette sorte de princesse déchue. De poupée brisée. Elle contempla ses yeux cernés, cette peau blafarde, ce visage altier, cette crinière brune, ce menton malingre sans deviner qu’ils étaient siens. Elle tendit la main vers son double. Du bout du doigt, elle redessina les contours de ses traits ; il glissa sur sa tempe, sa joue, son nez, ses lèvres. Elle aurait presque pu se trouver belle. Mais ce qualificatif la répugnait ; il était trop bien pour elle.

Elle se détourna de son image, prise d'un sursaut de dégoût. Elle ne se reconnaissait plus. La fille du miroir la débectait. Cette fille-là n'était pas vraiment elle. Ce reflet était simplement ce que voyaient les autres ; ces êtres idiots et aveugles. La fille du miroir était ce que voulaient voir les autres-là. Ces gens qu'elle bernait depuis si longtemps ; ces personnes qu'elle feignait aimer. Tout ce petit peuple qui l'indifférait si profondément. Ces pauvres gens qu'elle emmerdait jusqu'au sang.

Tout à coup, elle eut besoin de sortir. Dégager de cette pièce étouffante, dégueulasse, trop blanche, trop exiguë. De l'air, vite. Elle se précipita vers la porte, qu'elle ouvrit à la volée. Elle éteignit la lumière crue du plafonnier d'un geste, et s'enfuit.

Ses pieds nus frappaient le sol d'un rythme saccadé. Il était encore tôt, les couloirs des dortoirs sentaient encore le profond sommeil des élèves endormis. Elle s'en fichait. Elle voulait juste courir. Courir à s'en couper le souffle, courir à en pleurer, courir jusqu'à rejoindre l'horizon. Elle était simplement vêtue de sa chemise de nuit légère. Le froid mordant agressa ses joues, ses bras nus, son cou et ses jambes. Elle n'en avait que faire. Juste courir, courir pour la semer ; la semer elle ; la fille du miroir.

A but de souffle, elle s'arrêta soudain au détour d'un couloir. Tremblante, elle s'adossa au mur.

    - Que fait-une charmante demoiselle dans les couloirs à cette heure-ci ? Aurait-on peur du noir, Alix ? siffla une voix moqueuse

L'interpellée sursauta. Elle aurait reconnu ce timbre de voix entre mille. Elle en connaissait toutes les sonorités par coeur. Elles étaient, bien malgré elle, comme gravée dans sa chair. Marquées au fer au plus profond de son âme. Alix ferma les yeux, horripilée. Pour qui se prenait-il à lui parler ainsi ?

    - Puis-je savoir en quoi ça vous concerne, monsieur Pearl ? Je suppose que vous souffrez aussi d'insomnies, à ce que révèlent les marques rouges sur votre cou ! répliqua-t-elle entre ses dents.

C’étaient les paroles d’une jeunesse désœuvrée. Presque aussitôt elle regretta ces mots irrespectueux, pourtant son orgueil était catégorique : elle ne s'excuserait pas. Elle était fatiguée, et hors d'elle. Jamais elle ne se serait permis ce comportement en d'autres circonstances. Elle le foudroya du regard. En réalité, elle mourrait de jalousie. Qui était cette femme qui cette nuit, l'avait dévoré de baisers ?
Sa silhouette éthérée se fondait avec le fond tout blanc à travers la fenêtre. Ses prières avaient peut être été entendues : il avait neigé cette nuit.

Pearl réprima un éclat de rire. Ses beaux yeux pétillèrent tandis qu'ils sondaient la jeune fille. Alix le dévisageait d'un air farouche. Il scruta ses traits raffinés. Elle le gratifia d’un regard impertinent.

    - Exactement ! Quelle perspicacité ! Je suis impressionné ! répondit-il avec un drôle de sourire.

Immédiatement, Alix se détourna de son interlocuteur. Son coeur avait fait un bond inattendu ; son cerveau, désorienté, n'avait pas trouvé de réplique toute faite. Arg. Ce sourire. Une irrépressible envie la saisit soudain. Quelque chose qui vacillait entre lui couper la tête, ou lui sauter au cou, au choix.

Elle regarda par la fenêtre un demi-instant, le temps de rassembler un minimum de contenance ; effacer le sourire béat qui se dessinait naturellement sur ses lèvres ; arrêter ce coeur qui au plus profond de sa poitrine, entamait un twist endiablé. Elle passa la main dans ses cheveux. Puis, elle se tourna vers lui. Ses yeux suivirent les courbes parfaites de son visage, caressèrent les mèches blondes, fusillèrent les traces rougeâtres dans son cou, avant de se planter dans son regard bleuté.

Il sourit. De cet irrésistible sourire en coin.
Elle se sentit fondre, malgré elle. Pourtant, ses traits juvéniles restèrent de marbre.

Elle le trouvait délicieusement abject. Il la trouvait monstrueusement attirante.
Elle ne pouvait pas l'encadrer. Il était, en quelque sorte, son professeur.
Punitions à la mesure de leur bassesse.

Son sourire disparut, pour laisser place à une gravité qu'elle ne lui connaissait pas. Il se rapprocha.

    - Tu sais quel jour on est ? demanda-t-il doucement.

Bien sûr qu'elle le savait.
    - C'est Noël... lâcha-t-elle dans un souffle.

Elle aurait aimé lui intimer de disparaître. De la laisser seule. Elle aurait voulu qu'il ne fusse pas aussi proche. Pourquoi. Pourquoi était-elle aussi troublée ?
A présent, leurs nez se frôlaient presque. Elle aurait voulu regarder ailleurs, mais elle en fut incapable. Elle aurait aimé se noyer dans l'océan de ses iris. Cette pensée la brûla. Que lui arrivait-il ??
    - Alix... Avec qui voudrais-tu être en ce moment ? soupira-t-il à son oreille.

Elle frémit à son contact. Elle ne comprit pas tout de suite le sens de sa question. Trop de sensations à la fois, son cerveau était hors service. Tant de pensées dérisoires, impossibles, insensées, idiotes et merveilleuses. C'était trop. Trop. Elle ne comprit pas sa question... Avant de se remémorer le don du jeune bibliothécaire. Elle ferma les paupières.
    - Personne... Je veux être seule. Laissez-moi. répondit-elle brusquement.

... Elle n'avait jamais aussi mal menti de sa vie.
Elle tenta de se dégager, en vain.

Elle l'entendit rire faiblement tout contre elle. Soudain, elle eut envie de sourire elle aussi. C'était si bon, si doux de sentir sa joue contre la sienne. Elle aurait pu mourir à cet instant, peu importait.
    - Tu mens très mal tu sais ? Tu as encore beaucoup à apprendre chuchota-t-il.

Elle afficha une moue grognon, vexée. Mais elle n'eut pas le temps de lui en vouloir. Tout se passa très vite. Trop vite. Le voir se reculer, la contempler, avant de s'avancer, encore, encore. Sentir son haleine. Son souffle chaud, brûlant. Se serrer contre lui, fort, très fort. Blottir son visage au creux de son cou. Sentir sa main sur sa hanche. Sceller sa bouche à la sienne.
... et s'abandonner.




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Oh, Santa • Noël à Aisling

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