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 The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !

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MessageSujet: The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !   Mer 6 Oct - 15:04




WILD WILD WEST COAST
THESE ARE THE GIRLS
I LOVE THE MOST


Katy Perry & Snoop Dog

Fuckin' bitch, tais-toi.
Mais le professeur écoute calmement son élève lui poser des questions sur la masse volumique du pétrole qui s'est récemment échappé dans le Golfe du Mexique. J'en ai rien à foutre du Mexique, bitch. Mais elle demande pourquoi et comment, des explications, des calculs. Elle veut des calculs ? Elle les aura ! Il fixe quelques instants les lunettes de l'adolescente, avec cet air profond qu'il a quand il prend son menton dans la main, ses feuilles de cours incomplètes, et ce regard nébuleux qui ne donne aucune indication sur ses pensées. Autrement dit, il la regarda quelques secondes et personne ne sut s'il était en train de réfléchir à la diplomatie de la réponse, s'il était en train de contenir une constipation soudaine, ou s'il évaluait son tour de poitrine. Il est subtil, Ashnar.

Mais OUF ça sonne bon dieu, la fille range ses affaires et s'en va avant tous ses camarades, pour ne pas arriver en retard à je ne sais quoi. C'est malpoli, les élèves, ça pose des questions d'un niveau supérieur, et si on leur répond "tu apprendras ça plus tard" tout le monde grogne. Et quand on leur explique, à peine a-t-on commencé à récapituler ce qu'on sait qu'ils sont déjà en train de compter les secondes restantes avant la sonnerie.

Personne ne savait réellement pourquoi le jeune Ashnar avait décidé de devenir professeur. Professeur de chimie. Pas même ses parents. Ils lui voyaient une carrière sportive, peut-être artistique, mais intellectuelle et éducative ! Ils n'auraient jamais pensé leur fils capable de cela, sans le vexer. Mais ils étaient contents, monsieur et madame Haille, en Tunisie, à appeler leur fils une fois tous les quinze jours pour demander si ça allait, s'il ne faisait pas froid en Irlande, s'il avait trouvé une compagne. A chaque fois, il riait, et il répondait à sa pauvre mère "ça va venir." Ils devaient l'imaginer en pauvre professeur mal affirmé, maltraité, mal à l'aise avec lui-même et avec ses collègues. Bon au moins, il avait rejoint ses compagnons roux, ça faisait une cause de victimisation en moins.
Jamais ils ne l'auraient imaginé, comme ça, en veste à cuir, à bourrer le crâne de ses élèves sur une mélodie des années underground, homme plutôt bavard et brave, et ainsi de suite. Bah, ça viendra.

Il regarde ses élèves sortir un à un. Ils l'ont déjà oublié, ils pensent au dîner, à la télé, à leurs amis. Quelques uns lui disent au revoir. Il les gratifie d'un sourire et d'un léger signe de tête. Il a l'air drôle, Ashnar, assis sur son bureau, au milieu des erlen-meyer, des bouteilles, des disques. Avec son regard un peu gâteux et heureux, comme un père regarderait ses enfants, comme un papa canard regarderait ses canetons voguer sur l'eau (pourquoi un canard, allez savoir.)
Mais son regard change brusquement.

Un retardataire au féminin (détail important), qu'il connaissait bien, (détail très important) et dont les artistes préférés étaient des jeunz à la belle gueule, je nomme...

    < Davidson ! >

Et il saute de son bureau surélevé, toujours ses feuilles de cours à la main, fait quelques pas rythmés et se plante devant elle, avec un grand sourire.

    < Tu me prends pour un imbécile, hein. >

Harley était un de ses très rares élèves qu'il tutoyait, d'ailleurs ça devait être la seule. Mais osef un peu, en anglais, ça se remarque pas. Enfin imaginons qu'il lui ait parlé en français. Ce qui fût un peu inutile vu qu'elle ne le maîtrisait pas. Enfin imaginons, voilà, et il la tutoie, contrairement aux autres. Ouais. Ca devait être la seule qu'il tutoyait d'ailleurs.

    < Tu crois que je ne l'ai pas remarqué, avec tes yeux mesquins, tes chewing-gums pleins d'ammoniaque empoisonnés, ta musique endiablée, tes interpellations familières, tes manies vicieuses, ton écriture diabolique, ton sourire hypocrite, tes minauderies malhonnêtes... >

Vieux ton menaçant de celui qu'on a provoqué.

    < Heureusement que je suis moi, alias le génial et invincible Haille, et que je n'ai pas oublié ton anniversaire, ferraille. >

Il sourit de nouveau, un air enjoué et joyeux aussi, et tend une fiche vers la demoiselle, pour la lire.

    < Harley Jordan, aka Wolverine, du Cuba. Occupations et centres d'intérêts très amusants à lire, j'ai trouvé. Signe astrologique... balance. >

Petite grimace déçue.

    < A cinq jours près, vous étiez vierge. >

La perversion du rockab n'étant plus une flash info, cette réplique avait quelque chose d'amusant dont il rit lui-même.

Harley était une élève comme les autres. Sauf qu'elle plaçait dès qu'elle pouvait l'affirmation de son homosexualité, et qu'elle rendait ainsi les cours des 8e année beaucoup plus drôles. Bien sûr qu'elle était jolie. Il la trouvait cruelle de réserver ses attentions seulement aux filles. Bah, les filles la méritent bien. Il est évident que si elle ne hurlait pas qu'elle ne serait pas apte à répondre aux avances des mâles, il aurait commencé à imaginer et à tenter mille stratagèmes, auxquels il n'a jamais pensé puisque le destin en a voulu autrement (le destin wesh c'est lui le fautif.) Alors pour dire, dès le départ, jamais l'idée de toucher Davidson ne lui avait traversé l'esprit. Il respectait son homosexualité, et il adorait ce caractère drôle et pincé qu'elle avait. Enfin, aucune rancune, aucun regret à penser qu'il avait raté l'amour de sa vie, séduire ses élèves n'était pas son objectif principal. C'était bien loin derrière ses aspirations majeures comme devenir l'ami intime de Steve Jobbs ou de Bill Gates ou arriver à passionner quelques élèves pour la chimie et être remercié vingt ans plus tard par les mêmes, prix Nobel. Lui-même ne visait pas grand chose en somme, il voulait juste transmettre cette belle foi et ce coeur d'or qu'il avait.
... Mais je crois que je parlais de la relation entre Harley et Richard, wtf.

Il repose la fiche d'informations de Harley (c'est tellement drôle de faire remplir ces fiches inutiles) et se tourne vers elle en tapant dans ses mains.

    < Aujourd'hui, ils ont décidé de servir une grande sélection de viandes au réfectoire. Peut-être en hommage à ton Lil Wayne. Il aime la viande, ton Lil Wayne ? >

Et il tapote la fiche.

    < En tout cas, c'est pas sympa pour toi. Ca doit empester le steak et le bifteck là-bas. Ah mais moi, j'aurais pas dit non, les loups ça se fait pas de potes avec de la salade. >

Celui qui trouve la référence gagne. Euh. Un erlenmeyer.

    < Mais comme je suis atrocement clément et terriblement maléfique, je me prive de tout ça – il y a une semaine je mangeais de la viande saignante encore avec une faim de. De loup. ET DONC Davidson, préparez vos oreilles, j'ai demandé une dérogation à ce cher Donnelly - possible que tu ne le connaisses pas, c'est un raté aux cuisines ahaha – et. >

Il ouvre son placard, fouille, cherche, trouve. Et il pose un plat couvert, encore chaud, avec des couverts devant elle.

    < Bref, je t'évite de manger tes légumes à côté des carnivores en bas; et te permets de choisir ta table d'honneur. Ne suis-je pas un professeur divin et attentionné ? >
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MessageSujet: Re: The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !   Sam 9 Oct - 15:38

+++"
Dis moi, dis moi si ça te chante,
Que je te prenne par les hanches,
Une jambe de chaque côté.
    I just killed a man,
    Put a gun against his head, pulled my trigger, now he's dead.


« En chimie, disait ce cher Antoine, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
… Certes. Mais sérieusement, vous en avez quelque chose à foutre vous, des lois de la chimie, quand vos hormones vous travaillent depuis ce matin, huit heures, parce que vous êtes assise juste derrière la fille que vous rêvez de prendre sur le plancher en lui disant des mots crus en suédois depuis maintenant une semaine ? Non, on n’en a rien à foutre. Donc Lavoisier et je ne sais quel autre chimiste philosophe français, vont gentiment aller se faire sodomiser par un poney unijambiste, parce que la seule chose à laquelle je pense, sans interruption – même quand je fais caca – c’est la façon dont je vais devoir me démerder pour attirer cette superbe créature hétérosexuelle dans le dark side et non-pas comment résoudre une équation chimique. Seigneur Jésus Joseph Imhotep, donnez moi la force d’arrêter de cogner ma tête contre ma table en pensant à cette meuf qui fait mouiller mon string léopard rien qu’en se grattant l’arrière du crâne. »


La jeune fille regarde l’heure en jetant un regard habile à la montre du voisin. Encore dix minutes. Elle soupire en plongeant son visage dans ses bras et elle ferme les yeux parce que tout ce qu’elle demande c’est finir sa nuit en cours de chimie et rien n’y personne ne pourra empêcher cet acte satanique et hérétique de se produire, même pas cette pauvre conne qui se croit intéressante en démontrant par a+b les BBC news du Mexique depuis cinq bonnes minutes. Oh, pitié, ta gueule, ou je t’envoie ma chaussure – des Nike dunk high premium or, si vous voulez tout savoir – à la gueule, fucking betch. Ta voix nasillarde fait bourdonner mes oreilles et empêche ma progression au lvl sommeil profond. Je vais te buter. Je vais te buter. Je vais te buter. Et au moment où elle se redresse pour lui lancer violemment sa trousse en plein dans sa tronche de sale truie, la sonnerie retentit. Délivrance divine. Et au moment où Harley envisage sérieusement de se redresser pour lui lancer sa trousse violemment en plein dans sa tronche de sale truie, la sonnerie retentit. Délivrance divine.
Et c’est ainsi que Harley Jordan, dix-neuf ans, défoncée et libérée, s’étire et pousse un profond soupir de satisfaction en pensant à son lit, sa boite à weed et l’album de Kid Cudi, j’ai nommé Man On The Moon : The End Of The Day, qui n’attendent qu’elle. La vie est belle, dansons tous, nous ne sommes que joie et amour ! Tous à poil ! Enfin tous sauf la sale conne qui a empêché notre grande déesse homosexuelle de dormir. Et puis aussi Lawrence. … Quoique. Bref. Vous savez ce qui ferait le plus chier Harley là maintenant tout de suite ? C’est qu’on l’apostrophe pour la retarder dans l’accomplissement des occupations citées plus haut. Et étant donné qu’aujourd’hui n’est pas son jour de chance – du moins pour le moment –, sa bonne étoile a décidé qu’une conversation avec son adoré professeur de chimie lui remonterait peut-être le moral. Vous ai-je déjà parlé de cette créature ? C’est triste à dire pour une lesbienne accomplie et épanouie comme Harley, mais Richard est tout de même un homme diablement sexy et même si elle n’est pas véritablement convaincue de cet adjectif, je vais m’en contenter pour le moment parce que c’est moi le boss, le narrateur, ou en d’autres termes plus radicaux, Dieu. Donc je disais. Richard. C’est un chic type. Chiant. Mais chic. Plus chiant que chic, mais Harley l’aime bien même s’il trouve amusant le fait que l’interroger toutes les deux minutes au tableau soit une bonne action pour ses chakras.

Mais revenons à nos moutons. Le « Davidson ! » lancé par Richard avait au moins eu l’avantage de faire sortir la cubaine de ses catholiques pensées. Elle releva lentement la tête de son sac – j’imagine trop Harley avoir un panier en osier. … bref – et lui décrocha un sourire colgate en passant négligemment sa main dans ses cheveux, comme dans les shojo. Même si Harley ignore totalement ce qu’est un shojo.

    Mes manies vicieuses, mon sourire hypocrite, mes minauderies malhonnêtes, what the …


Doux Jésus, qu’est-ce que cette pauvre et innocente jeune fille avait encore fait ? Harley réfléchit quelques secondes ( oui seulement quelques ). Voyons. Elle n’avait séché aucun des cours de chimie cette semaine, elle avait arrêté de mettre le volume au maximum lorsqu’elle écoutait sa musique dans les couloirs, elle avait trouvé d’autres cachettes pour fumer ses substances illicites tranquillement et elle avait arrêté de crier « LES PONEYS FTW » en entrant dans une salle de cours au hasard. En fait, en ce moment, la jeune fille était relativement calme et faisait preuve d’une tranquillité extrême. Sauf quand elle était avec Reeta. Ou Mohsen. Ou Wolle, ou Samaël, ou Camo, ou … bref. Franchement, si on recense toutes les conneries de Harley cette semaine, je pense qu’on peut dire que, en ce moment, c’est une gentille fille. D’ailleurs, elle-même se demande si tout fonctionne bien dans sa tête ces jours-ci. Et si … si elle se transformait en Oxford ? … OMG PITIÉ. Ne parlons pas de malheur.

    … Je n’ai pas oublié ton anniversaire, ferraille.


Pardon ?
Dans la tête de la jeune fille, c’est le grand silence. Elle le fixe, sans trop savoir quoi dire. C’est bien triste Harley, de te dire que tu avais oublié ton propre anniversaire. Tu l’as oublié parce que tu n’as jamais eu l’habitude de le fêter, parce que chez toi, vous étiez trop nombreux pour vous en soucier, trop nombreux pour se rappeler de toutes les fêtes, trop nombreux pour acheter des cadeaux à chacun. Alors on avait fait une croix, progressivement, sur tous ces jours. Tu as même oublié quelle date c’était, l’anniversaire de ton adoré petit frère. Et s’en rendre compte maintenant, ça fait mal n’est-ce pas ?
Elle grimace et secoue la tête. De toute façon, Richard ne lui a pas vraiment laissé le temps de répondre, tant mieux, parce qu’elle aurait bégayé un truc incompréhensible que même elle, elle aurait pas compris. Il est gentil Richard, de brandir la fiche d’informations qu’on doit remplir pour les professeurs en début d’année. Que de bons souvenirs, Harley s’en était donné à cœur joie. Ses occupations se résumaient à « acheter de la weed, fumer la weed, faire l’amour avec des filles, écouter Lil Wayne sous la douche en se savonnant avec du gel douche noix de coco, ne pas faire ses devoirs, arriver à son examen défoncée, louper son examen, faire des lap-dance à Daire, écouter Kid Cudie, manger du kinoa, essayer de faire pipi debout, faire les famous-girlz avec Reeta, faire pousser de la weed dans sa chambre mais se faire pécho par Lawrence, manger un ananas à cinq heures du matin en fumant la weed, et plein d’autres trucs pas catholiques. ». Concernant ses ambitions professionnelles ça devait donner quelque chose comme « Devenir Maître Jedi ou call-girl ou Lady GaGa. Mais je préfère être un poney. Ça doit être fun. Peace. »

Harley sourit et s’assit sur sa table. L’opposition alimentaire entre elle et Richard était amusante. Alors qu’il raffolait de viandes saignantes, carnivore pur et dur, la jeune fille ne rêvait que de kinoa et d’ananas.

    Je sais pas si Lil Wayne, l’homme de ma vie, est végétarien, mais Pamela Anderson, oui. Et Cyndi Lauper aussi. Tous les gens sexy sont végétariens, même Einstein, si si. Tu veux que j’te fasse la liste de toutes les personnes famous qui sont végétariennes ? Je suis tellement flex comme meuf, que tout le monde adopte mon régime. Adorable mais quelque peu étrange tu trouves pas ?


La jeune fille regarda autour d’elle. La salle était vide, tous les élèves étaient partis vaguer à leurs propres occupations ce qu’elle aurait dû faire également, mais finalement, son weed-time pouvait attendre, Richard était dans un bien bon jour pour lui offrir un repas, et mieux valait en profiter. La jeune fille sourit donc et s’assit sur sa table, les bras en arrière, appuyés sur le bois, ses jambes croisées comme une femme fatale sur un lit d’un hôtel cinq étoiles devant un vieux milliardaire, et son regard de défoncée ancré dans celui du professeur.

    Mais quelle diabolisme ! L’intelligence du mal en personne ! Sûrement qu’une baisse de fer ne serait pas trop mal pour ton organisme. Tu sais qu’à force, un taux de fer trop élevé peut augmenter tes chances de faire un infarctus à tout moment et peut entraîner des problèmes cardiovasculaires ? Ce serait bête de mourir jeune. Tu me manquerais va.


Elle décroise ses jambes, se redresse un peu.

    Mais bon, là n’est pas le sujet. Non en fait, la politesse voudrait que je te remercie d’avoir pensé à mon anniversaire et c’est ce que je vais faire, en échange, je t’autorise à me demander un service. N’importe lequel. Enfin presque. On va dire que les limites vont s’imposer suivant la demande. Mais je te fais confiance n’est-ce pas ?


C’est ce qu’on appelle le monologue du fonsdé.
À essayer seul ou en famille !
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MessageSujet: Re: The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !   Ven 22 Oct - 17:20

ANDY SE TÂTE
ANDY SE MEFIE
ANDY SE TÂTE
EST-CE QU'IL A ENVIE ?


rita mitsouko

Que penser devant une adolescente bandante qui vous écarte les jambes devant vous en prenant un air supérieur et arrogant EXACTEMENT comme il a toujours aimé.
... D'abord un blocage. Harley = lesbienne.
D'habitude cet antivirus lui suffit à éradiquer les animalcules R (richard) qui s'agitent et lui font perdre le contrôle de ses mains, de ses yeux ou de bref. D'habitude, cette petite barrière en bois interdit au grand méchant loup bleu de sauter par dessus pour aller dévorer la grand-mère et se taper la petite fille. D'habitude, cette limite est quasi divine, comme dans Zelda, t'es dedans, les ennemis te voient plus.

Mais l'effet combiné du regard envoûtant, de la pose lascive, de la voix profonde et de Harley elle-même fait que monsieur grand loup bleu défonce la barrière, voit soudain dans le sanctuaire sacré, et... Stop.

    < Mais euh. Je trouve que les végétariens c'est nul. Mais rien de personnel là dedans. >

Ouf Richard anti-virus est trop fort.

    < Et puis. Je crois que la viande, ça influe sur le nombre de chances d'avoir un problème cardio-vasculaire. Enfin je suis prof de chimie moi, pas lavette, comme prof de biologie. ... Ah c'est ce que tu viens de dire. >

C'est tellement viril d'être prof de chimie. Il faudra trouver en quoi, mais ça l'est tellement. Peut-être dans. Euh. La puissance avec laquelle on mélange machin truc pour obtenir un précipité bleu ouééé. Enfin ça n'empêche pas ma vieille prof dépressive de le faire aussi bien que Richard. Sauf que Richard chantonne Back to Black en même temps, et ça, c'est la classe. Alors qu'un prof de biologie, ça dissèque, c'est une lavette, vous le voyez bien, ça dissèque des grenouilles mdr, c'est une lavette.

Et quand même il a un flash, en voyant sa Davidson fonsdée.
La famille Haille, avec un papa prévoyant et gentil, une maman enthousiaste et ludique, des enfants adorables et curieux. Le papa et la maman se battraient pour savoir quelles chansons mettre pour les endormir, si ce serait du AC/DC ou du Lil Wayne, quels plats servir, si ce serait du carpaccio ou du quinoa, quelle langue parler, si ce serait l'anglais ou le français, quels vêtements mettre, si ce serait des jeans troués ou des survêts, quel pays choisir, si ce serait l'Irlande ou le Cuba, ou même quels prénom donner, si ce serait Jimi ou Lil et...
Oh. Il reprend un peu ses esprits. Harley lui accorde un service. Retenez-le.

Tu es professeur, dude.
Et elle est lesbienne.
Double barrière de protection, double petite rambarde en bois, double sanctuaire.
Il a un rire joyeux. Quelle fille bizarre quand même. Il soulève le couvercle. Ça fume encore un peu, ça sent les légumes, arghh détestés légumes, riz, légumes arghh. Il imagine le plaisir de Vanille qui lui concoctait un repas pareil. Surtout que Richard lui avait répété six fois que le riz, il détestait ça. Il se retient de faire tomber le plat en verre sur le carrelage de la salle et de partir dans un rire carnivore, mais c'est pas trop le moment. Et puis il a faim.
Il n'aime pas le riz parce qu'il en mangeait pas mal avant. Elle avait le don de mijoter des sauces délicieuses avec le riz. Il perdait son non-goût, sa blancheur ragoûtante, et aah le riz devenait ambroisie.
Et puis pourquoi elle parle de Lil Wayne là.
Ah oui c'est lui qui a commencé.

Il comprend pourquoi ça cloche. Lil Wayne. Wayne. Lil. Lil Wayne. Wayne Lil. Lil.
Le riz.
Pourquoi faut-il que ses meilleurs moments soient gâchés par des trucs pareils.

Ne pas penser à cette fille hinhin, elle doit être malheureuse dans son deux pièces à Boston. Tu l'as quittée, pense pas à elle, mdr.
Puis pouf, c'est déjà parti. C'est le mdr qui a dû faire l'effet.
Il est juste très concentré dans son observations des légumes fumants. L'odeur neutre de la vapeur d'eau ne le rassure pas. Ahh pas un seul bout de viande dans ce truc sans nom.
Le pire, c'est que Harley avait l'air d'être contente.

Faisons comme si.

    < Ce sera euh. Très. Diététique. Et j'aurai une chance en moins de mourir d'une crise cardiaque. >

D'une pierre deux coups. Il fait comme s'il ignorait le service qu'il pourrait demander à la Cubaine, mais son cerveau lupin réfléchit, demaaande, quel pourrait être le service le plus avantageux pour toi Ashnaaar, réfléchis, qu'est-ce que tu pourrais lui demander, qui t'arrange, et qui lui fasse pas trop de crasses. Un truc facile qu'elle fera facilement mais qui te mettra à l'aise.
C'est étonnant à quel point quelqu'un qui met la table, c'est-à-dire pose des assiettes et des couverts peut penser à des plans diaboliquement avancés et complexes. Tout en fredonnant Hell Bells. Ça c'est la classe R.

    < Alors qu'est-ce que tu pourrais me faire pour me rendre service... >

Pose du philosophe calculateur.

    < Si je te disais de cibler sur une autre catégorie ton orientation amoureuse, je m'éviterais tous ces garçons qui soupirent en te regardant en classe. >

Et puis mdr quoi. MAIS qu'est-ce qui lui a pris de dire un truc comme ça. (Mes persos disent souvent des trucs que j'avais pas calculés en fait. Pendez-moi.) Il pourrait lui sortir un sourire comme il lui en adresse tous les jours pour la faire craquer pour de bon. Mais ce n'est pas vraiment ce qu'il recherche. Et puis s'ils en ont, pauvres enfants quoi. Noes.

Richard ne sait pas très bien ce qu'il pense ou ressent pour Harley. Peut-être une amitié un peu trop franche et simple pour ce qu'il devrait en être d'une amitié élève/professeur. Une amitié un peu trop brute et proche. Si Harley avait dix, quinze ans de plus, il la traiterait de même. Il la tutoierait, la charrierait, l'appellerait par le même surnom, lui parlerait exactement des mêmes choses.
Et puis il ne sait pas comment elle le voit, aussi.

Peut-être comme un professeur un peu trop curieux, un peu trop avide de jeunesse et de liberté, d'amitié et de liens avec cette jeunesse quittée, bref comme un pedobear. Mais Harley est lesbienne et ne doit pas le voir comme une fille normale. Peut-être le voit-elle comme un adolescent de son âge regarderait le professeur, comme un professeur détendu et amusant. C'est drôle de se dire que même dans une amitié à la bonne franquette comme entre ces deux énergumènes motards, il y a toujours une pointe de médisance.
Il donne peut-être une impression désagréable, Richard est surtout quelqu'un qui veut vivre sa vie comme il veut, sans être limité par des engagements ou quoi. C'est peut-être cette ressemblance entre eux deux qui font qu'ils ne remarquent pas leur âge, leur statut, et qu'ils se saluent comme deux fermiers.

édit ps : mdr en fait la reponse c'est la même que j'ai faite à Leif hier D8 et puis j'aime la comparaison finale d'abord.
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MessageSujet: Re: The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !   Mar 22 Fév - 18:57

++++

I'M ON THE PURSUIT OF HAPPINESS AND I KNOW++++
EVERYTHING THAT SHINES AIN'T ALWAYS GONNA BE GOLD.++++
    Fast life, drug life, thug life, rock life
    Every night.




Dans une vie antérieure, sûrement que Harley a été une sorte de bandit. Un gangster du far-west, un voyou, un malfrat, un voleur, profitant des immigrations clandestines pour monter un réseau de prostitution où elle était le mac en chef. Quand elle sortait en ville, elle était toujours accompagnée d’un gun, sait-on jamais car oui, des ennemis, elle en avait. Elle était vulgaire, encore plus que maintenant, mâchait le tabac et s’enfilait des verres de whiskey comme si c’était de la flotte. Vivant de hold-up et de coups d’un soir, évidemment uniquement féminins, c’était la belle vie ouais la vie la vraie, mieux que chez Auchan. Puis un jour elle a rencontré le célèbre et pas si galant chimiste Mr. Haille, personnage étrange de par sa couleur de cheveux et son comportement exubérant. Ils jouaient pas dans la même cour, malgré le fait que Richard, car tel était son nom, usait à profusion d’ironie et d’un humour parfois noir, souvent malsain et pervers. La rumeur disait même qu’à l’origine il était roux. De quoi intriguer Harley, évidemment. Alors, malgré la différence d’âge – non j’ai pas compté –, ils se sont rencontrés, comme ça, par hasard, une pure coïncidence de bandit que Harley, dans sa grande insouciance, n’avait absolument pas prévue. Le fait est que, sans le vouloir, ces deux malotrus se sont bien entendus et comme l’a si bien dit la narratrice précédente, ils se disaient bonjour comme deux fermiers sans penser aux regards du gang D. alias le gang Davidson et aux camarades geek d’Ash – bien que certes à l’époque du far-west les ordinateurs n’existaient pas, mais bon on s’en fout. Sauf que Harley était un gangster, un voyou, un malfrat, un voleur et pour finir un mac. Alors, le regard des autres, elle se le fout là où vous pensez qu’elle se le fout – oui oui – et ce, même si c’est sa propre bande qui s’offusque du ton mielleux qu’elle prend lorsqu’elle s’adresse à Richard.
Ainsi, peut-être que sa vie antérieure a ressemblé à quelque chose comme ça. La fin ? On sait pas trop. Peut-être qu’après avoir fait un road-trip aux States en moto – … no wait, y avait pas de moto non plus à l’époque … bon bah en cheval – ils se sont mariés et qu’ils ont eu des enfants – vous imaginez le mariage ? Gang Davidson VS Team Geek Roux. mdr le carnage – et qu’après ils sont morts d’une maladie vu qu’à l’époque y avait pas d’Actimel pour les défenses naturelles. Ou alors, peut-être bien qu’ils se sont fait assassiner par le Gang des Nem, le gang chinois et rival de Harley, alors qu’ils dinaient en tête à tête des rouleaux de printemps pour l’un et une assiette de viande pour l’autre, orz les pauvres. Tant pis.

...
C’est fou les délires dans lesquels on peut tomber en fumant seulement de la weed. Oui, Harley avait un peu rêvassé, je l’avoue.
Elle releva donc la tête, décrocha à Richard un sourire sponsorisé par Colgate parce que oui ! même si elle faisait genre que non, elle avait tout écouté, tout entendu, tout vu. Ou presque. Enfin on va faire genre. C’est ça la classe, tu l’as ou tu l’as pas. Tu sais, la capacité purement féminine de pouvoir faire plusieurs choses en même temps. Ne soyez pas jaloux, race masculine, la vie est une pute, c’est bien connu, et elle vous baise. Sans capote, of course.


    Une autre catégorie … ? Mais euh. tu sais aimer les hommes c’est compliqué. Je sais pas comment ils font tous ces gens pour baiser des mecs. Queen. Yue. Ou Nelson. Quoi Nelson est pas gay ? Ah bon … Bref. C’est pas un service à rendre très facile ça Richard …, grommela-t-elle. Tu fais exprès ou bien ? Oué je suis sûre que tu fais exprès pas besoin de répondre.



Pendant quelques secondes, la jeune cubaine ne bougea plus, fixant les yeux stabilos bleu de Richard sans vraiment s’en apercevoir car oui. Harley. Réfléchissait.


    Mais. Attends. En plus … j’ai pas de soupirants ! s’exclama-t-elle. Ou alors je les vois pas. Ou alors ils sont en première année. Ou alors ils sont roux. Ou alors je m’en souviens plus lol. J’veux pas passer pour une pédophile comme toi moi haha. Elle toussota un peu pour reprendre le sérieux qu’elle n’avait pas. Je préfère avoir des soupirantes, c’est plus amusant. Enfin, non-pas qu’avoir des soupirants ne soit pas amusant hein parce qu’après tout Near est amusant – il va apprendre que j’ai dit ça et il va me taper – mais. C’est pas pareil tu vois ? … Non tu vois pas. Bon c’est pas grave. Et tu veux bien poser ce couteau ? Tu vas finir par te blesser. Et pose tes fesses aussi, deux minutes là, on dirait ma mémé qui a toujours le cul levé pour faire un truc, incroyable ça.



Et tout en commençant à parer de sa grand-mère, contant ses prodigieuses ressources physiques malgré son âge avancé et les tartes « tarpin bonnes ! » qu’elle a encore l’habitude de cuisiner tous les dimanches à ses petits enfants, Harley en profita pour se relever et s’asseoir sur une chaise dans une position politiquement correcte et non-plus provocante jambes écartées comme tout à l’heure, face aux couverts qu’avaient installés Richard – quel homme absolument charmant, dresser une table pour deux personnes c’était d’un chou vraiment – et reprit le fil de sa pensée principale. Si pensée principale il y avait.


    En fait tu vois j’pense que les meufs hétérosexuelles, du genre ma cousine une vraie conne, un peu niaise et fleure bleue qui ne se voit pas faire l’amour avec une personne du même sexe. Eh ben tu vois de ces filles-là ben, y a rien à en tirer. Elles sont ancrées dans des mœurs traditionnelles et ennuyantes et elles voient l’homosexualité comme un truc à la rigueur permis chez les autres mais jamais chez elle tu vois le genre ? Elle soupira. Moi j’trouve ça dommage, la plupart d’entre elles seraient sûrement un super bon coup va savoir.



Du plus loin qu’elle s’en souvienne, la jeune cubaine a toujours regardé le cul des meufs dans la rue, jamais celui des mecs. Dans les rues de La Havane, la chaleur et la sensualité étaient beaucoup plus perceptibles dans les tenues légères et la peau hâlée des femmes que dans le corps transpirant et poilus des hommes. Les cubaines étaient chaudes, mignonnes, canons – enfin, tout dépend des rues dans lesquelles vous traînez – et une fois la nuit tombée, dans les bars et les clubs, on ne voyait plus qu’elles. Ces jeunes filles, ces mères, ces veuves, qu’importe leur âge elles étaient toujours aussi belles, possédant et léguant les racines latines de leurs ancêtres puis à leurs propres filles, qui bouillonnaient en elles, elles avaient fait craquer Harley très rapidement. Elle voulait leur ressembler, c’était ses modèles et gamine, elle aurait tout donné pour dégager ce même. SEX APPEAL. HELLYEAH. Mais maintenant que c’est chose faite, Harley est une femme épanouie, sisi. ( non mais pendez moi. )


    La dernière fois j’pensais que tu vois, si j’suis gay, c’est pas pour provoquer ni quoi que que soit, ça c’est les petites options sympas qui font parties du kit et que j’utilise sur Near et des choses comme ça. Elle rit un peu. Non, à la base, c’est parce que j’aime les filles. Et pas les mecs. Moi j’fais pas partie de ces adolescents qui se disent bisexuels, qui se cherchent encore.



Elle se le répétait. Harley était lesbienne parce qu’une chatte l’intéressait plus qu’une queue. La vérité était tout simple, toute bête, toute conne : elle avait davantage pris son pied en baisant une meuf qu’en se faisant baiser par un mec. Point barre. A partir de là, elle avait dit adieu pour une durée indéterminée aux hommes pour la simple et bonne raison que la jouissance et l’orgasme étaient moindres comparés à ceux qu’elle pouvait avoir avec une fille.
Cependant, ça ne voulait pas dire pour autant que les hommes étaient maintenant et pour toujours exclus et rayés de sa vie.

Doucement, la cubaine se leva et s’approcha d’un Richard assis et accoudé à la table. Et même qu’elle n’avait même pas peur de le regarder dans les yeux, mais quelle rebelle cette Davidson je sais c’est ouf. Elle l’enjamba, une jambe de chaque côté, en prenant soin de ne pas le lâcher du regard, et s’assis sur ses genoux.


    C’est pas de ma faute., souffla-t-elle. C’est pas de ma faute Richard, si je ressens rien.



Avec la gente masculine. Elle déglutit, c’est vrai, c’est pas de sa faute. C’est comme ça, c’est la vie, ce sont des choses qui arrivent. Et ce n’est pas un mal, pensa-t-elle, c’est juste comme ça.


    Par exemple … je peux caresser ta joue, comme ça., dit elle doucement en s’exécutant. Puis la glisser dans tes cheveux, comme ça. Et approcher mon visage du tien, comme ça. Elle murmura. Passer mes lèvres sur ton cou, comme ça … et remonter lentement vers ta bouche, comme ça. Je peux faire tout ça, Richard sans. Elle fit une pause. Sans rien ressentir du tout.



Elle baissa les yeux, un sourire en coin lui chatouillait les lèvres, elle ne savait pas si elle paraissait crédible ou si Richard sentait peut-être le voile d’hésitation planer sur ses paroles.


Les gens croient toujours qu’à partir du moment où on s’est trouvé, hétérosexuel, homosexuel, bisexuel ou autre, on ne doute plus. Le truc qu’ils ont pas compris, c’est qu’on peut douter toute sa vie.
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MessageSujet: Re: The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !   Mar 12 Avr - 0:14



    < Demander un gage puéril n'aurait pas été drôle. >

A son âge, jamais une belle fille comme Harley n'aurait regardé ce pauvre Richard. Non qu'il fut particulièrement repoussant, certes criblé de boutons et doté de cheveux roux, mais les filles n'aimaient pas l'air grincheux du Tunisien, ce péteux solitaire, ce rabat-joie qui parlait pour critiquer. Il a alors su. Su que les filles n'aimaient pas le naturel : les garçons non plus d'ailleurs. Il fallait toujours se forger une identité. Le type rieur et sympa plaisait à coup sûr. Il fallait chaque jour se réinventer – on dirait presque un slogan publicitaire ? pour espérer découcher. Le même Richard avec des cernes et une moue exténuée, avec un blazer fade et des lunettes démodées ( … description de Nelson ?) ne ferait pas du tout le même effet.

Elle parlait, la belle Cubaine, elle prononçait des mots aussi insaisissables qu'elle, flottant dans ce même bonheur éclatant qu'elle fumait, la petite impertinente, son discours était incompréhensible, il ne finissait pas, lui non plus n'essayait pas de se concentrer. L'aura de la petite dame était suffisante pour le stupéfier lui aussi, et pas dans le sens étonner, quiconque qui ne sera pas étonné par elle lève la main. Elle parlait, ses mains bougeaient, accompagnaient le flot de ses paroles, elle riait d'un air détendu, et ce jeu de la séduction involontaire le happait complètement. Involontairement aussi.

Pas quand il sentit le contact, le poids sur son corps, le souffle de la dangereuse latino. Pas de ta faute, Davidson ? Pas de ta faute si tu ne ressens rien ? Et ce n'est pas la tienne non plus, que ce pauvre homme que tu malmènes sent son pouls s'accélérer ?
Il a juste peur qu'elle sente ce cœur qui bat trop fort, elle se dirait, il est faible, elle penserait, il est comme les autres, elle affirmerait, Richard tu es nul. Lui-même a un sourire crispé, un sourire d'adolescent surpris qui sait qu'il va tremper pour la première fois, il feint le calme, il a perdu la main, il ne sait plus feindre. Les hommes rieurs ne savent pas simuler la grâce du charme lascif.
Un tremblement s'échappe du coin de ses lèvres, il sent les doigts parcourir son visage, non, pas la nuque, la nuque le fait toujours frémir, Davidson, ces filles, on ne peut jamais les brider.
Pour finalement arriver au moment fatidique où les lèvres s'effleurent à peine. C'est toujours comme ça. Ça finit toujours comme ça.
Mais pas de cette manière-là.

Montez le son. Il faut que même la voix feutrée soit plus forte que ce tambour qui n'en finit pas. La voix feutrée sinueuse et sensuelle qui s'infiltre est coupée par les infrabasses cardiaques. Ssscht, un peu de calme, il faut se ressaisir, cette fille n'est qu'une bouchée. Dans son état normal, elle ne serait qu'une petite fille de plus qui paie de son insolence. Qu'une petite brindille de plus dans le tas de foin. Mais peut-être était-elle l'aiguille qu'il avait enfin trouvée.
Elle se comportait totalement différemment. Elle est lesbienne, lui dira-t-on. Mais ce n'était pas que ça.
La salle de classe avait des allures de purgatoire. Entre l'enfer et l'autre truc là-haut. Le blanc des paillasses éclairé par un soleil rampant, orangé, la blanc stérile et aseptisé qui regardait était leur limbe, leur moment d'attente dans lequel tout allait se jouer.

La vision idyllique d'un trip à cheval, interrompu par des Chinois et des Mexicains étaient loin de ne serait-ce qu'à peine traverser tel un tgv le cerveau complètement en ébullition d'un homme échancré – oui une longue phrase pour rien. Allez allez, contrôler le machin, le machin du bas et l'autre qui bat, et le dernier pour dire quelque chose. Un adulte, ça a le pouvoir absolu, ouais, on va dire.

    < C'est triste. >

Il baisse les yeux, gêné comme un enfant, se retient de sourire lui aussi. Les deux au final se cachent derrière des faux-semblants, les deux gamins qui explosent de rire pour rien. Qui se ressemble s'assemble mais cette réunion n'est pas aisée. Il fallait voir les masques, les gestes et les expressions de ces deux vieux amis, disent-ils. Les chorégraphies, les balades en moto, tout ça, ça paraît loin. L'amitié entre eux deux n'a jamais existé. C'était juste la réplique en mie de quelque chose d'invisible.

    < C'est triste pour toi, mon petit chat. >

Il était clair qu'il n'avait pas du tout l'habitude d'appeler qui que ce soit avec des noms d'animaux, surtout fussent-ils des chats. C'était même la première fois qu'il lâchait le tenace Davidson. Harley était loin même de ressembler à un félin discret et paresseux. Elle représentait la fougue de la lionne, la force de la tigresse (rawr) et … rien d'un petit chat en somme.

    < Tu ne ressens rien, vraiment rien quand je te parle tout bas comme ça et que personne ne nous entend ? >

Sa voix était presque aussi basse que celle de la Physique. A la différence de la tonalité. Leurs voix tièdes et suaves avaient cette même ressemblance presque gênante. Ne se reconnaissaient-ils pas juste l'un en l'autre ? Était-ce un petit caprice, un petit danger momentané ? Tout sera normal de nouveau. Les aires d'autoroute, les pétards. Ils parleront d'insectes et de tipis sans rien penser d'autre. Comme Harley et Richard.

Aussi impétueux et vif qu'il puisse paraître, le professeur était cependant doté d'une certaine capacité d'analyse (merci la physique) et de synthèse (merci la chimie). Les rouages se bloquaient tout à coup vu les conditions, mais quelques questions élémentaires revenaient à la charge quand il daignait ne plus s'hypnotiser seul sur le sacré corps de Harley – eh oui. Pourquoi comment qui que quoi donc où.
Pourquoi était le premier et le plus difficile à trouver, ne serait-ce qu'à chercher.
Pourquoi.
C'est son anniversaire, hm. Un dîner débile, ahan. Et puis quoi ?
Ce devaient être leurs caractères à la con. Qui se ressemblent trop, vraiment trop et qui surchauffent à proximité. Le verbe est bien choisi.

    < Vraiment rien quand tu me sens contre toi ? >

Harley était loin d'être bête. Lui aussi. Mais ils se cherchaient, quoi qu'elle dise, quoi qu'il dise aussi, et bien avant de se chercher l'un et l'autre, ils se cherchaient eux-mêmes. Cette attitude caricaturale à tenir pour séduire, l'autre pour rire sans pensée autre, ces rideaux indestructibles, tout ça les séparait et bien qu'ils puissent se trouver à tâtons, aucun ne voyait l'autre. C'est con comme l'amitié peut transformer de la fumée en... de la fumée.

    < Tu sais Harley, moi je ne me mens pas. >

Son faciès bénéficia enfin d'un sourire.

    < Moi, je ressens quelque chose quand tu es là, comme ça. Bien que je me dise qu'il ne le faut pas. >


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The girl is a freak, she drives a Jeep < Harley !

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